10.11.2009
Le Goncourt, une contribution au débat sur l'identité nationale? Marie Ndyaie n'aime pas la France
A la question stupide parue dans les Inrockuptibles de la critique littéraire Nelly Kaprielian (qui est à ce métier l'égale des Indigènes de la République, c'est-à-dire une hystérique pasionaria de la cause anti-raciste et qui débusque l'hétéro blanc catholique fascisant comme d'autres le ragondin) voici ce que répond le nouveau prix Goncourt, Marie Ndiaye (piètre auteur mais visiblement saluée comme la nouvelle Marguerite Duras par les médias complaisants) :
Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?
"Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants – ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus."
Pour l'heure, seul Eric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et maire de Raincy a réagi de la façon suivante, s'adressant au ministre de la culture Frédéric Mitterrand :
« Monsieur Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu'elle trouve "cette France [de Sarkozy] monstrueuse", et d'ajouter "Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", sont inacceptables.
Ces propos d'une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l'État. Il me semble que le droit d'expression, ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu'il compte entreprendre en la matière ?»
10:32 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie ndiaye, frédéric mitterrand, éric raoult, les inrockuptibles, nelly kaprielian
20.10.2009
En Suisse, minaret bien qui rira le dernier...

La Suisse est décidément un pays aux moeurs politiques singulières...
Le 29 novembre prochain, le peuple se prononce sur une initiative demandant l'interdiction de construire de nouveaux minarets. Alors que ses promoteurs entendent lutter contre un symbole politique, ses adversaires redoutent une menace pour la paix confessionnelle et l'image de la Suisse dans le monde...
Cette initiative populaire émane de l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) et de l'Union démocratique fédérale (UDF / droite religieuse). Munie de presque 115'000 signatures, elle avait été déposée à la Chancellerie fédérale en juillet 2008.
Deux initiatives de communication politique donne le ton, dont un jeu, Minaret Attack ! dont nous vous laissons découvrir les subtilités...
A lire aussi sur http://www.minarets.ch/
Le contenu de l'initiative est limpide. Le texte soumis au peuple ne contient en effet qu'une seule phrase stipulant que «la construction de minarets est interdite".
A Strasbourg, les lieux de cultes de proximité poussent comme des champignons...
Rappelons qu'à Strasbourg se pose aussi cette question cruciale, qui pour l'heure n'a fait que réagir Alsace d'Abord.
La Mairie de Strasbourg elle, visiblement a choisi. Elle vient d'offrir de multiples nouveaux lieux de culte de proximité à la communauté musulmane, comme ces jours-ci, en remplaçant l'ancienne médiathèque et Mairie de quartier du Neuhof Place de Hautefort par un lieu de culte et de réunions pour l'Association culturelle maghrébine du Neuhof...
Ce bâtiment public avait été au cours des années régulièrement cible de graffitis, de vandales, de destructions diverses et variées et ressemblait plus à une épave abandonnée dans un quartier en ébullition.
En sera t-il de même désormais ? Il sera intéressant de suivre cela au cours des mois qui viennent...
12:10 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, udc, votation, minarets, islam, minarett attack, alsace d'abord, strasbourg, médiathèque neuhof
19.10.2009
Quand Léon Daudet fait irruption dans la campagne des régionales en Alsace…
Grâce soit rendue au vaillant veilleur Claude Kieflin, appointé journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace, qui ce week-end, a rempli son rôle de citoyen.
Un article dans la page Politiques du dimanche et un dessin ce matin dans les chuchotements nous font part de l’entrée de campagne « mouvementée » du candidat FN Patrick Binder. Nous aurons tout le loisir au cours des semaines qui viennent pour aborder les diverses candidatures de droite de ces régionales, qui toutes seront à suivre avec attention.
Par charité, nous ne dirons rien de l’article, même si nous espérons de la part de notre journaliste, le même esprit critique, le même sens aiguisé du trait, quand il évoquera l’entrée en campagne d’une tête de liste d’extrême gauche...
