04.12.2009
Marine contre Bécassine : 1-0
Devant l'avalanche de mails reçus ce matin et les noms d'oiseaux fleurissant à ce sujet, on découvre sur l'excellent blog de notre confrère Cagliostro la vidéo d'un débat entre Mme Fabienne Keller et Mme Marine Le Pen sur La chaîne parlementaire.
Fabienne Keller dit Bécassine dans de nombreux milieux strasbourgeois depuis qu'elle sur-communique chaque semaine (pas une visite officielle où Mme Keller ne se met dans le cadre de la caméra TV, pas une semaine où elle n'aide un pauvre à la caisse d'un supermarché, pas une semaine où elle ne fait pas de l'aviron ; parabole intéressante soit-dit-en passant : rame Bécassine, rame) tente ici de contrer Marine Le Pen. Nous utilisons bien le verbe "tenter" car à vrai dire le côté ténor de la parole politique de Mme Le Pen apparaît clairement.
La vulgate anti-FN classiquement menée par Mme le Sénateur est lassante car il faudra quand même un jour changer d'arguments pour contrer ce parti, plutôt que de parler par exemple de la soi-disant "haine" de Mme Le Pen car à vrai dire sur ce plateau, on constate vite que la colère habite l'une des deux protagonistes, oubliant sans doute le conseil de Maître Yoda : "Jedi ne tombez pas vers le côté obscur de la force, ne cèdez pas à la colère !".
Pendant ce temps, Mme Marine Le Pen plante méthodiquement Mme le Sénateur, appuie là où cela fait mal, notamment sur l'interdiction des minarets de la Grande mosquée qu'elle avait bien notifié à l'époque de son mandat, ce point ne manquant pas d'être prouvé vite...
Car depuis cette semaine Mme Keller a retourné sa veste sur ce sujet primordial pour la population Française et Alsacienne et devient tout à fait favorable à la construction de ces minarets. Ridicule proposition, qui colle à la roue socialiste pour tenter d'exister et qui la coupe de son électorat de droite classique.
A mémoire courte, mémoire longue de l'électeur UMP notamment qui saura s'en souvenir le moment venu...Si ce moment se présente à nouveau pour elle en tout cas !
"Il y aura tout naturellement un minaret à la grande mosquée de Strasbourg au Heyritz" dit-elle sans rougir aux DNA et en se gargarisant avec la notion devenue depuis longtemps creuse "d'humanisme rhénan" qui ne veut strictment plus rien dire.
Nous vous invitons à voir ce débat : http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/archive/2009/1...
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02.12.2009
Valéry Giscard d'Estaing : immigration ou invasion ?

"Ce déplacement dans l'origine des immigrés exprime une modification de la nature socio-économique de l'immigration. Bien que dans cette matière sensible il faille manipuler les mots avec précaution, en raison de la charge émotionnelle ou historique qu'ils portent, ce type de problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l'immigration (arrivée d'étrangers désireux de s'installer dans le pays) vers celui de l'invasion (action d'entrer soudainement selon la définition donnée par Littré).
La facilité des déplacements et l'ouverture des frontières qui rendent désormais possible de choisir à son gré le lieu d'une future naissance recommandent de revenir à la conception traditionnelle de l'acquisition de la nationalité française : celle du droit du sang. On est français si on naît d'un père ou d'une mère française."
VGE dans le Figaro Magazine du 21 septembre 1991
Valéry Giscard d'Estaing présentera son dernier ouvrage La princesse et le président (Ed. de Fallois/XO Editions) à la librairie Kléber jeudi 3 décembre à 17h30 (en dédicace dès 16h).
22:07 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : valéry giscard d'estaing, librairie kléber, strasbourg, la princesse et le président, éditions de fallois, xo éditions, le pouvoir et la vie
29.11.2009
Interdiction des minarets : bravo aux Suisses et à l'UDC et l'UDF !
La droite en Suisse est particulièrement perfomante en matière de lutte contre l'islamisation de l'Europe et de rappels à l'ordre droitier. Nous avions déjà évoqué certaines campagnes récentes de communications, notamment de l'UDC et l'Union Démocratique Fédérale, à propos de la délinquance immigrée venue de France déferlant en Suisse et de l'interdiction de la construction de minarets.
