29.01.2009

A propos de la récente levée de l'excommunication des évêques de la Fraternité St Pie X...

261007_benoit_xvi_big.jpgDe quoi je me mêle ? aurions nous tendance à dire. Curieux comme beaucoup de décisions du pape Benoît XVI entraînent des réactions, notamment de gens absolument pas catholiques. Ainsi, certaines officines juives qui couinent à tout propos, ici hurlant aux propos, certes inappropriés d'un de ces évêques, comme récemment elles hurlaient au sujet du projet de béatification du Pape Pie XII. Un peu comme si tel membre éminent du protestantistme ou tel officiel musulman ou tel membre important de la Curie romaine se mêlait des affaires internes du rabbinat français ou israélien... Curieusement, ces officines semblent moins concernées quand Tsahal zigouille allégrement à Gaza...

 

Ainsi encore, les médias. Libération, Le Monde, France 2, tous s'y sont mis pour critiquer la levée de l'excommunication des quatres évêques ordonnés par Mgr Lefebvre. Ceci échappe aux petits soldats de la bien-pensance. Le grand projet de réconciliation de la communauté catholique au contraire avance grâce à Benoît XVI, tant mieux. Le rapprochement avec le monde orthodoxe se dessine de plus en plus, réjouissons-nous !

 

Signalons quand même le piteux communiqué ci-dessous signé notamment par l'Archevêque de Strasbourg et ses acolytes. Ils feraient mieux de regarder plus près certaines cérémonies que le fidèle alsacien doit subir chaque dimanche. Ambiance culcul, chants atroces, liturgie réduite à la peau de chagrin, ambiance de kermesse mortelle. Récemment, assistant à une messe d'Avent à St Pierre le Jeune, le seul salut était dans la fuite, après avoir entendu le "sermon" qui faisait référence notamment à la bande-dessinée Iznogoud... Pour les fidèles qui n'en peuvent plus, un conseil, allez dans les paroisses traditionnalistes !

 

http://www.laportelatine.org/

http://www.fssp.org/fr

http://pagesperso-orange.fr/saintarbogast/

 

28.01.2009 - Déclaration des évêques de la Province de Besançon et des diocèses de Metz et de Strasbourg à propos de la levée d’excommunication des évêques de la Fraternité St Pie X.


Par décret signé le 21 janvier 2009, le Pape Benoît XVI a levé l’excommunication concernant les évêques ordonnés le 30 juin 1988 par Mgr Lefebvre , sans le consentement de Jean-Paul II et malgré son avertissement explicite. Il s’agissait donc de la part de Mgr Lefebvre et des évêques qu’il a ordonnés, d’un acte de désobéissance, particulièrement grave.

Seul le Pape est habilité à lever l’excommunication qu’entraînait, de fait, cette désobéissance caractérisée.
Accueillant favorablement la demande du supérieur général de la Fraternité Saint Pie X, (lettre du 15 décembre 2008) , le Pape a pris cette décision au terme de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens et le jour anniversaire de l’annonce du concile oecuménique Vatican II par le bienheureux Jean XXIII.

L’acte de miséricorde que le Pape pose aujourd’hui ne saurait être interprété comme une victoire de ceux qui refusent l’autorité revenant à tout concile oecuménique. Il implique au contraire une recherche et un dialogue pour faire toute la clarté sur sa réception comme sur d’autres points de la vie de l’Eglise et de la société.

Aujourd’hui, nous prions pour que la décision du Saint Père soit reçue pour ce qu’elle veut être : non pas une remise en cause du Concile Vatican II, mais un acte d’apaisement et d’ouverture à l’égard de frères qui avaient rompu la communion de l’Eglise et disent maintenant vouloir la réintégrer pleinement.

Pasteurs de nos communautés diocésaines, nous nous souvenons de ce que Benoît XVI déclarait au lendemain de son élection : « Alors que je me prépare moi aussi au service qui est propre au successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l’engagement de mise en œuvre du concile Vatican II, dans le sillage de mes prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l’Eglise ».

