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28.02.2008

Ernst Junger : Les Journaux de Guerre dans la Pléiade

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«Tout état doit se créer une utopie lorsqu'il a perdu le contact avec le mythe
Ernst Jünger - Extrait d’ Héliopolis
Relire l'entretien sur l'homme paru sur la  République des Lettres

Ernst Jünger Journaux de guerre Edition de Julien Hervier, avec la collaboration de Pascal Mercier et François Poncet. Gallimard, Pléiade. T. 1 : 1914-1918, 944 pp., 45 € ; t. 2 : 1939-1948, 1 452 pp., 55. €. 100 € le coffret jusqu’au 30 juin.

27.02.2008

L'Islam en transition ?

a8ad3c153cfaca112cf110e8e9c1704e.gifLes tenants du choc des civilisations donnent en général une grande importance aux disparités démographiques. Celles-ci sont pour l'heure incontestables, mais qu'en sera-t-il demain ?

S'appuyant sur un examen méthodique des indicateurs sociaux et historiques profonds, Youssef Courbage et Emmanuel Todd montrent que l'on s'oriente, non vers une divergence, mais vers une convergence des modèles. Le monde musulman, notamment, a déjà vu s'effondrer sa natalité : de 6,8 enfants par femme en 1975, la moyenne est tombée à 3,7 trente ans plus tard (le clivage restant important entre le monde sunnite et le monde chiite). L'indice de fécondité est aujourd'hui le même en France qu'en Iran. Un tel retournement est le signe d'un bouleversement des moeurs qu'on a trop longtemps sous-estimé.

L'hypothèse formulée par les deux auteurs est que « les convulsions que nous voyons se produire aujourd'hui dans le monde musulman peuvent être comprises, non comme les manifestations d'une altérité radicale, mais au contraire comme les symptômes classiques d'une désorientation propre aux époques de transition ». Hypothèse trop optimiste diront les tenants d'une vision essentialisée. Il est vrai que la convergence ici décrite n'implique nullement l'émergence d'un monde unifié. Il n'en reste pas moins que dans le passé, Emmanuel Todd s'est souvent révélé bon prophète.

Courbage Y., Todd E., 2007, "Le rendez-vous des civilisations", Seuil, 169 p., 12,50 €

24.02.2008

Strasbourg : Bagatelles pour un massacre

33da30aedd87dad42f45a29c27ad0aa6.jpgDès sa création, La Droite Strasbourgeoise n’a eu de cesse de démontrer le poids et la réalité d’une politisation militante de structures, d’associations. On nous accusa de « voir des étoiles rouges partout », là où nous percevions plutôt un travail métapolitique de militants éprouvés et rêvant « pragmatiquement » à des lendemains chantant. Nous avons éveillé certains droitiers strasbourgeois sur la réalité de ses réseaux qui travaillaient alors tranquillement à ratisser des voix pour le second tour des élections municipales.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons aussi tenu à dénoncer des écueils dans lesquelles la droite institutionnelle s’enfonçait. Nous avons aussi alerté certains sur les méfaits d’une arrogance manifeste dont la renommée dépassait les limites de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Certains de nos proches ont été tancés pour cela. Nous avertissions sur les méfaits d’une accumulation négative.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons souhaité que le droite soit représenté, que l’esprit conservateur soit présent sur la liste municipale, que l’on ne sacrifie pas des repères électoraux droitiers au profit d’une « ouverture communicante » dont nous dénonçons les limites. Nous avons évoqué notre incompréhension quant à l’impasse cantonale pratiquée par l’Ump.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Aujourd’hui, et même s’ils ne font pas une élection, les sondages évoquent un mal être, un malaise, ils restent 30 jours pour que les bagatelles que nous évoquions ne préfigurent pas un massacre et que la droite alsacienne ne soit clairement dans de beaux draps. Avant un Mea culpa ?

Eric Neustadt

23.02.2008

Elections Municipales & Choeurs de l'armée rouge

971951c576bf12419ef18a1c5a896334.jpgTout un symbole, deux jours après la proclamation des élections municipales de Strasbourg, le 18 mars 2008, les Chœurs de l’Armée rouge débarquent à Strasbourg pour fêter leur 80e anniversaire et le 70e anniversaire de leur première série de concerts en France.

Les chœurs sont en effet venus pour la première fois en dans l’hexagone en 1938 ! Cela se passe au Zenith et il en est qui voit là un symbole d’une reconquête de la ville ! Les places se réservent déjà.

 

21.02.2008

Municipales : Strasbourg à gauche ?

39b29553fe0d5feb64bd7626f3e9199e.pngIl n’y pas de voyants dans l’équipe de « La Droite Strasbourgeoise », mais pourtant nous sommes capables de deviner l’avenir. La fin des soldes chez Décathlon, le sprint final de la campagne municipale et la maîtrise de l’agit-prop chez certains amis de gauche augurent du retour des tentes sur les quais de Strasbourg.
 