Pendant ce temps, notamment à Strasbourg, des projets de minarets fleurissent, la Grande mosquée est financièrement très fortement soutenue et les élus de tous bords courent pour la cérémonie de la pose de la coupole...
On lira avec intérêt le communiqué de presse de l'UDF ci-dessous qui parle notamment de réciprocité religieuse et de l' "histoire, l’identité et la culture judéo-chrétienne" des éléments essentiels, qu'en France on n'évoque qu'avec peine.
29.11.2009 Votations fédérales du 29 novembre 2009 : Paix confessionnelle et liberté religieuse préservées
L’Union Démocratique Fédérale (UDF) prend acte avec beaucoup de satisfaction de la décision populaire concernant l’initiative « Contre la construction de minarets », et remercie les citoyennes et citoyens suisses de leur soutien. Elle estime que la paix confessionnelle et la liberté religieuse sont préservées.
Seuls contre tous
Compte tenu que seuls deux partis politiques dont l’UDF se sont engagés en faveur de l’initiative, notre parti estime que le résultat est d’autant plus honorable. En effet, la plupart des autres partis politiques, les milieux économiques, ainsi que les instances dirigeantes des Eglises officielles ont tous combattu l’initiative.
Paix confessionnelle
L’UDF rappelle que l’initiative ne porte pas atteinte à la liberté religieuse. L’interdiction de construire des minarets correspond au statut quo. Les musulmans, tout comme les personnes adhérant à d’autres religions, pourront continuer de pratiquer leur religion librement, dans le cadre définit par la constitution et les lois. La paix confessionnelle est ainsi préservée. Notre parti attend des autorités et des tribunaux une application stricte du droit suisse, en particulier dans d’éventuels cas de pratique de droit islamique parmi les musulmans établis dans notre pays. Pour l’UDF, la mise en place de tribunaux d’exception comme c’est le cas en Grande-Bretagne est exclue. L’acceptation de l’initiative est par ailleurs un signal fort sur le plan international, notamment en terme de réciprocité. Si la diplomatie suisse devra expliquer le résultat de la votation, elle pourra légitimement demander aux pays musulmans de garantir également la liberté religieuse sur leur territoire.
Dialogue interreligieux
L’UDF continuera de s’engager pour le respect de la liberté religieuse dans notre pays pour tous les habitants, y compris pour les musulmans. Selon l’UDF, cette initiative a entre autres permis d’avoir des discussions nécessaires depuis fort longtemps sur la place de l’Islam en Suisse. L’UDF invite par ailleurs la population suisse à se rappeler des valeurs judéo-chrétiennes qui sont à la base notre état fédéral et de nos libertés. Des principes éthiques clairs sont un des meilleurs moyens de se prémunir contre une radicalisation de l’islam. L’UDF appelle également à la poursuite du dialogue interreligieux qui doit se faire de manière bilatérale. Si les chrétiens sont prêts à écouter les musulmans, ces derniers doivent eux aussi entendre ce que les chrétiens ont à leur dire sur l’histoire, l’identité et la culture judéo-chrétienne suisse.
17:53 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : udc, suisse, votation anti minarets, islam, europe
10.11.2009
Le Goncourt, une contribution au débat sur l'identité nationale? Marie Ndyaie n'aime pas la France
A la question stupide parue dans les Inrockuptibles de la critique littéraire Nelly Kaprielian (qui est à ce métier l'égale des Indigènes de la République, c'est-à-dire une hystérique pasionaria de la cause anti-raciste et qui débusque l'hétéro blanc catholique fascisant comme d'autres le ragondin) voici ce que répond le nouveau prix Goncourt, Marie Ndiaye (piètre auteur mais visiblement saluée comme la nouvelle Marguerite Duras par les médias complaisants) :
Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?
"Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants – ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus."
Pour l'heure, seul Eric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et maire de Raincy a réagi de la façon suivante, s'adressant au ministre de la culture Frédéric Mitterrand :
« Monsieur Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu'elle trouve "cette France [de Sarkozy] monstrueuse", et d'ajouter "Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", sont inacceptables.
Ces propos d'une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l'État. Il me semble que le droit d'expression, ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu'il compte entreprendre en la matière ?»
