10.06.2005

Dans le Cardek Gate, la mauvaise foi du Parti Socialiste, au grand jour

Le blog de la Droite Strasbourgeoise l’a déjà souligné, l’affaire du Cardek est symptomatique du noyautage du tissu culturel et associatif de Strasbourg, par plusieurs partis et syndicats de gauche.

Au Cardek, le centre socioculturel de la Krutenau, s’est donc tenu un grand raout mondain pour fêter le Non au référendum sur la Constitution européenne, entre gens de bonne compagnie (socialistes, communistes, extrémistes de gauche, transgenres, personnes non encore répertoriées dans la galaxie dite ”Progressiste”).

Vociférations, bière et sueur virile au programme, les photos parues dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, avec le trop bien connu Antonio Gomez de la LCR en porteur de drapeau du Non faisaient froid dans le dos. Mais il est temps de faire une explication de texte, celle de la langue de bois du communiqué de presse diffusé le 4 juin par le Parti Socialiste du Bas-Rhin, co-écrit par messieurs Philippe Bies et Serge Oehler, connus pour leur opposition systématique et stérile à TOUT projet engageant Strasbourg, lancé par l’équipe politique en place.

Dans ce communiqué de presse distillant perfidement contre-vérités et mauvaise foi, nous lisons : « décidément cette municipalité, dont tout le monde a pu constater la discrétion dans la campagne référendaire a une conception du débat très particulière dans laquelle prévalent le sectarisme et l’autoritarisme ».

Madame le Sénateur-Maire Fabienne Keller et le Président de la CUS Robert Grossmann se sont engagés avec force et vigueur dans la bataille explicative du référendum sur la Constitution, lors de plusieurs réunions avec la population (par exemple, au Foyer St Louis de la Robertsau) ou de réunions avec des adhérents de l’UMP, même sur le plan national. Leurs interventions dans la presse locale, comme celle de certains membres de la majorité municipale ont nettement été observées. Rappelons aussi que l’UMP était le parti le plus en tête de la campagne pour le oui : 80% de ses membres ont voté favorablement au Traité. Ce qui n’est guère le cas du Parti Socialiste…
Viennent les termes infâmants de « sectarisme » et « d’autoritarisme » : le duo de comiques troupiers Bies-Oehler s’y connaît dans ce domaine, après les multiples soubresauts internes au PS local (éviction de Stéphane Fraize …) ou national (éviction de Laurent Fabius) : nous sommes bien dans la bonne tradition soviétique de l’épuration.

L’entité bicéphale mais à la pensée unique, Bies-Oehler continue ensuite à asséner d’autres propos, typiques de la mentalité étroite d’un partisan pavlovien du PS : « Nous dénonçons avec force cette nouvelle entorse aux règles élémentaires de la liberté individuelle mais aussi associative ». Fichtre ! Nous ne savions pas que la démocratie était en danger ! Ah, la liberté est convoquée au chevet du Cardek et de son directeur, membre éminent du Parti communiste, qui a dû prendre de nombreuses leçons de marxisme-léninisme, mouvement politique et de pensée bien connu pour sa propension à laisser leur liberté aux populations et aux idées.

Le communique finit définitivement dans les choux, avec le propos inepte du conseiller général PS (Esplanade-Krutenau) Henri Dreyfus. Il crie évidemment aussi à « l’atteinte à la liberté » (qui décidément, bonne fille, ne se rebelle pas contre les viols que certains lui font subir). Cet élu (qui doit concourir au prix d’excellence de la désinformation) évoque d’imaginaires « associations muselées » et des « comités de quartier au pied » de l’équipe municipale en place.

Le fort soutien de l’exécutif Keller-Grossmann aux associations et à la culture au sens large à Strasbourg doit être souligné. La récente nomination de M. Robert Grossmann comme président de l’Association Nationale pour la Démocratie Locale est aussi gage de réflexions approfondies à ce sujet. Rappelons enfin que les conseils de quartiers fonctionnent démocratiquement, avec les difficultés inhérentes à ce type d’initiatives compliquées.

Pour conclure, observons l’étrange page d’accueil du site Internet du Cardek (www.cardek.net). Un taggeur est en train de souiller un mur avec une bombe de peinture, tandis que son congénère à casquette porte un pull sur lequel est imprimée une étoile rouge à cinq branches de sinistre mémoire…

Voilà une image révélatrice de la conception de l’art et de la culture qu’entretiennent certains : partisane et bas de gamme.

Dante

Commentaires

Hier, il se trouvaient ici deux commentaires… Disparus… Deux commentaires, dont une critique, non fondée et absconse, mais une critique. La Droite Strasbourgeoise adopteraient-elle des méthodes de caviardage issues de cette belle tradition marxo-bolchevique qu’elle exècre ? Allons, allons, ce serait dommage !

Ecrit par : Promeneur | 14.06.2005

Cela prouve qu'ils lisent et évoluent, c'est mieux que d'autres

Ecrit par : strasdivarius | 15.06.2005

"L’entité bicéphale mais au cervelet unique, Bies-Oehler "
juste un exemple : je croyais que la politique se fondait sur la raison, avec des arguments... etes vous à cours d'arguments, pourquoi n'etes vous pas capable de vous exprimer avec des arguments de façon claire et irréfutable, plutot que vous deverser dans le mepris des personnes?
critiquez les idées et non les personnes, avec intelligence.
mais bon, chacun s'exprime avec les moyens intellectuels qu'il possede...

Ecrit par : flashback | 18.06.2005

bravo vous notez que le texte a évolué donc la pensée aussi ! sauf l'unique, celle sous laquelle communie les bons penseurs

Ecrit par : annacorete | 20.06.2005

la question n'est pas de savoir si la pensée évolue (car même la pensée unique évolue) mais de savoir dans quelle direction elle va et qu'est-ce que cette pensée permet ou offre comme possibilités, et là elle me laisse sur ma faim, entre une entité bicéphale mais au cervelet unique, et une entité bicéphale mais à la pensée unique, je parle du choix de l'expression, il n' y a pas de quoi crier bravo, l'effort est tres petit

Ecrit par : soupir | 21.06.2005

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