Marcel Schneider (1913 - 2009)

Marcel-Schneider_Ulf_Andersen_Sipa.jpg "Il avait beau aller au théâtre, voir du monde, il habitait sur une étoile, un pied ici et l'autre sur un paradis perdu. Il a assisté au naufrage d'une civilisation élégante et cultivée qu'il aimait, telle qu'elle existait en Europe. Quand on se retrouve sur un navire en perdition, écrivait-il encore,il était de ceux qui préfèrent mourir dans le salon plutôt que dans la soute."










27.01.2009

Épidémie de lapsus

1228546424-besson-veut-mettre-un-accent-tres-fort-sur-l-integration.jpgC'est l'hiver avec son habituelle succession de coups de froid et de redoux. Tout les médecins le savent, cette inconstance météorologique est propice au développement des épidémies. Parmi celles qui sévissent ces temps-ci le lapsus n'est pas la moindre même si ses conséquences sur la santé publique apparaissent le plus souvent bénignes et ont cet incomparable avantage de nous porter plus volontiers
vers le sourire en coin que vers l'affliction compatissante.


Acte manqué, le lapsus est à la fois un mensonge qui choisit de s'avouer obliquement et un repentir qui s'esquisse dans le déraillement de la langue. En ce sens c'est un hommage que le vice rend involontairement à la vertu.
Nous l'avons noté ici même, jeudi dernier, des organisations juives convoquaient place de la République la classe politique locale pour manifester, sans le dire, leur indéfectible soutien à une puissance nucléaire du Proche Orient qui n'est menacée par personne si ce n'est par sa propre hubris. Thème consensuel de cette démonstration, la paix, la tolérance et la convivialité inter communautaire, c'est à dire un fatras de lieux communs couvrant du voile pieux de la morale antiraciste des intentions nettement plus partisanes comme le laissait entendre le libellé d'une invitation dont nous avons éventé le malheureux lapsus.


Dimanche, grâce à Éric Besson, notre collection de dérapages sémantiques s'est enrichie d'une nouvelle perle. Chacun connaît Besson, sorte de Lucky Lucke de la vie politique française. Lui ne tire pas, certes, mais il passe du PS à l'UMP à la vitesse d'une balle de 357 magnum. Pour déroutante qu'elle soit aux yeux de certains cette conversion expresse a au moins une vertu. Elle souligne que les "partis de gouvernement" convergent à ce point, tant dans le style que dans le fond, qu'il est devenu loisible à leurs responsables de tourner casaque au moindre coup de Trafalgar électoral sans pour autant trahir leur maigre capital d'idées. Soit, mais enfin dira-t-on, la décence aurait pu lui dicter un peu de retenue dans la précipitation.


Hélas, la précipitation, c'est justement ça le problème d'Éric Besson.
Bref, son impérieux désir de servir la patrie l'a emporté sur tout le reste et le voici depuis quelques jours confirmé dans son rôle de nouveau baron de la Sarkozie. Haut responsable de l'UMP et désormais ministre de l'immigration et de l'identité nationale. Un poste stratégique où il importe de  mitonner au mieux un improbable ragoût fait de carpe et de lapin. Bien sûr ce n'est pas un plat de terroir
mais une cuisine toute d'hybridation et tellement tendance. le rôle du chef Besson: faire mijoter des alliages impossibles sans paraître se contredire. En un mot, maintenir tout à la fois  les électeurs du Front National dans l'escarcelle présidentielle sans pour autant alarmer plus qu'il n'est raisonnable les angéliques dévots de la diversitude sans frontières et leurs amis de l'hôtellerie-restauration et du BTP.
Dimanche donc, Besson essuyait les plâtres de ses nouvelles fonctions ministérielles au micro du grand jury RTL. Comme le veut la correctitude politique il commençait par y barbouiller un mensonge que sa répétition ânonnante a fini par doter de vraies-fausses lettres de noblesse. "La France, prêchait-il, a été et est toujours une terre d'immigration". Va pour le présent, mais pour ce qui concerne le passé le ministre d'ouverture ment ouvertement. Il suffit pour le constater de se reporter aux quatre tomes de "L'histoire de la population française" parus aux Presses Universitaires de France il y a quelques années. Quoiqu'en disent les falsificateurs cette lecture puisée aux meilleures sources montre qu'entre le VIème et le XIXème siècle l'anthropologie de l'ancienne Gaule ne subit aucune modification de sa substance originelle. Plus d'un millénaire de stabilité donc. Une paille !


