26.10.2009
Semaine ordinaire en France : expulsions vers l'Afghanistan et Barnum de M. Besson...
Il y a un mois Éric Besson avait annoncé à grands sons de trompe médiatique sa volonté d'en finir sous peu avec "la jungle" de Calais. Ce qui avait été programmé se produisit donc. À l'heure du grand rendez-vous répressif les caméras étaient toutes là, avides et voraces. Les trafiquants de chair humaine, eux, s'étaient soigneusement fait la belle et plusieurs centaines de clandestins s'étaient volatilisés dans la nature. Il s'en trouvait néanmoins encore 250, volontaires pour jouer les supplétifs de la grande comédie médiatique.
Leur distraction permit donc de diffuser en prime time des images bourrées d'émotion qui arrachèrent des larmes de colère aux associatifs immigrationnistes et rassurèrent les méchants qui avaient voté Sarko pour qu'il mette un frein à une immigration que le corps social n'est plus en mesure d'absorber.
Évidemment si la plupart des interpellés sont promis à la régularisation, mais au goutte à goutte et en catimini afin de ne pas effrayer un électorat réputé "xénophobe", il s'est trouvé trois malchanceux pour remplir un "charter de la honte". À Kaboul, chacun d'eux s'est vu remettre "une bourse de réinsertion de 2000 euros", qu'ils utiliseront, disent-ils, pour financer leur retour en France...
Rien d'autre en somme qu'une vaine agitation mystificatrice destinée tout à la fois à rassembler la volaille de "droite" dans le spectacle de la "fermeté" tout en permettant à une "gauche" plutôt déplumée de mouliner avec conviction quelques formules grandiloquentes autour de l'humanisme doloriste et de la générosité à tous crins.
Dans ce bal de faux culs dont on comprend difficilement qu'il fasse encore illusion, un quarteron de généraux en retraite s'est illustré par son originalité (toute relative quant même).
Oui, ça bouillonne sous les képis de la grande muette qui ne comprennent pas que de jeunes afghans en pleine santé fuient leur pays plutôt que d'y combattre avec le Bien alors que "nos p'tits gars" s'y font trouer la peau pour y conforter, sous l'emblème des USA, le règne universel des droits de l'homme et du marché libre et non faussé.
Si "droite" et "gauche" s'entendent parfaitement, on le voit, sur le casting de leur rôle hexagonal respectif, on voit que nos militaires quant à eux ont parfaitement intégré les clichés d'un cinéma otano-hollywoodien où, dans le feu de l'action guerrière, on prend aisément les vessies de la concussion mafieuse, des élections truquées et de la culture industrielle du pavot pour les lanternes d'une démocratie triomphante.
Enfin, ces confusions délétères n'auront sûrement qu'un temps. Ce dimanche Éric Besson a annoncé, en effet, qu'il allait remettre sur le tapis la question de l'identité nationale. Non mais...
Les élections approchent décidément à grands pas.
Coclès
17:56 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éric besson, jungle de calais, afghanistan, expulsions
12.10.2009
Droite de valeurs et valeurs de droite.
"Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid".
Nicolas Sarkozy – Bercy 2007
Ce qu’il faut désormais nommer « l’affaire Mitterrand » aura forcément des effets directs et d’autres collatéraux sur la vie politique française et plus particulièrement sur un électorat dit « de droite ». Laissons d’abord de côté le livre et l’écrivain (puisque a été rappelée l’inculture du monde journalistique et politique vu que PERSONNE dans ces zones ou presque n’a lu « Ma mauvaise vie ») et revenons-en à l’homme.
Au-delà de ce récit poignant et de cette confession, l’affaire du récent témoignage de moralité vient frapper encore plus les esprits. Vendredi dernier, le Quotidien de la Réunion a ainsi révélé que le ministre de la Culture était cité en tant que témoin de moralité dans un procès d'assises en appel, fin octobre à la Réunion. Trois hommes doivent comparaître ; ils sont poursuivis pour le viol collectif d'une jeune fille de 16 ans…
On se souvient de l’impact sur l’image du monde politique d’affaires sordides en Belgique. Aujourd’hui, il y a fort à parier que « l’affaire Mitterrand » en aura un, plus sourd, car elle génère un profond malaise dans l’électorat de droite.En Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, cette affaire aurait déjà été réglée.
Femmes, parents peuvent légitimement s’interroger et, selon plusieurs sources en Alsace et ailleurs, des appels et messages viennent secouer élus et fédérations. Les militants, eux, pourraient avoir du mal à « assumer ». Que répondre sur les marchés à d’éventuelles questions ? Imaginons simplement la question suivante posée à de futurs candidats : « légitimez-vous les actes et propos de Frédéric Mitterrand ? ». On laisse chacun répondre.
Qu’en est-il aussi à Strasbourg par exemple, où de plus en plus de gens parlent de l’un ou l’autre parlementaire UMP qui pratiquent un clientélisme éhonté avec les sans-papiers, les immigrés d’origines diverses pour leur obtenir logements, papiers, etc… en espérant qu’ils voteront en remerciement aux prochaines échéances ? (idée ridicule soit-dit en passant, tous les sondages le prouvent). Que font ces parlementaires pour leurs électeurs de droite et ceux-ci accepteront encore combien de temps ce genre de trahisons ? S'imaginent-ils qu'ils resteront fidèles quand ces affaires éclateront au grand jour ?
On constatera donc que « l’intégration du MPF » (et désormais le silence de Philippe de Villiers) ne cache pas une réalité de terrain : L’UMP, concentrée sur l’ouverture au(x) centre(s) et à gauche, a oublié son électorat de droite. Il ne faudra donc pas s’étonner qu’il parte sous d’autres cieux ou s’en aille pêcher lors des dimanche des printemps. En 2007, Nicolas Sarkozy voulait libérer les consciences embrumées par 1968. Aujourd’hui, la droite de valeurs attend le retour des valeurs de droites. Maintenant !
Éric Neustadt
10:27 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, mai 68, nicolas sarkozy, frédéric mitterrand, ma mauvaise vie, strasbourg, mpf
08.10.2009
Frédéric Mitterrand à Strasbourg : ouverture, g(r)oss malheur !
M. Frédéric Mitterrand avait prévu de venir ce soir à 20h30 au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, pour la remise des prix des Assises du journalisme. Vu l'actualité, il sera au 20h de TF1...Revenons néanmoins sur la polémique qui agite la politique et les médias français.
