14.06.2008
Vous êtes de droite, rejoignez le Right-Club !
"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden
Alors que la ville s’endort et que la gauche prend racine, La Droite Strasbourgeoise lance son club comme on lance une droite au milieu d’un combat.
La première règle du Right Club est : il est interdit de parler du Right Club !
La seconde règle du Right Club est : il est in-ter-dit de parler du Right Club !
"La pub nous fait courir après des voitures et des fringues. On fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on sera tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rockstars... mais c'est faux, et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul"
Cri du cœur d’une génération, ce club se veut festif et dynamique. Avec flegme et fighting spirit, tout devient « vraiment » possible. On en découvre les motivations au travers d’un a-propos et de notes figurant sur le site www.ladroitestrasbourgeoise.com !
On y adhère en faisant acte de candidature , en étant parrainé, et en s’acquittant d’une vitale cotisation à la fois conservatrice et révolutionnaire.
19:35 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rcs, club, politique, strasbourg, right, droite
14.04.2008
Changement de décor
A la veille de son troisième anniversaire, la weblog de la Droite Strasbourgeoise s'offre un nouveau costume. Plus qu'un simple nettoyage de printemps, l'actualité locale et nationale demande de marquer le coup, en même temps qu'elle offre l'opportunité d'une réflexion et d'un positionnement politique renouvelés : « Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut » (Tyler Durden).
La vie mouvementée qu'a connu le blog depuis sa création en juin 2005, l'invite aujourd'hui naturellement à évoluer : de nouvelles plumes sont venues compléter une équipe rédactionnelle de hussards (les références sont à chercher autant dans la cavalerie que dans la littérature) qui s'agrandit encore et s'enrichit d'une nouvelle diversité ; la ligne politique est désormais libérée des contraintes et des « positions de principe » liées aux précédents mandats ; quelques-uns ont fait leur outing tandis que d'autres préservent un anonymat qui leur garantit une certaine liberté d'expression...
Graphiquement, il convenait donc également de marquer le changement. Les couleurs d'abord, marquent une rupture avec le bleu des droites de tous poils, et visent à se dégager des réflexes établis par l'intelligentsia pour recomposer un discours censé, cohérent et assumé en totalité. Le rouge et le blanc rappellent naturellement les armes de Strasbourg, et la belle Strasbourgeoise, toujours ravissante, est représentée sous les traits d'une marionnette dont on ne voit qui tire les ficelles. Il n'y a évidemment pas de paranoïa derrière cette image ; simplement l'idée qu'il faut rester lucide et attentif, comme le rappelle la citation d'Ernst Jünger. N'est pas libre celui qui croit. Enfin, la rosace de la cathédrale de Strasbourg marque notre attachement à la ville et aux siècles qui constituent son histoire et sa culture, mais également le quotidien (l'avenir aussi, naturellement) de tous les strasbourgeois. Parallèlement, la Droite Strasbourgeoise lance le Right Club, dont nous vous reparlerons très prochainement.
Avec aujourd'hui plus de 5000 lecteurs mensuels, la Droite Strasbourgeoise se porte donc bien, et elle vous en remercie. Elle compte bien garder le cap et continuer à décrypter l'actualité locale et nationale, à la lumière des valeurs qui sont les siennes, pour offrir autant de cartouches à un réarmement idéologique plus que nécessaire. L'objectif s'associe à un combat qui nous fera voir du pays, sur tous les fronts qui composent le champ métapolitique, avec une seule arme, celle de la critique. Et, comme le dirait notre bon ennemi Alain Bihr : « L'arme de la critique n'est jamais autant acérée et ne fait jamais autant de mal à l'ennemi que lorsqu'elle est patiemment affûtée sur la meule du concept [...] Sacrifier à l'exigence théorique ne doit pas cependant nous priver de manier cette autre arme polémique que constituent l'humour et l'ironie ».
