11.03.2008

Catherine Ries et Roland Trautmann.

83a3740559d6838bb3a2fe8a316e4ad3.jpgAu secours, ils reviennent. C’est en cherchant un raccourci politique que les électeurs les ont vus.

Qui ? non pas les envahisseurs, mais bien les membres de l’équipe PS de 1995. Avant hier, devant la télévision, alors que l’on vantait l’effective avance de Roland Ries, les téléspectateurs ont vu apparaître l’image de …. Catherine Trautmann. La maire supérieure est apparue aux yeux de tous.

Où était Roland Ries à cet instant ? On connaissait le vote par procuration, découvre-t-on le maire par procuration ?

Voici la 2ème erreur de la campagne Ries. On saura dimanche prochain, si les Strasbourgeois ont reçu le message. Vous n'y voyez pas clair, c'est normal, faites souffler un vent de droite !

05.02.2008

La novlangue néolibérale vue par Alain Bihr

d5e406036088a3a4c39380147e8b4bea.jpgBihr A., 2007, La novlangue néolibérale. La rhétorique du fétichisme capitaliste, Ed. Page deux, Cahiers libres, 237 pages, 16 €.

Alain Bihr n'aime pas la société dans laquelle il vit, et nous le fait comprendre sur 230 pages. Reprenant le principe de la novlangue qui fonde l'univers totalitaire du roman 1984 de G. Orwell, il veut dénoncer l' « inversion » et l' « oblitération » de sens que le néolibéralisme a opéré dans le vocabulaire socio-économique à travers 18 expressions clés. Il en va du « capital humain » à la « société civile », en passant par la « flexibilité » et la « liberté ». A chaque fois, fort d'un regard qui se veut « affûté à la meule du concept » (sic), l'auteur tente de montrer que ces notions relèvent d'un sens inverse de celui qu'on leur associe généralement. Mais de concept, justement, il n'en est pas vraiment question (ni de définition d'ailleurs) ; pour cela, le lecteur est renvoyé à une bibliographie certes abondante, mais trop orientée pour être crédible. Le procédé se révèle finalement pratique puisqu'il permet à Alain Bihr, qui n'a visiblement rien inventé depuis la Pravda, de diffuser son opinion personnelle et d'interpréter de manière aussi arbitraire que marxiste les principaux champs du capitalisme d'aujourd'hui. L'ensemble se termine sur un habile Dictionnaire des idées reçues, qui désamorce a priori toutes les critiques auxquelles on pourrait s'essayer. On se demande bien ce qu'en penserait G. Orwell...

04.02.2008

Quand Libération se montre tout simplement dégueulasse

708b33af76c9a5fb9b1a7f7601b36a96.jpegLe journal Libération, qui défend depuis tant d'années tous les marginaux, les déviants mais aussi les homos, pédés, gouines, transgenres, drogués etc...bref qui est si libertaire, se montre sous son plus mauvais jour aujourd'hui, en soi-disant Père La Pudeur. Il est loin hélas le temps d'Hervé Guibert, d'Alain Pacadis, d'Eric Dahan et ses "Nuits blanches" très chaudes.

A propos de Carla Bruni, l'article que nous vous livrons ci-dessous montre où est tombé Libé : dans le caniveau. Luc Vaillant, son auteur, probable mal baisé et/ou mauvais baiseur aurait dû réfléchir à deux fois avant d'écrire son torchon. C'est fou ce qu'une jolie fille peut déclencher de réflexions perfides, de remarques jalouses ou tout simplement de méchanceté... C'est fou ce qu'on peut écrire pour tenter de destabiliser le Président de la République. Nous vous laissons juges des multiples sous-entendus minables charriés par cet "article" et souhaitons bon vent au couple présidentiel...

La première dame se range des hommes
Avec cette union, Carla Bruni semble rompre avec sa vie passée.
LUC LE VAILLANT

"Tout le monde est une drôle de personne». Et Carla Bruni, plus encore. Pour parler de la jeune mariée de 40 ans, autant lui emprunter paroles et musiques (1), et se contenter d’arrangements et autres remix. Cela évitera d’avoir recours au machiste «souvent femme varie, bien fol qui s’y fie», devenu totalement transgenre, mais pas spécialement inadéquat pour évoquer la surprenante union d’une femme libre, si ce n’est libertine, vaguement de gauche, à tout le moins rive gauche, avec un président de droite aux goûts popu-cheap.