Mais l’essentiel n’est pas là…
Monsieur C. K dans le premier article fait œuvre de pédagogie, prenant le lecteur dominical pour un benêt illettré. Il semblerait que M. Binder ait cité Léon Daudet. Bien sûr, en bon journaliste équilibrant son compte-rendu, il ne rappelle pas que celui-ci a également cité quelques autres auteurs comme Ronsard (ce qui est précisé de façon moqueuse dans les pages Chuchotements ce lundi) et même... Léon Gambetta !
Pas de chance, il n’a rien à dire sur Ronsard (mais en cherchant bien, on peut lui trouver quelques tares idéologiques). Mais sur Daudet, le voilà prolixe comme une page de Wikipedia puisqu’il précise en note, horresco referens : « (rédacteur en chef et éditorialiste de l'Action française au début du XXe siècle, polémiste, monarchiste, antisémite, antigermanique, soutien déclaré du fascisme de Mussolini, ndlr) ».
Ouch ! pauvre Léon Daudet, qui n’en demandait pas tant, lui qui est mort depuis 1942 ! Peut-on le réduire à ces qualificatifs durs et évidemment lourds de sens ? Bien sûr que non, mais dans le règne de la pensée unique, cela est faisable.
Du coup, rendons justice tout de même à Daudet, même si bien évidemment plus personne ne le lit (et signalons au lecteur curieux le livre d'Eugen Weber "L'Action française" qui lui apportera beaucoup d'éléments sur ce mouvement et ce journal essentiel dans l'histoire des droites françaises) et citons Kléber Haedens et son « Une histoire de la littérature française ». Précisons d'emblée pour les esprits chagrins que oui, Kléber Haedens était aussi à l'Action Française et était un ami d'Antoine Blondin, Roger Nimier, Michel Déon et Jean d'Ormesson. Ce dernier l'a beaucoup défendu, jusqu'à participer récemment à l'inauguration d'un collège qui aurait dû porter son nom, si les ligues de vertus socialistes et gauchistes n'avaient pas couinées vertueusement pour empêcher une telle "ignominie". Le texte ci-dessous de Haedens semble d'actualité pourtant sur certaines des vertus de Daudet...
« Drieu La Rochelle disait que l’Action Française avait créé le mouvement littéraire le plus important d’Europe, avec celui de la Nouvelle Revue Française, pendant le premier tiers du XXe siècle. L’Action Française a groupé en effet autour de Charles Maurras, quelques-uns des meilleurs écrivains de notre temps et, tout d’abord, Léon Daudet (1868 - 1er juillet 1942). À vrai dire, Léon Daudet a un peu trop ébloui ses contemporains par ses dons jupitériens de polémiste, par le massacre joyeux des crétins, des traîtres, des routines, des conventions et des dessus de pendule auquel il se livrait chaque matin. Léon Daudet, qui avait été élevé dans l’entourage de son père, Alphonse, par la IIIe République naissante, devint promptement un homme populaire dont les faits et gestes se trouvaient guettés avec une égale avidité par ses amis et ses adversaires. L’éclat de sa vie publique a un peu nui à sa réputation d’écrivain. Il est vrai que son évasion de la Santé a été un moment savoureux dans l’histoire de la IIIe République. Mais Léon Daudet député, Léon Daudet duelliste, Léon Daudet exilé, Léon Daudet grand orateur et grand politique n’est pas l’homme qui nous retient ici. Au-delà du vivant déchaîné, il faut voir l’écrivain dont on n’a pas toujours compris la valeur.. La part la plus inégale dans son œuvre est celle du romancier. Il ne faudrait pas cependant la condamner trop vite à l’oubli (…) Mais Léon Daudet critique littéraire n’a pas son pareil. Il se trouve également à l’aise parmi les vivants et parmi les ombres. (…) Avec cela libre, indépendant, ne cherchant jamais à contraindre, toujours prêt à saluer le talent chez ses pires ennemis, dépourvu de tout esprit de parti, mettant son autorité au service du beau avec une générosité inépuisable, Léon Daudet est le premier critique littéraire de son temps.