Oui, nous savons, nous n’avons pas de cœur, mais comment ne pas imaginer qu’Alexandre Glardon, le président de l'association Enfants de Don Quichotte-Strasbourg, ne puisse refaire parler de lui tout en servant la soupe autant aux SDF que nous respectons qu'aux militants PS dont nous saluons la finesse stratégique ?  
Il y aura donc des feux de palettes, des soirées de chants, et de la soupe pour tous. On parie même que certains candidats bobos viendront se frotter à cette ambiance révolutionnaire. Roland Ries, Alain Jund y seront bien reçus. Chantal Cutajar essayera de venir voir le vrai monde avant qu’il ne soit retouché par photoshop. Quant aux autres, on ne les invitera pas, question de principe.
 
Et tout cela fera d’excellents plans médias pour une gauche strasbourgeoise qui avancent sereinement. « Attention, une gauche peut en cacher une autre » aurions nous pu écrire dès l’ouverture de notre blog. Mais, bon, il n’y a pire aveugle que ceux qui ne veulent voir !

Eric Neustadt

 

20.02.2008

A Koenigshoffen, les "gens du voyage" dans la décharge ?

49c95320fd0c7130f33c878b267e3216.jpegOn se souvient qu'il y a quelques mois - au sujet de de deux campements de Roms situés à l'entrée de Koenigshoffen - la Préfecture du bas-Rhin était lamentablement déboutée par le Tribunal de Grande Instance pour "vice de procédure", la classique formule qui permet à de complaisants juristes d'empêcher de légitimes expulsions.

Ces deux camps se pérénisent à notre grand dam et celui des habitants. A l'entrée du quartier de Koenigshoffen qui ne brille hélas pas par son urbanisme, on subit donc ces campements véritables décharges publiques. Récemment, une benne à ordures à été installée, sans doute par la Municipalité, bonne fille, qui a aussi procédé à un "nettoyage" des lieux (pas assez approfondi, il est vrai...). Ce matin néanmoins un joli spectacle s'offrait à nos yeux. Des agents (sans doute de fonctionnaires de la Direction interrégionale des routes (DIR) Est) nettoyant le bas-côté de l'autoroute A35, sise juste en dessous du campement à droite de la voie. Ils s'acheminaient vers un monceau d'ordures, accumulé là depuis des jours, par ces Roms qui estiment sans doute NORMAL que la collectivité ou des entreprises payent et travaillent pour nettoyer leurs saletés. 

Sur toute la hauteur du talus, on pouvait admirer sur près de 10 Mètres, de haut en bas, sachets plastiques, saloperies diverses, jetées par ces habitants d'un nouveau genre, qui pensent sans doute transformer Koenigshoffen en décharge à ciel ouvert.

Que fait l'Adjoint au Maire, Henri Bretz, candidat aux futures Cantonales et que l'on sait attaché à son quartier et impliqué dans sa vie quotidienne ?  Nous le croisions il y a quelques semaines à la Paroisse St Joseph, (enclâve au coeur d'un quartier islamisé et au fort pourcentage d'immigrés) et nous savons qu'il oeuvre pour son quartier mais là ? D'un autre côté, nous apprenons ce matin que Robert Spieler de Strasbourg d'Abord se présentera aussi dans ce canton, donc... On connaît la rhétorique juridique, blah blah qui empêche expulsions et nettoyage au Kärcher de ce genre de plaie ouverte au coeur de la ville. Les associations comme la Ligue des droits de l’Homme, la Cimade, RESF 67 et Médecins du Monde qui défendent ce genre de campements et de populations pourraient être mises à profit pour nettoyer ces lieux et payer les frais engagés, non ? 

Enfin, les pleureuses professionnelles en seront pour leurs frais. La semaine dernière, deux rutilantes berlines étaient garées dans un des campements, Audi et Mercedès. Sans doute que les frais d'entretien de tels véhicules empêchent l'achat de sacs poubelles...

 

Laurent H. 

NB : la photo illustrant ce billet n'est pas prise sur place mais donne une certaine idée du bazar... 

18.02.2008

Alain Robbe-Grillet (1922-2008)

4daa13f868a3ddc59ee64941e28b1409.jpegA propos de la censure : "Cela s'est beaucoup accentué. Enfin, sur deux points surtout: les petites filles et les chambre à gaz. On n'a pas le droit d'écrire que les petites filles sont sexuellement attirantes et que les chambre à gaz n'ont pas existé" (Livre-Hebdo, janvier 2001).

