13.07.2008

Armées : Carcassonne le glas !

21744ef229c4f1f81c53317beeacdb7d.jpgSi le très regrettable incident de Carcassonne se doit d’impliquer des sanctions et une enquête pour prendre en compte les responsabilités des hommes et du commandement, la décision du Ministre de la Défense de dissoudre deux GCP (groupes de commandos parachutistes) du 3ème RPIMa semble lourde de symboles.
Rappelons que le 3eme RPIMa est avant tout un régiment parachutiste devenu mythique grâce au général Bigeard. Héritier du 3ème BCCP, 3ème BPC et 3ème  RPC, il fait partie de ce que l’on nomme parfois les « paras colos ». Installé à Carcassonne depuis 1962, il est finalement un jeune régiment de l’armée française. Un jeune régiment dont déjà 669 hommes du rang, sous-officiers et officiers sont tombés au Champ d'honneur depuis sa création.

Sa devise « être et durer », il l’a doit au Général Bigeard qui fut son chef de corps et elle est l’une des plus connue de l’armée française. Présent sur différents théâtres d’opérations, de l’Indochine au Kosovo, il est et dure.

Alors l’incident certe grave de Carcassone, justifie-t-il outre la démission du Chef d’Etat Major des Armées, cette dissolution ? Nous pensons que non. Sinon, pourquoi finalement ne pas pousser cette logique jusqu’au Ministre compétent.

Allez, si l’on veut responsabiliser, allons en effet plus loin. Que les politiques fassent preuve du même sens de responsabilités que certains officiers. Qu’ils démissionnent en cas de revers ou partent à la retraite en cas d’échec.

Sinon, une autre idée nous vient à l’esprit : interdire l’usage des armes dans les casernes et pourquoi pas dissoudre l’ensemble de l’armée française (tâche bien entamée et qui se prolongera fin juillet par l’annonce de la fermeture* d’un certain nombre de bases militaires et la suppression de 54.000 postes), tant qu’à faire.

Eric Neustadt

Note : A ce sujet, le silence des politiques alsaciens, alors que dans l’ensemble des autres régions et villes de l’Est, leurs collègues s’activent pour conserver leurs unités, laissent augurer de belles surprises pour l’Alsace dont on sait que certains régiments, dont le 1er RG sont menacés. 168 communes de Lorraine verront ce 16 juillet, leurs conseils municipaux démissionner pour s'opposer à la disparition du 13ème RDP.

04.07.2008

Ingrid Bétancourt : La Jungle qui cache la forêt !

2b7d535429c729d03cf5b775893ea523.jpgFaut-il suspendre son jugement et se laisser emporter par le torrent d'émotion larmoyante que les médiatiques font pleuvoir comme un brouillard amazonien sur le paysage desséché d'une politique nationale qui part en capilotade ? Sans cautionner le moins du monde la énième bourde de notre royale Ségolène, il faut bien avouer que la "miraculeuse" libération d'Ingrid Betancourt tombe vraiment à pic pour jeter un voile d'unanimité festive sur le désastre de la coupe d'Europe de Football et les mauvais présages qui altèrent une Présidence française de l'Union Européenne
entachée par le "No" des Irlandais et le tir de barrage du plombeur polonais.

C'est sûr, la libération d'Ingrid va alimenter le grand feuilleton jubilo-lacrymogène de l'été (pourvu qu'il ne pleuve pas trop). La grande tribu des people réducteurs de têtes molles va faire chorus autour de son totem au son du tam-tam médiatique, histoire de dissiper cette languissante morosité qui s'est emparée du "moral des ménages" sans que l'on sache trop bien pourquoi... Balayée donc, au moins jusqu'au Tour de France et aux Jeux olympiques, le pétrole qui crève le plafond, les bruits de botte dans l'orient compliqué, les délocalisations qui s'accélérent, et le pouvoir d'achat en berne. Sans parler de la tragédie qui se poursuit au Darfour...