Que dire du mémorialiste ? Il est de la lignée du cardinal de Retz et de Saint-Simon. En quatre mots saisissants, d’une cocasserie inimitable, il peint un homme au physique et au moral, lui rendant son souffle, son allure, les plis et la couleur de ses vêtements, ses tics, ses manies et jusqu’au son de sa voix. La série des Souvenirs Littéraires, les deux volumes de Paris Vécu, ouvrages mouvementés, passionnés, pathétiques, pleins d’intelligence, de culture et d’une gigantesque drôlerie, gardent la chaleur de toute une époque, avec ses lumières et ses parfums, ses jours et ses nuits, ses personnages ridicules, falots ou grandioses, et les rues de Paris, le ciel de Paris, tout ce qui fait le plaisir et la douleur de vivre. Chaque mot devient la sensation même. C’est un style qui passe »
13:51 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dernières nouvelles d'alsace, claude kieflin, patrick binder, front national, régionales 2010, alsace, strasbourg, léon daudet, action française
13.10.2009
Enfin une dissolution de l'ultra-gauche ?
M. Hortefeux envisage la dissolution des groupes de "l'ultragauche"
Huit personnes interpellées après les dégradations commises, samedi 10 octobre à Poitiers, lors d'une manifestation anticarcérale, ont été condamnées, lundi, à des peines de prison allant de deux mois avec sursis à quatre mois de prison ferme, selon les avocats. Le parquet avait requis des peines de dix-huit mois, dont dix ferme.
En déplacement à Poitiers, lundi, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré qu'il "n'hésiterait pas" à demander la "dissolution" des "groupuscules". Ces groupes, a-t-il ajouté, "encore une fois saccagent et ne respectent pas les lois de la démocratie".
La tâche risque de s'avérer ardue pour M. Hortefeux, les adeptes du black-bloc s'inscrivant contre toute organisation sous forme de partis. Le ministre de l'intérieur a par ailleurs indiqué avoir demandé au préfet de la Vienne de "recenser les squats qui sont susceptibles d'accueillir ces militants d'ultragauche".
Le procureur de Poitiers, Pierre Sennes, a demandé l'ouverture d'une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé", afin de "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".
Isabelle Mandraud et Caroline Monno
18:14 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ultra-gauche, brice hortefeux, poitiers, le monde
21.09.2009
Les hussards de La Droite strasbourgeoise souhaitent bonne chance à Dominique de Villepin...
« Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l’Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d’un registre sans date, arrachés à une longue nuit.
Face aux Minotaures, ce fil d’encre et de papier m’a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j’ai voulu m’alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d’avancer jusqu’au retournement de la conscience où l’épreuve devient une chance de libération.
Quoi que l’on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d’armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s’élance à l’assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l’homme s’éveille, libre de toutes entraves.
C'est le temps de l'aveu. Celui que l'on se fait à soi-même. Être au monde ne va pas sans tremblement. Être en politique ne va pas sans périls.
Aujourd'hui, comme hier, le coeur saigne. Le combat est solitaire, d'un devoir sans gloire. Jeux anonymes, mouvements de houle nourrissent la rumeur, contes cruels jetés en pâture par des chroniqueurs sourds aux sentiments humains. Comment pourrais-je avancer quand le bagage devient fardeau, brûle l'échine, lacère ? Et qui craindre le plus : l'ange ou le démon, l'effroi de l'âme ou le combat des hommes ? "
Dominique de Villepin, "Hôtel de l'insomnie" (Ed. Plon)
14:05 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, hôtel de l'insomnie, procès clearstream
09.09.2009
SCHLOMOH OU LA BONNE CONSCIENCE D'UN FUSILLEUR DE PAPIER

La Droite Strasbourgeoise n'est pas indifférente aux principes du droit...
Le constat n'est pas neuf. Des individus, des groupes, des associations, des mouvements, distribuent tous azimuts leurs obsédantes leçons de morale sans jamais daigner admettre leurs propres errements. Depuis cinquante ans ils ont trop souvent soutenu dans le tiers-monde les pires dictatures, cautionné des tyranneaux fanatiques, fermé les yeux sur les génocides les plus épouvantables, mais ils n'en continuent pas moins de sermonner leur monde sans relâche au nom d'un antifascisme chimérique et d'un antiracisme débauché par un immigrationnisme forcené.
