06.10.2009

Quand les Suisses disent la vérité sur la racaille française cela donne...

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lu sur le fil d'infos du Point.

 

Heureux voisins Suisses ! Quand le parti Union Démocratique du Centre dénonce dans une publicité coup de poing la racaille "française" qui pourrait profiter d'un nouveau moyen de transport et de liaison entre les réseaux ferroviaires de la France et la Suisse, les bonnes âmes s'exclament.

 

Hélas pour elles, il suffit de demander à un collègue de Haute-Savoie (ça tombe bien, nous en avons un...) ce qu'il en pense : " Annemasse ? ben oui c'est plein de racaille. ll y a des endroits là bas où tu ne sors pas la nuit. Et de toute façon, on a tous un pote à Annecy qui s'est fait agresser ou racketter par des mecs d'Annemasse, c'est un peu le Neuhof ou le Hautepierre du coin".

 

CQFD et bravo à l'UDC...

29.09.2009

Allemagne : pourquoi la droite a gagné

Excellente nouvelle de nos voisins et amis allemands, la victoire de la droite et d'Angela Merkel. La révolution conservatrice évoquée ci-dessous par le journaliste Ivan Rioufol devrait logiquement s'installer plus sûrement en France... si les droites arrivent enfin à s'unir et à s'affirmer !

merkel3.jpgDeux textes viennent de paraître, évoquant cette question : "Le procès des Lumières" de Daniel Linderberg et "Les Maoccidents, un néoconservatisme à la française" de Jean Birnbaum, que nous évoquerons sous peu.


Les Régionales approchent en France : à droite toute !


LDS


Lu chez Ivan Rioufol

La victoire de la droite, hier, aux élections législatives en Allemagne, n'est une surprise que pour ceux qui ne veulent pas admettre l'ampleur de la révolution conservatrice qui balaye l'Europe. Pour ma part, cela fait longtemps que j'ai identifié ce phénomène, dont les prémisses pouvaient se lire dès le 21 avril 2002, avec l'échec du parti socialiste au premier tour des présidentielles. Alors que la crise de l'ultra libéralisme aurait dû rehausser la sociale démocratie, les dernières élections européennes ont confirmé la puissance du mouvement de fond, qui est en train de porter une droite d'autant plus moderne et pragmatique que la gauche se montre passéiste et  dépassée par les faits. En Allemagne, les conservateurs du CDU-CSU (33,8%) feront alliance avec les libéraux (14,6%), tandis que le SPD (23%), social démocrate, affiche une perte de dix millions d'électeurs depuis 1998.

La droite française, qui ne s'est pas guérie de la tentation de singer le PS et d'en attendre des signes d'encouragement, ne donne pas toujours le sentiment d'avoir pris conscience du désir de l'opinion européenne de tourner le dos à des décennies d'idéologies progressistes, qui ont pourtant montré leur incapacité à se confronter aux bouleversements nés de la mondialisation, de l'intégration européenne, du multiculturalisme, etc. La droite nouvelle, qui va prendre les commandes de l'Allemagne, incitera-t-elle Nicolas Sarkozy et l'UMP à tirer clairement profit de la visible aspiration des gens à une rupture avec la gauche plan-plan et ses recettes éculées? En tout, cas Angela Merkel a désormais un boulevard pour porter les nouvelles aspirations conservatrices et libérales qu'attendent une majorité d'Allemands.

03.09.2009

« Comité de la majorité » et élections régionales

ronde.jpgLa réunion du « comité de la majorité », ce comité directeur de guerre électorale de l'UMP en vue des régionales de 2010 et de la présidentielle avait fait couler beaucoup d’encre avant sa tenue, hier. La présence de Philippe de Villiers et de Frédéric Nihous, président de CPNT (Chasse, pêche, nature, traditions), a constitué finalement la première ouverture à la droite et la ruralité de l’ère Sarkozy. C'est aussi une priorité avec en ligne de mire 2012.