Poursuivant sa péroraison, il enchaînait aussitôt: "C'est vrai des temps anciens, tout le monde le sait, des grandes invasions. C'est vrai du XIXème et du XXème siècle, avec les Italiens, les Polonais, d'autres qui se sont intégrés".
Puis survient le déraillement impromptu, la catastrophe langagière, le lapsus qui tue. Tout absorbé par le déroulé de sa grande fresque métisseuse Besson poursuit: "Ensuite, il y a eu à la fois une invasion...
euh, euh, une immigration en provenance d'Afrique et du Maghreb". Très pro, la girouette a immédiatement senti la tempête se lever. Quoi ? l'immigration africaine sans laquelle nous serions condamnés à la moisissure, au repli frileux et au déclin de l'esprit (sans parler de celui du foot ball) assimilée tout de go à une invasion ? Il se reprend donc illico: "Non, pas une invasion. Qu'il n'y ait pas de lapsus sur le sujet".
Le boulet de la lucidité est passé très près mais le ministre n'est pas un perdreau de l'année. C'est la grande différence avec les pèlerins de la place de la République. Sentant qu'il frisait le désastre et peut-être même le chômage il s'est repris dans l'instant.
Sa langue a fourché, certes, mais qu'on se le dise, sa pensée n'a pas vacillé. Le lapsus ne passera pas !


Coclés       


http://www.dailymotion.com/video/kWwdgeSQzf80jDVthL

25.01.2009

Non-intégration des Turcs en Allemagne : ach, gross malheur !

arton2087.pngPas de chance pour les intégrationistes, les Amis du Désastre, les furieux de l'immigration en Europe... Zut, zut, même au forceps ça ne fonctionne pas...

LDS

 

Allemagne: Un rapport souligne l'échec de l'intégration des Turcs


Les Turcs ou personnes d'origine turque sont parmi les immigrés les moins bien intégrés en Allemagne alors qu'ils sont parmi les plus nombreux, souligne un rapport à paraître lundi et dont de larges extraits sont diffusés par la presse dimanche.
La "deuxième génération", c'est-à-dire les enfants des premiers immigrés turcs arrivés il y a 50 ans, n'est pas beaucoup mieux intégrée avec un taux exceptionnellement élevé d'échec scolaire et de chômage, selon l'étude de l'Institut de Berlin pour la Population et le Développement, révélée par l'hedomadaire Der Spiegel.



"Si l'on compare les Turcs avec les autres immigrés, vous avez plus souvent des gens qui n'ont qu'un diplôme de collège, voire pas de diplôme du tout", explique le directeur de l'Institut, Reiner Klingholz, dans le magazine qui titre: "Pour toujours étranger".

"Ils fréquentent moins le lycée que les autres immigrés, il y a moins de diplômés du baccalauréat et moins de gens qui font des études universitaires", ajoute-t-il.

L'étude, qui, pour la première fois, compare le degré d'intégration des différentes populations immigrées vivant en Allemagne, doit être présentée lundi à Berlin.

Selon les résultats publiés également par Welt am Sonntag, 30% des jeunes turcs ou d'origine turque sortent de l'école sans le moindre diplôme. Seuls 14% obtiennent le bac, un pourcentage inférieur de plus de moitié à celui des Allemands décrochant ce diplôme.

Ils sont ensuite beaucoup plus souvent confrontés au chômage, le taux de femmes au foyer y est "extrêmement élevé et beaucoup sont dépendants des aides sociales", selon le journal dominical qui titre "Echec de l'intégration".

"Après parfois trois générations en Allemagne, même avec un passeport allemand, un nombre alarmant et élevé d'immigrés vit dans une société parallèle et leur avenir semble mauvais", conclut Der Spiegel.

La maîtrise de la langue allemande est le principal enjeu de l'intégration, expliquent les auteurs de l'étude. "Nous nous sommes depuis trop longtemps habitués à avoir des classes d'école primaire où 80% des élèves ne comprennent pas l'allemand", critique Reiner Klingholz.

