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29.01.2008
Repentir dans le peloton
Pédalant à toute force en direction de sa réélection mais contraint d'affronter des vents contraires, le tandem, harcelé par des sponsors
qui exigent du résultat (il faut pédaler plus pour gagner plus) a décidé de ne plus faire de cadeaux.
Dans ces conditions drastiques, une place de simple figurant sur son porte bagage s'avère de plus en plus coûteuse. Ainsi, pour ne pas se retrouver dans la voiture balaie, madame Jurdant-Pfeiffer, déjà reléguée dans le grupetto des mauvais grimpeurs a dû avouer qu'elle avait abusé (à l'insu de son plein gré) de substances dopantes empruntées à la pharmacopée illicite de l'extrême droite.
Une première ébauche confessante ayant été jugée insuffisante pour obtenir une absolution en bonne et due forme du jury "pédale propre", elle a dû, aujourd'hui même, remettre le couvert et manger son chapeau (signe d'un appétit féroce qui désigne, en régime libéral de concurrence libre et non faussée, une véritable aptitude au gouvernement des hommes). Elle avoue donc ses immentissimes péchés dans l'espoir de demeurer dans la course.
On espère pour elle que tant de reptations sur la route en lacets qui mène au sprint final n'auront pas été vaines et nous admirons son impeccable position de danseuse, regard figé sur la banderole des derniers kilomètres.
Si près du but ce n'est en effet pas le moment de coincer le dérailleur et de perdre les pédales.
Comme le disait le grand Blondin, c'est toute l'ironie du sport... Blondin ? mais au fait ce Blondin ne fut-il pas d'extrême droite avant de devenir le grand copain de Mitterrand?
Décidément ces satanés socialistes ont finalement beaucoup plus de chance que madame Pascale Jurdant-Pfeiffer...
Coclès
PS : ci-dessous le communiqué paru dans les Saintes Écritures locales, les Dernières Nouvelles d'Alsace :
Le mea-culpa Jurdant-Pfeiffer
C'est ce qu'on appelle passer sous les fourches caudines. Menacée quant à sa présence sur la liste conduite par le "tandem" aux prochaines municipales, l'adjointe Pascale Jurdant_pfeiffer (Modem) a refait un communiqué hier, sur l'affaire Bourhis, pour dire cette fois qu'elle a "commis une faute".
"Au cours de la campagne législative, j'ai commis la faute de confier un travail informatique à M. Bourhis. Celui-ci prétendait avoir quitté l'extrême droite pour rejoindre le centre. En l'abscence de déclaration publique sur ce revirement, je n'avais pas à lui accorder la moindre confiance. Cette faute de jugement dont je porte l'entière responsabilité ne concerne en rien l'équipe municipale, qui, dans son entité, est profondément hostile à toute compromission avec l'extrême droite."écrit Mme Jurdant-Pfeiffer dans un communiqué publié hier"
Illustration : Mme Jurdant en plein travail idéologique d'expiation. Courage Pascale, La Droite strasbourgeoise comprend ta peine !
16:32 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pascale jurdant-pfeiffer, tandem, municipales strasbourg 2008, dernières nouvelles d'alsace
25.01.2008
Quand la droite laisse la gauche lui dicter sa conduite
Hier le PS, plus habile à dénoncer les anciens d’extrême droite sur ces listes que ceux d’extrême gauche sur les siennes, a cru bon pouvoir dénoncer un ancien candidat FN à Schiltigheim. Ce dernier s’est retiré de la liste mais pour faire bonne figure d’autres préfèrent dire qu’il en fut exclu et qu’ils n’en savaient rien. Sémantique absurde et peu crédible ! Avant hier, certains taquinaient d'autres personnes pour leurs fréquentations.
Nous le répétons, il y a eu lors des dernières élections régionales, 30 % d’électeurs à passer au-delà de la droite parlementaire. Il y a donc autour de nous, 30 % de personnes qui auraient « fauté » !
Nous croyons pouvoir affirmer qu’il y en aura donc sur pas mal de listes dans les prochaines élections et qu’il y en avait déjà jusqu’à présent. Où commence la droite extrême, si c’est à droite de l’UMP, nous pensons que la gauche peut continuer à terroriser la droite à Strasbourg et ailleurs.
Notons que cela ne semble s’appliquer qu’en Alsace. Que ce soit en direct ou via le MPF, l’Ump et d’autres partis.