Regroupant Jean-Louis Borloo (Parti radical), Christine Boutin (Parti Chrétien démocrate), Hervé Morin (Nouveau Centre), ainsi que les ex-socialistes Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Eric Besson (Progressistes), et donc désormais le MPF, ce « comité » a vocation à créer la dynamique nécessaire au rassemblement des électeurs.

L’avenir précisera si et comment, dans chaque région, la pluralité des composantes sera ou non prise en compte dans la composition des listes régionales afin de capter tous les types d’électorat.

En Alsace, face aux annonces de tandem Bigot-Spiegel ( même si le premier continue d’hésiter et à l’hypothèse des candidatures Bélier, Buchmann, Waechter, la majorité alsacienne ne pourra éviter une réflexion de fond. Aujourd’hui, nous déclarait un observateur attentif de la majorité : « avec les promesses de reconduction, les engagements pris et les pressions établis, le futur Chef de file de l’UMP a de quoi présenter 2 ou 3 listes ». À la fin, il n’en restera pourtant qu’une. Encore faut-il qu’elle soit bien dosée, largement renouvelée et digeste.

Rumeur persistante : l’idée d’un saut générationnel sur les listes de gauche, idée lancée par Roland Ries (semble-t-il), fait son chemin. Au vu du nombre de Conseillers Généraux, d’Adjoints, il serait envisagé (mais aussi nécessaire en raison du non-cumul) – sauf peut-être les têtes de liste – de constituer les listes avec une forte représentation de 30 et 40naires de façon à donnerde la gauche, une image jeune et dynamique, mais aussi d’ancrer, comme c’est le cas à Strasbourg, les générations nouvelles dans le paysage politique alsacien.

06.08.2009

UMP : l'heure des défis intellectuels...

9782070781874FS.gifA l'heure des échéances régionales et des futurs débats locaux, il serait temps que l'UMP prenne la mesure de l'enlisement idéologique dans lequel elle est tombée.


Nous avons vu l'échec d'une campagne basée principalement sur des idées de gauche lors des Municipales à Strasbourg. Pour l'instant, aucun leader ne s'est dévoilé au niveau local. Et il est fort à parier  que certains membres de la majorité présidentielle n'ont toujours pas compris que l'échec viendra, une fois de plus, de leur propension naturelle à flatter un électorat ancré à gauche et de répondre aux logiciels périmés du camp progressiste.


A la rentrée, La Droite strasbourgeoise proposera un projet, qui devrait permettre de débattre sereinement, sur de nombreux sujets, sans être inféodé au politiquement correct.


En attendant, l'article ci-dessous du veilleur Ivan Rioufol exprime quelques vérités qu'il faudra inclure dans les prochaines réflexions...


LDS

 

Pour l'UMP, un mur à abattre


Par Ivan Rioufol


L'UMP prend de bonnes résolutions : elle dit vouloir être présente sur les grands débats de société. Très bien. Mais saura-t-elle, pour cela, se débarrasser du politiquement correct qu'elle a hérité de la gauche et qui l'empêche, sottement, de nommer les choses ? Cette chape de plomb, que ce blog a entrepris de briser (en y trouvant son succès), empêche de comprendre la complexité des problèmes posés par une démocratie ouverte. Comment débattre des sujets les plus délicats, comme la déculturation qu'apporte le multiculturalisme ou l'apparition d'une contre-société s'estimant déliée de la communauté nationale, si la droite s'interdit de prononcer les mots permettant d'équilibrer la seule version angélique du vivre-ensemble. Par exemple: néo-colonialisme, choc des cultures, fracture identitaire, islamisation, racisme anti-blanc, guerre civile, etc. Comment poser éventuellement des règles et des obligations en appliquant l'idéologie du bien-pensisme (si bien portée par l'obamania) qui glorifie les nouvelles minorités, récuse l'idée de conflit et n'a que le mot apaisement en bouche ?