Avec un peu moins de trois millions de personnes, les Turcs ou personnes d'origine turque sont le deuxième plus grand groupe d'immigrés, après les "rapatriés" ("Aussiedler"), les personnes d'origine allemande qui vivaient en URSS jusqu'à son effondrement.

Quelque 4 millions d'entre eux vivent aujourd'hui en Allemagne. Profitant du principe du "droit du sang", ils ont obtenu la nationalité allemande dès leur arrivée bien que beaucoup, installés depuis des générations dans l'Empire soviétique, ne parlaient pas ou très mal allemand à leur arrivée.

Mais dans cette catégorie d'immigrés, seuls 3% terminent l'école sans le moindre diplôme.

L'échec de l'intégration des immigrés suscite un débat récurrent en Allemagne. Pendant des décennies, le pays, traumatisé par les horreurs nazies, a accueilli sans discrimination des centaines de milliers d'étrangers mais sans se soucier réellement de leur intégration.

Ce modèle dit "multikulti" a fait long feu, notamment lorsque l'Allemagne a découvert avec stupeur l'existence de "sociétés parallèles" qui ignorent l'allemand ou pratiquent les mariages forcés.

Plusieurs affaires de crimes dits d'honneur ont également montré l'échec de cette politique.

Quelque 15 millions de personnes sur une population totale de 82 millions, soit moins de 20%, sont étrangères ou d'origine étrangère en Allemagne.

 

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38253193@7-3...

22.01.2009

STRASBOURG : UNION SACRÉE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

uejf-strasbourg.jpgCe jeudi 22 janvier, à l'heure du déjeuner, l'Union des Étudiants Juifs de Strasbourg, ainsi que le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France et SOS Racisme, organisaient place de la République une manifestation contre le regain actuel de racisme et d'antisémitisme, qui aura rassemblé près de 400 « citoyens ». Le mot d'ordre, consensuel, de cette démonstration était ainsi défini:  "Citoyens français, nous sommes TOUS des enfants de la République".

Rien donc ici qui ne déroge à la loi du genre. La République Une et Indivisible  ne reconnaît, en effet,  ni les appartenances "raciales" ou ethniques, ni les affiliations religieuses. Elle ne connaît que des individus et se refuse, en théorie, à discerner des communautés. En conséquence de quoi elle combat toutes les manifestations de racisme et d'intolérance susceptibles de nuire à l'unité du corps civique.

Quant au regain d'antisémitisme, en relation avec les accablants événements qui ont touché la bande de Gaza ces dernières semaines il est difficile d'en contester la réalité; quelques tentatives d'incendies touchant des synagogues, des inscriptions outrageantes, des injures et des agressions physiques, fort heureusement demeurées assez rares, même si chacune d'entre elles fait l'objet d'une exploitation médiatique susceptible, comme diraient les sociologues "de gauche", d'alimenter un "sentiment d'insécurité" largement imaginaire mais propre à justifier dans l'opinion toutes les derives d'un État sécuritaire... Si l'on veut bien ne pas céder à l'hystérie et conserver le sens de la mesure, rien de plus dans tous ces faits divers regrettables que ce qu'endurent quotidiennement des milliers de nos compatriotes exposés à la face sombre d'une diversité dont il est de bon ton ( à SOS Racisme notamment ) de célébrer les immenses bienfaits.

Curieusement, l'invitation à cette manifestation, publiée sur Facebook par des organisateurs sans doute pressés par l'urgence, comportait aussi, in fine, une phrase sybilline dont la portée semble avoir échappée à ses propres rédacteurs. Cette phrase dit ceci: "préférez s'il vous plaît les drapeaux français. Prière de ne pas vous munir de drapeaux israéliens." 
Etrange conseil donné à des manifestants qui se veulent enfants de la République et dont on perçoit mal, dans ces conditions, ce qui pourrait les inciter spontanément à placer leur démonstration sous le signe d'un emblème étranger, au point qu'il faille expressément les en dissuader. Un emblème que peu de nos compatriotes sont par ailleurs disposés à envisager comme le meilleur symbole de la paix, de la tolérance et du refus d'exclure. Quoiqu'un peu forcée, la résolution des organisateurs s'est donc révélée fort sage.