Quelques exemples forts parmi d’autres
- Marignane :Le Maire ex-FN, ex-MNR de Marignane se présentera, avec l’ensemble de l’équipe sortante sous l’étiquette UMP aux élections municipales
- Vitrolles : La liste UMP de Vitrolles appelle aux rassemblements de la droite et du centre et bénéficie de soutiens clairs d’anciens adjoints MNR de cette ville pourtant symbolique.
- Marc-Philippe Daubresse, maire (UMP) sortant de Lambersart joue l'ouverture, en prenant avec lui deux anciennes têtes de liste: le socialiste Claude Reynaert et le MPF (ex-FN) Yves Bauw
- Beauvais : L’Ump investit un ex-élu MNR aux cantonales face au Président socialiste du Conseil Général.
Et pour la forme, on évoquera un homme, cofondateur d’Ordre Nouveau et du Front national sur Marseille, qui fut l’un des soutiens de Ségolène et contre lequel la gauche n’a rien dit. Jamais !
Mais au-delà de cela et du délire de la situation, que fait-on donc de ses nouveaux parias de la politique ? Camp de rééducation ?
Il nous semble nous que ces gens-là, qui ont pu choisir une autre voie, l’ont fait parce que l’offre politique ne répondait plus aux attentes de la population et qu’ils ont, cadres, élus, militants, exprimés un ras le bol d'une population coupée des politiques.
Par ailleurs, les partis à droite de la droite n’ayant fait l’objet d’aucune interdiction des Présidents Mitterrand, Chirac, Sarkozy, ils sont donc légaux donc à eux comme aux autres on doit pouvoir reconnaître :
- le droit d’évolution personnelle
- l’application de l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions … »
Nicolas Sarkozy lui-même n’indiquait-il pas avoir « changé » et souhaiter rassembler tous les Français ? … jusqu’en Alsace, nous semble-t-il !
10:05 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : droite, ump, strasbourg, alsace, 2008, extrême
22.01.2008
La campagne municipale débute...il est temps de s'engager...
« Tout l’art de la guerre consiste à montrer de la faiblesse pour faire valoir sa force ; à se replier pour mieux se déployer au contact de l’ennemi. Vous vous dirigez vers l’ouest ? Faites semblant d’aller à l’est ; montrez-vous désunis avant de manifester votre solidarité. »
Houai-nan-tse
17:18 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Municipales 2008, Strasbourg, tao, houai-nan-tse
19.01.2008
De l'ouverture municipale ici et alleurs
On en apprend de belles en lisant la presse quotidienne. Concernant les élections municipales, tout commence à Lingolsheim. Là, (http://strasbourg2008.dna.fr//?Jean-Chaumien-sera-tete-de...)Jean Chaumien serait donc à la tête d'une liste d'opposition pour les municipales à Lingolsheim, face au maire sortant Yves Bur. Une trentaine de personnes de différentes sensibilités - issues des rangs du PS, des Verts, du PC et de la LCR, qui se retrouveront sur la liste en ont décidé ainsi.
On notera donc que là, l’union de la gauche à l’extrême gauche est possible et qu’il ne l’est pas ailleurs !
A Hoenheim, la liste Ump s’ouvre aux retraités mais pas « aux régionalistes du groupe Bourhis ». On note là un glissement sémantique qui semble prouver que le microcosme prend acte de l’évolution des composantes de ce groupe.
Une fois encore, la droite se laisse, malgré les explications de textes de Nicolas Sarkozy, dicter son action par la bienpensance. On laisse la gauche se mettre en position de gagner, ici et là.
On notera juste que dans bien des villes, des départements, jusqu’en Alsace, il nous semble que des candidats proches de l’Ump et d’autres formations osent intégrer clairement des militants connus de la droite extrême.
Eric Neustadt
12:00 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, ump, strasbourg, alsace, 2008, extrême
18.01.2008
Messe pour Louis XVI
A l’initiative du Cercle Saint Louis d’Alsace, une messe de requiem pour le roi Louis XVI et les membres de la famille royale martyrs de la Révolution, sera célébrée le samedi 19 janvier 2008 à 16h30 en la cathédrale Notre Dame de Strasbourg. (Rite romain traditionnel)
« La Monarchie française n’existait plus. Le descendant d’Henri IV attendait à chaque instant que les régicides consommassent le crime, et le crime fut résolu. (…) Fions-nous-en à la postérité qui, juge incorruptible des âges écoulés, s’apprête à traîner au supplice la mémoire pâlissante des hommes de mon siècle.