Frédéric Mitterrand n'est certes pas dénué de qualités. Ses Lettres de Somalie, ses documentaires historiques, ses livres parlent pour lui. Justement...
" Evidemment, j'ai lu ce qu'on a pu écrire sur le commerce des garçons d'ici et vu la quantité de films et de reportages ; malgré ma méfiance à l'égard de la duplicité des médias je sais ce qu'il y a de vrai dans leurs enquêtes à sensation (...) les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes (...) je m'arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément. La profusion de graçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n'ai plus besoin de refréner ou d'occulter. L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J'ai ce que que n'ai jamais eu, j'ai le choix ; la seule chose que l'on attend de moi, sans me brusquer, sans m'imposer quoi que ce soit, c'est de choisir. Je n'ai pas d'autre compte à régler que d'aligner mes baths, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre." La mauvaise vie (Ed. Robert Laffont)
Précisons que contrairement à la majorité des commentateurs, nous avons lu ce livre, qui est un vrai livre d'écrivain, une autobiographie guère camouflée. Il y a des passages durs, d'autres pathétiques, d'autres touchants. Chacun pouvait lire cet ouvrage avant de décider de la nomination du ministre.
Souvenons nous, durant les années 70 et 80 avait lieu un débat dur, autour de la sexualité des enfants. C'était l'époque où le gauchisme faisait feu de tout bois, pour abattre les "vieilles règles bourgeoises", la morale, faisait l'apologie de la liberté absolue, notamment sexuelle. C'était l'époque où des écrivains, de bons écrivains, faisaient l'apologie de la pédophilie ouvertement, notamment dans les colonnes du journal Libération. Gabriel Matzneff, Guy Hocquenghem et surtout Tony Duvert intellectualisaient leur désir d'enfants. Mais c'était une autre époque...
Le tourisme sexuel est depuis des années la bêtes noire de multiples d'ONG relayées par nombre d'hommes et de femmes politiques surfant sur une réprobation générale de l'opinion publique. Quand on sait que les victimes de cette mondialisation là sont le plus souvent des mineurs que la misère et la violence des rapports sociaux précipitent sans recours dans l'exploitation la plus vile, on ne peut qu'approuver le dégoût unanime que soulèvent ces pratiques.
Frédéric Mitterrand n'est certes pas dénué de qualités disions-nous plus haut, mais voilà, il est aussi ministre de la République, et même, parait-il, ministre d'ouverture. On ne sait trop sur quel horizon nouveau ouvre sa nomination, mais dès que fut connue l'arrestation de Roman Polanski, il a pris fait et cause pour le cinéaste, un homme de qualité, lui aussi.
Concernant Polanski, certains de ses thuriféraires comme Bernard-Henri Lévy ont parlé "d'erreur de jeunesse". Polanski avait en effet 46 ans quand il s'est rendu coupable d'un viol sur une adolescente de 13 ans. L'affaire n'est guère contestable puisqu'elle est reconnue de tous ses protagonistes et le cinéaste aurait depuis financièrement indemnisé sa victime. L'argent et la notoriété confèrent bien des avantages.
Doivent-ils aussi assurer leurs détenteur d'une immunité universelle ? Ce dont est accusé Roman Polanski, ce n'est pas seulement de s'être rendu coupable du viol d'une mineure préalablement droguée par ses soins, c'est aussi de s'être soustrait à la justice américaine. Pays dont nos éminences font par ailleurs le phare mondial de la démocratie.
Il est certain que dans cette affaire de pur droit commun notre ministre de la culture aurait mieux fait de suivre la jurisprudence inaugurée jadis par Jean-Pierre Chevénement : "un ministre ça ferme sa gueule ou ç'a démissionne". Frédéric Mitterrand l'a ouverte de manière bien imprudente permettant à quelques mauvais esprits de rapprocher son soutien à Polanski de ses confessions impudiques. Certains exigent évidemment sa démission. Tant à "droite" qu'à "gauche" et parmi eux le porte-parole du Parti Socialiste. Par chance, Marine Le Pen a également mis son grain de sel dans le chaudron ce qui a permis à l'audacieux Xavier Bertrand d'évoquer, sans rire, "les heures les plus sombres..."

Il serait déjà assez inquiétant que les attaques de "l'extrême droite" puisse valoir à ses cibles une sorte de brevet automatique d'innocence quelles que soient par ailleurs les éminentes qualités de la cible en question. Ce qui serait encore plus grave, et disons le franchement détestable c'est de donner à nos compatriotes l'impression qu'il y a, en République égalitaire, deux sortes de justice, l'une qui ne ménage pas les gueux tandis que l'autre absout les puissants.
En attendant, la droite - excepté le FN évidemment - et le gouvernement défendent piteusement Mitterrand, notamment M. Guaino : "Il ne l'a pas écrit pendant qu'il était ministre. D'autre part, ce livre est un livre humainement assez poignant. D'autre part, estime le conseiller de l'Elysée, Frédéric Mitterrand n'a pas commis de crime ou de délit. "A-t-il été traduit devant un tribunal pour des faits répréhensibles, a-t-il fait l'objet de plaintes, de poursuites ? Il n'y a pas de faits."
Seule à droite, Mme Christine Boutin voit le danger politique : "la nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l'électorat", a averti l'ancienne ministre.
Rappelons encore qu'il y a quelques jours, une oeuvre de l'artiste contemporain Richard Prince représentant Brooke Shields nue (à 10 ans, voir les illustrations de notre article) avait été retirée, sur la demande de policiers chargés de de la poursuite des publications obscènes, qui avaient estimés que cette photo pouvaient attirer des pédophiles.
Même Le Monde a publié une lettre d'un homme condamné pour avoir couché avec une mineure et évoquant l'affaire Polanski et Mitterrand.
D'ailleurs, peut-on imaginer demain l'avocat d'un violeur d'enfants ou d'un coupable de détournement de mineur, inviter le Ministre de la Culture à comparaitre pour adoucir sa peine et attendrir le jury ?
