13.06.2005
Mardi 13 juin, Débat à la Fnac
Le débat Fnac du jour est animé par l’association Support Transgenre Strasbourg (www.sts67.org), et s’inscrit dans le cadre du Festival FestiGay. Il porte sur un thème délicat, mais clairement annoncé : « je suis jeune et transgenre : que faire ? ». Pour introduire le débat, Cornélia Schneider, présidente de l’association, commence par une présentation du phénomène transgenre.
Cette présentation, qui fait le point sur certains éléments de définition afin de caler le vocabulaire des débats à suivre, est assez théorique. Elle se réfère notamment à plusieurs néologismes dont la notion de « transidendité » n’est qu’un exemple. Bref résumé du contenu : l’idéologie dominante nous impose un carcan manichéen dans lequel deux modèles s’opposent de manière alternative : les hommes et les femmes. De ces modèles découlent un certain nombre de « clichés » : les hommes aiment les femmes, portent des pantalons, et sont généralement bûcherons ; les femmes aiment les hommes, portent des jupes, et, en plus d’être femmes au foyer, sont généralement de très bonne couturières. Le paradigme de l’association consiste à montrer que cette dichotomie est fausse, et qu’elle relève d’un autre âge, celui qui ne voulait pas comprendre qu’existe un autre genre, le « transgenre ».
Evidemment, ceci ne va pas sans problèmes car, dans la mesure où la société ne reconnaît pas le phénomène, elle ne permet pas non plus d’en protéger les « usagers ». D’un certain point de vue, on peut alors assez rapidement l’assimiler à une organisation fascisante, ce que Cornélia ne manquera pas de rappeler. Pour ces transgenres qui évoluent en milieu hostile, tout devient de ce fait
très compliqué. Comment signer un chèque au nom d’un homme quand on est une femme ? Comment financer plusieurs années de traitements hormonaux (voire une opération chirurgicale) quand on est étudiant ? Comment expliquer à ses parents que l’on a revendu le rasoir qu’ils nous avaient offert à Noël ? Comment adapter la grammaire française aux cas compliqués qu’engendre ce troisième genre, alors qu’elle n’a que deux ?
Le thème est ensuite repris de manière plus ou moins grandiloquente par le psychologue invité de l’association, Georges Federmann. Sa barbe ne laisse aucun doute sur sa masculinité mais en se présentant habillé comme un employé du service des espaces verts de la CUS, il assume à sa manière son coté transgenre. Il commence par une chanson. Tout le monde s’attend évidemment à Troisième sexe d’Indochine mais c’eut été trop facile pour notre briseur de cliché : il entonne (assez joliment d’ailleurs) une autre chanson, dont il ne cite pas l’auteur. Dans le discours qu’il tient ensuite, la question transgenre se situe toujours en place centrale, mais sert surtout de prétexte à la critique de l’ordre des médecins (« fragile ») dont la tradition et l’étroitesse d’esprit ne permettent pas d’accompagner correctement les usagers transgenre, les condamnant à l’errance et à la violence technique de leurs méthodes inadaptées. Dans la réalité, il s’agit évidemment d’un problème politique, en tous points comparable à celui des immigrés clandestins, eux aussi coupés de certaines possibilités d’assistance médicale : « il n’y a pas de marginaux, il n’y a que des individus marginalisés par le système ». Le raccourci est tellement tiré par les cheveux, qu’il vaut quelques applaudissements (de bon cœur) à notre psychologue. Belle conclusion pour un beau débat…
Sans aucun doute et quoi que l’on pense de la question de la transsexualité, il apparaît assez évident que le discours officiellement dispensé par STS67 était ce soir instrumentalisé par l’idéologie d’une certaine gauche, utilisant de manière subversive les questions que se posent, sans soute avec bonne foi, des jeunes confrontés au problème de leur propre appréhension. Sauf que la question de la transidentité est plus difficile à soutenir et à argumenter que celle des sans papiers. Car, malgré tous les démentis, le phénomène Transgenre laisse quand même l’impression d’un grand jeu « façon messe noire gothique », qui ne sera pas crédible tant qu’il ne se sera pas désolidarisé de la propagande politique à laquelle il tend la perche. A prendre au sérieux tout de même, car l’acte chirurgical est irréversible.