10:32 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie ndiaye, frédéric mitterrand, éric raoult, les inrockuptibles, nelly kaprielian
20.10.2009
En Suisse, minaret bien qui rira le dernier...

La Suisse est décidément un pays aux moeurs politiques singulières...
Le 29 novembre prochain, le peuple se prononce sur une initiative demandant l'interdiction de construire de nouveaux minarets. Alors que ses promoteurs entendent lutter contre un symbole politique, ses adversaires redoutent une menace pour la paix confessionnelle et l'image de la Suisse dans le monde...
Cette initiative populaire émane de l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) et de l'Union démocratique fédérale (UDF / droite religieuse). Munie de presque 115'000 signatures, elle avait été déposée à la Chancellerie fédérale en juillet 2008.
Deux initiatives de communication politique donne le ton, dont un jeu, Minaret Attack ! dont nous vous laissons découvrir les subtilités...
A lire aussi sur http://www.minarets.ch/
Le contenu de l'initiative est limpide. Le texte soumis au peuple ne contient en effet qu'une seule phrase stipulant que «la construction de minarets est interdite".
A Strasbourg, les lieux de cultes de proximité poussent comme des champignons...
Rappelons qu'à Strasbourg se pose aussi cette question cruciale, qui pour l'heure n'a fait que réagir Alsace d'Abord.
La Mairie de Strasbourg elle, visiblement a choisi. Elle vient d'offrir de multiples nouveaux lieux de culte de proximité à la communauté musulmane, comme ces jours-ci, en remplaçant l'ancienne médiathèque et Mairie de quartier du Neuhof Place de Hautefort par un lieu de culte et de réunions pour l'Association culturelle maghrébine du Neuhof...
Ce bâtiment public avait été au cours des années régulièrement cible de graffitis, de vandales, de destructions diverses et variées et ressemblait plus à une épave abandonnée dans un quartier en ébullition.
En sera t-il de même désormais ? Il sera intéressant de suivre cela au cours des mois qui viennent...
12:10 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, udc, votation, minarets, islam, minarett attack, alsace d'abord, strasbourg, médiathèque neuhof
19.10.2009
Quand Léon Daudet fait irruption dans la campagne des régionales en Alsace…
Grâce soit rendue au vaillant veilleur Claude Kieflin, appointé journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace, qui ce week-end, a rempli son rôle de citoyen.
Un article dans la page Politiques du dimanche et un dessin ce matin dans les chuchotements nous font part de l’entrée de campagne « mouvementée » du candidat FN Patrick Binder. Nous aurons tout le loisir au cours des semaines qui viennent pour aborder les diverses candidatures de droite de ces régionales, qui toutes seront à suivre avec attention.
Par charité, nous ne dirons rien de l’article, même si nous espérons de la part de notre journaliste, le même esprit critique, le même sens aiguisé du trait, quand il évoquera l’entrée en campagne d’une tête de liste d’extrême gauche...
Mais l’essentiel n’est pas là…
Monsieur C. K dans le premier article fait œuvre de pédagogie, prenant le lecteur dominical pour un benêt illettré. Il semblerait que M. Binder ait cité Léon Daudet. Bien sûr, en bon journaliste équilibrant son compte-rendu, il ne rappelle pas que celui-ci a également cité quelques autres auteurs comme Ronsard (ce qui est précisé de façon moqueuse dans les pages Chuchotements ce lundi) et même... Léon Gambetta !
Pas de chance, il n’a rien à dire sur Ronsard (mais en cherchant bien, on peut lui trouver quelques tares idéologiques). Mais sur Daudet, le voilà prolixe comme une page de Wikipedia puisqu’il précise en note, horresco referens : « (rédacteur en chef et éditorialiste de l'Action française au début du XXe siècle, polémiste, monarchiste, antisémite, antigermanique, soutien déclaré du fascisme de Mussolini, ndlr) ».
Ouch ! pauvre Léon Daudet, qui n’en demandait pas tant, lui qui est mort depuis 1942 ! Peut-on le réduire à ces qualificatifs durs et évidemment lourds de sens ? Bien sûr que non, mais dans le règne de la pensée unique, cela est faisable.