Ainsi en va-t-il de "La feuille de chou", le blog de Schlomoh alias Jean-Claude Meyer qui s'en prenait il y a quelques jours à La Droite Strasbourgeoise. Mal lui en a pris…
Que lui reprochait-il ?
D'avoir pris la défense de Paul Girod de Langlade, ce préfet de la République victime cet été d'une misérable opération de lynchage médiatique aussitôt relayée par une décision inique du gouvernement.
Les faits sont connus. Du moins le sont ils dans les termes où la presse les a rapportés. Nous les avons déjà évoqués dans nos précédents billets consacrés au sujet.
Le préfet dément, ainsi que d'autres témoins (voir Le Monde du 5 septembre) mais l'occasion est trop belle. Orchestré par la presse et les associations de nuisance antiracistes la curée médiatique commence. Dans la France d'aujourd'hui s'il est en effet recommandé de juger qu'il n'y a pas assez de Noirs dans les grandes écoles ou à la télévision (et, conséquemment, qu'il s'y trouve trop de Blancs, et pourquoi pas trop de Juifs pendant qu'on y est) il est, en revanche, mal venu de dire qu'il y a trop de Noirs à proximité d'un portique; paradoxe qui constitue à soi seul une forme de racisme subtil que l'antiracisme rémunéré encourage sans vergogne.
Quoi qu'il en soit, le préfet nie. C'est donc parole contre parole et seule une procédure contradictoire est ici susceptible de trancher. Mais de la procédure, conforme à l'État de droit, bien des commentateurs se contrefichent et le préfet est accablé séance tenante. Tout se passe donc comme si dans le litige opposant un Blanc à un Noir, le Noir qui revendique son statut de victime du racisme avait, par définition, raison contre le Blanc dont toutes les rumeurs nous ressassent qu'en qualité de descendant des esclavagistes et des colonialistes, il est "fatalement" coupable. Ironie de l'histoire : le déterminisme essentialiste, source de tout véritable racisme, se retrouve ici enrôlé par des "antiracistes" que la fièvre épuratrice pousse au délire. La "racisation" des "racistes" deviendra-t-elle le préliminaire de leur élimination définitive sans autre forme de procès ?
L'extrême gauche avec le ministre de la police
Même emportement frivole chez Brice Hortefeux. Le préfet est livré aux chiens sans jugement. Non content de devoir subir les hurlements de la meute associative et journalistique il lui faut endurer un oukase administratif sans que lui soit donnée la possibilité d'être entendu et de se défendre. Ce n'est pas conforme au droit, certes, mais très conforme à l'esprit "citoyen" d'une époque manichéenne où la dictature du Bien se joue des règles de l'équité. Une double peine en quelque sorte dont on doute que le gouvernement ne se repente un jour.
Mais cela est visiblement suffisant en République antiraciste, même sous égide UMP puisque ce matin le préfet a été mis à la retraite d’office apprend t-on dans le compte-rendu du conseil des ministres.
Gens du voyage; une affaire jugée
Le préfet était, il est vrai, depuis bien longtemps dans le collimateur des ligues de vertu. En poste dans le Vaucluse puis en Indre-et-Loire il s'en était pris en 2002 puis en 2006 aux "gens du voyage". Ses propos, vérifiés, ceux là, faisaient état de leur "délinquance". "Je n'ai aucune tendresse particulière pour ces gens-là, avait ajouté le haut fonctionnaire, ils vivent à nos crochets, ils vivent de la rapine." Des paroles bien peu amènes qui avaient incité le MRAP à le poursuivre.