"Nous devons nous projeter sur le long terme en nous emparant de tous les sujets qui traversent la société française (...) Notre horizon, c'est le prochain projet présidentiel", explique (Le Figaro, 31 juillet) Nathalie Kosciusko-Moriset, secrétaire d'Etat à la prospective et secrétaire générale ajointe de l'UMP. Hervé Mariton, député (UMP) de la Drôme, chargé par le président du groupe, Jean-François Copé, d'inventorier les sujets sensibles, est un peu plus précis et audacieux quand il déclare (Le Monde, 26-27 juillet) : "Avec le développement de l'islam lié à l'immigration récente, la question de l'articulation entre le religieux et le politique se pose à nouveau (...) La droite française s'interdit de véhiculer une vision globale de la société, qui mobiliserait des valeurs morales, de peur d'être taxée de réaction". La peur reste, effectivement, un des ressort de ce culte du Bien, qui affaiblit l'Etat en le rendant incapable de se libérer du prêt à penser (l'écologisme est le nouveau venu) pour affronter lucidement l'avenir.

C'est ce mur du conformisme qui reste à abattre. Aussi faut-il espérer que l'UMP va s'y employer, en ne craignant pas d'employer des mots jugés "réacs" comme : conservatisme, devoirs de l'homme, exigences, culture, etc. Il serait temps qu'elle s'aperçoive que la gauche des faux gentils s'est intellectuellement et moralement perdue, pour n'avoir rien voulu comprendre des réalités et des attentes des gens. Il suffit de lire les libres commentaires sur l'internet (ce blog en est un bon exemple) pour mesurer le gouffre qui sépare les dirigeants politiques des Français eux-mêmes. Une révolution des mentalités, excédées par les silences, les occultations et les trucages du discours dominant, est engagée. Le Medef de Laurence Parisot a d'ailleurs bien saisi cet air du temps, puisque l'un des débats de son Université d'été (2-4 septembre), auquel votre serviteur participera, se fera autour de la question : "Etre ou ne pas être politiquement correct ?" (1). Serait-ce le début d'une prise de conscience?

(1) Avec, également Jean-François Copé, Nelly Kaplan, Alain Minc, Denis Olivennes, Fadela Amara, Oliviero Toscani.

04.08.2009

A l'UMP, un coup à droite...enfin ?

A l'heure où Philippe de Villers rejoint le comité de liaison pour la majorité présidentielle, on lira avec intérêt l'article ci-dessous (certes orienté et à la vision étriquée...) sur l'un des conseillers les plus importants de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. patrick-buisson_le-conseiller-secret-et-dextreme-droite-de-nicoas-sarkozy-300x273.jpg Espérons que ces éléments annoncent enfin un coup de barre à droite de la part du Président...

 

Lu dans Libération :

Buisson, un conseiller très à droite

PORTRAIT / Par CHRISTOPHE FORCARI

Le proche du Président est un intime des milieux nationalistes.

Patrick Buisson, l’un des conseillers politique les plus influents auprès de Nicolas Sarkozy, ferait volontiers siennes les paroles de la chanson d’Edith Piaf Non, je ne regrette rien, chant de ralliement des soldats putschistes de l’Algérie française et des militants de l’OAS, dont il a d’ailleurs écrit une histoire. Il assume et revendique. Les racines, les origines familiales, la culture, les références et les valeurs : tout fait de l’actuel patron de la chaîne Histoire (filiale de TF1) un homme d’extrême droite, même s’il n’a jamais été vraiment encarté dans aucun des groupuscules de cette mouvance. S’il se présente de manière un brin provocatrice comme appartenant à «la génération Occident», il n’a jamais officiellement milité dans ce mouvement nationaliste. Il aura juste fait un bref passage à la Fédération nationale des étudiants de France (Fnef), lors de ses années estudiantines à Nanterre en 1968. Il y croisera, entre autres, Marie-France Stirbois et Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national qui n’entretient «aucune relation même à titre privé avec Patrick Buisson».