Il reste donc à nos politiques, à nos médias, à nos associations, de prendre leurs responsabilités. On ne peut pas faire des gorges chaudes du moindre curé tripotant des enfants, du moindre pédophile honteusement attrapé avec ses images volées, du moindre délinquant sexuel emprisonné et soutenir tel artiste, tel politique, tel puissant pris dans le même filet. Le gouvernement de M. Fillon qui cherche à durcir la législation à ce sujet ferait bien de réfléchir à la notion de l'ouverture et au sort de M. Mitterrand dans ses rangs... Et M. Mitterrand aurait dû se méfier de cet étrange monde politique...
NB : Nos illustrations choquent. Nous invitons d'abord nos lecteurs à lire l'article que nous avons mis en lien ci-dessus, du Figaro. Mais rappelons que ces images sont intéressantes à plus d'un titre. Avant tout, elles sont considérées comme oeuvres d'art, la principale, Spiritual America étant retravaillée par l'artiste Richard Prince. Elle symbolise bien toute la question tournant autour du côté Lolita et c'était le principe même de ces images prises par Gary Gross en 1975, le troublant mélange entre les deux sexes de cette petite fille (garçon ?) et son côté "femme" accentué par les accessoires et le maquillage. Acceptées il y a 30 ans, ces images aujourd'hui le sont beaucoup moins, au gré des sensibilités. Et puis leur caractère choquant prouve bien une chose : l'art peut tout se permettre... ou pas? Eternel débat. Et Mme Shields, malgré les procès, n'a jamais récupéré ces négatifs..
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19.05.2009
Grande Mosquée de Strasbourg : par ici la monnaie s’il vous plaît !

Ah mais c’est que cette mosquée, cela faisait longtemps que personne n’en avait entendu parler ! Pensez donc, cette brillante construction, ce phare architectural qui va montrer la lumière aux Strasbourgeois et à tous les voyageurs de bonne composition était en rade. Paf, bêtement, juste un pauvre chantier pourri, quelques coulées de béton et la messe aurait pu être dite, le chantier n’avançait pas, les herbes folles envahissaient l'espace, les putes de l'Est pouvaient continuer leur boulot aux alentours ; ça tombe bien, certains de leurs clients n'étaient pas pressés de rencontrer l'immam dans les parages...
Les ouvriers étaient-ils trop fainéants ? L’entreprise chargée de ces travaux guère active ? Les factures pas vraiment réglées ? L’emplacement pas assez au soleil ou pas assez à l’ombre ? Le ciment trop mou, le béton trop dur ? Ah misère !
Mais voilà que tout le monde politique met la main à la poche, à NOTRE POCHE parce que c’est évidemment un chantier prioritaire. Et les pires propos sont dès lors prononcés par le personnel politique, de droite comme de gauche. Mais dans le rôle de fossoyeurs de grande classe de l’Alsace, de la France et de l’Europe, il n’y a pas d’étiquettes qui tiennent, juste des politiques cyniques qui nous entraînent à la catastrophe.
Mais depuis hier, nous voilà rassurés. Le chantier peut reprendre, il sera achevé dans une année environ et quel bonheur, une seconde mosquée est d'ores et déjà programmée à la Robertsau par la municipalité socialiste, que l'on jugera petits bras sur ce coup : mais oui, pourquoi pas une mosquée dans tous les quartiers ?! Une chose est sûre, Roland, ce n'est pas le cor qu'il tirera de son sac pour alerter un quelconque Charlemagne face aux sarrasins mais plutôt une flûte comme le joueur de Hamelin...
M. le Président de la Région Alsace Adrien Zeller a néanmoins la palme de la phrase la plus… la plus quoi d’ailleurs ? En effet, il « s'est réjoui que «la société multiculturelle, multireligieuse s'inscrive maintenant dans la pierre». M. Roland Ries, Maire de Strasbourg a été plus lyrique mais tout aussi insupportable : «c'est à nous qu'il revient d'aider les musulmans à construire leurs lieux de cultes, comme pour les autres confessions, afin d'inviter la religion musulmane à la table de la République». » Il n’est pas sûr qu’on picolera et qu’on mangera ce qui nous plaira quand ce banquet aura lieu…
Cela dit, M. Zeller oublie que la majorité des électeurs UMP est contre ce type de construction et de cadeaux faits aux musulmans et aux immigrés mais visiblement, tant que ces électeurs ne sanctionneront pas sévèrement leurs candidats dits de droite de façon cinglante, ceux-là continueront leurs petits arrangements avec les Maures… Rappelons lui une analyse lors de la Présidentielle 2007 : 94 % des électeurs qui se disent musulmans ont voté Ségolène Royal ; 77 % de ceux qui se disent catholiques pratiquants ont voté Nicolas Sarkozy.
Blah blah du discours politique creux, chacun enfilant des perles, se poussant du coude pour tenter de retirer un maigre score électoral, parce qu’on ne sait jamais, vu le nombre de musulmans à Strasbourg et dans notre pays, il faut penser à leur servir la soupe le plus largement possible.
Qui s’élève contre ces faits et cet argent public versé ? A part le groupe FN de la Région, personne. Il se trouve que dans la citation de Renaud Camus ci-dessous que nous partageons, on peut lire ce qui peut être pensé du FN, notamment via la personne de Jean-Marie Le Pen. Tant que personne d'autre ne critiquera ce genre d'abandon devant le fait multiculturel, la perte de notre identité, bref l'atteinte à notre civilisation, rien n'évoluera dans ce combat. En tant qu'adversaire de l'anti-racisme et de l'immigration, il va falloir serrer les rangs et pas seulement derrière Eric Zemmour par exemple, qui a eu cette belle phrase face au président de SOS racisme : "on a bien compris que le progressisme antiraciste n'était que le successeur du communisme, avec les mêmes méthodes totalitaires mises au point par le Komintern dans les années 1930. "Tout anticommuniste est un chien", disait Sartre. Tout adversaire de l'antiracisme est pire qu'un chien."
Car dans quelques années, à ce rythme ce ne sera plus la soupe qui sera servie par les "souchiens" aux immigrés et aux musulmans à la table de la République mais les clefs de la ville, du pays, de notre identité, sur un plateau, une corde au cou en prime. Espérons alors assister à cette scène, pour donner le coup de pied de l’âne à ces chers politiques résolument servils…
La Droite Strasbourgeoise
Premier extrait :
« A partir du moment où les individus sont assez nombreux pour constituer — ou pour reconstituer — un peuple, pour se constituer en fragment d’un vaste peuple qui ailleurs a son propre héritage, sa propre civilisation, sa propre langue, sa foi, il n’y a aucune raison pour ces individus, ou pour la majorité d’entre eux, de s’intégrer à la culture d’accueil et de s’assimiler en elle.