Pierre-Antoine Beyer
21:35 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Alsace




Commentaires
Monsieur Beyer,
On dirait que l'homophobie et la transphobie sont votre dada (voir aussi http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/archive/2005/06/19/de_l’art_du_proselytisme_homosexuel.html ). La polémique ampoulée à deux sous visiblement aussi, caractéristique des gens qui ne veulent rien comprendre et qui n'ont pas d'arguments, mais plein de clichés auto-accomplissants en tête. A chacun le sien ... autant de choses que nous ne partageons pas.
Je ne vais pas vous faire l'honneur immérité d'un droit de réponse écrit, j'ai beaucoup mieux à vous proposer : aller réellement à la rencontre des gens que vous dénigrez. Venez nous voir, nous ne mordons pas ... Nous sommes à votre disposition pour un vrai dialogue, pas pour des polémiques stériles. Et en tant qu'entrée en matière, je vous suggère de lire la vie réelle des personnes transgenre : http://www.sts67.org/fra_temoignages.htm .
Cornelia Schneider, co-fondatrice de Support Transgenre Strasbourg
Ecrit par : Cornelia Schneider / Support Transgenre Strasbourg | 23.06.2005
Tsss, décidément, les arguments utilisés, comme vous dites, sont toujours les mêmes.
De notre part, il n'y a ni homophobie ni ce stupide nom de transphobie.
La victimisation, moyen d'expression utilisé par vous et votre manifestation sont des choses habituelles, dans la galaxie progressiste. Vous le constaterez aussi dans notre article sur le Cardek, que vous connaissez bien...
Vous lisez mal, comme la personne ayant répondu vulgairement à l'article sur la gay pride : je cite Renaud Camus, écrivain français, auteur de "Tricks", préfacé par Roland Barthes et véritable bréviaire homosexuel. C'est un de nos auteurs favoris, comme Proust, dont je pourrais vous citer des passages terrifiants sur "la race des tantes" maudite, selon lui. Plongez dans Renaud Camus, ses livres présentent une face moins ridicule de l'homosexualité. Ce que nous dénonçons ce n'est pas cette forme de sexualité (qui doit rester privée, comme toutes les sexualités) mais le lobby qui la porte, avec ses actions ridicules, outrageantes pour la société. Ce que nous dénonçons, c'est l'emprise que vous et vos semblables tentent d'avoir sur l'ordre des choses naturelles, sur les lois de la France (ou des autres pays). S'il il y a jugement de notre part, c'est aussi sur les débordements médiatiques.
C'est tout. Nous parlerons ultérieurement de littérature je crois. Pour l'instant, non au mariage gay, non à l'homoparentalité et oui à la pratique de la sexualité libre mais EN PRIVE !
Dante
Ecrit par : Dante | 23.06.2005
J'ai lu le texte de la "droite strasbourgeoise" non pas comme une expression d'une quelconque homophobie, mais comme un questionnement sur les dérives militantes communautaires, ce raisonnement peut d'ailleurs être élargi !
A force de pousser en avant des communautés, ne dissoud-t-on pas la pensée intégratrice fondatrice de l'idéal républicain ?
C'est une question à se poser, si l'on est chacun de sa communauté, peut-il rester une communauté commune ou ne scie-t-on pas la branche sur laquelle est assis l'équilibre hexagonal !
Sur la liberté de penser et d'écrire, je renvoise à mon blog sur lequel je vous fais découvrir la dernière chanson de l'ex inconnu bernard bourdon !
Plus sérieusement, un droit de réponse ne s'impose pas, du débat oui !