Les festivocrates vont peut-être dire que La Droite Strasbourgeoise cultive un pessimisme "réactionnaire". Pour les détromper, nous finirons donc sur une note positive. Oui, cela nous réjouit de voir Ingrid, partie de presque rien (fille d'un ministre colombien de l'Éducation sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla, avant de devenir conseiller de Kennedy) devenir une icône positive et dire tout ce qu'elle doit aux inlassafd953505bc29b9817feb5888a90ae029.jpgbles coureurs de bois humanitaire que sont notre Président et son ministre des Affaires étrangères. Oui, cela nous réjouit de constater que sitôt recouvrée sa liberté elle choisisse la terre de France pour en célébrer le rôle pionnier. Oui cela nous réjouit de faire pièce à ces légendes absurdes qui veulent que la forêt vierge soit préjudiciable à la santé et les familles recomposées contraires à l'amour filiale.

Oui tout cela, et bien d'autres choses encore, cela nous comble de joie et nous n'allons plus nous poser ces question de trouble-fête qui font la pitance ordinaire des jobards.  Homo festivus célèbre la liberté d'Ingrid et nous dansons la gigue avec les Picaros. Viva el Che y el Marsupilami. Houba Houba !

23.06.2008

LIBÉRATION, LE TITRE AUQUEL VOUS AVEZ ÉCHAPPÉ...

373274a4634a426fd6bb46a83e884e22.jpgDans son édition du samedi 31 mai, le quotidien Libération rapportait dans le détail un déplorable incident survenu une semaine auparavant dans la capitale italienne. Citons le: " Samedi dernier, le quartier populaire du Pigneto a ainsi été le théâtre d'une chasse à l'immigré. Aux cris de "sales étrangers" et de "bâtards" une vingtaine de jeunes couverts de foulards - l'un orné, semble-t-il, d'une croix gammée - ont effectué un raid punitif contre un commerçant originaire du Bangladesh qui a été blessé à coups de bâtons. Lors de l'assaut, les vitrines de plusieurs boutiques tenues par des étrangers ont également été cassées."

Dans le souci louable de donner à ses lecteurs une information exhaustive le quotidien insistait sur l'élection récente à la tête de la municipalité de Rome de Gianni Alemanno, membre du parti de monsieur Fini et anciendes jeunesses néofascistes du Mouvement Social Italien. D'où, sans doute, le titre de l'article : "Rome sous l'empire de la haine. Dirigée par un postfasciste, la capitale italienne a été le théâtre de violences contre des étrangers."

Il se trouve que l'enquête devait montrer quelques jours plus tard que si des slogans xénophobes avaient bien été hurlés par les agresseurs, l'incident, lui, relevait d'un règlement de compte privé qui ne devait pas grand chose à l'empire de la haine. Mais les lecteurs de Libération qui ne lisent pas l'italien ne le sauront pas. Le quotidien n'ayant pas estimé utile à la haute opinion qu'il se fait de la déontologie journalistique de les en avertir.

La capitale italienne n'a pas, hélas, le monopole des violences de type ethnique. Vendredi dernier, à Paris, alors que quelques milliers de lycéens fêtaient la conclusion de leur baccalauréat, ils ont été pris à parti par 300 "jeunes" issus de la banlieue. Comme ils semblent en avoir pris l'habitude lors des manifestations lycéennes ces "jeunes" étaient venus là pour tromper la hausse du coût de la vie et faire leur marché à moindre frais. Leur soirée s'est poursuivie par le pillage d'une dizaine de commerces et de sévères affrontements avec les forces de l'ordre. Qu'on se rassure tout de même; aucun de ces loubards ne portait de cagoule ornée, "semble-t-il", d'une croix gammée...

Samedi, c'est un jeune juif portant kippa qui était agressé, toujours à Paris, par un groupe d'Africains. Il est entre la vie et la mort. Les associations juives comme la plupart des membres du gouvernement ont parlé d'agression antisémite.
On imagine, dans ce contexte, le titre qu'un "Libé" soucieux de balancement, d'équilibre et de symétrie pourrait trouver, ce lundi, pour attirer ses lecteurs sur les désastreux événements qui viennent de frapper la ville-lumière,
celle dont le socialiste Bertrand Delanoë vient tout juste d'être réélu maire.
Vous ne voyez pas le rapport ?
Nous non plus, rassurez vous.