La justice a donc tranché, à plusieurs reprises. Et elle a tranché par la relaxe en faveur du préfet (arrêt de la onzième chambre de la Cour d'appel de Paris du 25 juin 2008). Mieux même, Paul Girod de Langlade reçut à cette occasion le soutien unanime des élus UMP et socialistes d'Indre et Loire et d'une grande majorité des élus des autres départements dont il avait eu la charge. Ainsi, fin 2007, ce sont les députés Yves Dauge (PS) et Philippe Briand (UMP) qui présentèrent au Président de la République une pétition en sa faveur contresignée par ces milliers de noms.
Tous complices; tous racistes donc ? Peut-être serait-il plus conforme à la vérité de convenir que l'expérience concrète de ces élus, quel que soit leur bord, ne les incitaient pas à considérer les propos du représentant de l'État comme contraires à leur propre expérience. Mais une opinion aussi épouvantable ne saurait être formulée qu'à titre d'hypothèse.
Rien donc ne pèse jusqu'à présent sur ce préfet, rien d'autre que la rumeur, le ragot et la médisance calculée. L'homme n'a enfreint aucune loi mais il y a des acharnés qui éprouvent le besoin, sans cesse, de démontrer que leurs contemporains sont rongés par la xénophobie. C'est ainsi qu'ils justifient leur triste emploi de rééducateurs des masses "perverties". Beaucoup cèdent devant leur logorrhée terroriste acceptant que soit entamée indéfiniment notre liberté de penser et d'agir dans le cadre des lois républicaine. Le préfet n'a pas voulu céder et nous l'avons soutenu dans son refus. Rien de plus.
De la Tchéka à l'antiracisme vengeur
Mais revenons à M. JC Meyer…
Avant d'en devenir la victime, Trotski, quoi qu'en disent ses actuels disciples, fut avec Dzerjinski, l'un des fondateurs de la Tchéka, cette police politique soviétiques qui a laissé une gigantesque empreinte de sang dans l'histoire du peuple russe. Latsis, l'un de ses dirigeants déclarait en novembre 1918 : "Ne cherchez pas de preuves pour établir que votre prisonnier s'est opposé au pouvoir soviétique en parole ou en acte. Votre premier devoir est de lui demander à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, quel est son degré d'instruction et quel est son métier. Ce sont ces questions qui doivent décider de son sort. Voilà la signification et l'essence de la Terreur Rouge."
Les temps ont changé mais l'esprit trotskiste semble inaltérable. Qu'on en juge.
Parmi ses multiples crimes le préfet Langlade commet celui de porter une particule (comme Dzerjinski, originaire de la noblesse polonaise). C'en est assez pour raviver l'atavisme sans-culotte du camarade Schlomoh qui ne peut s'empêcher de dauber sur cette banalité, comme si le patronyme constituait en l'occurrence une circonstance aggravante. Bizarre quand même pour un antiraciste d'insister comme cela sur l'origine. On croyait jusqu'à présent ce travers réservé aux xénophobes et aux antisémites mais il faudra nous faire une raison.

Le peloton d’éxécution pour les « mals-pensants » ?
Enfin, M. Meyer s'en prend nommément à l'un de nos amis en lui rappelant le sort funeste de Robert Brasillach condamné à mort puis exécuté pour "intelligence avec l'ennemi" le 6 février 1945. Est-ce le sort qu'il entend nous réserver si par malheur ses idées parvenaient au pouvoir ? Est-ce un avertissement sans frais à la manière des maffieux ?
Si nous cultivions le même humour que le petit camarade de Lev Davidovitch Bronstein nous serions tentés de répondre qu'il y a des coups de piolets qui se perdent. Mais nous réjouissant de la suppression de la peine capitale, nous n'auront pas cette bassesse.
Nous avons, certes, du goût pour les polémiques nécessaires mais nous ne prisons ni l'insulte ni les calomnies, surtout quand elles visent à nous faire comparaître indûment devant les tribunaux. Comme la loi nous y autorise nous nous sommes contentés de faire couper le sifflet d'un corbeau qui a perdu le sens de la mesure, en nous adressant à son hébergeur, Le Monde interactif. Rien de plus. Mais que ses amis se réjouissent; ses croassements sont toujours audibles. Et pour les amateurs nous en donnons même les références... Bon vent!
