28.04.2009

François Bayrou parle de littérature à propos du rapper Orelsan...

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En goguette hier au Printemps de Bourges, François Bayrou, malgré ses précautions oratoires a dit une chose étrange. Littéralement fascinante. Ainsi, Bayrou défend la littérature et sa liberté, la liberté de dire tout et cite trois auteurs particulièrement bien choisis.

Certes, c'était au sujet du rapper Orelsan dont nous nous contrefichons (juste un mauvais rapper français de plus, aux textes piteux) ; ainsi, c'est gênant, surtout lorsque le président du Modem invoque les noms d'auteurs géniaux qui n'ont rien demandé. Surtout pas d'être rabaissés au niveau d'un rapper pareil...

 

"Le président du MoDem, François Bayrou, en visite au Printemps de Bourges a déclaré "comprendre l'émotion" suscitée par la chanson "Sale pute" du rappeur Orelsan, sans toutefois l'avoir ressentie comme une apologie de la violence envers les femmes.
"Il est vrai que les paroles de cette chanson sont choquantes. Mais je ne l'ai pas ressentie comme une apologie de la violence, plutôt comme une dérive passionnelle", a-t-il indiqué à la presse.
"Des dérives, dans la littérature, il y en a beaucoup, par exemple chez Sade, Lautréamont ou Céline. Cela ne veut pas nécessairement dire qu'il y ait une apologie des actes décrits", a-t-il ajouté.
"

 

Comme nous sommes bons garçons et bonnes filles, nous vous livrons trois citations de ses auteurs qui plairont à François Bayrou à n'en pas douter...

 

LDS

 

Marquis de Sade, "Les 120 journées de Sodome"

"Ici Desgranges termine ses récits; elle est complimentée, fêtée, etc. Il y a eu, dès le matin de ce jour-là, des préparatifs terribles pour la fête qu'on médite. Curval, qui déteste Constance, a été la foutre en con dès le matin et lui a annoncé son arrêt en la foutant. Le café a été présenté par les cinq victimes, savoir: Constance, Narcisse, Giton, Michette et Rosette. On y a fait des horreurs; au récit qu'on vient de lire, ce qu'on a pu arranger de quadrilles y a été nu. Et dès que la Desgranges a eu fini, on a fait paraître d'abord Fanny, on lui a coupé les doigts qui lui restent aux mains et aux pieds, et elle a été enculée sans pommade par Curval, le duc et les quatre premiers fouteurs. Sophie est arrivée; on a obligé Céladon, son amant, à lui brûler l'intérieur du con, on lui a coupé tous les doigts des mains et on l'a saignée des quatre membres, on lui a déchiré l'oreille droite et arraché l'oeil gauche. Céladon a été contraint d'aider à tout et d'agir souvent lui-même, et, à la moindre grimace, il était fouetté avec des martinets à pointes de fer.

Ensuite, on a soupé; le repas a été voluptueux, et l'on n'y a bu que du champagne mousseux et des liqueurs. Le supplice s'est fait à l'heure des orgies. On est venu au dessert avertir messieurs que tout était prêt; ils ont descendu, et ont trouvé le caveau très orné et très bien disposé. Constance était couchée sur une espèce de mausolée, et les quatre enfants en ornaient les quatre coins. Comme les culs étaient très frais, on a eu encore beaucoup de plaisir à les molester. Enfin on a commencé le supplice: Curval a ouvert lui-même le ventre de Constance en enculant Giton, et il en a arraché le fruit, déjà très formé et désigné au sexe masculin; puis on a continué les supplices sur ces cinq victimes, qui tous ont été aussi cruels que variés.
Le 1er mars, voyant que les neiges ne sont pas encore fondues, on se décide à expédier en détail tout ce qui reste.
"

 


Lautréamont, "Les chants de Maldoror"

"On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. Oh! comme il est doux d'arracher brutalement de son lit un enfant qui n'a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux! Puis, tout à coup, au moment où il s'y attend le moins, d'enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu'il ne meure pas; car, s'il mourait, on n'aurait pas plus tard l'aspect de ses misères. Ensuite, on boit le sang en léchant les blessures; et, pendant ce temps, qui devrait durer autant que l'éternité dure, l'enfant pleure. Rien n'est si bon que son sang, extrait comme je viens de le dire, et tout chaud encore, si ce ne sont ses larmes, amères comme le sel. Homme, n'as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t'es coupé le doigt? Comme il est bon, n'est-ce pas; car, il n'a aucun goût. En outre, ne te souviens-tu pas d'avoir un jour, dans tes réflexions lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive mouillée par ce qui tombait des yeux; laquelle main ensuite se dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits, dans cette coupe, tremblante comme les dents de l'élève qui regarde obliquement celui qui est né pour l'oppresser, les larmes? Comme elles sont bonnes, n'est-ce pas; car, elles ont le goût du vinaigre.