Le fatal 21 de janvier 1793 se leva pour le deuil éternel de la France. Le monarque, averti qu’il fallait mourir, se prépara avec sérénité à ce grand acte de la vie : sa conscience était pure et la religion lui ouvrait les cieux. Mais que de liens il avait eu auparavant à rompre sur la terre ! Louis avait vu son épouse, il avait vu aussi sa fille et son jeune fils qui courait parmi les gardes en demandant la grâce de son père ; tant d’angoisses ne déchirèrent jamais le cœur d’un autre homme.
L’heure était venue. Le carrosse attendait à la porte. Louis descendit avec son confesseur. Il ne put s’empêcher, dans la cour, de jeter un regard vers les fenêtres de la reine où il ne vit personne : ce regard-là dut peindre bien de la douleur. Cependant le roi était monté dans la voiture qui roulait lentement au milieu d’un morne silence ; Louis, répétant avec son confesseur les prières des Agonisants, savourait à longs traits la mort. Il arrive enfin à la place où l’instrument de destruction était élevé à la vue du palais de Henri IV. Louis, descendu de la voiture, voulut au moins protester de son innocence : « vous n’êtes pas ici pour parler, mais pour mourir », lui dit un barbare. Ce fut alors que l’on vit un des meilleurs rois qui ait jamais régné sur la France, lié sur une planche ensanglantée, comme le plus vil des scélérats, la tête passée de force dans un croissant de fer et attendant le coup qui devait le délivrer de la vie : et comme s’il ne fût pas resté un seul Français attaché à son souverain, ce fut un étranger qui assista le monarque à sa dernière heure au milieu de tout son peuple. Il se fait un grand silence : « Fils de Saint-Louis ! vous montez aux cieux », s’écrie le pieux ecclésiastique en se penchant à l’oreille du monarque. On entend le bruit du coutelas qui se précipite. »
François-René de Chateaubriand, « Essai sur les révolutions »
10:10 Publié dans L'Histoire éveille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : messe pour louis XVI, cathédrale de strasbourg, chateaubriand, essai sur les révolutions
16.01.2008
L'immigration ne peut relancer la croissance
Le Figaro, 11/01/2008
Par Gérard Lafay, professeur à l'université Paris-II.
Pour rechercher les freins à la croissance française, Nicolas Sarkozy a eu la mauvaise idée de confier la présidence d'une commission d'experts à Jacques Attali. Celui-ci avait déjà eu l'occasion d'exercer ses méfaits pendant les deux septennats de François Mitterrand, dont il était l'un des conseillers les plus écoutés. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait proposé une solution qui va à l'encontre du bon sens le plus élémentaire.
Chacun sait en effet que l'économie française est affectée par l'insuffisance de la force de travail, qui entrave nos capacités de croissance et handicape nos régimes de retraite. L'origine de ce défaut se trouve d'abord, chez nous, dans d'absurdes mesures de limitation du travail, tant par le rétrécissement de la période d'activité (retraite à 60 ans) que par le raccourcissement de la durée hebdomadaire (35 heures), deux mesures phares des socialistes. En outre, la baisse excessive du taux de fécondité depuis plus de trente ans a eu comme conséquence une implosion démographique dont les effets catastrophiques commencent à se faire sentir sur tout le continent européen, encore davantage chez nos partenaires qu'en France.
Pour résoudre ces problèmes angoissants, les seules solutions raisonnables sont celles qui s'attaquent aux racines du mal. D'un côté, il faut remettre en cause toutes les mesures limitatives qui, aujourd'hui, ne peuvent plus être considérées comme des «acquis sociaux» ; les premières dispositions prises par le gouvernement pour favoriser le travail vont donc dans le bon sens, à condition d'offrir aux salariés de légitimes contreparties. De l'autre côté, il faut mener une politique démographique globale de long terme, en liant la nature même des régimes de retraite à la constitution du capital humain ; même si la situation est encore plus catastrophique chez la plupart de nos voisins d'Europe que dans notre pays, la France reste en dessous du seuil de renouvellement des générations, correspondant à un taux de fécondité de 2,1 enfants par femme en âge de procréer.