Partisan. Avant de devenir le conseiller de l’ombre du candidat à l’Elysée Nicolas Sarkozy, un peu avant 2005, Patrick Buisson aura toujours été un ardent partisan de l’union de toutes les droites. «Dès 1984, avant que ne se mette en place la stratégie du cordon sanitaire et du front républicain contre le Front national, il militait en faveur d’une alliance entre le parti de Jean-Marie Le Pen et les partis de droite classique», confie l’ami d’un homme qui n’en a guère. Il sera d’ailleurs l’une des chevilles ouvrières du rapprochement entre Bruno Mégret, alors à la tête des Comités d’action républicaine (CAR), et du leader du FN, avec lequel Patrick Buisson continue à entretenir des contacts réguliers. De 1986 à 1987, il dirige l’hebdomadaire Minute, puis dirige la rédaction de Valeurs actuelles, où il croisera le milliardaire anglais Jimmy Goldsmith et Philippe de Villiers, dont il va devenir très vite le conseiller (pour les européennes de 1994) jusqu’en début 2005.

Collaborateur. Alors qu’il officiait déjà pour Nicolas Sarkozy, «il téléphonait à Philippe de Villiers pour lui dire que tel ou tel mot, tel concept testé pour la campagne de Sarkozy fonctionnait plutôt bien. Et les sondages commandés étaient redressés dans un sens plutôt favorable à Philippe de Villiers», raconte un ex-membre de l’équipe de campagne présidentielle du président du conseil général de Vendée. «Patrick a toujours été dans la position qui est la sienne aujourd’hui, c’est-à-dire celle de go between, d’intermédiaire et de conseiller de l’ombre. C’est un solitaire qui fonctionne seul, pas en bande ni en réseau», explique un ancien journaliste de Minute.

Certains lui reprochent alors d’user de sa position influente à LCI et au sein du groupe TF1 pour mieux vendre ses sondages et ses conseils. En clair, refuser ses services revenait à se voir interdire de passage dans son émission politique. «Il est clair qu’aujourd’hui Patrick à de quoi vivre jusqu’à la fin de ses jours», confie un ancien collaborateur de Minute qui lui reconnaît «un indéniable talent et de grandes capacités d’analyse stratégique». En tout cas, grâce à ses conseils, Nicolas Sarkozy sera parvenu à siphonner une partie de l’électorat frontiste que Patrick Buisson connaît si bien.

17.07.2009

En communauté de pensée avec Adrien Zeller

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La 500ème note n'est pas forcément celle que nous pensions rédiger. Elle nous permet d'adresser un message de soutien à Adrien Zeller dans l'épreuve qu'il traverse et notre souhait de le retrouver rapidement dans l'arène.

17.04.2009

Les élections européennes approchent et c'est Libertas qui fait l'événement...

Avec Le parti Libertas, représenté par Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, le moins que l'on puisse dire c'est que l'humour et l'intelligence sont de retour. Le désastre prévisible des élections européennes sera t-il conjugué par les souverainistes ?

http://www.libertas2009.fr/

 

 

 

 

 

 

18.03.2009

Charles, réveilles-toi, ils sont devenus fous !

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11.03.2009

Sécurité : la diversité nourrit-elle la criminalité ?

Xavier Raufer signe une belle tribune intitulé "Quand la criminalité profite de la diversité" dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles. Sa lecture risque un tant soit peu de chagriner les pleureuse du politiquement correct et les grenouilles du bénitier mondialiste prompts à  aller consommer "Welcome" dans leur cinéma du coin. La réalité est autre et le spécialiste qu'est Raufer ouvre une porte vers la prise de conscience. La Droite Strasbourgeoise se devait de vous conseiller sa lecture.

Eric Neustadt.

Quand la criminalité profite de la diversité

Sécurité. Les sociétés socialement les plus hétérogènes sont aussi les plus dangereuses… pour les plus faibles.

