05.11.2009
Quand les journalistes de France 3 Alsace et des DNA alimentent la déchristianisation...
Rapide billet pour évoquer deux informations concernant nos amis journalistes locaux et leur habituelle manière d'évoquer les choses de l'esprit chrétien...
Vendredi, au cours du journal régional, M. Gregoy Fraize s'entretient avec le coordinateur de la manifestation "Protestants en fête", M.Reutenauer. Chacun a pu voir dans Strasbourg, le franc succès de la manifestation. Mais non, il faut distiller une critique simpliste quand même.
Après un rapide reportage devant l'Eglise St Thomas de Strasbourg, où est interviewé notamment une fidèle heureuse de la tenue de cette fête mais évoquant quand même les temples vides les dimanches, M. Fraize démarre son entretien en appuyant lourdement sur ce point.
On comprend aisément la manoeuvre. Quand il s'agit d'évoquer un événement chrétien, il faut immanquablement colporter l'habituelle pensée unique : les églises et les temples se vident, le nombre de fidèles diminue, de toute façon le christianisme c'est has-been. La vulgate progressiste est ainsi faite. On ne peut évidemment pas seulement se contenter de relayer sobrement et positivement ce type de manifestation...
Re-belote lundi dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Dans le cahier de la locale Strasbourg, une demie-page sur "La Toussaint (moins) respectée", sous la signature : Ju. M.
Chacun remarquera, une fois de plus, que les médias français sont les meilleurs propagateurs de la déchristianisation. Quand on voit avec quel empressement ils relayent toutes les fêtes musulmanes, on peut légitiment se poser des questions sur leur objectivité...
Il est vrai que nos amis Protestants n'ont pas non plus été bien traités par l'Etat. Et c'est dans Libération que l'on peut lire ceci : "Les protestants n’ont pas apprécié que Nicolas Sarkozy, François Fillon et Brice Hortefeux, ministre chargé des Cultes, n’honorent pas de leur présence la première fête française du protestantisme organisée ce week-end à Strasbourg. Bien qu’Alsacien, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice et aux Libertés, n’était pas là non plus. «Il est surprenant qu’aucun représentant de l’Etat n’ait pu se libérer, ironise Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF). C’est dommageable pour le gouvernement que l’équité entre les cultes ne soit pas tout à fait préservée.» Comprendre que les catholiques, musulmans et juifs seraient mieux traités."
CQFD...
Laurent Husser
11:46 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : toussaint, fête des morts, france 3 alsace, dernières nouvelles d'alsace, strasbourg
04.11.2009
Quand la Mairie de Strasbourg joue la carte du communautarisme homosexuel, que fait la droite ?
Notre quotidien préféré, les Dernières Nouvelles d'Alsace nous en apprend une bonne. Sous le prétexte fallacieux d'égalité des droits, la Mairie de Strasbourg, après celle de Schlitigheim, autorise désormais les cérémonie du Pacs en mairie, porte désormais largement ouverte au mariage homosexuel.
Il s'agit non pas de remettre en question un droit acquis et tout à fait suffisant en l'état mais de rappeler que nos responsables ne sont pas obligés d'abonder dans le sens du lobbying intense des associations les plus ouvertement politiques homosexuelles (sans qu'elles représentent d'ailleurs l'intégralité de cette communauté...).
Un détail diront certain. Hélas non, car cela prouve une fois de plus la main-mise idéologique de l'équipe socialiste et d'extrême gauche sur Strasbourg. Sont ainsi interviewés les joyeux drilles Mme Richardot (qui est le meilleur outil anti-républicain de l'équipe de M. Ries, après son fameux conseil consultatif des étrangers, vrai scandale) qui rappelle bien que cette décision attirera les médias, qui évidemment se répandront avec joie sur cette "avancée". Bref, une affaire de com et de récupération politique pour Mme Richardot, qui se voit déjà refaire le coup de Noël Mamère...
L'autre responsable, M. Mathieu Cahn ment ouvertement dans cet article en expliquant doctement, au mépris du droit (voir ci-dessous) et sans que le journaliste, M. Plantin le contredise : "La célébration du Pacs en mairie constitue pour les homosexuels, le seul moyen de faire connaître officiellement leur engagement". Visiblement ni M. Cahn ni M. Plantin savent ce qu'est le Pacs pour le législateur, Pacs qui était notamment fait pour affirmer justement cette reconnaissance officielle. Mais cela n'est jamais suffisant pour les fossoyeurs des traditions et de la République...
Où est la droite dans toutes ces affaires ? Certes ce n'est pas Mme Fabienne Keller qui réagira, puisque visiblement elle a choisi aussi de soutenir les revendications communautaristes transgenres diverses, au mépris de son étiquette UMP, au mépris de son engagement de femme politique catholique.
D'ailleurs, où en sont les associations locales catholiques et chrétiennes sur ce type de sujets ?
Sur la même page également, un article faisant l'éloge de la délégation partielle d'autorité parentale, bref le passe-droit pour les couples homos pour l'adoption d'enfants...
Pour info, La Droite strasbourgeoise propose une note ci-dessous inédite, proposée à l'époque du cabinet Keller-Grossmann (août 2006, donc demandant à être amendée à la date d'aujoud'hui, mais l'essentiel y est !), qui analysait cette revendication déjà faite à l'époque.