«Tout le monde a l’âme emmêlée
», chante l’ex-mannequin. «Tout le monde a des restes de rêve et des coins de vie dévastée.» Et ces angoisses vivaces, ce besoin de réassurance d’une femme si sûre d’elle, blottie désormais au creux de l’épaule du père de la Nation, aussi infantile soit-il, expliquent peut-être cette volte-face d’une polyandre revendiquée. Amusée, elle fredonnait : «L’amour, pas pour moi.» Hautaine, elle insistait: «L’amour, ça me va pas/C’est pas du Saint-Laurent/Ça ne tombe pas parfaitement/Si je ne trouve pas mon style/Ce n’est pas faute d’essayer/Et l’amour, je laisse tomber.» Et mutine, elle précisait : «Je préfère les temps en temps/Je préfère le goût du vent/Le goût étrange et doux de la peau de mes amants/Mais l’amour, pas vraiment.» Et la voici en robe blanche devant l’officier d’état-civil, promettant «secours et assistance» au chanoine de Saint-Jean de Latran. Quant à la fidélité, ce sera pour le mariage religieux…

Si nous étions au XIXe siècle, l’affaire serait vite vue. Comme chez Balzac et chez Zola, il s’agirait pour la belle Carla de faire une fin. Telle une demi-mondaine, sentant l’âge rattraper sa beauté et voulant enfin se ranger des excès, elle convolerait en justes noces avec un beau parti qui, en lui donnant son nom, l’établirait dans le monde, exorciserait le souffre passé, et la légitimerait, elle, l’irrégulière. Mais trois raisons mangent aux mites, cette théorie.

1) Carla Bruni est vraiment riche. C’est d’abord l’héritière d’un empire industriel turinois. Elle a beau être l’enfant naturelle d’un guitariste classique, son mélomane de père nourricier ne l’a pas laissée dans le besoin. Elle fut ensuite l’une des mannequins les mieux payées de la planète. Avec Claudia Schiffer, Naomi Campbell et autres Cindy Crawford, elle arpentait les cat-walks lors d’une décennie 90 dorée où les portemanteaux dérobaient la lumière aux stars hollywoodiennes. Elle est enfin une auteur-compositrice comblée, ayant vendu 2 millions d’exemplaires de son premier album. C’est pourquoi le contrat de mariage passé entre les époux sert sans doute plus à protéger son patrimoine que celui de Nico «Rolex» Sarko, qui n’a jamais caché son envie de se doter d’une fortune neuve.

2) Carla Bruni est encore belle. Ça fait un peu goujat dit comme ça, mais pourquoi se gêner avec ces exhibos pathologiques ? Les photos de plage égyptienne témoignent que l’irréparable outrage attendra. Au XXIe siècle, la femme de 30 ans balzacienne en aura bientôt 50, quand il lui faudra verser sur le bas-côté du renoncement. Avec ou sans brumisateur chirurgical, la Bruni peut toujours s’interroger avec gourmandise sur le pourquoi de ses faveurs: «Est-ce mon visage ?/ Ma peau si finement grainée/Mon air suave/Est-ce mon allure ?/ Est-ce la grâce anglo-saxonne de ma cambrure ?/ Est-ce mon sourire ?/ Ou bien l’élégance distinguée de mes cachemires ?» Ajoutez à cela une culture raffinée, cinq langues maîtrisées, et des pratiques fort civilisées en société, et vous conviendrez que le Petit Chose du lot, ce serait plutôt Nico, s’il n’avait chopé le pompon présidentiel. Démarche de camionneur, tics d’agité de la danse de Saint-Guy et amour immodéré pour ces bras cassés de la variété que sont Mireille Mathieu, Didier Barbelivien, Enrico Macias, sans oublier Michel Sardou et Johnny H., présents tous deux à l’anniversaire de notre empereur fou chantant, fou de chanteuse.

3) Carla Bruni est de son temps. A l’égal d’une Laure Manaudou, elle revendique son goût des hommes. Et mieux que la nageuse, elle sait théoriser cet attrait qu’elle exerce et cette attraction qu’elle ressent. Elle prévient : «Prenez garde à ma beauté/A mon exquise ambiguïté.» Alors pourquoi ce mariage, comme une abjuration de ses déclarations d’indépendance, comme un retour aux temps anciens ? Ce n’est pas pour plaire à sa mère qui s’inquiétait des mœurs de Don Juanne de sa fille. Laquelle s’en amusait d’un : «Ma pauvre maman se dit en soupirant/Qu’ai-je fait pour cela/Est ce de ma faute à moi/Si ma fille est comme ça.» Ce n’est pas plus pour rassurer Bernadette Chirac, reine des mamies tradis fatiguées des passades de Sarkozy, qui se félicitait que les choses rentrent dans l’ordre conjugal. C’est peut-être tout simplement pour connaître du nouveau, pour élargir le champ de ses expériences, qu’après divers atermoiements, la voici première dame. L’ennui des gâtées de la vie est un motif suffisant au reniement actuel, mais laisse présager d’autres embardées. D’ailleurs, elle le chantonne déjà: «Je suis excessive/J’aime quand ça désaxe/Quand tout accélère/Moi, je reste relax/Je suis excessive/Quand tout explose/Quand la vie s’exhibe/C’est une transe exquise

(1) Album Quelqu’un m’a dit (Naïve).