Xavier Raufer, directeur des études du département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines à l'université Paris-II
raufer.jpgComment gouverner un pays où il existe 246 variétés de fromage ? a dit un jour le général de Gaulle. L’image, bien sûr, symbolisait une France anarchique, incapable de s’accorder sur rien. S’il revenait aujourd’hui à la vie, le Général serait abasourdi de voir qu’au contraire, dans les médias et la classe politique, règne une grisante unanimité autour d’un maître mot séduisant, celui de diversité.

De fait, le terme attire : qui n’apprécie la diversité dans tous les domaines de l’existence ? Mais devant une si touchante unanimité, le criminologue qui, par profession, connaît la méchanceté du monde, se doit malgré tout de doucher un peu l’euphorie ambiante.
D’abord, il se souvient d’une folie analogue pour un autre mot talisman : mondialisation. Il songe aux années 1990, quand on nous la présentait comme le palais de Dame Tartine : les pauvres plus riches ! Les riches, toujours autant ! La paix et la prospérité dans un monde apaisé et ouvert.

Depuis, le criminologue n’a plus été confronté qu’à la face criminelle de la mondialisation – terreur mondialisée (Ben Laden), flux criminels sans frontières (êtres humains, stupéfiants, armes…).

Ensuite, le criminologue constate que, désormais appliqué à tout propos, le sacro-saint principe de précaution est absolument ignoré quand il s’agit de la diversité. À ce jour, de fait, aucun grand média, pas plus qu’aucun dirigeant politique, n’a énoncé à ce propos la plus légère nuance ni émis le moindre bémol.

Cette quasi-eucharistie, cette soudaineté (la référence à la diversité est apparue brutalement dans les médias voici quelques années, pas un mot avant, un déluge ensuite) poussent au doute : et si l’on était passé en douce d’informer à conformer ? Si cette formule magique provenait d’un de ces “ateliers sémantiques” « chargés, dit Jean-Claude Michéa1, d’imposer au grand public, à travers le contrôle des médias, l’usage des mots les plus conformes aux besoins des classes dirigeantes » ?

Enfin et surtout, appliquer à l’idée de diversité le plus basique principe de précaution révèle sa face obscure qui porte le nom, certes moins chatoyant, d’hétérogénéité sociale. En deux mots : une société humaine peut être homogène (Japon, Sicile, Albanie) ou hétéro­gène (Brésil, Afrique du Sud, grandes métropoles européennes), pour ne prendre ici que des archétypes. Ces deux formes de société ont des criminalités différentes : les homogènes, de discrètes mais dangereuses mafias ; les hétérogènes, la violence so­ciale et des taux de criminalité énormes.

En Afrique du Sud (50 mil­lions d’habitants), en 2008, on comptait 18 500 homi­cides et 240 000 cambrio­lages chez des particuliers ; peu d’arrestations, encore moins de condamnations. Au Brésil (190 millions d’habitants), quelque 55 000 homicides chaque année (150 par jour) et le record mondial des assassinats par arme à feu, dont dix-sept millions circulent sans contrôle dans le pays. Au total, 30 homicides pour 100 000 habitants au Brésil (7 pour 100 000 “seulement” aux États-Unis).

Qui plus est, cette criminalité est gravement inégali­taire, les pauvres en étant les grandes victimes : « Dans les lieux touristiques de Rio de Janeiro (Copacabana, Ipanema), le taux d’homicides est de 5 pour 100 000 personnes, ana­logue à celui des villes les plus sûres d’Europe, tandis que dans des favelas, distantes d’à peine deux kilomètres, ce taux bondit à 150 pour 100 000 » 2. Victimes et meurtriers ont un profil analogue : 90 % d’hommes, 40 % de moins de 25 ans, deux tiers de Noirs, tous défavorisés.