Pierre-Antoine Beyer
21:20 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la droite strasbourgeoise, strasbourg, ernst junger, alain bihr, tyler durden, droite, strasbourgeoise
07.04.2008
« Ne me demandez pas des nouvelles des Jeux Olympiques »
« Ne me demandez pas des nouvelles des jeux olympiques … » écrivait en 1896 Charles Maurras dans la Gazette de France qui l’avait envoyé à Athènes « couvrir » les premiers J.O modernes, ressuscités à l’initiative de Pierre de Coubertin. L’été prochain à Pékin, s’il était encore de ce monde , Antoine Blondin commencerait sans doute son premier « papier » de la même manière , en hommage à l’un de ses maîtres.Le temps qui passe ne les rend pas plus comestibles et la polémique autour du boycottage des J.O de Pékin nous ramène sans nulle doute à celle des J.O de Moscou en 1980 où l’on avait envisagé un moment une solution de rechange.
La Grèce avait alors , par la voix de son président Karamanlis le Grand - l’oncle , pas le falot neveu actuel qui dirige le pays – proposé d’accueillir à titre permanent des Jeux qui allaient – avait-il prédit - à chaque fois être boycottés pour de multiples raisons , comme ce fut le cas quatre ans plus tard en 1984 à Los Angeles , auparavant en Afrique du Sud, et puis maintenant peut-être à Pékin. Mais la Grèce des années 198O ne disposait pas d’infrastructures adéquates pour accueillir des Jeux modernes.
Ce qui n’est pas le cas actuellement avec le succès que l’on connait des Jeux d’Athènes de 2004 qui – tout le monde le reconnait aujourd’hui –se sont déroulés sans la moindre anicroche. Alors pourquoi ne pas revenir, après tout, définitivement en Grèce où les Jeux Olympiques sont nés , revenir à l’esprit de Pierre de Coubertin et aux antiques jeux à la gloire de Zeus qui se déroulaient tous les quatre ans à Olympie ?
L’idée n’est pas nouvelle : avant Karamanlis , l’empereur Hadrien ,le plus philhellène des empereurs romains s’était mis en tête d’installer à Athènes des jeux qui supplanteraient ceux qu’Olympie accueillait depuis plus de neuf siècles. La Grèce est sans nulle doute la terre où naquit l’olympisme , car il y avait d’autres jeux – Pythiques de Delphes, Néméens du Péloponnèse, Isthmiques de Corinthe- dont l’ensemble constituait le Circuit, et dont l’alternance tous les quatre ou deux ans permettait qu’il n’y eût d’année sans que des couronnes de laurier, de pin ou d’olivier, et rien d’autre, fussent décernés aux vainqueurs.
« Seule l’institution durable à l’infini fait durer le meilleur de nous ! » écrivait encore Maurras. Il faut relire de toute urgence ses « Lettres des Jeux Olympiques » où les habituels poncifs sur l'académisme de la prose maurrassienne s'effondrent devant la drôlerie du ton et les qualités d'évocation des descriptions. A la voix altière du maître que manifestent le balancement des périodes et la noblesse du lexique dans les grandes pages philosophiques de Maurras, se superpose ici la voix plus familière de la confidence enthousiaste, mais toujours mesurée d'un amoureux qui veut faire partager sa passion.
José Meidinger
18:20 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charles, maurras, jeux, olympiques, JO, chine, tibet
31.03.2008
L'Appel du Gaullisme : entendre la soif d'idéal !
L’une des particularités françaises des mouvements politiques de jeunesse est leur manque totale d’indépendance vis-à-vis de leurs partis respectifs. Ils ne sont pas leurs cadets, ils sont leurs enfants, si possibles sages et dociles. Et ceci est valable pour la gauche comme pour la droite. Se rappelant Mai 68 et la révolte d’une jeunesse, la gauche a cependant choisi une autre façon d’aborder le problème. Elle a permis la création de bacs à sable militants (syndicats lycéens, étudiants) qui permettent que jeunesse se fassent.
De ces bacs à sable (il ne faut rien voir de péjoratif dans le terme, qui d’entre nous n’a pas fréquenté un bac à sable ?) sont sortis des mouvements et des dirigeants de mouvements lycéens, étudiants, sociaux, que les partis ont ensuite intégré à de hautes fonctions. Pendant ce temps, à droite et ailleurs, la jeunesse militante était cantonnée à fournir des bataillons de tracteurs et de colleurs d’affiches. Les meilleurs militants gagnaient parfois le droit de porter des serviettes et de prendre leur ticket d’attente devant le cimetière des éléphants.