N'en demeure pas moins le lapsus.

Il est difficile de psychanalyser un lapsus mais il est assez coutumier d'affirmer qu'en tout état de cause il est toujours révélateur. De quoi ce lapsus est-il donc le nom ?

- Veut-il dire que de manière subliminale cette manifestation avait pour but de témoigner un soutien à l'État d'Israël et à sa politique guerrière ?
- Tend-il à suggérer que certaines déclarations d'antiracisme républicain ne sont que des cache-sexes destinées à abriter des célébrations d'exclusivisme qui contreviennent à l'esprit dont on se prétend inspiré ?
Autant d'interprétations auxquelles nous ne pouvons évidemment souscrire mais qui, hélas, pourraient bien germer dans la pensée de certains esprits malveillants.

Fort heureusement nos élus ne sont pas de ces malveillants là. C'est pourquoi, "verts", de "droite", de "gauche", presque tous étaient là, pieusement réunis comme le requièrent les plus graves périls. Et comme ils demeurent dociles aux consignes républicaines, aucun d'entre eux n'a commis l'erreur de brandir le drapeau d'Israël.

 

Coclès.

 

 

21.01.2009

Ni coupables, ni responsables !

faute.jpgDe temps en temps, la Droite Strasbourgeoise se laisse aller à une rubrique « people », nous évoquons alors des bruits, des rumeurs avec fracas et fureur.

Pour profiter de cette note, nous vous conseillons d’écouter en fond, et en boucle, le refrain de la chanson « Lolita », chanté par Julien Doré ou Alizée.

C'est pas ma faute
Et quand je donne ma langue au chat
Je vois les autres
Tout prêts à se jeter sur moi
C'est pas ma faute à moi
Si j'entends tout autour de moi

A qui dédicaçons-nous cette chanson ?

  1. A ce maire "centriste de l'ump" du Nord de la Communauté Urbaine de Strasbourg qui se plaint de son député strasbourgeois jusqu’au sein de ses pairs UMP, oubliant qui l’a fait « roi » et qui compte inaugurer durant son mandat une aire d’accueil des gens du voyage.
  2. A ce maire de la cité des Brasseurs qui découvrent les règles de la comptabilité électorale et qui échappe de peu à l’inéligibilité
  3. A celles et ceux qui se voyaient déjà « en haut de l’affiche », Ministres à Paris !
  4. A cet adjoint au Maire doté désormais de deux « bodyguards » dans certains de ses déplacements.
  5. A Modem qui peine à gérer une partie de ses recrues Strasbourgeoises et Cussiennes.
  6. A celles et ceux qui n’ont rien dit ces derniers jours quand le communautarisme a porté ses coups ultimes à la République naturellement tolérante et antiraciste.
  7. A Julien Dray et ses montres potentiellement sonnantes et parfois trébuchantes.

Et enfin aux vrais Lolita qui nous font oublier la société politique du spectacle.

20.01.2009

Obama vu par Dantec : American Black Box !

dantec-strasbourg.jpgDans son N°1896,  Le Point donne la parole à Maurice G. Dantec. Celui-ci déclare à Elisabeth Lévy : "Obama fera bien pis que Bush". A l'heure où même les DNA dénoncent, par l'entremise de l'éditorialiste Jean Claude Kiefer une certaine Obamamania, à l'heure où Schiltigheim se lâche dans un ridicule Obama's Day, les propos de Dantec sonne nt comme un réveil. Vous savez, celui qui vous casse les oreilles, mais qu'il vous faut écouter pour bien commencer la journée. Plus grand est l'espoir mis dans Obama, plus grande sera la déception...

Eric Neustadt

Spécial États-Unis - Interview Maurice G. Dantec - « Obama fera bien pis que Bush »
Français de plume, il se dit « nord-américain » d’adoption. Ecrivain déjanté, catholique allumé et rocker habité, perpétuant la tradition des imprécateurs, Maurice G. Dantec est peut-être le dernier défenseur de George W. Bush.
Propos recueillis par Élisabeth Lévy

Le Point : Le monde entier se réjouit et croit que l’Amérique peut rebondir. Le monde entier, sauf vous. Votre nature, disons malicieuse, vous pousserait-elle à détester ce que la plupart des gens aiment ?