À quoi assistons-nous ?
À l’établissement en France de fragments de terre d’Islam, de myriades de petits “mondes arabes” avec leurs mosquées, leurs écoles coraniques, leurs écoles en langue arabe, leurs femmes voilées, leurs institutions, leurs rites, leurs magasins et même leurs grands magasins.
Et toutes ces enclaves grossissent, se rejoignent, et finissent par constituer des annexes de la terre d’islam, qui amènent à se demander pourquoi tant d’arabes et de musulmans l’ont quittée, cette terre d’islam, si c’est pour retrouver ou pour reconstituer ici la même chose. »
2e extrait :
« Les Français d'origine française, (...) seront [bientôt] minoritaires dans leur propre pays, comme leurs enfants le sont déjà dans leurs écoles, très souvent, et comme les Tibétains le sont maintenant au Tibet du fait de l'installation massive de colons chinois. (...)
La France est comme une vielle fille de bonne famille que les circonstances ont réduite à remplir des fonctions d'institutrice auprès de familles étrangères. Elle élève les enfants des autres. Ils ont d'autant moins de raison, pour la plupart, de s'intéresser à ce qu'elle veut leur apprendre qu'ils sont eux-mêmes, souvent, les héritiers d'autres patrimoines et d'autres traditions, et qu'ils sont en tel nombre en cette situation-là, dans les classes de notre vieille fille, qu'ils ne voient pas très bien pourquoi ne pas demeurer dans leur propre culture, qu'ils ont l'occasion, dans leur vie quotidienne et dans leur environnement ordinaire, en France même, de partager plus que la sienne. À propos d'un tel état de fait, parler d'une très grave menace pour la civilisation et pour l'identité nationales est très insuffisant : il s'agit de bien plus que d'une menace, il s'agit d'une atteinte déjà bien près d'être fatale.
(...) Ç'aura (...) été la grande chance des immigrationnistes de n'avoir en face d'eux, pour s'opposer à leur menées actives ou passives, que Jean-Marie Le Pen, c'est-à-dire un homme auquel la majorité des Français, même parmi ceux qui partageaient nombre de ses constats et adhéraient à une grande partie de son programme, ne pouvaient en aucune façon se rallier. Les plenelliens et autres champions du métissage généralisé et du village universels lui doivent énormément, comme un François Mitterrand avant eux. Ce tigre de papier tenait à merveille pour eux, et sans danger pour leurs entreprises, un emploi qui, confié à un adversaire plus honorable et présentable, eût pu changer le cours de l'histoire. Sauf peut-être en 2002, Le Pen a toujours été une bénédiction pour la gauche.
Ceux qui croient de bonne foi avoir de leur côté toute la morale, toute la bonté, toute la sagesse et la générosité du monde (moyennant quoi ils nous préparent un enfer, dont les appartements-témoins sont des quartiers entiers, si ce n'est des départements…), ceux-là pourraient objecter ici que si certaines idées ont un champion impossible, c'est qu'elles sont elles-mêmes impossibles ; que Le Pen n'est pas un hasard ; que pour soutenir celles des vues qu'il soutient qui ont notre approbation (grosso modo : qu'il faut de toute urgence mettre un terme à l'immigration), il ne pouvait y avoir qu'un homme comme lui. Mais cette opinion-là et cette façon de voir appartiennent tout entier au système de pensée qui nous opprime, à savoir cet antiracisme dogmatique que j'ai appelé ailleurs, à la suite d'Alain Finkielkraut, "le communisme du XXIe siècle". (...) La critique de l'antiracisme dogmatique instituée n'aura de portée véritable que dès lors qu'elle ne sera pas laissée aux seuls racistes. Abandonné au seul Le Pen, le combat contre l'immigration de masse perd ses dernières chances d'aboutir, puisque nous sommes des millions à refuser de nous joindre à cet homme-là - il n'en est pas question.
Je rappelle en effet qu'il ne s'agit pas seulement d'essayer de sauver ce qui peut l'être encore d'un territoire, mais aussi d'une culture, d'une civilisation, de l'âme et de l'esprit d'un peuple. »
11:55 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mosquée de strasbourg, islam, roland ries, adrien zeller, renaud camus, éric zemmour, anti-racisme, immigration, droite, strasbourg, strasbourgeoise, blog, politique
16.03.2009
Contre la culture, ils ont sortis leur revolver
Le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, et son secrétaire d'Etat André Santini ont annoncé vendredi 13 mars (triste journée) avoir modifié les épreuves de 180 des concours pour le recrutement des fonctionnaires, sur près de 600, ce afin d'assurer "plus de diversité".
Nous avions déjà évoqué cette tragique décision, voici une nouvelle couche !
L’objet de cette révision la suppression de la culture générale remplacées par des épreuves orientées « métiers ». Où est donc passé la droite qui critiquait les 80 % d’une classe d’âge au Baccalauréat ? Cette 7ème compagnie du politiquement correct a déserté.
Supprimer la culture générale, c’est fermer les esprits, tuer la curiosité. Le silence affolant des élus de droite sur le sujet nous étonne. Mais que veut-on fabriquer ? Des machines ? Des cerveaux formatés ?
Pourquoi l’Académie Française ou d’autres porte-paroles de la culture, dont son Ministre sont-ils restés silencieux ?
Derrière cette mesure, la lutte contre les discriminations. On l’aura compris, être curieux, touche à tout et avoir de la mémoire est désormais un acte hautement suspect. Triste époque !
Plutôt que de tirer tout le monde vers le haut, on nivelle vers le bas. Nous en sommes profondément affligés. Au royaume des borgnes, la fabrique des aveugles est désormais en marche.
Eric Neustadt
NB : De l'enfer des "maudits" au paradis des auteurs bénis, on prétend qu'ils sont nombreux à être effondrés de tant de délires niveleurs.