Alsator passant par ici
Ecrit par : Alsator | 23.06.2005
Monsieur Beyer,
Personne ne vous impose quoi que ce soit. Surtout pas d'aller à nos débats, si c'est un tel effort pour vous, je ne voudrais pas abuser de votre santé ... (d'ailleurs, vous n'avez pas dû très bien suivre notre débat, votre article originel ci-dessus pullule d'erreurs et d'inexactitudes à son égard).
D'ailleurs, cher(e)s lecteurs/-trices, il vous est extrêmement facile de vous faire un idée de ce débat par vous-mêmes, de première main, comme si vous y aviez été, car la vidéo est en ligne : http://www.sts67.org/download/video/2005-06-13_debat_festigays_jeunes_transgenre/ (en deux parties, la deuxième n'est pas encore entièrement montée pour raisons techniques, il en manque quelques minutes à la fin). Ces séquences sont au format QuickTime, lisible avec la version gratuite de QuickTime Player, téléchargeable ici : http://www.apple.com/fr/quicktime/download/win.html
Pour le reste, M. Beyer, faites ce que je vous suggérais plus haut : rencontrez-nous face à face. Il vous sera bien plus facile ainsi de vérifier ou falsifier vos opinions et préjugés, qu'à travers vos souvenirs vagues et un blog tendancieux à souhait. Vous savez nous joindre, libre à vous de le faire ou pas.
Et sur ce EOD,
Cornelia Schneider
Ecrit par : Cornelia Schneider / Support Transgenre Strasbourg | 23.06.2005
Cher Mr Beyer,
Votre critique est intéressante mais permettez-moi simplement de vous poser une question:quel pourcentage de médecins (et notamment de spécialistes) accueille-t-il au cabinet "les marginalisés" : toxicomanes,sans papiers , transgenres,...?
En matière "d'idéologie d'une certaine gauche", je me contente de faire mon métier et de respecter le Serment d' Hippocrate .
J'ai bien étudié aussi les mécanismes de l'adhésion de mes collègues allemands ayant adhéré au nazisme.
A développer ...
Bonne nuit
Dr G-Y Federmann
Ecrit par : federmann Georges | 23.06.2005
Mr Beyer, tout d'abord je vous remercie d'être venu au débat de la Fnac. Je suis la jeune fille qui a parlé durant ce débat.
Je voulais dire à tout le monde que je trouve vraiment triste que la cause homo et trans soit un bête fait de politique, défendu ou fustigé par des personnes qui se servent de leur orientation politique ou idéologique (parce qu'il faut reconnaitre que ça frôle le nazisme par moments, même si personne ne le revendique) pour arriver à leurs fins.
Imaginez-vous dans l'autre camp, imaginez qu'un jour vous vous rendez compte que vous êtes attiré par un homme... Ca peut arriver à n'importe qui. Et alors ? Que'est-ce que ça a de si terrifiant ?
Réfléchissez avant d'onir...
Océane
Ecrit par : Océane | 24.06.2005
un beau serment, que cestui là !
Je jure par APOLLON, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :
Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir, et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins.
Je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement.
Je ferai part des préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître, et aux disciples liés par un engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.
Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice.
Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif.
Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.
Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s'en occupent.
Dans quelque maison que j'entre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.
Quoi que je voie ou entende dans la société pendant l'exercice ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais parmi les hommes.
Si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire!
Ecrit par : ALSATOR | 24.06.2005
A monsieur ou madame Dante (??)
(attention, l'accent alsacien pourrait fort bien plonger votre patronyme dans ce qui semble être votre cauchemar),
Je souhaite commenter votre commentaire, permettez puisque l'intervention de Cornélia Schneider me semble tout à fait complète en qualité de réponse à monsieur Beyer.
"De notre part, il n'y a ni homophobie ni ce stupide nom de transphobie."
- Comment appeleriez-vous alors la haine des personnes transgenre alors ? N'allons pas en nier l'existence (de cette haine), il me semble que c'est là que l'on confinerai à de la stupidité. Je vous trouve par ailleurs bien agressif et négatif.