Maurice G. Dantec : N’est-ce pas plutôt l’inverse (1) ? Les masses démocratisées ont le don d’opter pour tout ce qui me fait horreur. Quant à Barack Hussein Obama, on voit déjà la realpolitik remplacer les beaux discours humanistes. Les Américains en avaient juste marre de se faire cracher au visage par tous les bobos de la planète, de l’extrême rien à l’extrême nul, alors qu’ils sont la forteresse du monde libre et qu’ils le savent. J’attends avec impatience le départ des soldats américains d’Irak : on assistera à une guerre civile interconfessionnelle de grande ampleur, avec des rebondissements intéressants entre l’Iran et le Pakistan. A côté, Gaza-ville ressemblera à un ball-trap. Lorsque les forces occidentales partiront d’Afghanistan, les talibans seront de retour au pouvoir en moins d’un mois. Les mêmes qui ont voté (ou auraient voulu le faire) pour Obama pleureront alors à chaudes larmes sur le sort des femmes exécutées ou lapidées publiquement dans des stades bourrés de crétins barbus.

Vous remarquez que « promouvoir un homme politique par la couleur de sa peau » a quelque chose de raciste...

Je remarque, une fois de plus, que voter pour un Noir parce qu’il est noir n’est pas un geste foncièrement raciste. Si j’appelle à voter pour un Blanc parce qu’il est blanc, il est probable que je risque la prison. Par ailleurs, quand vous connaissez la tradition « politique » de l’Illinois (Etat champion toutes catégories en matière de gangstérisme et de corruption), vous me permettrez d’émettre un doute sur les « mérites » de l’ami du pasteur Wright, antisémite notoire qui a « formé » le sénateur Barack Hussein Obama.

« On ne voit pas en quoi le taux de mélanine de Barack Obama va l’aider à résoudre les problèmes de la première puissance du globe », écrivez-vous. Vous ne voulez pas d’un président noir ?

Si un Noir républicain s’était présenté, j’aurais appelé à voter pour lui. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Personnellement, je porte du noir tous les jours. Son programme ? Postgauchisme californien + archéo-social-démocratie + culpabilisation du White Anglo-Saxon protestant + politique étrangère sans réelle consistance + mensonges à ses propres partisans + come-back de la realpolitik avant même son entrée en fonctions + économie portnawak où le protectionnisme se conjugue avec le capitalisme le plus effréné + candidat du gros pognon new wave + valeurs progressistes eugénistes + foi religieuse étrangement syncrétique + amitiés douteuses de crétins antisémites + incompétence gouverneurale + rhétorique d’avocaillon sorti de Harvard + vendeur de rêve comme on dit vendeur d’automobiles d’occasion = ? Pas le moindre taux de mélanine là-dedans, je m’intéresse plus à la structuration neuronale. Vous n’avez pas compris qu’il sera amené à faire bien pis que George W. Bush.

Avec la présidence Bush, vous saluez « la dernière souveraineté impériale qui menaçait le projet de gouvernement socialiste supranational de l’Onuzie ». Qui menaçait-elle véritablement ?

Elle menaçait, en premier lieu, la souveraineté des Etats-Unis, celle qui importe pour eux, que les autres se débrouillent, le Grand Satan s’occupe de SES affaires, pour une fois. J’indique, néanmoins, que cette guerre entre la souveraineté impériale et le supranationalisne onuzi se concentre aux Etats-Unis mais a lieu, évidemment, en tous points du globe.

Ah bon, el-Assad n’a pas compris en quoi la destitution de son frère ennemi du Baas irakien menaçait son propre pouvoir ? J’ai dû rater un épisode. D’où venaient, déjà, tous ces « insurgés » entre 2004 et 2007 ? Ah, oui, du Costa-Rica, j’oubliais !