09:00 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, générale, droite, alsace, strasbourg, strasbourgeoise
23.02.2009
Retour vers l’OTAN, affaire Chauprade : comment piller le cadavre national

Le prochain sommet de l'Otan qui doit se tenir sur les deux rives du Rhin en avril prochain a de quoi faire bondir. Bien sûr, tous les politiques locaux, de gauche comme de droite estiment pieusement que ce sommet sera "une chance pour l'image internationale de Strasbourg". Aucun ne réfléchit plus loin (où sont les Gaullistes d'ailleurs ? Epoussetent-ils le buste du Général qu'ils ont dans leur bureau, sans réagir à la situation actuelle ?), critiquant cette décision lourde de sens, prise par l'atlantiste Nicolas Sarkozy, de faire revenir la France dans le commandement de l'Otan, annulant une grande partie de l'indépendance de notre pays en une signature. Aucun ne critique non plus la gabegie financière de ce sommet pour notre ville et pour l'Etat, ni les nuisances graves qu'il entraînera pour la population.
Le texte ci-dessous (certes souverainiste en diable...) revient aussi sur l'affaire du limogeage scandaleux du géopoliticien Aymeric Chauprade "pour non confirmité de pensée" avec le lobby néo-conservateur qui semble règner sur la Défense française... M. Le Ministre de la Défense Morin s'est empressé d'éliminer un adversaire de ces idées, cela en dit long sur la liberté de ton et de pensée que l'on peut encore avoir dans les grandes institutions françaises.
Enfin, pour conclure signalons que l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne s'est pas privé de tacler sévèrement M. Sarkozy : "Dominique de Villepin a estimé dimanche sur Canal + que Nicolas Sarkozy commettrait «une faute» en décidant de faire revenir la France dans le commandement intégré de l'Otan.
Ce changement «n'est pas un détail», a argumenté l'ancien pre mier ministre. «Ce n'est pas juste une signature de plus pour normaliser une position», mais «c'est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d'un autre pays», a poursuivi Villepin."
La Droite strasbourgeoise commence ainsi la parution d'une série d'articles critiques contre ces diverses décisions politiques graves et contre la tenue de ce sommet de l'Otan, qui va bunkeriser toute la ville pour deux jours et la mettre sous coupe militaro-policière.
Laurent Husser
Lu sur le site du Stalker : http://stalker.hautetfort.com/archive/2009/02/19/retour-v...
A noter que cet article paraîtra dans la revue Libres: http://www.revue-libres.com/
Le retour dans l’OTAN décidé par Nicolas Sarkozy vient mettre la dernière touche à la liquidation politique – engagée sous Giscard – du gaullisme et de politique d’indépendance stratégique de la France. Les sauts de cabris du Parti Socialiste et du Modem, qui ont si longtemps prêté le flanc à l’atlantisme, ne tromperont évidemment que les aveugles. Ils ont compris que cette dénonciation médiatique était payante électoralement. Le débat qui aura lieu à l’Assemblée ne sera qu’une énième mascarade parlementaire avec, pour final, l’entérinement de cette réintégration.
En réalité, cette décision ne fera qu’officialiser l’épreuve de servitude otanienne que les armées françaises vivent depuis vingt ans. Après tout, nous n’avons pas eu besoin d’être dans le commandement intégré pour prendre part à la destruction systématique de la Serbie et pour fournir à la mafia albanaise une plateforme d’opération clé en main en légitimant l’indépendance du Kosovo. Tous les subterfuges de la propagande américaine pour faire du pouvoir serbe un digne successeur du nazisme ont beau être désormais totalement éventés, nous continuons de reproduire l’intoxication : Bernard Kouchner a reconnu qu’il n’y avait jamais eu de camps d’extermination serbes et qu’il s’était contenté de relayer servilement les mensonges du dirigeant bosniaque Izetbegovic. On apprend désormais de la bouche même de celle qui a mené l’enquête, la Finlandaise Helena Ranta, sur le massacre de Racak attribué par l’OTAN à la Serbie, et qui servit de justification aux bombardements de 1999, que celui-ci n’était pas le fait des forces serbes et qu’elle avait dû accréditer ce mensonge sous la pression du chef de mission de l’OSCE, William Walker. On ne s’étonnera pas que toute la presse française, ou presque, qui a fait de la Médiocratie sa fange d’élection, soit tombée dans un panneau aussi grossier. Timisoara et les «bébés koweïtiens arrachés dans leur couveuse» par les vampires irakiens lui avaient déjà permis d’ingérer les techniques de désinformation américaines.
Trêve de vérité historique, celle-ci ne fait pas vendre. Nous allons donc continuer de servir les ambitions américaines et sa politique de marginalisation de la Russie et d’emprise sur les ressources énergétiques de l’Europe centrale. Il faut dire que le fromage otanien a de quoi exciter les papilles des militaires de haut rang : quelques 800 strapontins dans l’OTAN, avec les salaires et les avantages correspondants, cela peut expliquer l’empressement de certains à défendre à corps et à cris cette réintégration. Est-ce un hasard si la quasi-totalité des généraux qui occupent les postes stratégiques ont fait un passage par les États-Unis dans leur carrière et reçu l’adoubement du commandement américain ?
Dans le même temps, Hervé Morin décide d’évincer purement et simplement, sur la seule foi d’un article du Point, Aymeric Chauprade, un des piliers du renouveau de l’école française de géopolitique, qui a osé s’être livré à une analyse critique et circonstanciée des points d’ombre et des béances manifestes de la thèse officielle des attentats du 11-Septembre. En faire un clone de Meyssan est si odieux que le stratagème ne vaut même pas un commentaire sur le fond. Les auteurs de son renvoi se sont disqualifiés eux-mêmes en tentant de le marquer au fer avec le label «conspirationniste», tant le professeur est à cent lieues du «délire complotiste» dont Jean Guisnel a tenté de l’affubler dans Le Point. Qu’un journaliste connu pour ses mœurs déontologiques douteuses, s’ingénie à salir la réputation d’un universitaire reconnu internationalement pour la qualité de son travail et de ses analyses, cela donne la mesure de la forfaiture du pouvoir politico-médiatique. Cela donne surtout la mesure de ce qui le sépare de la réalité profonde du pays qui a toujours rejeté en bloc l’alignement transatlantique dont les sarkozystes se font les chantres.