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/307874.FR.p...

07.06.2007

Jeux de massacre à Strasbourg

medium_massacre.gifIl faut rire de tout, de peur d’avoir à en pleurer. Il faut avoir de l’humour et certains en ont même fait un festival.

Il nous a été donné donc, de visiter ce jour, les locaux qui accueilleront du 7 au 9 Juin, le 13ème Festival de l’Humour du Kafteur. La programmation s’annonce sympathique et les financeurs sont multiples. Entreprises, Collectivités et Ville de Strasbourg.

Cette dernière appréciera sans doute la partie de la salle contenant des jeux anciens. Quilles et autres sont au rendez-vous, mais également un jeu de massacre !

Qu’y lit-on ? « Va-te coucher, jeu de massacre pour dire non aux femmes et aux hommes politiques qui oublient qu’ils ont été élus pour servir la citoyenneté et non pas pour satisfaire uniquement leurs propres ambitions » .

Le message pourrait être civique et La Droite Strasbourgeoise s’en féliciterait, mais les deux caricatures qu’il s’agit d’abattre ressemblent fortement à Fabienne Keller et Robert Grossmann, le Maire de Strasbourg et le Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg.

Est-ce un tour de notre imagination ? Nous ne croyons pas&nbsp. Les élus strasbourgeois qui inaugureront ce festival à l’Illliade se rendront dans la salle à gauche et nous donneront un avis.

On va encore nous dire que nous voyons le mal partout . Certains nous diront qu’il est de bon ton de se moquer des puissants. Nous pensons que certains ont la moquerie ciblée et que goutte après goutte se construit la vague municipale… Dis moi sur qui tu tires, je te dirais qui tu veux abattre !

Relire Gramsci, disions nous...

28.05.2007

La droite en quête d'histoire

 medium_images.31.jpgLes pages Rebonds du quotidien Libération sont censées devenir "un laboratoire d'idées" pour la gauche, sur l'impulsion du directeur de la rédaction Laurent Joffrin. Mais certains des textes publiés augurent mal du contenu de ce laboratoire. 

Tout est dans l'art de présenter les choses. L'introduction - sûrement rédigée par un journaliste de Libération - au texte ci-dessous de l'historien Michel Winock a de quoi faire douter effectivement...Il paraîtrait donc que les héros de droite ne sont guère fréquentables...Romain Gary, André Malraux, Napoléon et les autres doivent être bien tristes aujourd'hui...

 

Elle doit emprunter à la gauche ses héros car les siens ne sont guère fréquentables.