Mais je rêve ou quoi ? Vous n’avez pas compris que, depuis le 11 septembre 2001, la récréation est terminée ? C’est la guerre, la IVe Guerre mondiale, celle qui se mène sur tous les fronts à la fois. Il n’y a eu aucun attentat aux Etats-Unis depuis sept ans justement. En revanche, il s’en est produit en Europe, on se demande pourquoi. Peut-être pas la même conception de la « sécurité », précisément. Rappelez-moi où se trouve votre Guantanamo Bay ?

Idem pour la grande croisade démocratique promise par les néo-conservateurs. Certes, le régime de Saddam Hussein a cédé la place à... on ne sait quoi, mais, d’accord, c’est un progrès. Pour le reste, les mêmes dirigeants (ou leurs enfants) corrompus sont en place et, de surcroît, ils sont devenus indispensables à une Amérique affaiblie.

Ah, parce que vous pensez que démocratie et corruption sont incompatibles ? J’adore votre sens de l’humour.

Indispensables à l’Amérique ? On entre dans le domaine du pur comique. C’est très exactement l’inverse : tous ces pays vivent grâce au pétrole que l’Occident leur achète et aux mégasubventions que les Etats-Unis leur versent pour éviter leur total effondrement. La destruction comme point préliminaire, disait Ernst Jünger. Je me contretape de ce qui succédera à Saddam Hussein et à ce gouvernement de transition. Encore une fois, j’ai peur de me répéter, mais c’est la guerre, c’est-à-dire la propagation contrôlée du chaos. Cette guerre a été pliée militairement dès 2007, ce qui va en sortir sur le plan géopolitique risque d’être fort intéressant. Ce qui comptait, c’était de foutre en l’air Saddam Hussein en tant que tel, parce qu’il était justement le maillon faible de tout le dispositif. Ce qui arrivera à l’Irak, c’est aux Arabes, et aux Iraniens, de le décider. Connaissant ces pays et leurs principaux voisins, je parie sur une authentique catastrophe régionale. Il suffira d’attendre que le prix du baril de brut vaille celui d’un bidon d’eau de vaisselle sale.

De même, votre Amérique qui fait peur aux « bobos du grand Club Med internationaliste » est quand même un peu composée de « born-again » égarés qui pensent qu’il faut brûler Darwin et se faire justice soi-même.

Oui, oui, bien sûr, tout le monde sait que les 58 % d’Américains qui ont voté McCain sont des crétins de « rednecks » ignares qui brûlent les livres de Darwin et ceux de la Bibliothèque rose, tous les matins en se levant, après un salut au drapeau devant une croix enflammée. D’autres poncifs typiquement français ?

Quant au deuxième amendement de la Constitution, il est heureusement indéboulonnable et il est ce qui fait de tout Américain un homme libre, c’est-à-dire un homme ayant le droit de porter une arme, comme à Sparte ou Rome.

La guerre, écrivez-vous, est l’unique forme pensable du monde. L’âge démocratique et consumériste est sans doute ennuyeux, mais que faire si c’est ce que veulent « les gens » ? Rappelez-vous la conclusion de la lettre aux djihadistes (2) de Muray : « Nous vaincrons. Parce que nous sommes les plus morts . »

Ce que veulent « les gens » m’indiffère au plus haut point. Que voulaient « les gens » en 1940 ?

Je cite Muray, certes, que j’estime, mais ai-je le droit d’être parfois en désaccord avec lui ? On ne gagne rien quand on est mort. Il subsistait peut-être une trace de nihilisme dans sa pensée. Ce sont les Bédouins djihadistes qui sont du côté de la mort (rappelez-vous Madrid 2004), et où est sa victoire ? demandait saint Paul. L’Occident bobo-gauchiste n’en a même plus la force.

Mais, comme aux Thermopyles-300 contre 10 000-, la civilisation indo-européenne s’appuie toujours sur un petit nombre d’hommes libres (donc armés) contre des myriades d’esclaves.

Vous regrettez que l’Europe ait été incapable d’accueillir la Russie dans une Alliance transocéanique, mais sur ce point il y a eu une grande continuité de Clinton à Bush, d’Albright à Rice.

