13.10.2009

Enfin une dissolution de l'ultra-gauche ?

focus-400-grande.jpgM. Hortefeux envisage la dissolution des groupes de "l'ultragauche"

Huit personnes interpellées après les dégradations commises, samedi 10 octobre à Poitiers, lors d'une manifestation anticarcérale, ont été condamnées, lundi, à des peines de prison allant de deux mois avec sursis à quatre mois de prison ferme, selon les avocats. Le parquet avait requis des peines de dix-huit mois, dont dix ferme.

En déplacement à Poitiers, lundi, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré qu'il "n'hésiterait pas" à demander la "dissolution" des "groupuscules". Ces groupes, a-t-il ajouté, "encore une fois saccagent et ne respectent pas les lois de la démocratie".
La tâche risque de s'avérer ardue pour M. Hortefeux, les adeptes du black-bloc s'inscrivant contre toute organisation sous forme de partis. Le ministre de l'intérieur a par ailleurs indiqué avoir demandé au préfet de la Vienne de "recenser les squats qui sont susceptibles d'accueillir ces militants d'ultragauche".

Le procureur de Poitiers, Pierre Sennes, a demandé l'ouverture d'une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé", afin de "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".

Isabelle Mandraud et Caroline Monno

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Commentaires

collabos!

Ecrit par : schlomoh | 14.10.2009

Une remarque. Pourquoi la presse, le Ministre de l'Intérieur et même vous (sic!) reprenez tous en coeur le mot "Ultragauche". Ca ne veut rien dire ! C'est l'extrême gauche, tout simplement. Je sais bien que la complaisance va loin, que Monsieur Besancenot est invité systématiquement partout (surtout sur Canal+) et même chez Drücker (qui n'a toujours pas invité Marine Le Pen) alors qu'il ne représente rien ni personne - n'étant pas élu - mais ce n'est pas une raison pour modifier le vocabulaire. Ces groupes sont des groupes d'extrême gauche, et l'extrême gauche est dangereuse et anti-Républicaine, il faut donc la combattre, y compris par l'exercice de la contrainte légitime.

Ecrit par : Nicolas | 14.10.2009

Ultragauche est effectivement un "nouveau" terme concernant certains groupuscules violents de l'extrême gauche. On ne mettra tout de même pas tout ce beau monde dans le même sac...
Rappelons que "ultradroite" existe aussi...

Ecrit par : La Droite strasbourgeoise | 15.10.2009

Franchement, je n'ai jamais entendu le terme "ultradroite" - mais je suis prêt à vous croire.
Je ne cherchais toutefois pas l'assimilation. Bien sûr que Besancenot lui-même n'est pas un activiste violent - même s'il en a fait l'apologie, chez nous, à Strasbourg il y a quelques mois - mais la mouvance est la même. Tous les membres du parti nazi n'ont pas été des bourreaux sanguinaires des camps de concentration, certains étaient de simples soldats. Ils avaient néanmoins les mêmes idées. On ne fait pas la différence entre les nazis actifs et passifs. Ils ont été l'extrême droite allemande. Chacun ses crimes, certes, mais les mouvances sont les mêmes et les différencier sur le point de vue idéologique en adoptant des terminologies différentes c'est banaliser l'extrême parce qu'il existe l'ultra. Comme il y en a des pires, les simples extrémistes ne sont finalement pas si méchants !
Je crois qu'il faut appeler les choses par leur nom. S'ils ne veulent pas être associés (je dis bien "associés" et pas "assimilés")à des violents, qu'ils abandonnent leur combat contre la République, qu'ils se repentent, qu'ils se recentrent.
Moi, je ne partage pas ce vocabulaire dont l'objet est d'atténuer les torts d'une extrême gauche française dont les médias coupables s'échinent à rendre fréquentable. Je combats les extrêmes et n'ai pas besoin qu'ils deviennent ultra pour savoir ce qu'ils cachent comme haine au fond d'eux et comme idéologies abjectes.

Ecrit par : Nicolas | 15.10.2009

Le problème c'est qu'on a libéré figures de l'ultra-gauche. Le soutien aux terrosristes des brigades rouges est une honte. La justice a passé l'éponge pour les crimes d'Action Directe ou pour ceux de Florence Rey. La justice a capitulé devant Coupat. Les médias courtisent Besancenot (même Drucker). Je ne peux pas supporter cette complaisance envers des idéologies haineuses qui ont déjà fait couler assez de sang.

Ecrit par : Olivier | 17.10.2009

L'extrême gauche et l'ultra gauche ne relèvent pas de la même tradition idéologique. La première est de filiation léniniste et estime qu'un parti d'avant garde
est nécessaire à la prise de conscience du prolétariat et à l'accomplissement du projet révolutionnaire. La seconde, plus proche de l'anarchisme que du marxisme ossifié des appareils communistes traditionnels (y compris trotskistes ou maoistes) refuse la forme "parti" et se situe dans une perspective plus spontanéiste. Elle exalte la prise de conscience individuelle alors que les "léninistes" communient dans la croyance au groupe comme seul agent historique révolutionnaire.
Ce sont donc deux "écoles" fort différentes qu'il est historiquement mal venu de confondre, même pour quelqu'un de "droite", à moins, bien entendu que l'on confonde la "droite" avec l'analphabétisme et le confusionisme comme le font tant de journalistes (ils sont payés pour ça) et tant de petit marquis de la gauche arrogante. Il faut bien dire malheureusement que bien des gens de droite se conforment sans peine à ce préjugé imbécile...

Ecrit par : Coclés | 19.10.2009

J'avoue, Coclès, que j'ignorais ces subtiles nuances historiques. Je nage un peu en communisme. Marxistes, léninistes, marxistes léninistes, staliniens... j'ai bien compris que certains préféraient se définir comme trotskistes parce qu'ils pensent que Lev Davidovitch Bronstein n'a pas de sang sur les mains. Pour le reste, je croyais qu'ils appartenaient un peu à la même famille de pensée.
A mon crédit, il faut quand-même laisser que c'est un peu la version que j'avais compris qui est présentée dans la presse et par les institutionnels. Les Ultras sont violents, les extrémistes sont gentils. Les deux ministres de l'Intérieur (deux seuls que j'ai entendu utiliser ce mot) - Madame Alliot-Marie et Monsieur Hortefeux - l'ont chacun défini comme cela dans leurs allocutions sur la question.
Mais s'il y a une différence historique, comme je vous le disais, je veux bien vous croire. Je conserve tout de même mon opinion sur le caractère inadmissible de la présentation et de l'excuse permanente du système politico médiatique vis-à-vis de l'extrême gauche. J'attends toujours Marine Le Pen tout un dimanche sur le canapé de Drücker...

Ecrit par : Nicolas | 20.10.2009

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