09.06.2009
Européennes : la défaite de la droite à Strasbourg (et en Alsace)
Il est une analyse que personne n’ose faire. Une vérité qui apparaît tellement flagrante qu’elle échappe aux observateurs de tous bords, c’est finalement la défaite de la droite à Strasbourg.
Nous imaginons là certains de nos lecteurs nous dire : « Là, vous déconnez ! » et d’autres nous vanter le travail fourni par les divers camps en présence. Alors autant par provocation qu’après une fine analyse, nous persistons. Si la liste Daul est bien arrivée en tête, la droite a bien perdu Strasbourg.
La défaite de la pensée : L’élection européenne a vu la droite s’aligner, une fois de plus sur des thématiques de gauche et pratiquer des signes d’ouverture illisibles. Alors qu’une vague forte portait les droites européennes, en France, la vague se faisait vaguelette.
La défaite électorale : Il ne faut pas être grand clerc pour additionner des résultats et comprendre que l’élection du 7 juin a conforter dans certaines villes alsaciennes, les dynamiques portées au pouvoir lors des élections municipales. Le nier serait pire que de l’aveuglement. Il suffit ainsi d’additionner les voix PS, Vert, NPA, Front de Gauche pour comprendre. La nouveauté est que cette réalité sort, hors les murs de la capitale européenne pour frapper l’Alsace dans son ensemble.
La défaite humaine : L’autre aspect révélateur est finalement celui de l’état des troupes à la veille des cantonales et régionales. La droite ne s’est non seulement pas remise des élections, mais elle n’a pas su – contrairement au PS et aux Verts – installer une relève. Moralité et par delà le talent de certains, une majorité des élus municipaux estampillée « opposition » ont une action non politiquement porteuse. La droite a donc loupé en grande partie sa gestion RH sur les 8 dernières années.
Ce constat fait, la question se pose de savoir si la droite a ou non touché le fond en Alsace et si par delà son étiage à 30 % elle dispose d’une marge de manœuvre à la fois pour rassembler des voix venues d’ailleurs et les rendre compatibles.
Entendons bien, notre propos est, comme il le fut depuis notre création, d’appuyer là où cela fait mal, mais aussi d’éveiller les consciences et de générer une réaction. D’ailleurs, s’il en est parmi vous qui souhaite renforcer notre démarche, il leur suffit de nous laisser un mail, avec coordonnées, pour faire partie notre réseau et du « Right Club ».
Comme disait Maurras : << Tout désespoir en politique est une sottise absolue >> ! Ah, Maurras, Schlomoh et d'autres vont encore nous traiter de réacs. Comme Ségolène, on s’en excuse (d'ailleurs, elle est où Ségolène ?).
Eric Neustadt
13:14 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eléctions, européennes, droite, alsace, strasbourg, aanlyse




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Commentaires
aaah, tres bon article, bonne citation de Maurras à la fin et ouverture avec la chose que Schlomoh est, bref, que du bon ^^
Ecrit par : Marie | 30.06.2009
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