Un seul mouvement échappa quelque temps à cette réalité, ce fut l’Union des Jeunes pour le Progrès qui sut conquérir son indépendance sans doute parce que Charles de Gaulle et les siens savaient, pour l’avoir vécu dans leur chair, ce qu’une jeunesse peut faire comme sacrifice et combien son engagement peut changer l’histoire. C’est cette épopée contemporaine que retrace Robert Grossmann dans son dernier livre « L’Appel du Gaullisme, de Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy ». L’UJP est ainsi encore aujourd’hui le seul mouvement majeur de droite à avoir laisser une trace, sans doute parce que son idéal gaulliste était incarné, par le Général lui-même mais aussi par d’autres grands noms comme André Malraux.
« La révolution avec de Gaulle» annonce le jeune Grossmann ! Il incarne certes une saine volonté de rupture et de prise de responsabilités devant l’Histoire mais le printemps de mai 1968 et le rejet de l’excellent référendum de 1969 en auront raison.
08:55 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ujp, robert, grossmann, appel, gaullisme, livre, union
24.03.2008
A chaque écolier ... son héros alsacien
« Héros obscurs, parfois plus grands que les héros illustres »(Victor Hugo)
Au lieu de susciter la controverse autour de la Shoah, comme vient de le faire Sarko à court d’idées pour remonter dans les sondages , si l’on faisait parrainer par chaque écolier de CM2 en Alsace un héros alsacien ? Les héros alsaciens ne manquent pas , qu’il soient célèbres ou anonymes , et le rappel de leur mémoire permettrait à nos chères têtes blondes de recréer peut-être une forme de fierté à l’égard de leurs glorieux anciens ...
L’idée n’est pas nouvelle , et les Scouts de France, en Alsace, l’ont mis en œuvre, bien avant les élucubrations de Sarko ou de Marine Le Pen, en donnant à leur groupe de scouts et de guides le nom d’un héros de la résistance alsacienne . C’est ainsi que j’ai eu l’honneur d’appartenir successivement au Groupe scout Robert Kieffer à Bischheim , avant de rejoindre le groupe Alphonse Adam de Schiltigheim, deux jeunes résistants alsaciens qui ont sacrifié leur jeune vie à la patrie.
Leur mémoire était présente avec leurs noms sur l’insigne que nous portions sur nos uniformes kakis et nos chefs – quand le scoutisme était encore fidèle aux valeurs de Baden-Powell avant de virer au rouge pionnier- nous emmenaient en sortie le dimanche matin, par la route du Rhin à Strasbourg, près du monument du général Desaix. Sur le côté droit , à l’entrée d’un square ombragé , rebaptisé aujourd’hui Square des Fusillés ,les guides , scouts et louveteaux de Schiltigheim et de Bischheim se recueillaient devant une stèle où sont gravés six noms de la résistance alsacienne fusillés à cet endroit par les Allemands , le 15 juillet 1943 .
Parmi eux se trouvaient Robert Kieffer, de Bischheim, et Alphonse Adam de Schiltigheim, tous deux brillants élèves, sortis du collège Saint Etienne à la veille de la guerre, et membres fondateurs du « Front de la Jeunesse Alsacienne », jurant sur le crucifix et le drapeau tricolore de refuser l’incorporation de force dans la Wehrmacht.
Dans son édition du 12 juillet 1953 , soit dix ans après , le « Nouvel Alsacien » rendait hommage , sous la plume de mon ami Paul Collowald, au responsable du groupe, Alphonse Adam, « refusant de se laisser bander les yeux, attendant la salve meurtrière, le front haut, le regard tourné vers l’horizon où montait la Victoire et l’espérance de jours meilleurs »
21:27 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : resistance, alsacienne, héros, alsace
29.12.2007
Notre voeu en faveur d'une droite décomplexée !
C’est l’Humanité - beau nom d’un quotidien dont on attend toujours la condamnation des crimes, contre l’Humanité du Communisme - qui s’y colle et qui dénonce le fait que « L’UMP recycle l’extrême droite » !
Personne à l’Huma ne s’offusque lorsque la gauche intègre son extrême, mais tout le monde est sur le pont, bien sûr, lorsqu’il s’agit de la droite comme ce fut le cas pour la Génération Occident.
On cite alors le fait connu du « blanchiment » de Daniel Simopieri, ex-FN, ex-MNR par Jean Claude Gaudin himself. Le vice-président de l’UMP ne pourrait-il pas s’exprimer à ce sujet jusque sur les rives du Rhin.
