04.11.2009

Quand la Mairie de Strasbourg joue la carte du communautarisme homosexuel, que fait la droite ?

mairie_carre.jpgNotre quotidien préféré, les Dernières Nouvelles d'Alsace nous en apprend une bonne. Sous le prétexte fallacieux d'égalité des droits, la Mairie de Strasbourg, après celle de Schlitigheim, autorise désormais les cérémonie du Pacs en mairie, porte désormais largement ouverte au mariage homosexuel.

 

Il s'agit non pas de remettre en question un droit acquis et tout à fait suffisant en l'état mais de rappeler que nos responsables ne sont pas obligés d'abonder dans le sens du lobbying intense des associations les plus ouvertement politiques homosexuelles (sans qu'elles représentent d'ailleurs l'intégralité de cette communauté...).

 

Un détail diront certain. Hélas non, car cela prouve une fois de plus la main-mise idéologique de l'équipe socialiste et d'extrême gauche sur Strasbourg. Sont ainsi interviewés les joyeux drilles Mme Richardot (qui est le meilleur outil anti-républicain de l'équipe de M. Ries, après son fameux conseil consultatif des étrangers, vrai scandale) qui rappelle bien que cette décision attirera les médias, qui évidemment se répandront avec joie sur cette "avancée". Bref, une affaire de com et de récupération politique pour Mme Richardot, qui se voit déjà refaire le coup de Noël Mamère...

 

L'autre responsable, M. Mathieu Cahn ment ouvertement dans cet article en expliquant doctement, au mépris du droit (voir ci-dessous) et sans que le journaliste, M. Plantin le contredise : "La célébration du Pacs en mairie constitue pour les homosexuels, le seul moyen de faire connaître officiellement leur engagement". Visiblement ni M. Cahn ni M. Plantin savent  ce qu'est le Pacs pour le législateur, Pacs qui était notamment fait pour affirmer justement cette reconnaissance officielle. Mais cela n'est jamais suffisant pour les fossoyeurs des traditions et de la République...

 

Où est la droite dans toutes ces affaires ?  Certes ce n'est pas Mme Fabienne Keller qui réagira, puisque visiblement elle a choisi aussi de soutenir les revendications communautaristes transgenres diverses, au mépris de son étiquette UMP, au mépris de son engagement de femme politique catholique.

 

D'ailleurs, où en sont les associations locales catholiques et chrétiennes sur ce type de sujets ?

 

Sur la même page également, un article faisant l'éloge de la délégation partielle d'autorité parentale, bref le passe-droit pour les couples homos pour l'adoption d'enfants...

 

Pour info, La Droite strasbourgeoise propose une note ci-dessous inédite, proposée à l'époque du cabinet Keller-Grossmann (août 2006, donc demandant à être amendée à la date d'aujoud'hui, mais l'essentiel y est !), qui analysait cette revendication déjà faite à l'époque.

 

Pourquoi aucune critique aujourd'hui, pourquoi aucune interpellation en conseils municipaux? Cela s'appelle du renoncement et dès lors se pose une fois de plus une question cruciale : où sont les républicains de droite ? Que fait l'opposition à Strasbourg ? Que fait l'opposition à Schlitigheim ?

 

Laurent Husser

 

Conc. Cérémonies de Pacs août 2006

Un récent courrier d’un couple de femmes (dont une assistante sociale) adressé à Mme l’Adjointe au Maire X demande la tenue d’une cérémonie spéciale pour la remise officielle de leur Pacs devant témoins à l’Hôtel de Ville.


Définition du Pacs :

Rappelons que le Pacs est un contrat de droit privé, conclu entre deux personnes (quel que soit leur sexe) devant le Tribunal d’Instance. En la matière, le Maire ne dispose pas de compétences dans cette réglementation.

Sur la forme, en ne prévoyant pas aujourd’hui l’enregistrement du Pacs en Mairie, le Législateur n’as pas, de manière délibérée, souhaité apparenter le Pacs au mariage. Ainsi, le Pacs ne doit pas ressembler à un mariage civil, car cela reviendrait à créer une catégorie d’union spécifique réservée à une catégorie particulière de citoyens.

Nous naviguons donc tout droit vers le communautarisme, si nous accédons à ces demandes.

Soulignons aussi que ces cérémonies ne sont d’ailleurs pas demandées par des couples Pacsés hétérosexuels : elles se confondraient par trop d’aspects avec un mariage civil.

Il est aussi notable que ces cérémonies de Pacs homosexuels en mairie ne rencontre qu’un écho mineur dans cette population.


Politiquement et philosophiquement :

Il est néanmoins vrai que diverses mairies à Paris et en province pratiquent ces cérémonies, qui n’ont pourtant aucun fondement légal et qui ne sont que purement symbolique. Ainsi, la mairie de Montpellier, tenue par Mme Hélène Mandroux (PS) ou la mairie du 2e arrondissement de Paris, tenue par M. Jacques Boutault (Les Verts) pratiquent ces célébrations, avec force tam-tam médiatique. Ce dernier s’est positionné publiquement pour la célébration de mariage gays. Chacune de leurs interventions comporte le même argumentaire "progressiste" et "tolérant" classiquement développé par la Gauche et l'extrême gauche, à ranger dans le même fourre-tout que "l’égalité des droits" et "la lutte contre les discriminations" qui se vident hélas de leurs sens en raison d’un terrorisme intellectuel qui nivelle toute pensée critique. Cette fameuse « modernité » contre les « réactionnaires » étant à dénoncer vivement, comme l’ont fait des intellectuels comme Philippe Muray et Alain Finkielkraut. Il n’y a pas à suivre la voie des démagogues modernes comme Bertrand Delanoë et son équipe (dont le fameux « Khmer rose » Christophe Girard).