Note : Ce commentaire concernant le kippabashing a été écrit bien avant que la presse nous apprenne que la victime avait déjà été interpellé "après des incidents à caractère intercommunautaire" en 2007. 

 

18.03.2008

Au secours, la gauche revient !

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17.03.2008

Elections Municipales : les vertus d’une douche froide !

04ae4badc8a915a8df8da74dd2f8c519.jpgLa vague rose a débordé les eaux habituellement calmes du Rhin et de l’Ill. Mais tout cela était écrit dans les résultats des élections présidentielles, législatives, dans les stratégies de conquête mise en œuvre par la gauche et son extrême ainsi que sur ce blog.

Le reflux national a accentué l’ampleur de la marée au cœur de la Communauté Urbaine de Strasbourg. L’internationale résonnait encore hier soir du côté de la Krutenau. Reste à en tirer des leçons pour l’avenir.

Nous nous refuserons à tirer sur qui que ce soit et rejetons la facile recherche d’un bouc émissaire. Ce qui n’a pas été le cas du député-Maire de Lingoslheim, Yves Bur qui s’est empressé de tacler le tandem, Robert Grossmann en particulier dimanche soir de façon honteuse sur France 3. Nous nous cantonnerons néanmoins à l’analyse des faits et des scores.

Municipales : 58 – 42 !  Cantonales : 4 – 1 !

La première conséquence du choix des électeurs est d’octroyer désormais à la gauche 7 conseillers généraux sur 10 à Strasbourg mais aussi 4 des plus importantes communes de la CUS : Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden et Ostwald, auxquels se rajoutent de nombreux conseillers municipaux dans les communes urbaines.

Le seconde sera de mettre le PS en capacité de remporter les prochaines élections régionales (2010) et de partir à la conquête des 3 derniers cantons de Strasbourg, surtout si la droite s’y présente divisée. La bipolatisation aidant, l’existence factuelle d’une gauche plurielle lui donne la possibilité d’alliances gagnantes au second tour.

La troisième sera de permettre au PS de bousculer l’ordre établi lors des prochaines sénatoriales, en 2013. En raison du poids des grandes villes dans la désignation des grands électeurs, la gauche peut effectivement espérer remporter de nouveaux sièges et se préparer une victoire facile à la veille des prochaines élections municipales.

Les douches froides ont le mérite de réveiller ce qui peut l’être. Reste à la droite de se renouveler, d’oser être ce qu’elle est, de savoir être proche des préoccupations des habitants et d’être offensive. La reconstruction d’une droite de combat et de conviction commence ce lundi.

 

16.03.2008

La gauche gagne Strasbourg

 
Voici désormais les 12 représentants de la droite au Conseil Municipal de Strasbourg !

01.03.2008

Pour qui voter ?

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"La politique ne se résume pas au choix d'un candidat aux élections, c'est une manière de vivre"
Costa Gavras

24.02.2008

Strasbourg : Bagatelles pour un massacre

33da30aedd87dad42f45a29c27ad0aa6.jpgDès sa création, La Droite Strasbourgeoise n’a eu de cesse de démontrer le poids et la réalité d’une politisation militante de structures, d’associations. On nous accusa de « voir des étoiles rouges partout », là où nous percevions plutôt un travail métapolitique de militants éprouvés et rêvant « pragmatiquement » à des lendemains chantant. Nous avons éveillé certains droitiers strasbourgeois sur la réalité de ses réseaux qui travaillaient alors tranquillement à ratisser des voix pour le second tour des élections municipales.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons aussi tenu à dénoncer des écueils dans lesquelles la droite institutionnelle s’enfonçait. Nous avons aussi alerté certains sur les méfaits d’une arrogance manifeste dont la renommée dépassait les limites de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Certains de nos proches ont été tancés pour cela. Nous avertissions sur les méfaits d’une accumulation négative.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons souhaité que le droite soit représenté, que l’esprit conservateur soit présent sur la liste municipale, que l’on ne sacrifie pas des repères électoraux droitiers au profit d’une « ouverture communicante » dont nous dénonçons les limites. Nous avons évoqué notre incompréhension quant à l’impasse cantonale pratiquée par l’Ump.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Aujourd’hui, et même s’ils ne font pas une élection, les sondages évoquent un mal être, un malaise, ils restent 30 jours pour que les bagatelles que nous évoquions ne préfigurent pas un massacre et que la droite alsacienne ne soit clairement dans de beaux draps. Avant un Mea culpa ?