Du coup, rendons justice tout de même à Daudet, même si bien évidemment plus personne ne le lit (et signalons au lecteur curieux le livre d'Eugen Weber "L'Action française" qui lui apportera beaucoup d'éléments sur ce mouvement et ce journal essentiel dans l'histoire des droites françaises) et citons Kléber Haedens et son « Une histoire de la littérature française ». Précisons d'emblée pour les esprits chagrins que oui, Kléber Haedens était aussi à l'Action Française et était un ami d'Antoine Blondin, Roger Nimier, Michel Déon et Jean d'Ormesson. Ce dernier l'a beaucoup défendu, jusqu'à participer récemment à l'inauguration d'un collège qui aurait dû porter son nom, si les ligues de vertus socialistes et gauchistes n'avaient pas couinées vertueusement pour empêcher une telle "ignominie". Le texte ci-dessous de Haedens semble d'actualité pourtant sur certaines des vertus de Daudet...
« Drieu La Rochelle disait que l’Action Française avait créé le mouvement littéraire le plus important d’Europe, avec celui de la Nouvelle Revue Française, pendant le premier tiers du XXe siècle. L’Action Française a groupé en effet autour de Charles Maurras, quelques-uns des meilleurs écrivains de notre temps et, tout d’abord, Léon Daudet (1868 - 1er juillet 1942). À vrai dire, Léon Daudet a un peu trop ébloui ses contemporains par ses dons jupitériens de polémiste, par le massacre joyeux des crétins, des traîtres, des routines, des conventions et des dessus de pendule auquel il se livrait chaque matin. Léon Daudet, qui avait été élevé dans l’entourage de son père, Alphonse, par la IIIe République naissante, devint promptement un homme populaire dont les faits et gestes se trouvaient guettés avec une égale avidité par ses amis et ses adversaires. L’éclat de sa vie publique a un peu nui à sa réputation d’écrivain. Il est vrai que son évasion de la Santé a été un moment savoureux dans l’histoire de la IIIe République. Mais Léon Daudet député, Léon Daudet duelliste, Léon Daudet exilé, Léon Daudet grand orateur et grand politique n’est pas l’homme qui nous retient ici. Au-delà du vivant déchaîné, il faut voir l’écrivain dont on n’a pas toujours compris la valeur.. La part la plus inégale dans son œuvre est celle du romancier. Il ne faudrait pas cependant la condamner trop vite à l’oubli (…) Mais Léon Daudet critique littéraire n’a pas son pareil. Il se trouve également à l’aise parmi les vivants et parmi les ombres. (…) Avec cela libre, indépendant, ne cherchant jamais à contraindre, toujours prêt à saluer le talent chez ses pires ennemis, dépourvu de tout esprit de parti, mettant son autorité au service du beau avec une générosité inépuisable, Léon Daudet est le premier critique littéraire de son temps.
Que dire du mémorialiste ? Il est de la lignée du cardinal de Retz et de Saint-Simon. En quatre mots saisissants, d’une cocasserie inimitable, il peint un homme au physique et au moral, lui rendant son souffle, son allure, les plis et la couleur de ses vêtements, ses tics, ses manies et jusqu’au son de sa voix. La série des Souvenirs Littéraires, les deux volumes de Paris Vécu, ouvrages mouvementés, passionnés, pathétiques, pleins d’intelligence, de culture et d’une gigantesque drôlerie, gardent la chaleur de toute une époque, avec ses lumières et ses parfums, ses jours et ses nuits, ses personnages ridicules, falots ou grandioses, et les rues de Paris, le ciel de Paris, tout ce qui fait le plaisir et la douleur de vivre. Chaque mot devient la sensation même. C’est un style qui passe »
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13.10.2009
Enfin une dissolution de l'ultra-gauche ?
M. Hortefeux envisage la dissolution des groupes de "l'ultragauche"
Huit personnes interpellées après les dégradations commises, samedi 10 octobre à Poitiers, lors d'une manifestation anticarcérale, ont été condamnées, lundi, à des peines de prison allant de deux mois avec sursis à quatre mois de prison ferme, selon les avocats. Le parquet avait requis des peines de dix-huit mois, dont dix ferme.
En déplacement à Poitiers, lundi, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré qu'il "n'hésiterait pas" à demander la "dissolution" des "groupuscules". Ces groupes, a-t-il ajouté, "encore une fois saccagent et ne respectent pas les lois de la démocratie".