 "Un roman sentimental" (2007)

« Le présent récit est une sorte de conte de fées pour adultes, ce qui lui permet d'outrepasser en maintes occasions les lois de la vraisemblance. Il est écrit cependant avec un grand souci de précision, qui peut ressembler au réalisme le plus méticuleux, outrepassant cette fois les lois de la bienséance. C'est d'autre chose qu'il s'agit, délibérément. Une autre bienséance et une autre vraisemblance... Malgré les tendres couleurs des chairs nues adolescentes, les contes de fées pour adultes n'ont pas leur place dans la Bibliothèque rose. » 

Scène 13

"D'après ses moues opportunément honteuses, sa fausse ingénuité, les passages murmurés à voix basse, comme en demandant pardon pour l'indécence qu'on l'oblige malgré tout à prononcer clairement, on devine qu'Ann-Djinn, plus souvent appelée Gigi, diminutif datant de sa petite enfance, doit, ce soir, lire à son père un morceau de littérature érotique, plus ou moins scabreux, peut-être un roman obscène du XVIIIe siècle dont elle poursuit ainsi chaque jour la découverte. Et c'est encore dans l'acceptation totale d'une bonne élève désireuse d'apprendre, de se perfectionner, de corriger ses erreurs, que la studieuse novice subit, en conclusion inéluctable, la punition d'usage méritée."a59e9eb6050855848dc8b2f7bd180460.jpg

scène 15:

"Et à chaque reprise elle reçoit un nouveau cinglon sur les fesses, jusqu'à obtenir la juste expression des traits dans une prononciation parfaite, fluide, musicale, des passages délictueux qu'elle sait désormais par coeur, rendus toujours aussi émouvants sous l'effet de sa voix tendre aux accents juvéniles. Loin de se dérober à la redoutable badine, que son père manie avec adresse en répartissant d'une façon artistique les lignes vermeilles sur les deux globes de nacre, Gigi tend sa croupe meurtrie dans une cambrure de plus en plus accentuée, tout en pleurant bientôt sans bruit sur ses joues roses, une lèvre à l'ourlet charnu, un menton peu saillant, les lourdes larmes enfantines coulant enfin sur ses deux mains jointes, qui s'agrippent à l'accoudoir pour mieux supporter les morsures répétées de la fine cravache, sans sursaut de douleur ou de révolte irréfléchie."

 scène ? :

"Mais il lui faut montrer maintenant que sa main ne tremble pas plus s'il s'agit de la jolie fillette frivole dont l'innocence constitue seulement un attrait supplémentaire pour le bourreau aguerri. Elle enfonce donc profondément son aiguille en plusieurs points très douloureux, la retirant ensuite à chaque fois : dans les aines, le pubis, les aisselles, la taille, les hanches... La petite fille est secouée par les convulsions d'une souffrance si aiguë que sa vulve saigne à flots."  

17.02.2008

Les Barjots. Essai d'ethnologie des bandes de jeunes

5e19abfb8e3c28d02d2830c01ea2168f.jpgA l'occasion de la réédition de l'ouvrage de Jean Monod (1968-2007), Michel Kokoreff, qui en signe la préface, livre quelques réflexions intéressantes sur l'actuel « mal des banlieues », dont il souligne l'importance de la dimension ethnique ou raciale. Nous nous permettons d'en reproduire ici un extrait, issu d'un entretien accordé à la revue Esprit (Février 2008, pp. 52-53) :


« On voit bien comment les « quartiers » sont devenus des réserves d'indigènes. Ces territoires ne se définissent pas simplement en termes de classes, parce que de toute façon les classes ont éclaté, elles se sont fragmentées. Ces territoires sont définis en termes ethniques ou raciaux, et les populations qui y habitent ont tendance à avoir une vision du monde social qui distingue un « nous » (« Arabes », « Noirs ») et un « eux » (les « Français de souche », les « Blancs »). Jeunes et moins jeunes ont le sentiment que les quartiers sont devenus des « ghettos » et que, du coup, ils sont traités comme des indigènes, avec ses communautés, ses « caïds », ses espaces de non-droit. L'ensemble des rapports avec les institutions, à commencer par la police, mais aussi les bailleurs sociaux ou l'école, est perçue de cette manière. De sorte que, classiquement, la tentation est forte de retourner le stigmate et de s'auto-définir par le territoire. Ce n'est pas uniquement un problème de bande, mais une question qui touche l'ensemble de la société française travaillé par le racisme, l'islamophobie, la crispation sur l' « identité nationale ». C'est toute la différence avec l'époque où Jean Monod a écrit son livre. A ce moment-là, les appartenances ethniques étaient assez peu prégnantes. Aujourd'hui, c'est devenu la grande affaire ».