Coclès
PS : depuis mercredi 9 septembre fin d'après-midi, le blog initial Tout est dans tout est de nouveau réactivé. Dont acte...
14:24 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoh, jean-claude meyer, paul girot de langlade, brice hortefeux, la droite strasbourgeoise
02.09.2009
Affaire du préfet Langlade : Hortefeux devient le parfait petit soldat de l'antiracisme.
La Droite strasbourgeoise avait évoqué l'affaire du préfet soi-disant "raciste" Paul Girot de Langlade ici.
De façon prévisible, la logique antiraciste a prévalu, notamment chez M. Brice Hortefeux. Ce qui était moins prévisible, c'est la réaction courageuse du préfet suspendu.
Dans un entretien au journal Parisien/Aujourd'hui en France, "Il accuse ainsi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux de vouloir, avec cette affaire, "faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé" et "se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste"."
Le châtiment voulu par les tenants du nouveau communisme n'a pas tardé puisque M. Paul Girot de Langlade devrait être mis à la retraite anticipée, sans primes. Il devrait tout aussi logiquement passer à l'offensive via les procédures disciplinaires classiques.
Bientôt le retour des procès de Moscou ?
Information savoureuse, au même moment Tintin et Milou ont du soucis à se faire. Les illustrations de Tintin au Congo pourraient peut-être un jour être interdites :
"Mr Bienvenue Mbutu-Mondondo, citoyen congolais ayant porté plainte contre « Tintin au Congo » organisera une marche et un sit-in à Bruxelles le mercredi 26 septembre devant le palais de justice, place Poelart entre 12h45 et 14h45, selon son propre communiqué.
D’après cette même source, une délégation de trois personnes serait reçue par les responsables de la Société Moulinsart S.A. vers 14 heures dans les locaux de l’avenue Louise. Ensuite le 29 septembre 2007, Kinshasa verra à son tour cette manifestation dans les lieux de la gare centrale de Kinshasa de 11h30 à 12h45 qui sera suivit ensuite vers 13h d’un cortège dont la destination est l’Ambassade de Belgique."
© HIELY Cyril / MAXPPP
10:56 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paul girot de langlade, anti-racisme, brice hortefeux
25.08.2009
Aux DNA, vive la sous-culture, même pour parler d'Adrien Zeller...
Les Dernières Nouvelles d'Alsace (édition du 24 août) est vraiment un journal au goût du jour, malheureusement.
Titré "C'est du lourd !", (façon un peu vulgaire d'écrire, mais n'écrit-on pas souvent vulgairement dans les colonnes des DNA?) le bilan d'Adrien Zeller se voit gratifié de cette tournure populaire, maladroite dans un cas pareil. L'auteur ? Le chroniqueur politique, Claude Kiefflin.
Le temps du "tombeau" élaboré avec finesse par un poète ou un écrivain a fait depuis belle lurette long feu ; certes... Mais est-ce une raison pour écrire : "Ce bilan de 13 ans de présidence régionale est sans doute loin d'être exhaustif. Mais "c'est du lourd", comme dirait le rapeur Abd el Malik qu'Adrien Zeller appréciait particulièrement." Imaginons un instant M. Kiefflin, fier de sa conclusion, au moment de rendre sa copie laborieusement achevée et truffée de ce trait fort peu élégant mais qui le satisfait pleinement. Peut-il en être autrement ? lui qui se faire fort de distribuer bons et mauvais points à la classe politique alsacienne depuis de nombreuses années... Bientôt fera t-il comme ces malheureux, passant un CD de Céline Dion à un mariage ou à un enterrement ?
Permettez aux lecteurs de cet article de douter de l'amour porté par feu Adrien Zeller, à cette forme mineure d'expression des banlieues, le rap. Peut-être était-il porté ce jour-là à donner un quelconque gage aux médias, friands de sous-culture et d'égalitarisme. Mais mesurons surtout à quel niveau se situe un article nécrologique des DNA et quel auteur ce journaliste se permet de citer. Ni Mallarmé ni Hugo, ni Malraux ni Bossuet, rois du genre mais Abd el Malik, rapper français de seconde zone... Sic transit gloria mundi...