À Rio de Janeiro, en décembre 2006, les bandes armées du gang Commando rouge attaquent vingt commissariats de police (grenades, armes automatiques). Des quartiers riches sont pillés, six autobus assaillis et leurs passagers dépouillés. L’un des bus est incendié, sept de ses passagers meurent brûlés vifs. Au total, ce jour-là, vingt et un assassinats, dont deux de policiers.

Chouchou des médias comme des pontifes de Davos, le Brésil est aussi – de ce fait ? – l’un des plus inégalitaires et injustes au monde : « Le Brésil a un système de classes pire encore que le pire de la Grande-Bretagne. Non seulement 10 % de la population brési­lienne possède 80 % de la richesse nationale, mais nul mouvement n’existe entre les classes. Tout est fixe, tout reste à la même place, les pauvres dans leurs favelas ghettos et les riches dans leurs résidences forteresses bien gardées » 3.

C’est là que le principe de précaution, ignoré par les médias comme par les dirigeants politiques, aurait vraiment dû jouer. Car les sciences criminelles ont de longue date établi un lien inverse et fort entre le contrôle social (les habitants d’un quartier se connaissent et se font confiance) et la criminalité. Dans un récent sondage World Values Survey commandé par l’Onu, la formule “Je fais confiance à la plupart des gens” donne de 58 à 67 % de oui dans les pays scandinaves (criminalité minime) et… 3 % au Brésil. Cette méfiance générale, cette absence de lien social, cette lutte de tous contre tous portent le nom plus brutal de loi de la jungle.

L’effet de la diversité sur la solidarité – donc, par ricochet, sur la criminalité – a donné lieu à maints travaux scientifiques de centres de recherche d’universités prestigieuses, notamment américaines : Harvard (économie), Notre-Dame (Indiana), université de Californie à San Diego et Santa Cruz (sociologie). Dans le champ social, ces études montrent que la diversité mal dosée peut aggraver l’égoïsme et le refus de solidarité. Ainsi, aux États-Unis :

– plus une ville est hétérogène et plus les dépenses so­ciales ou d’infrastructures (éducation, propreté, travaux publics, etc.) y sont basses ;
– dans une congrégation A, les dons baissent à mesure où s’installent de nouveaux venus d’origine B ;
– dans une ville, l’appui aux dépenses so­ciales est directement lié au nombre de récipiendaires de même origine que le sondé.

Le tableau est donc contrasté et dans divers pays vantés pour leur diversité, le social et la sécurité des citoyens sont sinistrés – ce, dans un monde où nul n’échappe aux influences sociales, les meilleures ou les pires, venues d’ailleurs.

De ce fait, on comprend mal l’enthousiasme débridé et sans nuance des médias, ou de personnalités supposées sociales, ou de gauche – pis encore, de syndicalistes. On s’explique mal leur ignorance, ou leur indifférence, face à des risques criminels manifestement liés à la diversité.

De même – quittons ici les sciences sociales ou criminel­les pour le bon sens et la simple logique –, on comprend mal comment certains médias et politiciens peuvent, les jours pairs, vanter la diversité et les jours impairs, le métissage. Vanter la diversité ou bien le métissage n’appelle bien sûr nulle critique – mais ces deux concepts sont quand même précisément contradictoires.

Méfiance, par conséquent, devant les enthousiasmes irréfléchis et imprudents. La planète financière souffrira durablement, et nous avec, d’un massif oubli du crime qui seul aura permis à Madoff et à ses épigones d’agir. La planète sociale serait bien inspirée de ne pas renouveler l’erreur.

(1) L’Empire du moindre mal. Essai sur la civilisation libérale, Climats, 2007, 19 euros.
(2) Country Profile, United Nations Office on Drugs and Crime, Regional Office Brazil, 2005.
(3) Gangs, de Ross Kemp, Penguin Books, Londres, 2008.

Sur Internet : www.xavier-raufer.com.