La tâche risque de s'avérer ardue pour M. Hortefeux, les adeptes du black-bloc s'inscrivant contre toute organisation sous forme de partis. Le ministre de l'intérieur a par ailleurs indiqué avoir demandé au préfet de la Vienne de "recenser les squats qui sont susceptibles d'accueillir ces militants d'ultragauche".
Le procureur de Poitiers, Pierre Sennes, a demandé l'ouverture d'une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé", afin de "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".
Isabelle Mandraud et Caroline Monno
18:14 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ultra-gauche, brice hortefeux, poitiers, le monde
21.09.2009
Les hussards de La Droite strasbourgeoise souhaitent bonne chance à Dominique de Villepin...
« Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l’Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d’un registre sans date, arrachés à une longue nuit.
Face aux Minotaures, ce fil d’encre et de papier m’a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j’ai voulu m’alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d’avancer jusqu’au retournement de la conscience où l’épreuve devient une chance de libération.
Quoi que l’on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d’armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s’élance à l’assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l’homme s’éveille, libre de toutes entraves.
C'est le temps de l'aveu. Celui que l'on se fait à soi-même. Être au monde ne va pas sans tremblement. Être en politique ne va pas sans périls.
Aujourd'hui, comme hier, le coeur saigne. Le combat est solitaire, d'un devoir sans gloire. Jeux anonymes, mouvements de houle nourrissent la rumeur, contes cruels jetés en pâture par des chroniqueurs sourds aux sentiments humains. Comment pourrais-je avancer quand le bagage devient fardeau, brûle l'échine, lacère ? Et qui craindre le plus : l'ange ou le démon, l'effroi de l'âme ou le combat des hommes ? "
Dominique de Villepin, "Hôtel de l'insomnie" (Ed. Plon)
14:05 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, hôtel de l'insomnie, procès clearstream
09.09.2009
SCHLOMOH OU LA BONNE CONSCIENCE D'UN FUSILLEUR DE PAPIER

La Droite Strasbourgeoise n'est pas indifférente aux principes du droit...
Le constat n'est pas neuf. Des individus, des groupes, des associations, des mouvements, distribuent tous azimuts leurs obsédantes leçons de morale sans jamais daigner admettre leurs propres errements. Depuis cinquante ans ils ont trop souvent soutenu dans le tiers-monde les pires dictatures, cautionné des tyranneaux fanatiques, fermé les yeux sur les génocides les plus épouvantables, mais ils n'en continuent pas moins de sermonner leur monde sans relâche au nom d'un antifascisme chimérique et d'un antiracisme débauché par un immigrationnisme forcené.
Ainsi en va-t-il de "La feuille de chou", le blog de Schlomoh alias Jean-Claude Meyer qui s'en prenait il y a quelques jours à La Droite Strasbourgeoise. Mal lui en a pris…
Que lui reprochait-il ?
D'avoir pris la défense de Paul Girod de Langlade, ce préfet de la République victime cet été d'une misérable opération de lynchage médiatique aussitôt relayée par une décision inique du gouvernement.
Les faits sont connus. Du moins le sont ils dans les termes où la presse les a rapportés. Nous les avons déjà évoqués dans nos précédents billets consacrés au sujet.
Le préfet dément, ainsi que d'autres témoins (voir Le Monde du 5 septembre) mais l'occasion est trop belle. Orchestré par la presse et les associations de nuisance antiracistes la curée médiatique commence. Dans la France d'aujourd'hui s'il est en effet recommandé de juger qu'il n'y a pas assez de Noirs dans les grandes écoles ou à la télévision (et, conséquemment, qu'il s'y trouve trop de Blancs, et pourquoi pas trop de Juifs pendant qu'on y est) il est, en revanche, mal venu de dire qu'il y a trop de Noirs à proximité d'un portique; paradoxe qui constitue à soi seul une forme de racisme subtil que l'antiracisme rémunéré encourage sans vergogne.