On évoque Lyon où les Millonistes sont accueillis sur les listes Perben. On pourrait évoquer le CNI aussi.
On mentionnera aussi le MPF qui permettra sans doute à Jacques Bompard (ex-FN) et à son épouse de conserver une fois de plus Orange et de gagner Bollène. Tout cela grâce à l’interface de Guillaume Peltier (ex-FN, ex-MNR), chargé de négocier avec l’UMP. 500 places seraient ainsi garanties !
Nous considérons pour notre part que les compétences doivent être recherchées là où elles se trouvent et qu’effectivement, il y a à droite de la droite, des électeurs, des élus, des personnes qui peuvent apporter à la droite des idées, des réflexions et des atouts pour la création d’une « droite décomplexée ».
En Alsace, la gauche (parée de son extrême qui sera présente dans toutes les listes de gauche) et quelques centristes veilleraient au grain mais surtout à leurs places. Avec la parité, les places masculines offertes à l’ouverture sont de plus en plus difficiles à digérer.
Pour les mettre en œuvre, deux éléments sont nécessaires : la présence de personnalités « ouvertes » et le courage politique d’élus de droite ou d’Ump face à l’orchestre rouge qui n’a de cesse d’invoquer un supposé antifascisme, supposé car comme le dit Lionel Jospin, celui-ci (celui des années 80/90) n’est que du théâtre. Une commedia dell’arte, un piège dans lequel ne tombe que les gogos.
Il faut enfin se souvenir aussi que la victoire de la droite « de retour » aux élections présidentielles est passée justement par la réconciliation des déçus de la vraie droite avec son incarnation, assurée à l’époque par Nicolas Sarkozy.
En Alsace, qu’en sera-t-il ? La majorité régionale n’est-elle pas déjà renforcée d’élus FN, certains nouveaux partis n’ont-ils pas déjà intégré dans leurs rangs des anciens de la droite extrême ?
Il faut faire tomber ce tabou et assumer avec intelligence et vigilance, une pluralité de la droite que la gauche s’autorise, elle, pour elle, quand il s’agit de battre « la droite »...
Eric Neustadt
10:10 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droite, ump, strasbourg, alsace, 2008
15.12.2007
La droite de la droite existe toujours dans l'électorat
Etonnant sondage que celui paru dans le Journal L’Alsace et réalisé par l’IFOP, il porte sur les résultats des prochaines élections municipales et son objet est bien entendu de mesurer la greffe « Bockel ». Celle-ci semble prendre puisque ce sondage donne le Ministre sarkozyste en tête avec 42 % des intentions de vote devant son ancien camarade du PS, Pierre Freyburger. Le Modem de Monsieur Stoessel obtient 7 % et arrive en 5ème position.
Qui arrive devant, vous demandez-vous ?
En 3ème position vient Gérard Freulet, ex-FN, ex-MNR, ex-Alsace d’Abord ( àMulhouse, tout est devenu possible) et aujourd’hui MPF, l’ancien député FN obtient 9 % des suffrages et confirme son implantation dans la cité de l’Ill. On remarquera que son recentrage, beaucoup plus léger qu’un autre évoqué à Strasbourg récemment, semble se faire et qu’il se fera encore plus lorsque des accords MPF-UMP auront été signés.
Tout cela pour confirmer nos propos sur la nécessité d’une droite assumée pour Strasbourg.
Et le FN ? Le FN arrive en 4ème position avec 8 % mais sa position sera forcément fragilisée par la notoriété de Gérard Freulet d’un côté et les problèmes relationnels du FN ( succession, scission, séparation). Le vote utile à droite sera clairement le vote Freulet, en tout cas pour les électeurs concernés
On notera néanmoins, selon une grille de lecture empruntée à notre camarade bloggeur, Schlomo (http://schlomoh.blog.lemonde.fr/schlomoh/), que l’extrême droite (ou la droite extrême) totalise 17 % des voix alors qu’elle est en perte de vitesse. J’en connais beaucoup qui signerait pour un tel total.
Certes, il y a une perte de quelques pourcents mais globalement, il ressort de ce premier sondage alsacien que les électeurs attendent la droite, à droite et que sinon, ils sont prêts à ce que leurs idées soient représentées par d’autres. L’analyse de ce sondage mérite une lecture strasbourgeoise. L’électorat droitier a ses repères, ses symboles justement. Ils pourront peser plus qu’on ne le pense aujourd’hui lors du scrutin de mars 2008. Surtout lorsque l’incarnation de la droite n’est pas assurée.