La politique d'une immigration sélective, préconisée par le rapport Attali, est au contraire l'exemple type d'une fausse solution. C'est une formule à courte vue, bien qu'elle ait déjà été préconisée antérieurement par des hommes de droite, apparemment intelligents, comme Alain Juppé. Même si l'économie française souffre de besoins en travailleurs compétents dans certains domaines, c'est d'abord une erreur qui découle d'une vision étroitement économiste. L'immigration actuelle a déjà un coût réel qui est difficilement supportable pour la France, que mon collègue Jacques Bichot a estimé à 24 milliards d'euros par an. Il faudra y ajouter le coût de l'intégration inéluctable des immigrés déjà présents sur le territoire national, pour un montant que j'ai moi-même estimé à 12 milliards d'euros par an*.
À cette erreur du point de vue français s'en ajoute une autre, qui est encore plus grave sur le plan mondial. Si nous en venions à accueillir chez nous les travailleurs les plus qualifiés, cela signifierait en même temps que nous priverions les pays d'émigration de ces compétences. Ce ne serait pas trop grave pour les pays émergents en expansion rapide, qui ont d'ailleurs peu de chances de voir partir leur main-d'œuvre la plus qualifiée. Mais pour le continent africain, d'où viennent les principaux flux migratoires, ce serait désastreux, qu'il s'agisse du Maghreb ou de l'Afrique subsaharienne. Ces économies ont déjà une croissance insuffisante, qui n'arrive pas à freiner les flux migratoires. Si les plus qualifiés de leurs nationaux, formés chez nous, renonçaient à revenir au pays d'origine, a fortiori si leurs cadres partaient en France et en Europe, chacun de ces pays continuerait à s'appauvrir, entraînant une immigration de masse qu'aucun barrage n'arriverait plus à endiguer.
Jacques Attali a déjà exercé ses ravages pendant les septennats mitterrandiens. Que le président Sarkozy n'écoute surtout pas cette incarnation du socialisme le plus funeste !
*Voir «Immigration/Intégration», colloque de l'Institut de géopolitique des populations, actes publiés sous la direction de Jacques Dupâquier et Yves-Marie Laulan (L'Harmattan, 2007).
10:06 Publié dans Les idées parlent | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : immigration, jacques attali, gérard lafay, le figaro
10.01.2008
Une bonne raison d'aimer le Zénith : Alizée...
Dernier Cd paru : Psychédélices
Fifty Sixty
Pretty sixteen
Belle héroine
Des sixties
Tu te dandines
T'es divine
Quand tu danses dans les yeux d'Andy
Adieu be-bop
Plus au top
C'est le pop-art
Qui te sape
À la trappe
Pop-corn et hoola-hop
Rêve de gloire et de fortune
Chic en Chanel l'amour est toujours glamour
Aux expos tu poses et t'exposes
À 400 asa tu oses
Toutes les pauses
Fifty-sixty
Née en cinquante sexy soixante
Si excitante
S'extasie
Candide elle croit tout ce qu'Andy
Qu'Andy dit d'elle
Qu'elle est la plus belle
De tous les modèles
Comme une icône
Sous le Nikon
Tu tournes la tête
Au Velvet
Et Nico
Te voudrait loin de Lou Reed
À East Village
Y a pas d'âge
On est tous jeunes
Emmène moi
Taxi jaune
La d'où vient la légende
Rêve de gloire et de fortune
Chic en Chanel l'amour sera toujours glamour
Je te regarde en polaroid
Tu sais le temps n'a pas
Pris une ride
Fifty-sixty
Née en cinquante sexy soixante
Si excitante
S'extasie
Candide elle croit tout ce qu'on dit
Ce qu'on dit d'elle
Qu'elle est la plus belle
De tous les modèles
Le flower power
Est mort sur le dance-floor
L'électro le punk n'existent pas encore
Enlève le roll'n' aux rockers
On a changé d'époque
Le rock roule en roller
La pop est en cloque
Le flower power
Est mort de sa belle mort
New-wave et techno n'existent pas encore
Vas-y joue le ton dernier rôle
N'est plus là le dandy
Mais tu danses encore dans les yeux de Warhol
Fifty-sixty
Née en cinquante sexy soixante
Si excitante
S'extasie
Candide elle croit tout ce qu'on dit
Ce qu'on dit d'elle
Qu'elle est la plus belle
La plus belle
Fifty-sixty
Née en cinquante sexy soixante
Si existante
S'extasie
Candide elle croit tout ce qu'on dit
Ce qu on dit d'elle
Qu'elle est la plus belle
De tous les modèles
17:15 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : alizée, psychédélices, zénith, strasbourg
09.01.2008
L’UMP alsacienne au Zénith
Dans la grande tradition des écrits anonymes et pamphlétaires, un correspondant, cachant soigneusement son identité, mais ayant un curieux pseudonyme, nous envoie le billet au vitriol ci-dessous. Seule certitude, il s'agit d'un des invités presse et VIP du premier jour d'inauguration. Les amateurs de casses-tête s'épargneront de penser qu'l s'agit d'une des plumes régulières de LDS.