Quant à l'homophobie qui émane de vos propos, la suite de vos écrits nous en dira plus.
"La victimisation, moyen d'expression utilisé par vous et votre manifestation sont des choses habituelles(...)"
- Victimisation ! Quelle terme péjoratif monsieur/madame Dante ! (Tiens ça fait très transgenre çà !) - Je pense là que vous pratiquez un raccourci un peu hâtif consistant à confondre le métier de pleureuse avec la dénonciation de réelles victimes (meurtres, agressions physiques, symboliques et dévastatrices, suicides), victimes non marginalisables et citoyenNEs à part entière.
Quand vous parlez de "manifestation", pourriez-vous être plus clair(e) ? De quoi s'agit-il ?
Et quant à "l'habitude" à laquelle vous faites allusion, je vous recommande de mettre plus qu'un pied sur le terrain - les drames liés à l'homophobie et à la transphobie (ne vous déplaise pour le terme :-)) vécus dans notre société ne laissent aucune place à l'habitude.
"Vous lisez mal, (...)"
- Permettez-nous monsieur/dame d'en juger par nous-mêmes.
"je cite Renaud Camus, écrivain français, auteur de "Tricks", préfacé par Roland Barthes et véritable bréviaire homosexuel. C'est un de nos auteurs favoris, comme Proust, dont je pourrais vous citer des passages terrifiants sur "la race des tantes" maudite, selon lui. "
- Faut-il vraiment que je vous rappelle le droit à porter plainte pour incitation à la haine et la récente loi pénalisant les propos homophobes monsieur/dame ? Et en toute honnêteté, ne vous sentez-vous pas un peu "sale" après avoir remué toute cette négativité ?
Je suis une femme de 32 ans, professeure, citoyenne et aussi lesbienne. Que pensez-vous que je puisse ressentir à la lecture de vos propos dans lesquels l'homosexualité se réduit à une sexualité (!!) ?? - dans lesquels évidemment, une fois de plus il ne s'agit que d'hommes que l'on met en scène dans un lit entrain de se sodomiser et on leur dit "gardez-ça pour vous vos saloperies, on ne veut jamais vous voir". Mais pensez-vous qu'un rapport sexuel entre un homme et une femme soit très différent ?
"Plongez dans Renaud Camus, ses livres présentent une face moins ridicule de l'homosexualité. Ce que nous dénonçons ce n'est pas cette forme de sexualité (qui doit rester privée, comme toutes les sexualités)"
- Merci de ne pas tout dénoncer, j'aurai alors vite fait moi aussi de dire aux hétéros qu'ils m'insupportent alors que ce n'est pas le cas (!)
- vous dites que la sexualité doit rester privée ?? Permettez-moi de bien sourire, il ne me viendrait jamais à l'idée de m'envoyer en l'air sur la place publique. Par contre, je prends volontiers la main de ma compagne en public, je parle de ma vie au travail et je marche pour la visibilité lors de cette manifestation qui semble tant vous déplaire car l'insulte, la protection juridique d'une union républicaine, le droit à éduquer des enfants dont je puis vous le certifier je suis tout à fait capable et digne (!) me concernent. Et il s'agit bien là de questions de droit public et non pas comme vous le réduisez de coucheries dégradantes que "l'on ne saurait voir".
"(...) le lobby qui la porte, avec ses actions ridicules, outrageantes pour la société. (..)"
- Dites clairement à quoi vous faites allusion car je commence franchement à me sentir vexée par la teneur de vos propos insultants.
"Ce que nous dénonçons, c'est l'emprise que vous et vos semblables tentent d'avoir sur l'ordre des choses naturelles, sur les lois de la France (ou des autres pays)."
-"l'emprise" ??????? de demander l'égalité des droits ??
-"vous et vos semblables" ?? Au sein de la Liberté, de l'Egalité (hum hum) et vous avez oublié le troisième terme..