L’effet sarkozy se heurterait-il donc à la volonté des électeurs lors des prochaines municipales ?
Le Président réfléchit, nous dit une source parisienne, à assumer une ouverture à droite. Qu’en sera-t-il en Alsace ? Qui, quoi, comment ? Bien entendu et afin d'éviter tous procès, nous ne pensons pas à des partis, des mouvements, mais à des hommes et des femmes. La politique se devant de rester humaine !
Eric Neustadt
12:00 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, ump, ps, strasbourg, mulhouse, mpf, fn
06.12.2007
La vraie fausse "affaire" Jurdant.
On en parle décidément beaucoup de cette affaire Jurdant-Pfeiffer + Bouhris, qui excite un peu tout le monde sur le site des Dernières Nouvelles d'Alsace. On s'offusque par ici, on pousse des cris d'orfraie par là, on exprime son incompréhension un peu plus loin. Mais avant tout, on dit tous la même chose dans un discours consensuel noyé dans les bons principes, qui découle plus du réflexe que de la réflexion... et on envoie les « coupables » au pilori sans même se demander pourquoi ils ont osé ce rapprochement insolent.
Que fait Mme Jurdant-Pfeiffer quand elle demande à M. Bourhis de s'occuper de son blog de campagne ? Elle optimise l'outil de communication qui lui permettra de diffuser les idées qu'elle défend et peut-être (peut-on penser à ce moment-là) d'asseoir les idées centristes dans un mandat qui verra leur mise en application. D'un point de vue stratégique, pour qui se réclame des convictions de l'UDF (comme ça s'appelle à ce moment-là) et plus généralement des valeurs humanistes qu'il porte, l'initiative peut paraître plutôt constructive...
Que fait M. Bourhis quand il accepte de s'occuper du blog de Mme Jurdant-Pfeiffer ? Il ne raisonne pas en militant (qu'il est encore ou qu'il n'est plus, à ce moment-là), mais réagit en professionnel, et tente d'optimiser son travail pour préparer une bataille politique avec des idées qui ne sont a priori pas les siennes. Outre l'opportunisme et les affaires, c'est tout de même une preuve d'ouverture assez magistrale quand on sait les idées qui s'assimilent à son passé politique.
Du point des vue des idées, où donc est le problème ? Sauf à s'opposer par principe (et en fait de manière tout à fait réactionnaire) à cette association. Car, au nom de l'humanisme que l'on croit défendre, on ne peut s'enfermer dans un clivage rétrograde et fermé séparant ceux qui portent les bonnes valeurs et ceux qui incarnent les mauvaises ad vitae eternam, sans prendre en compte ce qu'ils disent, ce qu'ils font et pourquoi ils le font (1). Au nom de la lutte contre la discrimination on ne peut discriminer le travail d'autrui, surtout quand on ne se base sur aucune accusation plus tangible que celle de la mauvaise intention (et encore faudrait-il le montrer). Une paille... une poutre...
On peut quant à nous souligner l'intelligence politique des choix stratégiques qui ont été faits en toute honnêteté, et regretter que l'on demande maintenant à Mme Jurdant-Pfeiffer de se justifier pour avoir voulu la victoire de ses idées, et à M. Bourhis de se retirer pour y avoir contribué.
Pierre Antoine Beyer
(1) Ici, je rejoins le point de vue de Jean-Claude Meyer, dont l'intelligence de l'analyse sort du lot. Ca ne fait pas forcement plaisir de le reconnaître ( surtout quand il attaque l'une de nos plumes), mais c'est intéressant de constater qu'ici aussi, les clivages et les rivalités ne doivent pas empêcher l'objectivité, plutôt que de contraindre par principe à tirer à vue, comme un chien de Pavlov se jette sur sa gamelle.
14:50 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droite, gauche, strasbourg, stephane bourhis, pascale jurdant, hoenheim, alsace
16.11.2007
Municipales à Strasbourg : Et les électeurs de droite ?
On ouvre, on ouvre … Pas de soucis pour s’ouvrir y compris à tous les vents (par vents, nous entendons celles et ceux qui, par ego, par caractère, par peur, s’en iront aux premiers accrocs). On s’ouvre donc, mais pour quoi faire ? N’est-ce pas là non plus une erreur stratégique?