Mais, après tout, peut-on vraiment s’offusquer du fait que le Collège Interarmées redevienne ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire une institution soviétoïde, fondamentalement alignée sur les desiderata du pouvoir ? Non, la chose est dans la logique. En revanche on ne peut qu’être choqué quand le général Desportes, son directeur, appelle dans un discours de façade à la libération de la pensée stratégique française, et que dans le même temps il se fasse sur le champ un devoir d’enterrer ce mot d’ordre dès qu’il prend forme. Une telle schizoïdie, en sus d’être malhonnête, est surtout terriblement dangereuse. La France pouvait-elle se permettre, tant son déficit de rayonnement est profond dans le domaine militaire, de se passer d’un universitaire de l’envergure d’Aymeric Chauprade ? À dire vrai, il ne fait pas bon chercher la vérité quand elle brise le vernis du pouvoir et en vient à contrarier les amitiés atlantistes que certains au sommet de l’État ont si viscéralement chevillées au corps. Furieuse passion de la servitude volontaire. Confort mortel du vassal surtout.
Il est vrai qu’il est plus simple de mettre à mort symboliquement une personne que de l’assassiner physiquement. Il suffit désormais pour réduire un chercheur de lui accoler le stigmate infâme du «conspirationnisme». La manœuvre est si facile, si abjecte, que l’homme honnête ne peut qu’en concevoir la plus grande indignation et la plus farouche colère. Mais n’est-ce pas le même ressort ignoble qui a joué dans l’affaire Péan-Kouchner ? Oh le rusé ! Oh le malin ! Qui a bien senti que le qualificatif de «cosmopolite» – parti qu’il a par ailleurs toujours revendiqué avec son ami BHL – lui ouvrait une faille énorme, celle de l’ethnomasochisme, celle de la culpabilité désormais ontologique à laquelle nous damne l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ? Il a suffi à notre aimable ministre des Affaires Étrangères – qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom – de jeter sur Péan le soupçon d’antisémitisme pour gagner le soutien du Monde, du Nouvel Obs et consorts. Il faut lire l’éditorial de Philippe Cohen dans Marianne qui dénonce à juste titre ces petits soldats du Système comme les vrais «fourriers de l’antisémitisme». Croyez-le le subterfuge n’est pas prêt de mourir. Il se montre si efficace aux esprits faibles pour proscrire et marginaliser. Le leurre sert trop bien les intérêts de ces assis. Comme ils tremblent des tremblements douloureux du crapaud dès qu’on prononce le mot «souveraineté» ! Aymeric Chauprade paie évidemment son statut de souverainiste. L’article du Point – commandé en sous-main ? – qui a suffi à placer sa tête sur le billot de la solidarité transatlantique et le coup de sang – prémédité – de Morin, n’auront servi que de prétextes à son épuration politique pure et simple. Les officiers du CID – israéliens compris – qui ont suivi ses cours pourront en témoigner : il s’est toujours montré d’une extrême modération dans son rôle de professeur. Il n’a jamais fait état de ses prises de position idéologique. Contrairement à d’autres toujours bien installés dans leurs fonctions, il n’a jamais insulté le devoir de réserve. Les officiers stagiaires lui ont même dressé une haie d’honneur pour signifier au commandement du CID leur totale désapprobation.
Au-delà du sordide et de la bassesse de la méthode, il faut reconnaître au clan pro-américain qui goupille le pouvoir politico-militaire le mérite de la cohérence. Ils ont posé soigneusement les jalons du processus de liquidation de l’héritage gaulliste et de ce que jadis, dans un temps qui nous paraît désormais préhistorique, on nommait «l’indépendance stratégique» : parution du Livre Blanc qui réduit notre armée à n’être qu’une force de maintien de paix, piteuse voiture-balai destinée à accomplir les basses besognes que l’armée américaine dédaigne; annonce officielle de notre retour dans l’OTAN en l’échange de l'ébouage de Guantanamo et de deux commandements mineurs qu’on nous jette comme des miettes pour récompenser notre si patente inféodation; enfin épuration des dernières voix savantes du souverainisme au sein de l’institution militaire. Les prochains sur la liste noire ? Le Canard Enchainé, ce faux-ennemi qui sert à merveille les intérêts de l’Anti-France, vient de les désigner à la vindicte : Réveillard, Lugan, Venner, Conrad, etc. Bref tous ceux qui ont le tort de défendre la nation. Heureuse nostalgie des purges staliniennes !
Quelle étrange, absurde situation, où celui qui tente de faire face à la pantomime sinistre des mensonges est désormais travesti en extrémiste, et où ceux qui plongent la France dans la régression et sacrifient l’idéal républicain tentent de se faire passer pour des progressistes et des républicains. Qui punit, qui ostracise ? Le médiocre, le traître. Qui est puni, qui est ostracisé ? Le savant, le patriote. Quel retournement des rôles qui veut tout dire du drame de la vérité où notre pays se meurt ! Si la liberté d’expression n’a plus de sens dans ce pays qui n’est plus que l’ombre de lui-même, soit ! Mais qu’au moins le pouvoir nous livre une liste écrite des tabous et des vérités indicibles ! Cela facilitera le travail d’autocensure. Cela aidera les penseurs à se mettre à l’index des critiques interdites. Il faudrait songer à instaurer un crime de lèse-servitude pour graver dans le marbre la ligne de camp et délimiter le théâtre d’opérations de la post-nation.
Décidément, dans cet âge de ténèbres, il ne fait pas bon se poser en adversaire du consensus médiocrate qui voue la France au gouffre. Mais l’infâme là-dedans, ce n’est pas tant l’imposture que ce licenciement incarne, nous en avons tant vu ces dernières années condamnés au silence. Combien sont ceux qui, dans l’ombre des ministères, dans l’anonymat, ont déjà subi cette ostracisation et qui la subiront encore ? Non l’infâme là-dedans, c’est que ce sont les opportunistes et les lâches qui se font juge de paix, ce sont les gestionnaires du désastre qui abattent le marteau du déshonneur sur l’homme de conviction.
Sachez-le messieurs, jeunes et plus vieux qui – insensés que vous êtes ! – voulez conserver ce qui reste de l’indépendance de la France, l'état de défenseur de la souveraineté et de conjurateur du déclin vous voue désormais à la marge et à la pauvreté, à la flétrissure et à l’injustice. Il vaut mieux piller les entrailles du cadavre national que d’en appeler à sa résurrection. Forçons-nous le trait ? À peine hélas. Voilà où s’achève le thrène. Chant de mort pour nation défunte. La boucle est bouclée. La pensée rentre dans la résistance.