Laurent Husser
07:17 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dernières nouvelles d'alsace, claude kiefflin, adrien zeller
10.08.2009
Café-crème
Patrick Lozès est le fondateur, en 2005, du Conseil représentatif des associations noires de France. Il en est aussi le président.Le CRAN, constitué sur le modèle du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) est très actif dans le combat contre les discriminations qui frapperaient les Noirs dans l'hexagone.
"Les Noirs et les Juifs" ajoute le délicieux Lozès qui ne tient pas à se faire blackbouler et dieudonniser. Membre de la droite parlementaire, il est aussi très écouté par un pouvoir soucieux de bâtir une France diversitaire où, comme le dit Nicolas Sarkozy, "le métissage est devenu une obligation" et où la détestable expression "français de souche" doit disparaître du vocabulaire commun.
Arrivé en France il y a une trentaine d'années, Patrick Lozès avoue pour sa part ne jamais avoir souffert du racisme français mais c'est pour les autres qu'il dit s'être engagé, tous ceux, y compris de nombreux clandestins, dont la vie en métropole serait un enfer mais qui n'en continuent pas moins à forcer tous les barrages de l'Europe de Schengen pour faire ici l'expérience masochiste de l'exclusion et de la damnation. Lozès, lui, n'est pas un damné de la terre.
Fils d'un sénateur béninois devenu ministre de la santé puis des affaires étrangères, il est diplômé en pharmacie et ancien élève de l'École supérieure de commerce de Paris. Il siège aussi dans de nombreux bidules à vocation marchande et rémunératrice. Membre de la privilégiature républicaine, il n'en est pas moins sensible à l'aliénation de masse. Pas celle des ouvriers "blancs" dont le patronat délocalise l'outil de travail vers les terres du moins disant social et écologique ou met en concurrence les natifs avec l'armée de réserve des "sans-papiers", ni celle de ces millions d'Africains illusionnés par les chromos mensongers de l'eldorado occidental.
Non, son truc à lui, l'antiraciste Lozès, c'est la couleur de la peau et sa déshonorante dénégation par des milliers de femmes africaines qui, en France, tenteraient de se blanchir pour échapper à une négritude les condamnant au racisme, à l'exclusion, au chômage et à la misère... Bref, pour fuir la réprobation que les maîtres blancs imposent à la condition noire la chasse à la mélanine serait devenue un fléau de masse chez les Noirs eux-mêmes. Une sorte d'épidémie, une michael-jacksonnerie généralisée.
C'est du moins ce qu'il écrit le 4 août dans son blog. Et là, franchement, Lozès dépasse les bornes de la plus noire bêtise. Car si crèmes, pommades, lotions,onguents et traitements divers visant à la dépigmentation abondent, en effet, sur un marché parallèle dominé par les Blacks (ces produits souvent toxiques et dangereux sont interdits en France), c'est en Afrique même qu'ils font l'objet du plus intense commerce, y compris dans cette nouvelle Afrique du Sud "arc-en-ciel" dont chacun s'accorde à dire qu'elle est débarrassée, depuis Mandela, de tous ses complexes raciaux.
En Afrique donc, mais aussi au Brésil, et en Inde sans que le bouc-émissaire blanc y soit pour quelque chose. Tous ceux qui se sont frotté un tant soit peu à l'anthropologie ou aux grands mythes fondateurs savent que la pâleur est depuis longtemps valorisée dans ces contrées, bien avant que le colonisateur blanc n'y ait imposé ses propres préjugés (se reporter par exemple à la mythologie des Dogons en Afrique de l'ouest ou au Mahabharata en Inde).
Bien au delà de tout "racisme" et de toute aliénation post-coloniale, il y a dans chaque culture des codes esthétiques reliés à la couleur et ces codes, imperméables aux bouleversements sociaux, font preuve d'une remarquable stabilité. Le goût des Africains pour le blanchiment de la peau est ancien et répond à des critères autochtones qui ne doivent rien à un supposé racisme blanc devenu l'ouvre boîte universel de tous les amateurs de culpabilisation.