Après réflexion, nous le publions, non sans signaler que nous ne sommes d'accord que sur quelques points avec ce texte, notamment, sur la programmation que nous inflige la société Vega. A part mark Knopfler, les amateurs de pop et de rock SÉRIEUX n'auront rien pour le moment à se mettre sous la dent.
Mais l'essentiel, c'est d'ouvrir une fois de plus le débat et la polémique...
La Droite strasbourgeoise
Il fallait bien ce grand moment d’autosatisfaction pour oublier la gueule de bois de “Strasbourg 2013” : on le sait, notre ville n’a pas été retenue et le complot scandaleux des villes du Sud a joué à plein comme nous, comme l’expliquait un Robert Grossmann marri. Nous, pauvres Alsaciens, sommes restés sur le bord de la route malgré un projet innovant en diable prenant ses racines dans l’humanisme rhénan (concept utilisé jusqu’à la nausée par le nègre favori de Robert Grossman : il en est devenu creux) et soutenu par une population en délire, galvanisée par une opération de communication à nulle autre pareille… On ne dira jamais assez en effet la puissance fédératrice d’autocollants apposés sur un tram (autocollants qui, soit dit en passant, ont promptement disparu). Autre motif invoqué, notre cité était culturellement suréquipée… Il est vrai que certains finalistes, Lyon ou Toulouse par exemple, sont des déserts culturels. Il était en tout cas inconcevable d’admettre que notre dossier aurait pu, éventuellement, être un peu léger. Non, le lobby anti Strasbourg avait encore frappé… Les salauds !
En tout cas, notre Zénith, le plus grand de France, tous ces pisse-froid ne pourront nous l’enlever. Le soir de l’inauguration, les plus grandes stars mondiales, de Bernard Lavilliers à Renaud via Jenifer ont dit tout le bien qu’ils pensaient de cet équipement… et les élus y sont tous allés de leur petite ritournelle avec une mention spéciale à Philippe Richert, président du Conseil Général du Bas-Rhin qui voyait en Robert Grossmann le génie de ces lieux. Tout le monde était là, tout le monde était heureux, tout le monde a bien mangé après.
Permettons-nous cependant de poser trois questions et de douter… seuls sans doute dans cette ville à ne pas avoir Popaul au zénith devant cet arche de béton et de toile orange esthétiquement réussi (c’est déjà ça).
1. On a très peu parlé du coût de la bestiole… dans une ville où l’endettement a cru de manière impressionnante depuis 2001, la question aurait pu être posée… mais bon, lorsqu’il s’agit de donner du pain et des jeux au bon peuple votant, il est des choses dont on ne parle pas. Pour information, il s’agit de 48,67 millions d'Euros financés principalement par la Communauté Urbaine de Strasbourg (68%)… plus 30 millions d'euros consacrés à l'aménagement des abords.
2. 10 000 places c’est bien… et seulement 3 000 places de parking (auxquelles on accède par un chemin étroit et alambiqué) et des infrastructures de transport public très éloignées. Le résultat : des embouteillages énormes… On déjà a pu le constater ce week-end : beaucoup de monde et une pagaille énorme sur les routes avoisinantes. Bravo… L’environnement (et les riverains en transe) applaudissent.
3. La programmation… Hum… Ce que nous en savons pour le moment est certes intéressant et varié… mas très éloigné des attentes des fans de rocks qui espéraient une plus-value par rapport au Rhénus. certes les conditions d’écoute seront meilleures, on ne le conteste pas, mais on s’attendait à une prog’ étonnante et détonnante… Il semble qu’on puisse encore attendre. Enfin, si on est fan de Hansi Hinterseer, Frank Michaël ou Alian Barrière on doit être heureux.
Yakhdun-Lim
11:40 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : zénith, strasbourg, ump, alsace, strasbourg 2013
04.01.2008
Mes journées chez Julien Gracq
Par Léon Mazzela, journaliste et écrivain, lire sur http://www.liberation.fr/rebonds/301441.FR.php
Nous échangions des lettres depuis quinze ans. Je respectais sa vision des choses : un écrivain n’est que ce qu’il écrit.