Vous êtes dans l’erreur sur ce point précis : Condoleezza Rice et l’ensemble de l’administration Bush ont multiplié les contacts avec la Russie de Poutine. Rappelez-vous le discours à Moscou en 2003, lorsque la Russie a laissé l’intervention en Irak se dérouler. De multiples propositions ont été faites, mais le vieil establishment postsoviétique est resté bloqué sur l’époque de l’URSS, et Zeropa-Land n’a su produire ni le moindre geste significatif ni la moindre proposition concrète. Par conséquent, le projet du bouclier antimissile fut perçu comme une provocation par Moscou. Si on rajoute l’arrogance « eurodémocratique » des Ukrainiens qui détournent le gaz en provenance de Russie et ne paient pas leurs traites et les Géorgiens qui veulent jouer les gros bras en Ossétie du Sud, on peut comprendre que les Russes commencent à s’énerver

1. Voir son texte « Le drapeau rouge flotte sur l’Amérique ».

2. « Chers djihadistes », de Philippe Muray (Mille et Une Nuits, 2002).

 

18.01.2009

Obama va échouer !

baroque_obama-alsace.JPGObama va échouer ! Dire cela aujourd’hui, c’est prendre le rôle ingrat d’oiseau de mauvaise augure auprès de certains, mais aussi faire le choix de la franchise. Alors oui, nous imaginons bien sûr que Roland Ries pourra l’inviter et Barack de s’écrier, du fronton de la mairie de Strasbourg, Place Broglie : « Ich bin e elsasser ». Pourtant Barack va échouer. Aux Etats-Unis, les bons candidats ne font pas toujours les bons présidents. Et Obama n'est pas baroque !

Car le paysage économique augure aussi d’une situation affolante. Pour relancer l’Amérique, il lui faudrait initier des montagnes de crédits publics dans l’économie. Crédits, dont les excès sont justement à la racine du mal et de la crise des subprimes. Les Etats-Unis ont vécu au-dessus (comme d’autres) de leurs moyens et la réalité sonne à la porte.

Barack Obama et ses conseillers n’auront donc le choix que d’entretenir et d’aggraver le mal ou d’oser une rupture qui a pour nom « austérité » et qui n’a pas été promise durant la campagne électorale.

Pour assainir l’économie américaine, le Président n’aura qu’à offrir du sang, de la sueur et beaucoup de larmes. Les « Yes we can », risquent vite de s’encombrer de « But we won’t » dictés par la réalité américaine.

Se faisant, Barack Obama va décevoir la middle class américaine qui souffrira des mesures de redressement, mais aussi la communauté afro-américaine qui voyait en lui le croisement entre Martin Luther King et Superman et qui souffrira, elle, de perdre l’ultime espoir.

Il décevra aussi la vieille Europe et les bobos qui ont « voté Obama » depuis leurs intérieurs cossus, car outre sa jeunesse, son allure, sa politique économique sera « Amérique d’abord ». Eux qui hurlent dès que l’on parle, en Europe, de patriotisme économique, ils vont goûter à la real-politik "made in Usa".

Sur le terrain extérieur, il sera en plus assis sur un baril de poudre que de multiples mèches ( Iran, Afghanistan, Pakistan, Palestine … ) viennent allumer. Son silence sur l'actualité du moment en dit long.

Bien sûr l’homme peut surprendre, mais saura-t-il s’affranchir de ceux qui l’on fait roi ? Là est une autre histoire. La cérémonie d’investiture et les festivités qui l’entourent seront pour le nouveau Lincoln un jour de gloire, mais sans aucun doute aussi la porte ouverte vers des lendemains qui déchantent.

Eric Neustadt

NDA : Quant à l'Europe, quand donc écrira-t-elle, elle-même son histoire ?

14.01.2009

De Gaulle avait déjà des vues clairvoyantes sur Israël et les pays Arabes...

 

 

12.01.2009

Quand Patrick Besson met les pieds dans le plat au sujet du conflit Israël/Palestine...

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L'opération « Plomb durci » de Tsahal dans la bande de Gaza ? Heureusement que les Israéliens ne sont pas serbes, sinon Tzipi Livni et Ehoud Olmert seraient en route pour le Tribunal international de La Haye.

 

Le Point

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