L’émergence d’une culture sexuellement orientée est une catastrophe pour la cohésion républicaine.

Il est hélas tout à fait évident que la célébration de Pacs en mairie ne camoufle en vérité que la question du mariage des couples homosexuels.


Exemples politiques :

Mme Françoise de Panafieu (qui s’est à l’époque nettement opposé à la création du Pacs) s’est exprimée sur ce sujet à l’Assemblée Nationale et a souhaité évoquer un problème auquel elle s'est confrontée en sa qualité de maire d'arrondissement de Paris (et futur candidate de l’UMP à la Mairie de Paris contre Delanoë, champion du clientélisme homosexuel). « L'un des rôles essentiels des élus locaux étant de veiller au respect de la loi à la lettre, la question de la place de l'intervention du maire dans la conclusion du PACS se pose. Après un débat nourri, le législateur a fait le choix de son enregistrement au tribunal d'instance. La garde des sceaux avait, en effet, explicitement tenu à dissocier PACS et mariage, PACS et famille. Quant au Premier ministre (Lionel Jospin à l’époque...), il s'était déclaré en faveur du PACS mais résolument hostile à son enregistrement à la mairie. Aujourd'hui la plupart des élus locaux appliquent strictement la loi sur ce point en refusant tout autre intervention que l'organisation éventuelle d'une fête après la signature d'un PACS. Toutefois, certaines mairies parisiennes et en province interprètent la loi en proposant la tenue de cérémonies, de célébrations et en délivrant des attestations, dépourvues en fait de valeur juridique. Comment éviter que de telles initiatives ne donnent lieu à une récupération politique ? »


La dernière question ci-dessus nous donne la piste qui me semble la plus plausible dans le cas du courrier qui nous est parvenu.

En effet, cette lettre rappelle étrangement l’argumentaire utilisé par les principales associations gay/lesbiennes dont voici un exemple (association Ex Axequo d’Epernay, où ces célébrations ont lieu) :

« Bien que la loi en vigueur actuellement précise que le PACS doit se signer devant un tribunal, nous pensons que l’officialisation d’un amour entre deux êtres ne peut se limiter à un tribunal. Symbolique et conviviale, la célébration civile du Pacs en Mairie permettrait aujourd’hui la reconnaissance solennelle d’un progrès social important sur le chemin de la Liberté et de l’Egalité. Recevoir, en Mairie, pour cette cérémonie, c’est pour rappeler qu’une Mairie est LA maison commune, ouverte à toutes et à tous, sans discrimination. Par la célébration républicaine en Mairie, les Pacsés souhaitent partager, avec tous ceux qu’ils aiment et qui les aiment, la joie de leur consentement ».


Vocabulaire et argumentaires sont donc bien les mêmes dans le courrier qui nous a été adressé.

Il est tout à fait significatif de constater que cette association présente l’union que le Maire d’Epernay a célébré comme « un mariage symbolique ».


Le principe du "voleur chinois"

La démarche est cohérente et militante. Comme le « voleur chinois » (qui fait diversion, se rapproche progressivement et insidieusement de l’objet qu’il souhaite voler, puis s’en empare sans que l’on s’en aperçoive), les couples d’homosexuels s’approchent de plus en plus de l’objectif désiré : la reconnaissance du mariage. Ainsi, il est plus aisé de passer par un couple de femmes moins visible que des hommes, dans l’esprit public. La sémantique est aussi camouflée. D’abord, elles appellent cela une « cérémonie de remise officielle » mais dans les faits, qu’est-ce qui différenciera vraiment cette « cérémonie de remise officielle » d’un mariage civil classique ? Dès lors, il n’y aura plus de raison d’interdire le mariage civil, sous sa forme classique hétérosexuelle.


Conclusion

Je rappelle aussi les récentes réunions entre M. J., la Police Nationale et divers services au sujet des nuisances résultant de certains mariages civils dits « ethniques ». Le mélange entre Pacsés et ces mariés civils risque donc d’augmenter les diverses nuisances déjà décelées. La part de possibles heurts entre ces communautés n’est pas à négliger.

Pour notre électorat classique, il n’est pas non plus admissible d’accéder à la demande de cérémonie en mairie d’un événement privé comme le Pacs, camouflage militant amenant vers la reconnaissance du mariage homosexuel.

La réponse négative que nous pourrions donner au couple de femmes ayant fait cette demande sera de type technique et pratique.


Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/trackback/1847924

Commentaires

Article ridicule, les homosexuels payent les mêmes impôts que les hétéros, le mariage doit leur être ouvert très rapidement. Le seul communautarisme est le vôtre, le communautarisme hétéro.
Les associations gay et lesbiennes ne militent que pour l'égalité, rien de plus ... un principe qui doit vous être très douloureux.

Ecrit par : Descarmes | 08.11.2009

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.