Quoi qu'il en soit, le préfet nie. C'est donc parole contre parole et seule une procédure contradictoire est ici susceptible de trancher. Mais de la procédure, conforme à l'État de droit, bien des commentateurs se contrefichent et le préfet est accablé séance tenante. Tout se passe donc comme si dans le litige opposant un Blanc à un Noir, le Noir qui revendique son statut de victime du racisme avait, par définition, raison contre le Blanc dont toutes les rumeurs nous ressassent qu'en qualité de descendant des esclavagistes et des colonialistes, il est "fatalement" coupable. Ironie de l'histoire : le déterminisme essentialiste, source de tout véritable racisme, se retrouve ici enrôlé par des "antiracistes" que la fièvre épuratrice pousse au délire. La "racisation" des "racistes" deviendra-t-elle le préliminaire de leur élimination définitive sans autre forme de procès ?
L'extrême gauche avec le ministre de la police
Même emportement frivole chez Brice Hortefeux. Le préfet est livré aux chiens sans jugement. Non content de devoir subir les hurlements de la meute associative et journalistique il lui faut endurer un oukase administratif sans que lui soit donnée la possibilité d'être entendu et de se défendre. Ce n'est pas conforme au droit, certes, mais très conforme à l'esprit "citoyen" d'une époque manichéenne où la dictature du Bien se joue des règles de l'équité. Une double peine en quelque sorte dont on doute que le gouvernement ne se repente un jour.
Mais cela est visiblement suffisant en République antiraciste, même sous égide UMP puisque ce matin le préfet a été mis à la retraite d’office apprend t-on dans le compte-rendu du conseil des ministres.
Gens du voyage; une affaire jugée
Le préfet était, il est vrai, depuis bien longtemps dans le collimateur des ligues de vertu. En poste dans le Vaucluse puis en Indre-et-Loire il s'en était pris en 2002 puis en 2006 aux "gens du voyage". Ses propos, vérifiés, ceux là, faisaient état de leur "délinquance". "Je n'ai aucune tendresse particulière pour ces gens-là, avait ajouté le haut fonctionnaire, ils vivent à nos crochets, ils vivent de la rapine." Des paroles bien peu amènes qui avaient incité le MRAP à le poursuivre.
La justice a donc tranché, à plusieurs reprises. Et elle a tranché par la relaxe en faveur du préfet (arrêt de la onzième chambre de la Cour d'appel de Paris du 25 juin 2008). Mieux même, Paul Girod de Langlade reçut à cette occasion le soutien unanime des élus UMP et socialistes d'Indre et Loire et d'une grande majorité des élus des autres départements dont il avait eu la charge. Ainsi, fin 2007, ce sont les députés Yves Dauge (PS) et Philippe Briand (UMP) qui présentèrent au Président de la République une pétition en sa faveur contresignée par ces milliers de noms.
Tous complices; tous racistes donc ? Peut-être serait-il plus conforme à la vérité de convenir que l'expérience concrète de ces élus, quel que soit leur bord, ne les incitaient pas à considérer les propos du représentant de l'État comme contraires à leur propre expérience. Mais une opinion aussi épouvantable ne saurait être formulée qu'à titre d'hypothèse.
Rien donc ne pèse jusqu'à présent sur ce préfet, rien d'autre que la rumeur, le ragot et la médisance calculée. L'homme n'a enfreint aucune loi mais il y a des acharnés qui éprouvent le besoin, sans cesse, de démontrer que leurs contemporains sont rongés par la xénophobie. C'est ainsi qu'ils justifient leur triste emploi de rééducateurs des masses "perverties". Beaucoup cèdent devant leur logorrhée terroriste acceptant que soit entamée indéfiniment notre liberté de penser et d'agir dans le cadre des lois républicaine. Le préfet n'a pas voulu céder et nous l'avons soutenu dans son refus. Rien de plus.
De la Tchéka à l'antiracisme vengeur
Mais revenons à M. JC Meyer…
Avant d'en devenir la victime, Trotski, quoi qu'en disent ses actuels disciples, fut avec Dzerjinski, l'un des fondateurs de la Tchéka, cette police politique soviétiques qui a laissé une gigantesque empreinte de sang dans l'histoire du peuple russe. Latsis, l'un de ses dirigeants déclarait en novembre 1918 : "Ne cherchez pas de preuves pour établir que votre prisonnier s'est opposé au pouvoir soviétique en parole ou en acte. Votre premier devoir est de lui demander à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, quel est son degré d'instruction et quel est son métier. Ce sont ces questions qui doivent décider de son sort. Voilà la signification et l'essence de la Terreur Rouge."