Monod J., 1968-2007, "Les Barjots. Essai d'ethnologie des bandes de jeunes", Hachette, Coll. « Pluriel, 524 pages

15.02.2008

There's no business like Shoah business...*

aee2ae4c4eac8eee96fbf21d7b57112f.jpgAvec la parution le 23 février prochain en Allemagne et en langue allemande des Bienveillantes de Jonathan e60c5e6dbbc406ce0fddf1fb9530a749.jpeg Littel sous le titre "Die Wohlgesinnten", on sera surpris par la récente décision de M. Sarkozy, obligeant un enfant à "s'approprier" le fantôme d'un mort depuis plus de 60 ans dans de tragiques conditions.

Nous ne sommes pas dans "Le fantôme de Canterville" d'Oscar Wilde et le Président de la République ferait bien d'y penser à deux fois...:

"J'ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah (...) Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui". 

 

 

 

* Titre ironique du Tagesspiegel concernant la sortie de "Die Wohlgesinnten

13.02.2008

Pour nos candidats aux Municipales : à quoi ressemble VRAIMENT Strasbourg ?

0fdde3d707316be58176eaca0d83d3d2.jpegNos nombreux et valeureux candidats de tous les bords politiques brassent grandes idées, vent,  humanisme au petit pied et surtout programmes creux.
Au quotidien, promenons-nous un peu dans la ville.


Le mode de vie quasi-barbaresque évoqué ci-dessous n’est pas issu de l’imagination. Il n’est que le reflet de ce que l’on croise régulièrement, le fruit véreux de la bonne pensée unique véhiculée par politiques et médias depuis des années.
En effet, quelle ville voyons-nous quotidiennement ?
La liste serait trop longue, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à Strasbourg nous sommes verni et avons un échantillon représentatif, qui touche tant les locaux dits "Français de souche" que nos sympathiques amis issus de l'immigration (dits aussi "Chance-pour-la-France").


-    Dans le Tram : "jeunes" visiblement décérébrés puisqu’ils sont obligés d’écouter du rap et R n’B sur leur téléphone portable, à plein volume. L’usage du casque étant sans doute devenu accessoire. Nouvel usage, dans les transports en commun : mettre systématiquement ses pieds sur le siège devant soi. Histoire que le prochain qui s’installera à cette place salisse ses propres vêtements. Accessoirement aussi, arracher le plastique couvrant les parois vitrés intérieures du Tram. Jeter ses papiers, ses reliefs de junk food au niveau intermédiaire des rames, là où il y a un rebord. Tagger, rayer, gratter les sièges ou les parois plastifiées aussi. Empêcher les portes de se fermer, les bloquer avec la main ou les pieds, malgré les panneaux interdisant cela. Ne pas oublier de tagger aussi les stations, notamment aux abords du Lycée Jean Monnet de joyeux : « Neuhof en force », « L’Elsau nik tout ».


-    Au cinéma (le Ciné -Cité par exemple) : être bruyant dans les salles, s’invectiver de siège en siège, décrocher son téléphone en pleine séance et parler avec son interlocuteur, gesticuler et commenter le film en cours, laisser traîner ses boissons et son pot à pop-corn, soigneusement vidé sur le sol ou les sièges. Laisser les toilettes dans un état déplorable et, un grand classique, les boucher en jetant plein de papier dans la cuvette. En sortant de la salle, ne pas oublier d’insulter son pote ou ses copines en le traitant au choix de : chacal, fils de pute, connasse, à coup de « vaz-y, va niquer », le tout agrémenté de l’accent chantant des banlieues.


-    À la FNAC ou au Virgin : après avoir désespérément tenté de voler un énième CD de rap ou de R n’B (les seuls qui sont enfermés dans une coque plastique protectrice, pour limiter cela), prendre une pile de disques et les écouter à une borne automatique, en squattant de longues minutes ces endroits. Puis laisser traîner la pile de CD : « on n’est pas des bouffons, y a des vendeurs pour ranger ça ! ». Invectiver le vendeur d’un « s’te plaît, t’as le dernier X ? ». Bien sûr, vous ne les trouverez jamais aux rayons Jazz, Classiques, Chanson française, rock indépendant. Curieux...


-    Dans la rue : surtout autour de la Place Kléber, de la Place de l’Homme de fer, et nid propice, le Centre Halles. Là, c’est toute la poésie urbaine qui se révèle. On erre en bande, parce que pour cracher par terre, c’est mieux. On aime aussi cracher son énième chewing-gum au sol, histoire de laisser encore une trace noirâtre par terre durant des mois (la plaie des villes actuellement…). On aime aussi invectiver, siffler, commenter tel jeune couple et notamment la fille, histoire de dire que "wech, elle est bonne la meuf".


Arrêtons pour l’instant la liste. Elle donne une image du degré de civilisation que nous avons atteint sous le regard bienveillant des politiques, des élites diverses etc…Mais que font les journalistes pour parler de cela ? La prochaine fois, nous vous parlerons de la malbouffe et des temples de la gastronomie avariée que sont les döner kebab...

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