Eric Neustadt

23.02.2008

Elections Municipales & Choeurs de l'armée rouge

971951c576bf12419ef18a1c5a896334.jpgTout un symbole, deux jours après la proclamation des élections municipales de Strasbourg, le 18 mars 2008, les Chœurs de l’Armée rouge débarquent à Strasbourg pour fêter leur 80e anniversaire et le 70e anniversaire de leur première série de concerts en France.

Les chœurs sont en effet venus pour la première fois en dans l’hexagone en 1938 ! Cela se passe au Zenith et il en est qui voit là un symbole d’une reconquête de la ville ! Les places se réservent déjà.

 

29.01.2008

Repentir dans le peloton

da3d43c105993d43c83823e9404cb8b6.jpgPédalant à toute force en direction de sa réélection mais contraint d'affronter des vents contraires, le tandem, harcelé par des sponsors
qui exigent du résultat (il faut pédaler plus pour gagner plus) a décidé de ne plus faire de cadeaux.
Dans ces conditions drastiques, une place de simple figurant sur son porte bagage s'avère de plus en plus coûteuse. Ainsi, pour ne pas se retrouver dans la voiture balaie, madame Jurdant-Pfeiffer, déjà reléguée dans le grupetto des mauvais grimpeurs a dû avouer qu'elle avait abusé (à l'insu de son plein gré) de substances dopantes empruntées à la pharmacopée illicite de l'extrême droite.

Une première ébauche confessante ayant été jugée insuffisante pour obtenir une absolution en bonne et due forme du jury "pédale propre", elle a dû, aujourd'hui même, remettre le couvert et manger son chapeau (signe d'un appétit féroce qui désigne, en régime libéral de concurrence libre et non faussée, une véritable aptitude au gouvernement des hommes). Elle avoue donc ses immentissimes péchés dans l'espoir de demeurer dans la course.


On espère pour elle que tant de reptations sur la route en lacets  qui mène au sprint final n'auront pas été vaines et nous admirons son impeccable position de danseuse, regard figé sur la banderole des derniers kilomètres.
Si près du but ce n'est en effet pas le moment de coincer le dérailleur et de perdre les pédales.
Comme le disait le grand Blondin, c'est toute l'ironie du sport... Blondin ? mais au fait ce Blondin ne fut-il pas d'extrême droite avant de devenir le grand copain de Mitterrand?
Décidément ces satanés socialistes ont finalement beaucoup plus de chance que madame Pascale Jurdant-Pfeiffer...

Coclès


PS : ci-dessous le communiqué paru dans les Saintes Écritures locales, les Dernières Nouvelles d'Alsace :

 Le mea-culpa Jurdant-Pfeiffer

C'est ce qu'on appelle passer sous les fourches caudines. Menacée quant à sa présence sur la liste conduite par le "tandem" aux prochaines municipales, l'adjointe Pascale Jurdant_pfeiffer (Modem) a refait un communiqué hier, sur l'affaire Bourhis, pour dire cette fois qu'elle a "commis une faute".

"Au cours de la campagne législative, j'ai commis la faute de confier un travail informatique à M. Bourhis. Celui-ci prétendait avoir quitté l'extrême droite pour rejoindre le centre. En l'abscence de déclaration publique sur ce revirement, je n'avais pas à lui accorder la moindre confiance. Cette faute de jugement dont je porte l'entière responsabilité ne concerne en rien l'équipe municipale, qui, dans son entité, est profondément hostile à toute compromission avec l'extrême droite."écrit Mme Jurdant-Pfeiffer dans un communiqué publié hier"

Illustration : Mme Jurdant en plein travail idéologique d'expiation. Courage Pascale, La Droite strasbourgeoise comprend ta peine !

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