Je ressentis malgré tout le besoin de le voir. C’est à Saint-Florent-le-Vieil qu’il m’accueillit en janvier 1999, comme un «lecteur partisan» dans sa maison face à l’Evre - d’où les Eaux étroites découlent, et où je revins chaque année ou presque. Nous avons parlé des heures de littérature et de tout. Nous avons «sifflé» une bouteille de vin d’Anjou avant d’aller déjeuner.
Au fil de nos rencontres et au rebond de ses phrases - il avait une tchatche ! -, j’appris ces petites choses qui ne sont pas dans les livres. En visitant mon monument préféré, j’avais l’impression de visiter Stendhal ou Proust. Le grand écrivain des confins et de l’attente, l’essayiste hiératique et rigoureux, impeccablement fidèle à ses maîtres, était là. Chétif et curieux. Une sensation étrange me saisit, qui me reprit à chaque fois. Je fus surpris d’entendre son opposition, à propos de l’idée de voir ses livres repris en poche : «Cela ne rapporte rien à l’auteur ! Je lisais des Simenon, jeune, dans le Paris-Angers, et une fois leur lecture terminée, je les abandonnais sur la banquette comme des journaux. Ce sont des jetables qui ne méritent pas qu’on s’y attarde.» Son aversion se doublait de la satisfaction de savoir que cinq mille Rivage des Syrtes «sortaient» chaque année. Je rétorquais, au moment de la parution de Belle du Seigneur en Folio, le succès de cette édition courante. Il m’avoua, un peu gêné, ne pas avoir encore lu le roman emblématique d’Albert Cohen. Je le lui adressai aussitôt revenu à Paris. Il le lut poliment.
Lui qui me justifia sa vocation pour une existence en retrait du monde et même son célibat par son expérience du pensionnat, où subir des inconnus vingt-quatre heures sur vingt-quatre lui fit constamment fuir la vie en communauté, aura abordé par accident les rivages du sentiment amoureux dans son œuvre. Tandis que les lumières douces du fleuve entraient par réfraction dans la maison, j’évoquais le bijou intime qu’est son long poème d’amour Prose pour l’étrangère (un texte aussi fort que Lettera amorosa de René Char), lisible en Pléiade et qui n’avait jamais été publié (si l’on excepte une édition hors commerce, à soixante-trois exemplaires, de 1952) : «J’ai toujours été farouche à la publication de textes relevant du domaine privé, mais j’ai fini par accepter sa publication dans les œuvres complètes.»
«Happy few man», austère patron des lettres qui ne me parla jamais d’amour mais plus volontiers de football et qui interpellait la grande rôdeuse : «J’ai l’impression d’être en surnuméraire. Mes amis ont tous disparu.» Ces dernières années, il ne lui arrivait plus rien, mais il continuait d’écrire des fragments.
Sa solitude était troublée par les visites de «fans» comme moi, ou bien par celle du couvreur cet après-midi d’avril 2001 : «Excusez-moi, ça sonne, c’est mon couvreur qui vient pour le toit d’une autre maison que je possède à côté.» Juste de quoi animer sa «vie plate», «si plate qu’elle interdit de fait de tenir un journal». Julien Gracq n’a jamais tenu de journal intime. Qu’on se le dise.
Le salon de réception respirait la paix rassemblée. La retraite dans tous ses états, mâtinée d’une envie de rigoler à l’occasion. Il y livrait ses réflexions ciselées sur la littérature. La vision romantique de l’écriture ? «J’écrirai ou je me tuerai, cela n’a jamais été pour moi.» Le sacre de l’écrivain ? «Pourquoi parle-t-on toujours de Rimbaud et si peu de Racine ? L’un et l’autre cessèrent d’écrire à l’apogée de leur talent.» Sa crainte de voir la langue anglaise étouffer les autres : «Nous finirons par parler français en petit comité, cela deviendra chic. Comme en Russie au temps de Pouchkine, quand les Russes parlaient français entre eux et ne s’adressaient en russe qu’à leurs domestiques.»
Je lisais sa fierté de pouvoir encore réciter Baudelaire par cœur. Je le sentais content de m’épater avec des remarques bien senties sur l’actualité brûlante, histoire de glisser un «je suis encore dans le coup». Sa conversation bifurquait, il pratiquait la sortie de virage, évoquant «tout à trac» une corrida à Aranjuez où toréait Paco Camino, alors que le sujet tauromachie l’agressait.