Les temps ont changé mais l'esprit trotskiste semble inaltérable. Qu'on en juge.
Parmi ses multiples crimes le préfet Langlade commet celui de porter une particule (comme Dzerjinski, originaire de la noblesse polonaise). C'en est assez pour raviver l'atavisme sans-culotte du camarade Schlomoh qui ne peut s'empêcher de dauber sur cette banalité, comme si le patronyme constituait en l'occurrence une circonstance aggravante. Bizarre quand même pour un antiraciste d'insister comme cela sur l'origine. On croyait jusqu'à présent ce travers réservé aux xénophobes et aux antisémites mais il faudra nous faire une raison.

Le peloton d’éxécution pour les « mals-pensants » ?
Enfin, M. Meyer s'en prend nommément à l'un de nos amis en lui rappelant le sort funeste de Robert Brasillach condamné à mort puis exécuté pour "intelligence avec l'ennemi" le 6 février 1945. Est-ce le sort qu'il entend nous réserver si par malheur ses idées parvenaient au pouvoir ? Est-ce un avertissement sans frais à la manière des maffieux ?
Si nous cultivions le même humour que le petit camarade de Lev Davidovitch Bronstein nous serions tentés de répondre qu'il y a des coups de piolets qui se perdent. Mais nous réjouissant de la suppression de la peine capitale, nous n'auront pas cette bassesse.
Nous avons, certes, du goût pour les polémiques nécessaires mais nous ne prisons ni l'insulte ni les calomnies, surtout quand elles visent à nous faire comparaître indûment devant les tribunaux. Comme la loi nous y autorise nous nous sommes contentés de faire couper le sifflet d'un corbeau qui a perdu le sens de la mesure, en nous adressant à son hébergeur, Le Monde interactif. Rien de plus. Mais que ses amis se réjouissent; ses croassements sont toujours audibles. Et pour les amateurs nous en donnons même les références... Bon vent!
Coclès
PS : depuis mercredi 9 septembre fin d'après-midi, le blog initial Tout est dans tout est de nouveau réactivé. Dont acte...
14:24 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoh, jean-claude meyer, paul girot de langlade, brice hortefeux, la droite strasbourgeoise
02.09.2009
Affaire du préfet Langlade : Hortefeux devient le parfait petit soldat de l'antiracisme.
La Droite strasbourgeoise avait évoqué l'affaire du préfet soi-disant "raciste" Paul Girot de Langlade ici.
De façon prévisible, la logique antiraciste a prévalu, notamment chez M. Brice Hortefeux. Ce qui était moins prévisible, c'est la réaction courageuse du préfet suspendu.
Dans un entretien au journal Parisien/Aujourd'hui en France, "Il accuse ainsi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux de vouloir, avec cette affaire, "faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé" et "se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste"."
Le châtiment voulu par les tenants du nouveau communisme n'a pas tardé puisque M. Paul Girot de Langlade devrait être mis à la retraite anticipée, sans primes. Il devrait tout aussi logiquement passer à l'offensive via les procédures disciplinaires classiques.
Bientôt le retour des procès de Moscou ?
Information savoureuse, au même moment Tintin et Milou ont du soucis à se faire. Les illustrations de Tintin au Congo pourraient peut-être un jour être interdites :
"Mr Bienvenue Mbutu-Mondondo, citoyen congolais ayant porté plainte contre « Tintin au Congo » organisera une marche et un sit-in à Bruxelles le mercredi 26 septembre devant le palais de justice, place Poelart entre 12h45 et 14h45, selon son propre communiqué.
D’après cette même source, une délégation de trois personnes serait reçue par les responsables de la Société Moulinsart S.A. vers 14 heures dans les locaux de l’avenue Louise. Ensuite le 29 septembre 2007, Kinshasa verra à son tour cette manifestation dans les lieux de la gare centrale de Kinshasa de 11h30 à 12h45 qui sera suivit ensuite vers 13h d’un cortège dont la destination est l’Ambassade de Belgique."
© HIELY Cyril / MAXPPP
10:56 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paul girot de langlade, anti-racisme, brice hortefeux