D'ailleurs les Blancs eux-mêmes ont longtemps valorisé la pâleur avant de s'adonner, depuis quelques décennies, aux joies du bronzage et à la tyrannie des UV. Si l'on raisonnait comme Patrick Lozès, on en tirerait de bien étranges conclusions...
Coclès
Sur le blog de Patrick Lozès :
Crèmes "blanchissantes": Crever plutôt qu'être noire? : Le blog de la diversité
04.08.2009
Crèmes "blanchissantes": Crever plutôt qu'être noire?
La semaine dernière, la police a démantelé un réseau de vente de crèmes "blanchissantes", interdites en France.
Des dizaines de milliers de ces crèmes ou lotions qui contiennent, notamment, du mercure ont été saisis, et cinq personnes ont été interpellées.
S’il faut se satisfaire de cette opération policière, il faut s’inquiéter de ce que laisse supposer la découverte de si importants stocks : un commerce répandu et qui pose un grave problème de santé public mais qui se déroule dans le silence relatif des autorités sanitaires et politiques.
Si des jeunes femmes françaises noires décident, en 2009, de se blanchir la peau, au péril de leur santé, c'est en raison des discriminations massives dont elles sont les victimes. Il est plus facile, dans notre pays, d'obtenir un emploi, un crédit ou un logement, bref de grimper dans la hiérarchie sociale, quand on a la peau la moins noire possible.
Triste réalité !
Nous devons combattre cette réalité des discriminations, si nous voulons lutter efficacement, et durablement, contre le "blanchiment" de la peau.
La Mairie de paris lancera cet automne, une campagne de sensibilisation sur le blanchiment de peau et ses conséquences.
Mme Roselyne Bachelot, Ministre de la santé à lancer doit à son tour, lancer sans délais une intense campagne de sensibilisation contre le "blanchiment" et ses conséquences sociales, psychologiques et sanitaires désastreuses.
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24.07.2009
L'immigration, un mensonge d'Etat

La désinformation officielle sur l'immigration et son ampleur, que j'ai dénoncée en 2007 dans La fracture identitaire (Fayard), est un scandale qui perdure et interdit toute politique lucide face à cette possible bombe à retardement. Une fois n'est pas coutume, Marianne se fait, cette semaine, l'utile écho de cet aveuglement volontaire, dans un article intitulé : Immigration: l'Insee aurait-elle peur des chiffres ? L'hebdomadaire y rappelle les conclusions d'une étude des démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry. Le document fait état de 37% de jeunes d'origine étrangère en Ile-de-France, de plus de 60% dans une vingtaine de villes, d'une explosion du nombre de jeunes originaires d'Afrique sub-saharienne, d'une proportion de jeunes d'origine étrangère en très forte hausse dans l'ouest de la France. Mais c'est dans la revue Commentaire, et non dans une publication de l'Insee, que cette étude a trouvé refuge. Tribalat : "L'Insee préfère ne pas informer plutôt que de risquer de publier une nouvelle sensible. Par peur de réveiller le racisme en France".
Ce syndrome persistant du politiquement correct est, comme toujours, animé des meilleurs intentions. Mais il se révèle indéfendable quand il en vient à camoufler volontairement des réalités, voire à les sous-estimer. Je ne résiste pas à rappeler l'hilarante étude de François Héran, directeur de l'Ined (Institut national d'études démographiques), qui en 2004 avait publié un rapport, largement médiatisé, assurant : "La France n'est pas un pays d'immigration massive". Depuis, Héran n'a jamais cessé d'être promu, en remerciement d'une telle perspicacité, tandis que Tribalat n'a jamais cessé d'être placardisée. Le plus étonnant reste la passivité des médias, qui n'ont pas jugé utile jusqu'à présent (mais Marianne semble se réveiller) de dénoncer ces opérations de propagandes menées par l'Insee et l'Ined, avec l'aval des pouvoirs publics, et constitutives selon moi d'un mensonge d'Etat.
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