J’aimais sa gaieté de M. Hulot, au souvenir d’une traversée de la forêt des Landes jusqu’à Hossegor. Il ajoutait, comme on prend un chemin de traverse : «Je n’aime guère le bassin d’Arcachon et le Gois à Noirmoutier à cause de ces étendues de sable à marée basse d’où jaillissent des squelettes de bateaux qui m’évoquent un paysage d’après la débâcle.» Une expression tellement sienne !
Et ce plaisir de le lire en l’écoutant. Son visage s’éclairait lorsque nous abordions les rives de l’amitié : Breton, «qui parlait comme il écrivait»; Jünger, «ah ! l’ambiance casque à pointe de son 85e anniversaire en Allemagne, où je m’étais rendu avec Christian Bourgois».
En lançant une invitation à déjeuner autour d’une bonne table des environs, je découvrais un Gracq gourmand. A la Gabelle, sa cantine, il dévorait : entrée, plat, fromage, dessert. «Choisissez la bouteille de vin», me lançait-il. J’adorais ce «Non !» qui commençait la plupart de ses phrases et qu’un oui suivait de près. Il soulignait, comme l’usage de l’italique dans ses livres donne du relief, combien Gracq a été l’homme du renoncement.
Avez-vous fui les êtres comme vous avez fui les honneurs ? risquai-je un jour. La blessure originelle du pensionnat fut-elle si déterminante ? Il répondit d’un silence entendu.
L’âge avançait comme la nuit tombe. Lors de ma dernière visite, sur le seuil en partant, je le jugeais en pleine santé. Il fit une grimace et un lent mouvement de la main. Et puis il y eut sa dernière lettre, à la mi-octobre 2007, qui s’achevait terriblement par ce «Je ne suis hélas guère plus visitable».
Depuis, j’achetais le journal avec appréhension. Julien Gracq a pris l’autre grand chemin deux mois plus tard. Et je le relirai, ce soir encore.
20:38 Publié dans La culture sauve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : julien gracq, libération, léon mazzela
03.01.2008
Arnaud Montebourg : dans ta face, Sarko !
A noter qu'à Strasbourg, le PS et la gauche sont toujours en état de mort cérébrale. Espérons pour le bon débat démocratique strasbourgeois qu'un sursaut aura lieu...
LDS
Interview parue dans Libération : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/301280.FR.php
«Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence»
Que vous ont inspiré les vœux du Président ?
Nicolas Sarkozy a du bagout pour assurer le service après-vente de huit mois d’échecs. Pouvoir d’achat, croissance, dette, commerce extérieur, les résultats de son action ne sont en rien à la hauteur d’une «nouvelle Renaissance», mais plutôt ceux d’un Président de la poursuite du déclin.
Comment qualifiez-vous ses huit mois de la présidence ?
Le sarkozysme est un absolutisme. Le Parlement est devenue une chambre d’enregistrement purement formelle, comme sous Louis XVIII. Quant au gouvernement, il ne gouverne pas. C’est une équipe de figurants et de potiches. Martin Hirsch est opposé aux franchises, mais elles sont en vigueur. Fadela Amara trouve les tests ADN «dégueulasses», mais ils passent. Rama Yade explique que «la France n’est pas un paillasson», mais Kadhafi vient pourtant narguer la France. Les ministres agitent la marionnette. Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence. La classe dirigeante festoie pendant que le peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est un spectacle à la Dallas, une série B de mauvais goût. Il y a une sorte de faillite morale : trahison des promesses électorales, injustices fiscales, fiasco diplomatique, abandon du plus grand nombre… Tout cela se paiera.
Aux élections municipales ?
Cela pourrait faire partie des motivations exprimées par les Français écœurés de certaines pratiques : félicitations à Poutine, révérence à Bush, tapis rouge à Kadhafi, obséquiosité devant l’argent-roi. Et pendant ce temps, on instrumentalise la vie privée pour faire diversion. Je m’interroge : la garde des Sceaux est-elle ministre ou mannequin de la maison Dior ? Les conquêtes du président finiront-elles au gouvernement ? La France est ridiculisée dans la presse européenne par le comportement de son président. La cinquième puissance mondiale mérite mieux.
08:15 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : arnaud montebourg, libération, strasbourg