L'initiative de Nicolas Sarkozy au sujet de la lettre de Guy Môquet nous  renvoie à l'utilisation de l'histoire par les hommes politiques. Qu'a voulu faire  de ce texte émouvant d'un jeune résistant communiste notre nouveau  président ? Sans doute plusieurs choses. En premier lieu se démarquer de la  vieille droite : je suis de droite, oui, mais pas de la droite vichyste, collabo,  antisémite ; je suis de la droite républicaine
Le choix du souvenir de Guy Môquet marque aussi un souci de «rassemblement». Il aurait pu choisir un autre martyr, une autre lettre. Aragon avait dédié son poème la Rose et le Réséda à Guy Môquet, le communiste, mais aussi à Gilbert Dru, le démocrate-chrétien, autre fusillé. Choisir le communiste c'est vouloir signifier l'ouverture, le refus de l'esprit partisan. Nous restons là dans la filiation gaulliste. A cela près que le général de Gaulle ne s'est jamais dit de droite (non plus que de gauche). Voilà donc un président qui, pour la première fois, se dit et s'assume de droite. Mais avec quelle mémoire, avec quelle histoire ?
Pour le dire d'un mot : le regard historique de Nicolas Sarkozy pourrait être, à quelques détails prêts, celui d'un homme de gauche. Certes, il entend être oecuménique : «Ma France, c'est le pays qui a fait la synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution, qui a inventé la laïcité pour faire vivre ensemble ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas . » Mais déjà le grand médiéviste Marc Bloch avait dit, avant d'être fusillé par les Allemands, que tout Français vibrait au double souvenir du sacre de Reims et de la fête de la Fédération. C'est au poète communiste Aragon que Nicolas Sarkozy emprunte cette expression de «ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas». Ses références doivent étonner les mânes de Mitterrand : Victor Hugo, Léon Gambetta, Georges Clemenceau, le Zola de «J'accuse», Jean Jaurès, Léon Blum, Jean Moulin, Guy Môquet... Le seul hommage à un homme de droite d'avant le gaullisme, il l'a adressé à Georges Mandel, ancien collaborateur de Clemenceau, et membre de cette droite républicaine honnie de l'extrême droite, qui a fini fusillé par la Milice.
Quelle conclusion tirer d'un tel hommage ? La droite contemporaine a renoncé à son référentiel de droite. Certes, Saint Louis et Jeanne d'Arc ne sont pas oubliés, mais ils appartiennent à tout le monde : jadis les socialistes eux-mêmes revendiquaient Jeanne, cette fille du peuple condamnée par l'Inquisition avant d'être accaparée par la droite cléricale.
Pour la phase proprement républicaine aucune figure de la droite historique n'est citée, ni Albert de Mun, ni Maurice Barrès, ni Paul Déroulède, ni Charles Maurras, ni même Raymond Poincaré ou Antoine Pinay... Tout se passe comme si l'histoire de la droite commençait pour la droite avec de Gaulle.
Il y a ainsi une solution de continuité entre la droite de jadis et la droite d'aujourd'hui : c'est une droite sans mémoire  ou de mémoire récente. La dissymétrie est frappante entre elle et la gauche. Celle-ci se voit comme la continuation d'une histoire dont l'origine est la Révolution, et qui se poursuit avec les insurrections de 1830, de 1848, de la Commune de 1871, avec la naissance du Parti socialiste, avec Jaurès, avec le Front populaire, avec Blum... La gauche est surchargée d'histoire, on pourrait dire parfois : encombrée par une histoire qu'elle ne veut pas «trahir». La droite, elle, ne peut se réclamer ni de Mac-Mahon, ni des antirépublicains, ni des antidreyfusards de la IIIe République, ni des ligueurs, ni des pétainistes, ni des colonialistes (souvent de gauche, du reste).
de «gauche», et Sarkozy, par ses discours, lui donne des arguments.
Lors du centenaire de l'affaire Dreyfus, Lionel Jospin avait cru devoir rappeler à ses adversaires de droite que la droite avait été antidreyfusarde. C'était se tromper d'époque. La droite politique d'aujourd'hui ne se reconnaît nullement dans la descendance de la Ligue des patriotes et encore moins de l'Action française. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac ne se disaient pas de droite, mais ils n'en ont pas moins contribué à une nouvelle culture de droite ; Sarkozy en touche les dividendes, cette fois sans renier l'étiquette historiquement abhorrée de «droite». Ainsi les deux récits historiques traditionnels, celui de la gauche et celui de la droite, tendent à se localiser aux extrêmes. L'antagonisme central entre gauche et droite ne relève plus du grand schisme de 1789.
Reste une pomme de discorde : Mai 68. C'est sur cette date que le conflit des interprétations retrouve sens. A une histoire ancienne qui a cessé d'être conflictuelle s'oppose une histoire du temps présent encore profuse d'oppositions sonores. Guy Môquet rassemble, Cohn-Bendit sépare toujours.

27.03.2007

Les manipulations contre Nicolas Sarkozy continuent...

medium_h_4_ill_887653_sarkozy.jpgAlors que les pestillentiels gauchistes pleurant sur les arrestation de l'école de la rue Rampal à Paris poussent toujours des cris d'orfraie, il est intéressant de s'intéresser à deux récents événements, à priori sans lien mais qui démontrent la volonté des réseaux de gauche d'abattre de la façon la plus pitoyable M. Nicolas Sarkozy.
Valérie Boukobza-Rodriguez, la directrice de l'école maternelle où ont eu lieu le 20 mars dernier les contrôles d'identité, qui ont débouché sur l'arrestation d'un suspect sans titre de séjour (donc CLANDESTIN) s'est permis de déclarer, dans un élan soutenu par SOS Racisme et le Réseau Education Sans Frontières : " d'avoir rempli son "devoir de protection des enfants et de leurs familles et celui de résistance pacifique à une forme d'oppression". "Mes actes et mes choix de citoyenne ne diffèrent pas en l'occurrence de mes obligations de fonctionnaire", ajoute-t-elle, déclarant "ne pas avoir outrepassé" son "devoir de discrétion"."

Chacun appréciera à sa juste mesure l'expression de "résistance pacifique à une forme d'oppression". La Lucie Aubrac des Sans-papiers ? Il y a des baignoires remplies qui se perdent...

Autre tentative de propagande anti-droite, la fameuse photo illustrant notre note. Beaucoup l'ont vu, elle semble montrer un dispositif de CRS protégeant le QG de l'UMP rue de la Boétie. Ouh état Sarko=état facho tels sont les sous-titres chez tous les humanistes.

La vérité ? C'est le quotidien Le Monde qui la révèle : "La photographie fait partie d'une série diffusée par le site de la CFDT de l'entreprise Alcatel. Elle a été prise rue de La Boétie à Paris, dans le 8e arrondissement, le 15 février, lors de la manifestation des salariés parisiens de l'entreprise devant le siège d'Alcatel-Lucent (et non pas lors de la manifestation européenne qui a eu lieu un mois après, le 15 mars). Le groupe venait d'annoncer la suppression de quelque 4 500 emplois. Coïncidence : le bâtiment parisien du leader mondial des télécommunications se trouve juste en face de celui de la fédération de Paris de l'UMP. Voisinage oblige, le dispositif policier mis en place "déborde" naturellement du cadre".

Pas de quoi fouetter un chat mais les opposants au candidat de l'UMP ne se sont pas privés de diffuser largement cette image avec force commentaires du type "attention, voici l'état policier si jamais Sarkozy est élu Président".
Décidément, oui, comme le veut notre rubrique : la Gauche ment...

08.03.2007

Strasbourg : la femme est l’avenir de …l’homme de gauche

medium_feminism.jpgQui veut la guerre, prépare la guerre … Belle affluence hier soir - 7 mars 2007 - au Palais des fêtes de Strasbourg où Armand Jung réunit plus de 300 hommes et femmes, à la veille de la Journée de la Femme. Le plan com est parfait, Armand parle au début, à la fin et laisse la parole à une multitude d’intervenantes. D’Aides ( comment vont les finances ?) au PS, en passant par les femmes de Suchard et d’autres…Tout est réglé comme sur du papier à musique. La gauche communique et joue de sa pluralité jusque dans un vibrant hommage à Véronique Dutriez-Federmann

Tout cela est bien monté. Pour un peu, on en oublierait le caractère politique de l’invitation. Le virevoltant assistant du Député (qui était présent chez Max Gallo samedi après-midi dernier à la Librairie Kléber) est fidèle à lui-même, allant d’une personne à une autre, comme s’il était en campagne pour une vie future (mais nous n’en sommes pas encore là). C’est fou comme …non rien !

Ils sont donc venus, ils sont tous là, Roland, Robert, Philippe et Matthieu et certains ont les yeux de Chimène pour de belles plantes assises dans la salle. Nous sourions et laissons faire, dire que certains sont mariés. M’enfin, y’a pas de mal à regarder le menu, disait je ne sais qui. Notre délégation n’est pas là pour cela et on n’est pas à une soirée meetic ! Comprennes qui doit, me dit ma voisine.

La cause des femmes avance en même temps que la réunion. Nous voilà donc assis(es) à plusieurs tables et ateliers. Chacun évoque son expérience « au niveau du vécu » et ses revendications féminisantes.

« Les hommes, tous des salauds », sauf Armand, donc et peut-être d’autres qui organisent là, au cœur de la première circonscription, une démonstration de force. Par delà le sujet, la gauche y est plurielle et en ordre de marche. Il ne manque que quelques têtes (de listes), sans doute parties soutenir Ségolène, là bas, loin de l’Alsace et de Strasbourg.

Les groupes se font se défont et vient le temps du verre de l’amitié (quoique... qui est l’ami de qui ici ?). Chacun discute encore, d’autres se regardent, se dévisagent et rediscutent. On n’est pas bien, là, décontractés entre camarades ? Les rumeurs fusent, l’ombre de Ségolène plane sur la réunion, mais personne n’osera demander si sa candidature est un point positif ou négatif pour la cause des femmes.

Une habituée à côté de l’un d’entre eux, nous évoque « machin » : « celui là, il a les dents qui rayent le parquet ». Elle semble le connaître plus que nous, mais il faut dire qu’il nous fait bien rire le petit nerveux…Pour un peu, on croirait voir Sarkozy - jeune !

Les candidats à la députation ne disent mots, ils saluent leurs proches et connaissances. Discrets mais efficaces. Là, on parle internet. Armand clôt le bal. Belle opération de marketing politique. La droite, que fait-elle ? ….Nul ne sait, elle n’est pas invitée et bien entendu, dans ce camp là, personne ne pense encore à l’élection législative … Une chose à la fois, Sarko d’abord, sans doute !

On ne pourra pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu. A Strasbourg, la gauche est de retour !


PS : 300 personnes, un mercredi soir Strasbourg, Chapeau !

15.01.2007

Coco (s) & Co

medium_mao-poster.jpgDes communistes subsisteraient toujours à Strasbourg…

Du fond de cette réserve naturelle, le Secrétaire Départemental du Parti Communiste Français demande des excuses au Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg, M. Robert Grossmann, suite à un commentaire que nous avons fait et que nous reproduisons ci-dessous…

Horrible…Nous avons effectivement commis un crime de lèse-majesté en confondant les survivants gauchistes Jean Claude Meyer, tenancier (nous réitérons bien qu’il n’aime guère ce terme…) d’un blog dénommé Tout est dans tout (nous vous laissons imaginons dans quoi…) : http://schlomoh.blog.lemonde.fr/schlomoh avec le Directeur du Cardek, centre socioculturel « apolitique » de la Krutenau, Jean-Baptiste Metz.

Bénévole à ce poste (est-ce le fruit d’une politique égalitariste de type léniniste ?), l’homme est  aussi connu comme secrétaire départemental du Parti Communiste Français. Vous parlez de collision entre deux fonctions ? Meeuuuh non, lui, il fait la différence !

Non, vous n’êtes pas dans les années 50 à Moscou mais bien au XXIe siècle en France. Non, vous ne rêvez pas ; alors que l’on attend toujours un procès des crimes du communisme et notamment celui de Tambov, les représentants du PCF sur Strasbourg prolifèrent tranquillement et indiquent aux masses la bonne pensée.

Récemment, le camarade Schlomoh s’en prenait ainsi à l’excellente prise de position du Maire de Strasbourg et du Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg concernant l’abaissement de l’âge de la majorité pénale (http://www.robert-grossmann.com/blognotes). Cette prise de position droitière et sérieuse concernait les racailles pullulant dans nos cités et s’excitant - crétins décérébrés et barbares qu’ils sont - à brûler les premières voitures qu’ils trouvent sur le chemin de leur razzia.

Voilà donc le commentaire incriminé, qui a déjà fait couler l’encre des Dernières Nouvelles d’Alsace, dans un article paru jeudi 11 janvier, signé par un journaliste, qui s’est spécialisé dans la chasse…à quoi déjà ? Au pouvoir ? A la municipalité ? A la Droite ?

« le dimanche 07 janvier 2007 à 23:09 - Ah oui, quelle tendresse de laisser paraître sur votre blog le billet, non pas agressif, mais suintant le sectarisme de ces gens d'extrême gauche comme Monsieur Metz, alias Schlomoh, passant leur temps à baver sur Israël, sur la droite, sur l'extrême droite et tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'ORDRE. Voilà le mot honni par ces gens ayant poursuivi depuis des années leur idéologie nauséabonde, criminelle, qui est l'envers de l'idéologie nazie. Et voilà encore un beau spécimen de gauchiste impénitent, qui non content de répandre ses propos sur sa "feuille de chou" s'empresse, dès qu'il y a une cause minable à développer, de s'engouffrer dans cette brèche. Mais il est vrai que M. Metz doit payer son abonnement pour loger son blog avec l'indemnité qu'il perçoit, en dédommagement d'un membre de sa famille déporté...Cela lui donne sûrement la possibilité d'écrire sans rougir ses insanités à longueur de semaine sans trop dépenser d'argent et sans trop avoir honte de défendre ainsi ses idées multiculturelles et "modernistes".Quand ce n'est pas l'immigration à tout va, ce sont les SDF qu'il tente de défendre. Si on suivait les idées de tels personnages, nous parlerions arabe ou un quelconque dialecte sénégalais depuis longtemps dans notre pays, tout en déclenchant la guerre à Israël ou aux Etats-Unis. Le goulag a été inventé par ces gens, dommage qu'ils n'existent plus : ils auraient pu en goûter tout le confort et le progressisme... »

Bien évidemment nous n’enlevons pas une ligne. Sauf le nom. Mais flûte, dans un lapsus révélateur comment avons-nous pu confondre ces deux démocrates, Meyer et Metz, Dupond et Dupont d’un militantisme rouge ? medium_mao2.jpgPar delà ce simple fait, nous nous interrogeons sur le crédit que l’on peut aujourd’hui accorder à ceux qui se veulent les héritiers de partis dont l’idéologie est manifestement écrite du sang rouge de ses victimes. Nous pensons là aux 80 Millions (sans doute plus) de morts du communisme. 

« Guéguerre dans la blogosphère » ?  Il ne s’agit pas de guéguerre mais bien de la GUERRE qu’une droite de conviction doit mener contre les zélateurs du totalitarisme le plus meurtrier du XXème siècle.

Alors bien sur, la seule arme qu’ils brandissent désespérément contre nous, c’est de nous accuser d’être « fascistes», d’ « extrême droite » pour tenter de culpabiliser nos éventuels supporters…

Bien sûr, face à l’ultra-gauche, dès que vous êtes attaché à certaines valeurs et traditions vous êtes d’extrême droite. Dès que vous n’appréciez pas que des hordes d’immigrés déferlent dans votre pays, vous êtes d’extrême droite. Dès que vous n’appréciez pas de sauter sur les bombes d’une ordure islamiste vous êtes d’extrême droite. Dès que vous n’êtes pas d’accord avec un avorton de criminel communiste vous êtes d’extrême droite. Dès que vous pensez qu’un Secrétaire départemental du Parti Communiste Français n’a rien à faire dans une structure accueillant, entre autres, des jeunes, de peur de les endoctriner, vous êtes d’extrême droite.

De toutes les façons, dès que vous n’êtes pas des leurs, vous êtes soupçonnés a minima de déviance idéologique puisqu’ils entendent donner le « la » de leur pensée unique.

Il fut un temps où ce type d’affaire ne se réglait que dans les douves de la Citadelle ou au Parc de Pourtalès, … par un duel.

Mais bien sûr quand on ose demander par communiqué pleurnichard au Président de la Communauté Urbaine des « excuses publiques » pour avoir laissé publier des commentaires peu amènes à son encontre (bonjour l’esprit démocratique et le sens du débat de ces « progressistes »), on ne sait pas ce que c’est qu’un duel.

Le dénommé Jean Baptiste écrit même dans un communiqué qui nous fut transmis: « Le débat citoyen a des règles qu’il faut respecter et pour ma part je les respecte et les respecterai toujours. Je demande que cessent les calomnies me concernant et qui touchent toutes les personnes qui me font confiance. J’exige que Monsieur Robert Grossmann me fasse des excuses publiques par voie de presse pour le préjudice causé ». Calomnies ? Respect ? Quand on appelle comme lui à la censure pure et simple ? Vieux réflexe stalinien semble t-il plutôt…

medium_duel.jpgQuand on a soutenu la toile de l’araignée communiste tueuse, du Vietnam à Moscou, de Pékin à Cuba, de la Corée du Nord à la Krutenau, qu’on tente de couiner pour se faire entendre avec son camarade de back room goulagien (quoique trotskyste, on l’aurait sans doute fait enfermer) alors non, on ne peut comprendre le sens du mot duel : « Combat entre deux personnes dont l’une exige de l’autre la réparation d’une offense par les armes ». On trouve même sans doute, ce terme bourgeois…

Quant à nous, Hussards de la Droite Strasbourgeoise, nous ne céderons pas à vos menaces. La reductio ad Hitlerum des nos amis gôgôchistes ne trompe plus personne et quant aux méfaits du totalitarisme rouge, nous n’avons pas fini de les dénoncer.

31.12.2006

Les « Enfants de Don Quichotte » et le moulin à voix

medium_tente.jpgLes « Enfants de Don Quichotte », cette association qui lutte contre l’exclusion des SDF est depuis quelques temps en haut de l’affiche et des médias. On annonce sa création à Strasbourg et elle a médiatiquement effacé l’action des Restaurants du Cœur et même la soupe au cochon servie à Strasbourg depuis un an (déjà) par Mme Chantal Spieler et Solidarité Alsacienne, collectif d'entraide aux SDF de Strasbourg.

Le but des « Enfants de Don Quichotte », est donc, à Paris d’Abord, puis demain en Alsace, de faire camper des bobos bien logés en mal de médiatisation et d’honnêtes citoyens auprès de sans abri. La cause est noble, le but l’est-il ?

S’ils se décrivent comme une association spontanée, les « Enfants de Don Quichotte » ont de quoi étonner tout spécialiste de la communication et de l’agit prop politique. Comment ont-ils fait pour mobiliser les médias, les politiques en si peu de temps ? Se poser la réponse, c’est y répondre.

Médiatisés par le peu droitier Daniel Schneidermann et également par l’ex-journaliste de Karl Zéro, John Paul Lepers, les « Enfants de Don Quichotte » ont immédiatement connu l’appui de bien des médias de gauche. Hasard ou savoir-faire militant ?

Permettez nous de voir dans cette structure aux actions utiles, comme celle de Solidarité Alsacienne (là cela va couiner), une belle opération de la gauche radicale. Nous vous parions même que d’ici quelques jours, des campements auront été installés partout et que la médiatisation de cette structure et ses relais ressembleront à ceux du Réseau Education Sans Frontière, ou du moins à s’y méprendre.

Quant à la droite parlementaire, elle sera coincée, une fois de plus, par la rue dans laquelle elle ne descend plus. Elle sera culpabilisée aussi et finalement, elle courbera l’échine pour subir.

L’objectif est limpide : recentrer le débat présidentiel sur le domaine social, sans doute pour ouvrir une voie royale à l’un des candidats : devinez lequel !

 

Dernière Minute : un blog peu centriste appelle à un rassemblement prochain pour la création des « Enfants de Don Quichotte » à Strasbourg. Bizarrement, l’endroit comme le blog rappelle la gauche extrême …

 

 Note : La Droite Strasbourgeoise fut le premier site strasbourgeois à mettre à jour l’action du RESF …. Pour ses rédacteurs, les « Enfants de Don Quichotte » s’inscrivent dans la logique militante de la gauche pour faire perdre les droites en Alsace et ailleurs.

20.11.2006

Ulrike Meinhof

En ce temps-là, la Gauche avait aussi sa passionaria...Ulrike Meinhof (1934-1976)


Ein Brief Ulrike Meinhofs aus dem Toten Trakt

Aus der Zeit: 16.6.72 bis 9.2.73:

das Gefühl, es explodiert einem der Kopf (das Gefühl, die Schädeldecke müßte eigentlich zerreißen, abplatzen) -

das Gefühl, es würde einem das Rückenmark ins Gehirn gepreßt,

das Gefühl, das Gehirn schrumpelte einem allmählich zusammen, wie Backobst z.B.

das Gefühl, man stünde ununterbrochen, unmerklich, unter Strom, man würde ferngesteuert -

das Gefühl, die Assoziationen würden einem weggehackt -

das Gefühl, man pißte sich die Seele aus dem Leib, als wenn man das Wasser nicht halten kann -

das Gefühl, die Zelle fährt. Man wacht auf, macht die Augen auf: die Zelle fährt; nachmittags, wenn die Sonne reinscheint, bleibt sie plötzlich stehen. Man kann das Gefühl des Fahrens nicht absetzen. Man kann nicht klären, ob man vor Fieber oder vor Kälte zittert -

man kann nicht klären, warum man zittert -

man friert.

Um in normaler Lautstärke zu sprechen, Anstrengungen, wie für lautes Sprechen, fast Brüllen -

das Gefühl, man verstummt -

man kann die Bedeutung von Worten nicht mehr identifizieren, nur noch raten -

der Gebrauch von Zisch-Lauten - s, ß, tz, z, sch - ist absolut unerträglich -

Wärter, Besuch, Hof erscheint einem wie aus Zelluloid -

Kopfschmerzen -

flashs -

Satzbau, Grammatik, Syntax - nicht mehr zu kontrollieren. Beim Schreiben: zwei Zeilen - man kann am Ende der zweiten Zeile den Anfang der ersten nicht behalten -

Das Gefühl, innerlich auszubrennen -

das Gefühl, wenn man sagen würde, was los ist, wenn man das rauslassen würde, das wäre, wie dem anderen kochendes Wasser ins Gesicht zischen, wie z.B. kochendes Tankwasser, das den lebenslänglich verbrüht, entstellt -

Rasende Aggressivität, für die es kein Ventil gibt. Das ist das Schlimmste. Klares Bewußtsein, daß man keine Überlebenschance hat; völliges Scheitern, das zu vermitteln; Besuche hinterlassen nichts. Eine halbe Stunde danach kann man nur noch mechanisch rekonstruieren, ob der Besuch heute oder vorige Woche war -

Einmal in der Woche baden dagegen bedeutet: einen Moment auftauen, erholen - hält auch für paar Stunden an -

Das Gefühl, Zeit und Raum sind ineinander verschachtelt -

das Gefühl, sich in einem Verzerrspiegelraum zu befinden -

torkeln -

Hinterher: fürchterliche Euphorie, daß man was hört - über den akustischen Tag-Nacht-Unterschied -

Das Gefühl, daß jetzt die Zeit abfließt, das Gehirn sich wieder ausdehnt, das Rückenmark wieder runtersackt - über Wochen.

Das Gefühl, es sei einem die Haut abgezogen worden.medium_mugmeinhof.gif

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