On dirait les larmes de celle qui aime le plus; mais, les larmes de l'enfant sont meilleures au palais. Lui, ne trahit pas, ne connaissant pas encore le mal: celle qui aime le plus trahit tôt ou tard... je le devine par analogie, quoique j'ignore ce que c'est que l'amitié, que l'amour (il est probable que je ne les accepterai jamais; du moins, de la part de la race humaine). Donc, puisque ton sang et tes larmes ne te dégoûtent pas, nourris-toi, nourris-toi avec confiance des larmes et du sang de l'adolescent. Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t'ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant d'arriver à son secours."



Louis-Ferdinand Céline,"Bagatelles pour un massacre".

"Les Juifs seuls sont des hommes et les autres nations 
ne sont que des variétés d'animaux."
(Le Talmud.)


"
Je ne sais plus quel empoté de petit youtre (j'ai oublié son nom, mais c'était un nom youtre) s'est donné le mal, pendant cinq ou six numéros d'une publication dite médicale (en réalité chiots de Juifs), de venir chier sur mes ouvrages et mes "grossièretés" au nom de la psychiatrie. La rage raciste de ce pleutre, sa folie d'envie se déguisaient pour la circonstance en vitupération "scientifique". Il en écumait d'insultes, cet infect, dans son charabia psycholo-freudien, délirant, pluricon. Cet imbécile d'après son verbiage, sa marotte, son pathos, devait être aliéniste. Les aliénistes sont presque tous idiots, mais celui-ci donnait l'impression d'un véritable tétanique en "sottise", d'un super critique en somme. Je ne sais plus par quelles tares, mentales et physiques, par quelles abjectes perversions, monstrueuses dispositions, obsession très cadavérique, pourriture d'âme, ce sous-enculé de la cuistrerie expliquait tous mes livres, mais, dans tous les cas, jamais crapaud pustuleux (ma pomme) tout dégoulinant de fiente vénéneuse ne fut plus hideux, plus insupportable aux regards de la blanche, parfaite colombe (lui-même). Tout ceci sans importance, mais une petite remarque s'impose, amusante: le Freudisme a fait énormément pour les Juifs de la médecine et de la psychiatrie. Il a permis à tous ces sous-nègres grotesques, diafoireux, dindonnants, du Diplôme, de donner libre cours à toutes leurs lubies, vésanies, rages saccageuses, mégalomanies inavouables, despotismes intimes... Les voici tout pontifiants de freudisme ces saltimbanques de brousse, post-congolais, avec tout leur culot diabolique, de néo-féticheurs...

"Tout Liberia dans nos murs!" Rien de plus comique aux colonies, plus vif sujet de rigolade que l'outrecuidante jactance des médecins indigènes frais émoulus des Facultés coloniales. Ils valent leur pesant de ridicule. Mais ici nous prenons, nous, la bamboula des médecins, juifs pires négrites oniriques, pour argent comptant!... Prodige! Le moindre diplôme, la moindre nouvelle amulette, fait délirer le négroide, tous les négroides juifs, rugir d'orgueil! Tout le monde sait cela... Kif avec nos youtres depuis que leur Boudah Freud leur a livré les clefs de l'âme! (Elie Faure me déclarait quelques jours avant sa mort que Freud avait découvert l'endroit où se trouvait Dieu! où se trouvait l'âme!) Admirez comme ils jugent, tranchent, à présent, décident nos youtres super-mentaux menteurs, de toute valeur, de la vérité, de la puissance, souverainement, de toutes les productions spirituelles! Sans appel! Freud! L'alter-ego de Dieu! Comme Kaganovitch est l'alter-ego de Staline!
C'est en bêlant que nous, petits enfants transis de crainte, nous devons désormais aller nous faire juger par ces émanations de Dieu-même!
J'en chie un tous les matins moi, de critique juif, et c'a ne me fait pas de mal au fias! Qu'on se le dise...


Mais d'où tiennent ils tous ces canaques tant d'insolence? Qui fera rentrer sous paillotte tous ces gris-gris en rupture?... tous ces bouffons négroides, "tam-tameurs" dépravés du Parchemin?... ces Démiurges en noix de coco? Quelle chicotte remettra du plomb dans les charniers de tous ces singes? les fera ramper dans leurs tanières? fermer leurs gueules à manioc, garder un peu leurs ordures? Quelle chicotte?... Experts juifs? Psychiatres juifs? Voilà les juges de nos pensées! de nos volontés! de nos arts! C'est le coup de grâce! Plus bas que macaques nous voici! Foireux au cul des singes! Demander l'avis, la permission de la merde même, pour respirer!
"

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Commentaires

hahaha votre réaction est comparable à celle d'adolescents boutonneux fans de rammstein ( par exemple ) à qui l'on aurait dit que tokio hotel c'est aussi bien que rammstein

hééé noon rammstein les textes ils sont mieux écriits, t'as qu'a lire les paroles de "du hast" c'est mieux que les paroles des chansons de tokio hotel

Ecrit par : jean pierre bayrou | 29.04.2009

Notre réaction vous fait sourire. Elle a donc son utilité. Mais plus sérieusement, il importe aussi de dénoncer les dérives d'une politique people qui frappent le personnel politique.

Ecrit par : Eric N | 30.04.2009

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