Avant de s’ouvrir, ne faudrait-il pas rassembler les siens ?
La Droite parlementaire s’ouvrirait donc à gauche, au centre, « aux centres », mais n’en oublie-t-elle pas son électorat naturel ?
Quid de l’électorat de droite ? Tout se passe comme s’il était acquis ad vitam aeternam. Quid des électeurs séduits pas le discours de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, quid des électeurs qui se situent à droite du centre et qui ont déjà voté à droite de la droite ? Quid des patrons, des artisans et de celles et ceux qui pensaient que la droite était de retour ?
Avant de jouer l’élection au centre, n’y a t il pas lieu d’avoir un discours clair envers les siens et de ne pas se cacher non plus derrière l’argument « tarte à la crème » de l’apolitisme municipal ?
On entend des noms des personnes séduites ou contactées et l’on se demande qui elles sont, qui elles représentent. Certains n’existaient pas avant les législatives, d’autres n’existeront plus après !
Certains s’accordent à dire que l’élection se jouera à quelques % ! Cela pourrait aussi être ceux d’une droite laissée en plan. Orpheline, car abandonnée par celles et ceux qui incarnent une certaine droite strasbourgeoise...
08:00 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : municipales, strasbourg, 2008, alsace, politique
04.11.2007
Strasbourg à tribord, mille sabords !

L'article très critique envers la politique du tandem il y a quelques jours, a choqué comme l'écrit ci-dessous l'un des membres de LDS, Eric Neustadt. C'était son but, pour ma part, je l'avais accepté quand notre nouvelle camarade s'est fendue de ce billet dévastateur et j'en avais rédigé l'intro. Certains en doute, dommage ! En quelques lignes, elle a synthétisé l'essentiel des critiques formulées envers le tandem. Il n'est pas nécessaire de sa cacher la tête dans le sable, le rôle de l'autruche n'est pas pour nous. Nous continuerons à être critiques, tout en soutenant les forces de la droite locale ; mais pas pour des prunes non plus... Nous l'avions dit en publiant notre Lettre ouvertes aux parlementaires UMP :
http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/archive/200...
Ce blog est bien de droite rappelons le et en perpétuel questionnement, comme ses auteurs ! L'article ci-dessous le prouve encore si cela était nécessaire...et regardez bien le slogan de l'affiche ci-contre. Et oui, ENSEMBLE les gens de droite gagneront les municipales et c'est aussi un message que nous leur adressons directement...
Laurent H.
L’une des clés de l’élection de Nicolas Sarkozy est née de sa capacité à remplacer l’espace d’une campagne le défaitisme et les mauvais côtés de l’esprit gaulois par une grande espérance. Tout allait devenir possible. Qu’on le veuille ou non, quelques mois après cette élection, cette espérance, si elle est toujours là, se heurte à des réalités précises.
D’un côté, le pays, dont l’Alsace, sont pris en otage par un corporatisme des plus égoïstes et par une 5ème colonne militante qui sape sereinement tous les débats en les orientant à gauche ou en créant suffisamment de désordre pour que l’on s’interroge d’abord sur la capacité des élus en place à réagir et gérer le quotidien.
De l’autre, le gouvernement est lui aussi pris en tenaille par un choix de calendrier. Doit-il d’abord consolider l’image européenne de la France ou la réformer de l’intérieur. En gros, réformes constitutionnels ou traité simplifié ?
Le choix du traité simplifié apparaît comme tentant, mais là, le droite va se heurter à une grande alliance contre nature dont le premier objectif sera de la faire vaciller sur l’idée européenne pour mieux la faire tomber aux municipales.
Or, il faut le dire, beaucoup de majorités de droites ou d’oppositions du même camp comptaient sur l’effet Sarkozy pour remporter des batailles municipales. Où en sera d’ailleurs Nicolas Sarkozy dans 1, 2, 5 mois ? Où en sera le pays ? Laquelle de ses promesses aura-t-il commencer à tenir ? De ces réponses dépendra aussi l’avenir de Strasbourg.
Et Strasbourg dans tout cela ?
21:30 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robert grossmann, fabienne keller, municipales, strasbourg, politique, cus, droite



"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden