19.11.2009
Soirée métisse, du football à l'identité nationale
Ceux qui paieront nos retraites et feront, demain, de notre pays l'un des géants de la compétition mondiale ont célébré, hier soir, avec la liesse dont ils sont coutumiers, la victoire de l'équipe algérienne de foot-ball désormais qualifiée pour le Mondial.
Ils infirmaient ainsi les craintes irraisonnées dont faisait preuve, le jour même dans La Croix, l' adjointe à la sécurité de la ville de Marseille qui déclarait au quotidien " Si l'Algérie perd, nous craignons que la casse recommence."
L'Algérie a gagné cependant et la ville fut, comme après la défaite précédente, témoin de belles démonstrations d'exubérances juvéniles. Cela faisait plaisir à voir dans un cher et vieux pays qui, trop souvent, se laisse emporter par les réflexes malsains du célèbre repli frileux alors qu'il lui faudrait incontinent s'enorgueillir de la diversité harmonieuse qui le gagne. Ces belles manifestations d'esprit citoyen ne furent pas, en effet, le seul apanage de la capitale provençale ouverte depuis toujours sur les vents du large. Elles se sont déroulées selon le même scénario dans des dizaines d'autres ville apportant la preuve que le métissage joyeux n'est pas qu'un vain slogan.
Hier soir, apprend-on par ailleurs, la France aussi s'est qualifiée face à l'Irlande, mais d'une manière malheureusement contestable. C'est peut-être pourquoi il n'y avait guère de drapeaux républicains dans nos rues. Seulement ceux d'une puissance étrangère qui n'a pas l'habitude de nous faire de cadeaux et dont beaucoup pensent que son gouvernement n'est pas un cadeau pour son peuple.
Tout cela que les médias ne manqueront pas d'enjoliver comme l'exigent les règles éthiques inventées par Big-Brother pourrait bien être une réponse ironique à la question lancinante posée par le ministre Besson : qu'est devenue l'identité nationale ?
Hélas ce ministre, footballeur émérite à ce qu'on dit, semble tellement dépourvu d'humour qu'on a tout lieu de craindre qu'il ne botte en touche, encore une fois.
Coclés
09:56 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, irelande, algérie, identité, nationale
23.10.2009
Badaboum, les Bibliothèques idéales se sont cassées la gueule…
Cette fois-ci, personne aux DNA ne pourra faire d’article élogieux sur un événement culturel récent, les Bibliothèques idéales…
Déjà ce nom, mon Dieu, pourquoi avoir changé le titre original, Bibliothèque idéale ? Est-ce que la Mairie n’a aucun conseiller en Com pour expliquer qu’on ne change pas un nom qui gagne ? À moins qu’évidemment il fallût se démarquer des prédécesseurs à la tête de la ville…
Ensuite, les chiffres. Ouïe, les Dernières Nouvelles d’Alsace nous apprennent ce matin que 3700 personnes se sont déplacées sur les divers lieux de manifestation.
Lors de la première édition, 6000 personnes, la 2e : 10 000…
On dirait que les étagères de la bibliothèque se cassent la figure, non ?
Mais nous tenons le coupable ! Il paraît que c’est parce que cette manifestation n’avait pas eu lieu l’an dernier (elle n’a pas eu lieu parce que la Chargée de la Lecture publique et son Adjoint à la Culture se sont mal débrouillés, c’est aussi simple que cela).
Peut-être aussi que c’est dû à la diversité des lieux. Peut-être que c’est aussi dû à l’un des maîtres d’œuvre, M. Spire, appelé à la rescousse moyennant un beau chèque (on murmure un chiffre de…30 000 €). Il est vrai que les dépenses ne s’arrêtent pas là puisque la plupart des intervenants se sont fait payer aussi (quoi, 700 € ? Une paille !)
Mme Souad El Maysour doit être bien chagrine. Il est vrai qu’elle est l’artisane principale de la manifestation…et de son échec. Mais elle s’empresse d’appliquer la méthode Coué. Il paraît que la médiathèque Malraux a « attiré un public plus jeune, pas habitué à ce genre d’événement ». Sûr que ce public jeune a dû adorer la présentation de M. Birnbaum par exemple sur les Maos reconvertis en néoconservateurs par exemple…
Il paraît aussi, toujours d’après notre passionaria anticolonialiste que cela a permis de « démystifier le rapport à l’auteur et de bouger les lignes de la littérature à Strasbourg ».
Sacrée langue de bois, sacrés mensonges. C’est vrai que les lignes de la littérature avaient besoin de bouger, la bonne blague. C’est vrai qu’en termes de démystification, elle ferait bien de faire attention aux mots qu’elle emploie…
Les rumeurs courantes d’une éventuelle démission d’un adjoint pourraient finalement se concrétiser.
Car à la Culture, on se demande encore s’il y a un capitaine. Après tout, notre analyse assassine il y a un an sur ce sujet était plutôt juste…
Laurent Husser .
08:35 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : biblothèques, idéales, strasbourg, droite, strasbourgeoise, alsace
16.10.2009
Quand la Fnac Strasbourg fait de la propagande pour les clandestins
Depuis quelques semaines, au niveau de l'accueil de la FNAC Strasbourg, vous pouvez trouver un grand panneau publicitaire pour dénoncer les grandes menaces imaginaires planant sur le fameux "délit de solidarité".
Une urne est aussi installée, permettant de pétitionner pour soutenir ce type d'initiative dite "citoyenne" mais qui n'est rien moins qu'un appel à plus d'immigration, à plus de clandestins en France et en Europe et à défendre les sans-papiers et la galaxie des associations les soutenant. Bref, à plus de malheur humain et d'esclavagisme.
Vous y trouverez aussi une fort belle plaquette en papier glacé, sans doute payée par les subsides de l'Etat ; bref nos impôts et les vôtres.
Ligue des droits de l'Homme (LDH), Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) etc... se sont alliés pour parler du « Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants".
Est-il admissible qu'un commerce de ce genre puisse faire de la propagande politique ? Il est vrai que la FNAC Strasbourg s'était aussi engagée quelques mois avant les Municipales, en laissant plusieurs longs jours une immense affiche pour vanter le livre de Roland Ries sur le socialisme en Alsace notamment. Pour notre part nous trouvons ces attitudes scandaleuses et pensons qu'un boycott de la FNAC serait dès lors fort judicieux... Le directeur M. Yannick Butscher devrait surveiller certaines des initiatives prises dans son magasin, non?
La Droite strasbourgeoise
10:44 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fnac strasbourg, clandestins, sans papiers, délit de solidarité, omct, fidh
04.10.2009
ÉLECTIONS RÉGIONALES : BIEN MAL ACQUIS PROFITERA-T-IL TOUJOURS ?
Il ressort de toute une série d’élections partielles que l’électorat de la droite parlementaire aurait gravement chuté depuis la campagne présidentielle.
À telle enseigne que dans de nombreuses villes, on assiste non seulement à une montée en puissance des votes de droite "hors UMP" mais que des communes jusqu'à là détenues par la majorité lui échappent au profit d'une nouvelle mouture de la gauche plurielle.
Lors des Élections Européennes, les observateurs ont sous-estimé la dynamique des votes hostiles à la majorité présidentielle et l'éparpillement des voix de droite.
La nouvelle ouverture pratiquée à droite avec l'intégration du MPF de de Villiers ne semble pas à cet égard devoir changer la donne, sauf dans certains secteurs de l'ouest du pays. En effet, ce ralliement se réduit pour l'essentiel à celui d'un appareil durement étrillé et une partie des troupes se refusent à suivre comme on le voit dans la région Provence-Alpes-Cote d'Azur avec l'entrée en lice d'une liste "Ligue du Sud"
Le parti unique a aujourd’hui son talon d’Achille. Il tient donc aux limites de l’exercice :
- a) quand l’élection est à deux tours
- b) quand aucune personnalité régionale ne se trouve en mesure d'incarner avec force la "droite sarkoziste".
La clé du scrutin prochain ne sera donc pas, au premier tour, la capacité d’ouverture de la droite, mais bien sa capacité à mobiliser son électorat et à répondre à des « attentes droitières » toujours tentées par la dispersion.
Nous sommes dans l’ère du zapping électoral et ceux qui sont déçus de s'apercevoir que certaines promesses présidentielles n'ont pas été tenues pourraient ainsi choisir les « régionales » pour manifester leur mauvaise humeur.
Ceux qui estiment aujourd’hui que l’électorat de droite est définitivement acquis commettent une erreur stratégique. Une partie de cet électorat a été conquise à l'arraché par un discours sécuritaire qui est loin d'avoir rempli toutes ses promesses. « Bien mal acquis profitera-t-il toujours " ?
21:18 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, alsace, ump, élections, régionales, strasbourg
15.09.2009
Conseil Région d'Alsace, Conseil Municipal, une journée très politique à Strasbourg
Deux moments importants de la vie politique alsacienne se sont déroulés hier à Strasbourg : l’élection du nouveau Président de la Région et le Conseil Municipal de Strasbourg.
Au Wacken
Difficile de dire qui a voté pour qui hier à l’élection régionale, avec le jeu des alliances et le vote secret. Certains votes ont pu basculer vers d’autres camps, compensés par d’autres ralliements.
C’est ainsi que, partant des 20 voix groupe UMP/Indépendants, le Maire de Souffelweyersheim a récupéré les voix de quatre centristes (Jean-Jacques Fritz, Monique Jung, Danielle Traber et René Danesi) et de deux anciens élus frontistes (Bruno Haebig qui a, selon la presse, adhéré à l’UMP et Marie-Madeleine Heitz).
Bernard Stoessel totalise une voix de plus. Est-ce la voix qui manque au groupe FN ou est-ce une voix UMP compensée justement par ces allers retours?
Quoi qu'il en soit, la journée d’hier aura constitué un changement dans la vie politique alsacienne. Bertrand Hirtz, du Nouveau Centre, évoque ainsi « l’Union de la Droite » voulue par Adrien Zeller. Reste que désormais, ce n’est pas un « président de transition » dont a besoin la Région, mais bien d’une équipe renouvelée et soudée pour faire face, durant les 6 prochains mois à une crise économique qui ne pratiquera pas, elle, la trêve électorale.
Place de l’Etoile
L’après-midi fut sportive, elle aussi. L’opposition, très en forme a dégainé, d’abord sur les « concertations ».
« Votre démocratie participative, c'est le grand bluff. C'est la "concertitude" déclarait ainsi Anne Schumann, pendant que Robert Grossmann fustigeait « la non-concertation et la non-démocratie participative ». Autre victoire, l’adoption à l’unanimité d’une motion présentée par le groupe « pour que Strasbourg évolue en métropole ». Pas sûr qu’elle soit appréciée de tous les maires de la CUS ?
L’heure de la rentrée politique a donc bien sonné hier. Une rentrée qui doit s’accélérer avec les actes de candidatures internes de futures têtes de liste UMP et PS aux élections régionales.
08:00 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil, régional, alsace, andré, reichardt, municipal, strasbourg, ump, ps
07.09.2009
Radio Schlomoh ment !

"Vas, je ne te hais point"
Tel est le vers du Cid de Corneille que le blogger Schlomoh, alias Jean-Claude Meyer pourrait méditer. Son blog Tout est dans tout a en effet été suspendu depuis vendredi midi, sur ma plainte auprès de la plateforme du Monde interactif. Motif ? Injures publiques et menaces de mort. Le Monde interactif a suspendu au bout d'un quart d'heure ce blog incriminé, en raison de la virulence des attaques dudit Schlomoh. Par ailleurs, j'ai même étudié l'option d'une plainte auprès du tribunal, mais par souci d'apaisement, je n'ai pas persévéré.
En effet, dans sa feuille de chou du jeudi 3 septembre, il s'en prenait à La Droite strasbourgeoise, en des termes d'une violence rare. Défendre le préfet Paul Girot de Langlade dans deux de nos billets ne plaît pas à M. Meyer. Pour information, signalons lui que Mme Elisabeth Lévy, sur le site Causeur a aussi émis un certain nombre de réserves au sujet de l'affaire du préfet accusé de "racisme" et sanctionné par Brice Hortefeux. La présomption d'innocence, M. Meyer ne connaît pas, en bon antiraciste professionnel et accusateur public.
Rappelons que M. Meyer est une conscience humaniste, d'extrême gauche, tolérante et ouverte. C'est pour cela qu'il nous amalgame à M. Jean-Marie Le Pen, fait des allusions douteuses aux Noirs et au jazz, nous traite de "racistes" et surtout nous menace de finir sous les balles comme le rappelle son allusion meurtrière :"Au fait, tu te rappelles comment a fini Brasillach ?"
Rappelons que l'écrivain collaborateur Robert Brasillach a été fusillé sur ordre du Général De Gaulle le 6 février 1945, malgré l'intervention d'intellectuels comme Paul Valery, Mauriac, Jean Cocteau ou Albert Camus. L'allusion à certaines de nos références est aussi littéraire, puisque régulièrement, La Droite strasbourgeoise a publié des notes concernant les Hussards, Drieu la Rochelle, Céline ou Brasillach en évoquant leurs qualités littéraires et juste sous cet angle là.
Il est donc parfaitement évident que M. Jean-Claude Meyer pourrait souhaiter que l'un des membres de La Droite strasbourgeoise finisse ainsi.
C'est donc parfaitement inadmissible et la sanction n'a pas tardé ; pour l'heure le blog de M. Schlomoh-Meyer n'est plus accessible.
Nous publierons ultérieurement une note plus explicative sur le sujet...
Laurent Husser
NB : Schlomoh dispose d'un autre espace, sur le site Le Post. Je viens aussi de faire part aux modérateurs de ce site, de ma demande de suppression, au minimum de mon nom et des références diffamatoires. Heureusement, Shlomoh-Meyer a supprimé la phrase concernant Brasillach... Le pauvre s'étonne de la soi-disant censure dont il a été l'objet...
09:59 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoh, laurent husser, la droite strasbourgeoise, le monde interactif
24.08.2009
Adrien Zeller (1940-2009)

« Tout le monde n’a pas le même niveau d’exigence en éthique politique. Pour moi, simplement, se comporter de manière éthique, c’est la voie la plus simple ; ça rend plus fort, plus libre. En homme public, on est amené à montrer l’exemple et ça force à une propre cohérence intérieure. La sagesse vient avec le détachement : avoir un mode de vie et des ambitions simples, cela donne plus de recul. »
09:45 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adrien zeller, alsace, région, strasbourg
14.07.2009
Les feux et les artifices du 14 juillet
"Trois cent dix-sept voitures ont été brûlées en France, dans la nuit du 13 au 14 juillet, selon un bilan provisoire arrêté à 6H, communiqué par la direction générale de la police nationale (DGPN), soit 6,73 % de plus qu'au cours de la même période de 2008 (297).215 véhicules ont été brûlés en région parisienne contre 211 en 2008, dont 81 (37,67% du total francilien) pour la seule Seine-Saint-Denis.Alors que ce bilan provisoire marque une ''stabilisation'' du nombre de véhicules brûlés en région parisienne, selon la DGPN, en revanche en province, il est passé de 86 en 2008 à 102 en 2009, soit une hausse de 18,61%, avec un ''pic'' à Lille (28) et à Lyon (27), et ''moins de dix'' dans chacun des autres départements hors Ile-de-France.Douze policiers et un gendarme ont été blessés, ''essentiellement victimes de troubles auditifs à la suite des explosions'' provoquées par ces engins.A 6H , 240 personnes avaient été interpellées au cours de la nuit, contre 121 en 2008 (+ 98,35%), dont 190 ont été placées en garde à vue contre 72 en 2008 (+ 163,89%)."
Il est des dépêches AFP qui sonnent comme des communiqués officiels. On notera donc le retour estival des incendies de voitures mais aussi les hausses des interpellations. On espère que les casseurs seront plus réprimandés que leurs confrêres de l'Otan. Reste qu'il subsiste une inconnue : combien de véhicules sont incendiés quotidiennement en France (hors fêtes et jours fériés). Bref, quel est le poids quotidien et innceptable de l'insécurité. Une autre, les chiffres strasbourgeois. Adepte annoncée de la transparence, la Ville pourrait les communiquer, non ?
15:21 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : véhicules, incendie, délinquance, strasbourg
02.07.2009
ICA : le soft-régionalisme
L’Initiative citoyenne alsacienne pour plus de démocratie - ICA 2010, à savoir le sympathique Bewejung fer d’Züekunft vom Elsàss - Elsässische Bürgerinitiative für Einheit in der Vielfalt communique. Autant dire que nos „amis“ entendent imposer leurs vues au travers d’un communiqué de presse presque aussi light qu’un discours de Fidel Castro ; et qu’aucun journaliste ne lira jusq’au bout.
Tout commence donc par "Madame, Monsieur, Nous vous prions de bien vouloir informer vos lecteurs, auditeurs et/ou téléspectateurs de la constitution de l’association intitulée « Initiative citoyenne alsacienne pour plus de démocratie». Elle émane d’un certain nombre de membres ou de représentants de ce qu’il est convenu d’appeler le mouvement culturel alsacien (écrivains, poètes, chanteurs, philosophes,… acteurs et militants culturels issus de toutes les catégories socio-professionnelles)".
On en sait plus désormais ( où ils lisent LDS?) puisque l’on apprend que figurent dans un comité élargi, les personnes suivantes : « Denis Lieb, Jean Peter, Roland Anstett, Ernest Winstein, Luc Lehner, François Weiss, Danièle Henrie, Pierre Klein ». On aura compris de suite qui seront les têtes de liste de ce mouvement « ruralo-nordiste » ; Denis Lieb, conseiller général de Sarre Union en conduirait immanquablement l’équipe politique.
Sur le fond, comment dire...? on ne va pas redire ce que l’on a déjà écrit. On évoque un « projet global » pour l’Alsace, alors que justement, c’est un projet régional qu’il faut pour contrer la globalisation et le centralisme et tarte flambée ( ou à la crème sémantique, mais sans les lardons sans doute), une « union dans la diversité » que l’on précise – avancée sémantique «alsacienne, française et européenne » selon le tryptique martelée depuis 20 ans par un autre mouvement régionaliste. On est rassuré en retrouvant des mots dont l’Alsacien, fier de son identité ne comprend pas ou a marre d’entendre : altérité, interculturalité, dialogue entre les cultures.
Obsédés par la crainte d’être diabolisés, on s’excuse ici d’avance alors que tout le monde sait que l’Alsace est ouverte naturellement. Pourquoi donc le crier si fort, comme si cela était exceptionnel ? Là, l’ICA prouve par avance sa soumission aux dogmes « citoyens » du moment qui sont, eux aussi, parisiens. Cela commence mal.
PS : Si les "camarades" de l'ICA avaient un peu d'orginalité, ils auraient mis de côté l'adjectif galvaudé "citoyen" de côté. Ah, c'est clair qu'une IRA (initiative régionaliste alsacienne) aurait plus de gueule.
06:27 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ica, initiative, citoyenne, alsacienne, denis, lieb, alsace
30.06.2009
Elections législatives : le nouveau découpage ne protège de rien !
Une commission nationale présidée par Yves Guéna officialise les opérations de chirurgie concernant les circonscriptions législatives à Strasbourg. Si elle pense rééquilibrer les circonscriptions, elle va cependant dérouter les habitants de certains cantons qui seront à cheval sur plusieurs entités en faisant parties de circonscriptions différentes. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
En résumé : La 4ème circonscription se voit ainsi allégée des communes d'Illkirch-Graffenstaden, de Reichstett et de Souffelweyersheim. La 3ème circonscription gagne Souffelweyersheim et Reichstett et perd une partie du canton 6, le Hohberg. La 2ème circonscription récupère la ville d’Illkirch-Graffenstaden dirigée par Jacque Bigot. Quant à la Une, elle additionne logiquement le quartier du Hohberg, proche de Koenigshoffen.
Globalement, le député de la 1ère circonscription conserve l’équilibre sociologique de ses quartiers qui restent majoritairement populaires apte à la laisser à la gauche dans le cadre d'une succession organisée. La 4 conserve, elle, une assise ruralo-urbaine qui doit la maintenir dans le giron Ump, autant en raison du bilan de l'élu sortant que de la sociologie.
Découpage discutable à Strasbourg 2 et 3
Dans la 3, certains pensent ancrer la circonscription à droite en additionnant Souffelweyersheim et Reichstett ( et sans prendre Mundolsheim et Lampertheim). N'oublient-ils pas que Reichstett fut un temps dirigée par un maire socialiste et que les scores, dans ces deux villes du PS et des Verts confirment l’implantation d’un électorat de gauche, bobos et écolos, qui pourrait faire basculer les choses en cas de dynamique nationale ou simplement locale ?
Enfin la 2 sort fragilisée de ce projet de découpage. Illkirch-Graffenstaden, ville votant nationalement Ump et localement PS a fait ressortir une nouvelle donne lors des élections européennes. Là aussi, la majorité présidentielle prend des risques d'autant plus qu'elle permet une mise ne réseau d'équipes militantes actives, du Neudorf aux frontières de Graffenstaden.
Découpage légitime ou travail d’apprenti sorcier. Les prochains scrutins trancheront. Et vous, qu’en pensez-vous ?
07:41 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : découpage, électoral, strasbourg, circonscription, 1, 2, 3, 4, alsace, législatives