08.01.2009

Municipales de Strasbourg 1 : crever l’abcès de la défaite des droites

images.jpgAllez, pour les sales boulots, c’est clair, il n’y a jamais de volontaires. Personne ne veut s’y coller. Il en va ainsi de l’analyse de la défaite des droites lors de la dernière élection municipale de Strasbourg. Vous nous direz que cela s’est passé il y a une éternité. Mais non, c’était l’an passé et depuis, si des plaies se sont refermées, d’autres se sont ouvertes sans qu’il n’y ait eu ni analyse, ni désinfection, ni vaccin. Cette sémantique médicale vous fait peur ? Vous n’aimez ni le bruit du scalpel sur le marbre de l’hôpital, ni la vue d’une aiguille tissant des points de sutures, ni encore plus l’idée de piqures naturellement de rappel, il va falloir vous faire une raison. On ne soigne pas tout à coup de pensées magiques ou en refoulant ses souvenirs loin dans sa mémoire. Pour un peu, on citerait Brecht : « Oublier le passé, c’est être condamné à le revivre » !

Strasbourg n’est pas tombé en un jour !

Tout d’abord, osons l’avouer, la défaite ne s’est pas construite en un jour. Si le bilan de la présence du « tandem » à la tête de la ville se matérialise par des avancées et investissements évidents (Jardins des deux rives, Médiathèque) qui font aujourd’hui la renommée de la ville. S’il y a bien eu investissements massifs dans la gestion de la ville, l’image de marque et le comportement de certains a fait germer l’idée que l’exécutif ne pouvait plus être « supporté » au sens propre comme au figuré. Lentement mais surement, alors que certains aspects comportementaux suffisaient, un microcosme agissant enracinait cette idée dans les discussions et l’opposition en faisait ses choux gras. Cela touchait bien entendu la tête de l’exécutif, mais aussi son équipe.

Contre son camp

A ce titre la gestion de la précampagne municipale fut assez dramatique. L’exercice est difficile, mais on doit pouvoir le gérer sans effusions, cela ne fut pas le cas. Dans la majorité, chaque clan ou sous-clan jouait contre l’autre, cherchant à balancer ou à nuire à ses voisins, sans se douter qu’ils alimentaient à l’extérieur un rejet ou qu’ils faussaient la campagne. Il en va ainsi des « centres ». Le modem venus de l’extérieur, les centristes de l’UMP comme les Modemistes fidèles au tandem firent ainsi les frais de campagnes délirantes ou de chasses aux sorcières exagérées. Il en va ainsi de l’une d’entre elles, adjointe, balancée par ceux qui souhaitaient placer une amie à sa place, pour avoir commis, un crime connu de tous, avoir choisi une agence de communication marquée. Ceux qui souriaient dans les étages en faisant cela ne se rendaient sans doute pas compte qu’ils allaient nuire à l’ensemble de l’équipe et mettre à néant une campagne de séduction à mener auprès de l’électorat centriste. On notera dans le casting d’autres buts contre leur camp, dont certains pèsent aujourd’hui encore sur l’efficacité des groupes (deux pour le moment) de droite et du centre au sein de l’opposition municipale. En se trompant d’ennemis, en jouant perso ou parti, certains pompiers de la majorité de l’époque jouèrent clairement aux pyromanes.

Une gauche peut en cacher une autre

Pendant ce temps là, une gauche parfois plus extrême, faisait le choix de suivre les enseignements gramscistes et de prendre en main le pouvoir associatif, culturel dans les quartiers. Nième colonne de dénigrement, elle agissait, souligne les points locaux de désaccord avec la municipalité, attisait des conflits réels (il faut le reconnaître) et en amplifiant d’autres. De certains centres socioculturels devenus les bastions de partis politiques totalisant guère plus de 0.5 % des voix à des associations d’intérêts locaux et sectoriels, la gauche renforcée par les Verts et son extrême assumée créait les conditions d’une victoire.

La cerise sur le gâteau fut l’accord Vert-PS et l’élection de militants extrémistes blanchis pour les besoins de la cause par l’onction de l’objectif à atteindre : la défaite de la droite.

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