Au moment où toutes les conditions sont réunies pour établir au niveau mondial un équilibre de pouvoir multipolaire, et où les neo-cons américains s’effacent, nous nous faisons – sublimes pavloviens que nous sommes – néo-conservateurs ! Nous sommes prêts à tirer un trait sur nos emprises africaines, où nous avons des intérêts économiques et sécuritaires cruciaux, et à basculer nos forces en Afghanistan pour flatter le messie Obama. Le chemin de notre vassalité est tout droit tracé. Il est à craindre que la chassie de l’atlantisme qui embue les yeux de nos dirigeants ne parvienne plus à les leur faire déciller. Voilà comment s’orchestre le suicide volontaire d’une nation, alors qu’elle a en puissance tous les moyens de l’autonomie. Soyez en sûrs : le syndrome 40 n’a pas fini de travailler la chair du cadavre. Peu importe que la France soit morte, la nécrophilie atlantiste ira la violer dans sa tombe.
La prochaine étape dans l’infamie ? La transformation du siège de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU en siège européen et la mutualisation sous commandement euratlantique de la force de frappe nucléaire. Malheur aux vaincus.
Samuel Gelb
Illustration : image satirique russe contre l'Otan
12:36 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sommet otan, strasbourg, aymeric chauprade, stalker, revue libres, gaullisme, de villepin, samuel gelb
11.02.2009
Interdire la fessée : Y'a pourtant des claques qui se perdent !
Il y a urgence, il faut réagir … La crise ? Non ! Ben Laden ? Non ! Les élections régionales en Alsace ? Non ! On apprend que l'année 2009 doit devenir l'année de la fin des fessées.
En effet, l'assemblée Générale des Nations Unies a posé comme année butoir l'année 2009 afin que les châtiments corporels (donc la fessée, la claque et la violence physique sous toutes ses formes) soient abolis dans le monde.
Dominique Versini, nommée défenseure des enfants par décret du Président de la République, entend donc faire légiférer le Parlement. Une telle annonce a de quoi étonner.
Tout d’abord parce qu’il existe déjà suffisamment de lois pour lutter contre les violences faites aux enfants. A quoi bon une nième loi ?
Ensuite, sur les moyens de lutte contre les « donneurs de fessée ». Va-t-on installer des webcams au domicile de tous les parents ? Va-t-on pousser les enfants à la délation des parents fesseurs ?
On ne commentera pas plus cette annonce délirante. On va peut-être interdire la fessée, il n’empêche qu’en politique, il y a des claques qui se perdent.
Eric Neustadt
11:40 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fessée, interdire, droite, versini, strasbourgeoise
27.01.2009
Épidémie de lapsus
C'est l'hiver avec son habituelle succession de coups de froid et de redoux. Tout les médecins le savent, cette inconstance météorologique est propice au développement des épidémies. Parmi celles qui sévissent ces temps-ci le lapsus n'est pas la moindre même si ses conséquences sur la santé publique apparaissent le plus souvent bénignes et ont cet incomparable avantage de nous porter plus volontiers
vers le sourire en coin que vers l'affliction compatissante.
Acte manqué, le lapsus est à la fois un mensonge qui choisit de s'avouer obliquement et un repentir qui s'esquisse dans le déraillement de la langue. En ce sens c'est un hommage que le vice rend involontairement à la vertu.
Nous l'avons noté ici même, jeudi dernier, des organisations juives convoquaient place de la République la classe politique locale pour manifester, sans le dire, leur indéfectible soutien à une puissance nucléaire du Proche Orient qui n'est menacée par personne si ce n'est par sa propre hubris. Thème consensuel de cette démonstration, la paix, la tolérance et la convivialité inter communautaire, c'est à dire un fatras de lieux communs couvrant du voile pieux de la morale antiraciste des intentions nettement plus partisanes comme le laissait entendre le libellé d'une invitation dont nous avons éventé le malheureux lapsus.
Dimanche, grâce à Éric Besson, notre collection de dérapages sémantiques s'est enrichie d'une nouvelle perle. Chacun connaît Besson, sorte de Lucky Lucke de la vie politique française. Lui ne tire pas, certes, mais il passe du PS à l'UMP à la vitesse d'une balle de 357 magnum. Pour déroutante qu'elle soit aux yeux de certains cette conversion expresse a au moins une vertu. Elle souligne que les "partis de gouvernement" convergent à ce point, tant dans le style que dans le fond, qu'il est devenu loisible à leurs responsables de tourner casaque au moindre coup de Trafalgar électoral sans pour autant trahir leur maigre capital d'idées. Soit, mais enfin dira-t-on, la décence aurait pu lui dicter un peu de retenue dans la précipitation.
Hélas, la précipitation, c'est justement ça le problème d'Éric Besson.
Bref, son impérieux désir de servir la patrie l'a emporté sur tout le reste et le voici depuis quelques jours confirmé dans son rôle de nouveau baron de la Sarkozie. Haut responsable de l'UMP et désormais ministre de l'immigration et de l'identité nationale. Un poste stratégique où il importe de mitonner au mieux un improbable ragoût fait de carpe et de lapin. Bien sûr ce n'est pas un plat de terroir
mais une cuisine toute d'hybridation et tellement tendance. le rôle du chef Besson: faire mijoter des alliages impossibles sans paraître se contredire. En un mot, maintenir tout à la fois les électeurs du Front National dans l'escarcelle présidentielle sans pour autant alarmer plus qu'il n'est raisonnable les angéliques dévots de la diversitude sans frontières et leurs amis de l'hôtellerie-restauration et du BTP.
Dimanche donc, Besson essuyait les plâtres de ses nouvelles fonctions ministérielles au micro du grand jury RTL. Comme le veut la correctitude politique il commençait par y barbouiller un mensonge que sa répétition ânonnante a fini par doter de vraies-fausses lettres de noblesse. "La France, prêchait-il, a été et est toujours une terre d'immigration". Va pour le présent, mais pour ce qui concerne le passé le ministre d'ouverture ment ouvertement. Il suffit pour le constater de se reporter aux quatre tomes de "L'histoire de la population française" parus aux Presses Universitaires de France il y a quelques années. Quoiqu'en disent les falsificateurs cette lecture puisée aux meilleures sources montre qu'entre le VIème et le XIXème siècle l'anthropologie de l'ancienne Gaule ne subit aucune modification de sa substance originelle. Plus d'un millénaire de stabilité donc. Une paille !