-"l'ordre des choses", c'est raélien ?? Il me semble que vous confondez et oubliez que tout est Culture... Cessez donc de craindre que les homosexuelLEs ou les personnes transgenre veuillent vous "prendre" qqchose ou vous agresser. Elles oeuvrent simplement ds le but de mieux vivre et voudraient que celà soit possible AVEC vous et pas contre, qui est la posture que vous adoptez d'emblée. Inutile de voir des bites et des trous partout, on retrouve la même chose chez les personnes hétérosexuelles. Et il en va de même pour la tendresse, l'amitié, les sentiments...
"S'il il y a jugement de notre part, c'est aussi sur les débordements médiatiques."
- Ne mélangez donc pas tout- tt le monde n'est pas responsable de tt le monde.
"C'est tout."
- C'est déjà un beau gros blockhaus que vous nous avez présenté là !
" Nous parlerons ultérieurement de littérature je crois. Pour l'instant, non au mariage gay, non à l'homoparentalité et oui à la pratique de la sexualité libre mais EN PRIVE !
Dante"
-Je souhaite pouvoir choisir monsieur, dame, de me marier ou non en tant que citoyenne remplissant mes devoirs mais n'ayant pas tous les mêmes droits. Je pourrai faire aussi ce que vous appellez de la "victimisation" en vous disant combien, en étant témoin au mariage d'amis, je me sens triste et exclue, pour des raisons qui me semblent profondément injustes et s'il-vous-plaît ne me parlez plus jamais d'ordre naturel car l'on sait très bien qu'il s'agit d'hétéropatriarcat.
- Oui à l'éducation d'enfants - et oui, je suis prof. ;-) hé hé. Que dire de la législation actuelle permettant à une personne célibataire, hétéro uniquement, d'adopter ?? Qu'un ou deux homos ne sont pas mieux armés (au sens pacifique du terme) ? Qu'un homo, que 2 homos < 1 hétéro ?
Cela est extrêmement insultant et blessant.
Je prendrai prochainement toutefois le temps de répondre au pamphlet anti-marche et de vous conseiller quelques lectures/études sur l'homoparentalité.
Pour finir pour aujourd'hui, il me semble que si quelques individus donnent une image déplorable du combat (combat qui n'est pas une rigolade soit dit en passant et dont on se passerai bien) pour l'égalité des droits menés par les personnes (qui se sentent concernées ou solidaires) homosexuelles, bisexuelles ou transgenre, vous pourriez fort bien constituer le pendant pour ce que vous appelez "la droite" mal dégrossie, pataude et qui plus est "strasbourgeoise", donc forcément arborant un esprit ouvert et humaniste ;-)
Oui à la pratique de la sexualité libre (même hétéro ;-) ) en privé !
(nous sommes d'accord sur un point)
Vivre et laisser vivre !
NON AU PLACARD !
Ecrit par : Anne Stoessel - Professeur-documentaliste - Responsable de la Semaine de la Visibilité Homosexuelle, Bisexuelle, et Transgenre 2004 des FestiGays | 24.06.2005
Je crois qu'il faut rendre à César ce qui est à César et à Dante ce qui est à Dante, le sujet est sensible mais je n'ai pas perçu dans les propos de "dante" un quelconque propos homophobe ou discriminatoire.
J'y ai perçu une critique de la "militance" ( pour reprendre un terme lu ici) dans certains de ces apsects, mais l'on sait aussi que la communauté est aussi parfois géné par certains excès.
Le corp est-il un outil militant ? Je ne crois pas, mais je sais aussi que les excès des uns provoquent ceux des autres, moi je ne me sens pas représenté par diverses associations et je ne leur donne aucun droit pour le faire.
Donc reconnaissons, que les excessifs ne concurrent pas à la fraternité et que les dérives communautaires non plus !
Ecrit par : alain | 24.06.2005
P.S. : La denrière partie, dont je parlais plus haut, de notre débat est à présent en ligne au même endroit.
Ecrit par : Cornelia Schneider / Support Transgenre Strasbourg | 26.06.2005
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