Poursuivant sa péroraison, il enchaînait aussitôt: "C'est vrai des temps anciens, tout le monde le sait, des grandes invasions. C'est vrai du XIXème et du XXème siècle, avec les Italiens, les Polonais, d'autres qui se sont intégrés".
Puis survient le déraillement impromptu, la catastrophe langagière, le lapsus qui tue. Tout absorbé par le déroulé de sa grande fresque métisseuse Besson poursuit: "Ensuite, il y a eu à la fois une invasion...
euh, euh, une immigration en provenance d'Afrique et du Maghreb". Très pro, la girouette a immédiatement senti la tempête se lever. Quoi ? l'immigration africaine sans laquelle nous serions condamnés à la moisissure, au repli frileux et au déclin de l'esprit (sans parler de celui du foot ball) assimilée tout de go à une invasion ? Il se reprend donc illico: "Non, pas une invasion. Qu'il n'y ait pas de lapsus sur le sujet".
Le boulet de la lucidité est passé très près mais le ministre n'est pas un perdreau de l'année. C'est la grande différence avec les pèlerins de la place de la République. Sentant qu'il frisait le désastre et peut-être même le chômage il s'est repris dans l'instant.
Sa langue a fourché, certes, mais qu'on se le dise, sa pensée n'a pas vacillé. Le lapsus ne passera pas !
Coclés
http://www.dailymotion.com/video/kWwdgeSQzf80jDVthL
16:27 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric besson, immigration, invasion, lapsus, rtl
02.12.2008
Quand le gouvernement UMP détruit la culture au nom de l'antiracisme...

"Il n'y a pas de culture possible en régime hyperdémocratique dogmatiquement antiraciste, et, de fait, nous la voyons disparaître sous nos yeux". Renaud Camus
Cette déflagration, nous ne l'attendions pas, pas de ce côté là notamment. Mais pourquoi s'étonner ? L'UMP n'est plus à droite, elle accèlère encore le mouvement vers plus de "diversité", enterrant à grande vitesse tout ce qui faisait la civilisation française et européenne.
Le gouvernernement UMP, par la voix d'André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction Publique s'est exprimé pour abaisser les niveaux des concours et surtout pour supprimer le dernier obstacle qui faisait justement la différence entre les candidats, la culture.
Le Figaro, sous le terrifiant titre "La culture chassée des concours administratifs" nous explique que les épreuves de culture générale sont "discriminantes". Pour qui ? Mais voyons, ne soyez pas naïfs ! La réponse est sans appel et particulièrement mensongère : "En effet, les exigences théoriques croissantes ont peu à peu dévoyé les concours de leurs objectifs concrets et éliminé des publics particulièrement sensibles à ces marqueurs culturels. À commencer par les classes populaires et parmi elles les enfants d'immigrés. Autrefois garants de l'égalité, les concours participent maintenant à la reproduction de l'administration."
Navré, mais ces marqueurs culturels justement n'ont pas été seulement l'apanage de la bourgeoisie. L'école, quand elle remplissait encore son rôle, quand elle n'était pas sinistrée par l'abaissement du niveau des programmes, des professeurs, de sa population, savait donner aux meilleurs éléments des classes populaires un enseignement solide, qui permettait justement à ces enfants d'accéder à de bien meilleures places sociales et surtout, de se cultiver et de posséder ces fameux "marqueurs".
Il paraît que c'est la volonté du Président Sarkozy...A la question évidente du Figaro : Ces épreuves handicapent-elles spécialement les enfants d'immigrés ?, la réponse de Santini enfonce le clou de l'antiracisme : " Elles éliminent tous ceux qui n'ont pas ces codes, souvent hérités du milieu familial. C'est une forme de discrimination invisible. Or la fonction publique doit jouer son rôle d'ascenseur social, d'intégration et se montrer à l'image de la population." Voilà un flagrant mensonge, M. Santini sachant très bien à qui s'adressent ces mesures soi-disant égalitaires.
Rappelons à ces fossoyeurs de la culture et de la civilisation ce fait intangible : "Un homme cultivé ne l'est pas par quelque grâce du ciel, pure manifestation sans commencement ni fin. Il l'est par le résultat d'un travail, d'un exercice, du lent concours de circonstances favorables, de volontés longuement à l'œuvre, en lui et chez d'innombrables autres individus, ceux qui ont voulu et construit les écoles, bâti les bibliothèques et classé leurs rayons, écrit les livres, composé les œuvres, passé des heures à enseigner, à méditer et à préparer leur enseignement." Renaud Camus, "La grande déculturation" (Ed. Fayard).
Voir sur : http://www.in-nocence.org/pages/parti/editoriaux/edito_Fr...
Laurent Husser
11:07 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, andré santini, renaud camus
04.11.2008
L'insistance sarkozyenne sur le travail le dimanche : un scandale et une erreur de plus !?
On s'en tiendra, pour rester polis, à propos de cette nouvelle lubie scandaleuse du Président Sarkozy et de son équipe de têtes chercheuses, à la réponse ce matin de l'Archevêque de Paris (qui vaut bien celles de certains autres, celle de Jean-Marie Le Pen notamment (hé oui !): "Non seulement il s’agit d’un recul de civilisation, et d’une atteinte à la famille, mais c’est une erreur économique, et c’est un attentat contre le petit commerce, contre le véritable tissu social.").
Dépêche AFP : "Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, a ouvert aujourd'hui l'assemblée plénière des évêques avec une vibrante critique du travail dominical.
"Gagner plus doit-il devenir le principal objectif de l'existence?", a-t-il demandé, rappelant que pour les chrétiens, le dimanche est le jour du Seigneur mais aussi le temps de la vie familiale. "Si les dispositions législatives généralisent le champ du travail dominical, les dommages humains et sociaux qui en découleraient seraient sans commune mesure avec le coût économique qui peut en résulter", a insisté Mgr Vingt-Trois. "Ce serait une mesure supplémentaire dans la destructuration de notre vie collective qui ne toucherait pas seulement les chrétiens", a-t-il ajouté."
11:26 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : travail le dimanche, monseigneur ving-trois