Pourquoi aucune critique aujourd'hui, pourquoi aucune interpellation en conseils municipaux? Cela s'appelle du renoncement et dès lors se pose une fois de plus une question cruciale : où sont les républicains de droite ? Que fait l'opposition à Strasbourg ? Que fait l'opposition à Schlitigheim ?
Laurent Husser
Conc. Cérémonies de Pacs août 2006
Un récent courrier d’un couple de femmes (dont une assistante sociale) adressé à Mme l’Adjointe au Maire X demande la tenue d’une cérémonie spéciale pour la remise officielle de leur Pacs devant témoins à l’Hôtel de Ville.
Définition du Pacs :
Rappelons que le Pacs est un contrat de droit privé, conclu entre deux personnes (quel que soit leur sexe) devant le Tribunal d’Instance. En la matière, le Maire ne dispose pas de compétences dans cette réglementation.
Sur la forme, en ne prévoyant pas aujourd’hui l’enregistrement du Pacs en Mairie, le Législateur n’as pas, de manière délibérée, souhaité apparenter le Pacs au mariage. Ainsi, le Pacs ne doit pas ressembler à un mariage civil, car cela reviendrait à créer une catégorie d’union spécifique réservée à une catégorie particulière de citoyens.
Nous naviguons donc tout droit vers le communautarisme, si nous accédons à ces demandes.
Soulignons aussi que ces cérémonies ne sont d’ailleurs pas demandées par des couples Pacsés hétérosexuels : elles se confondraient par trop d’aspects avec un mariage civil.
Il est aussi notable que ces cérémonies de Pacs homosexuels en mairie ne rencontre qu’un écho mineur dans cette population.
Politiquement et philosophiquement :
Il est néanmoins vrai que diverses mairies à Paris et en province pratiquent ces cérémonies, qui n’ont pourtant aucun fondement légal et qui ne sont que purement symbolique. Ainsi, la mairie de Montpellier, tenue par Mme Hélène Mandroux (PS) ou la mairie du 2e arrondissement de Paris, tenue par M. Jacques Boutault (Les Verts) pratiquent ces célébrations, avec force tam-tam médiatique. Ce dernier s’est positionné publiquement pour la célébration de mariage gays. Chacune de leurs interventions comporte le même argumentaire "progressiste" et "tolérant" classiquement développé par la Gauche et l'extrême gauche, à ranger dans le même fourre-tout que "l’égalité des droits" et "la lutte contre les discriminations" qui se vident hélas de leurs sens en raison d’un terrorisme intellectuel qui nivelle toute pensée critique. Cette fameuse « modernité » contre les « réactionnaires » étant à dénoncer vivement, comme l’ont fait des intellectuels comme Philippe Muray et Alain Finkielkraut. Il n’y a pas à suivre la voie des démagogues modernes comme Bertrand Delanoë et son équipe (dont le fameux « Khmer rose » Christophe Girard).
L’émergence d’une culture sexuellement orientée est une catastrophe pour la cohésion républicaine.
Il est hélas tout à fait évident que la célébration de Pacs en mairie ne camoufle en vérité que la question du mariage des couples homosexuels.
Exemples politiques :
Mme Françoise de Panafieu (qui s’est à l’époque nettement opposé à la création du Pacs) s’est exprimée sur ce sujet à l’Assemblée Nationale et a souhaité évoquer un problème auquel elle s'est confrontée en sa qualité de maire d'arrondissement de Paris (et futur candidate de l’UMP à la Mairie de Paris contre Delanoë, champion du clientélisme homosexuel). « L'un des rôles essentiels des élus locaux étant de veiller au respect de la loi à la lettre, la question de la place de l'intervention du maire dans la conclusion du PACS se pose. Après un débat nourri, le législateur a fait le choix de son enregistrement au tribunal d'instance. La garde des sceaux avait, en effet, explicitement tenu à dissocier PACS et mariage, PACS et famille. Quant au Premier ministre (Lionel Jospin à l’époque...), il s'était déclaré en faveur du PACS mais résolument hostile à son enregistrement à la mairie. Aujourd'hui la plupart des élus locaux appliquent strictement la loi sur ce point en refusant tout autre intervention que l'organisation éventuelle d'une fête après la signature d'un PACS. Toutefois, certaines mairies parisiennes et en province interprètent la loi en proposant la tenue de cérémonies, de célébrations et en délivrant des attestations, dépourvues en fait de valeur juridique. Comment éviter que de telles initiatives ne donnent lieu à une récupération politique ? »
La dernière question ci-dessus nous donne la piste qui me semble la plus plausible dans le cas du courrier qui nous est parvenu.
En effet, cette lettre rappelle étrangement l’argumentaire utilisé par les principales associations gay/lesbiennes dont voici un exemple (association Ex Axequo d’Epernay, où ces célébrations ont lieu) :
« Bien que la loi en vigueur actuellement précise que le PACS doit se signer devant un tribunal, nous pensons que l’officialisation d’un amour entre deux êtres ne peut se limiter à un tribunal. Symbolique et conviviale, la célébration civile du Pacs en Mairie permettrait aujourd’hui la reconnaissance solennelle d’un progrès social important sur le chemin de la Liberté et de l’Egalité. Recevoir, en Mairie, pour cette cérémonie, c’est pour rappeler qu’une Mairie est LA maison commune, ouverte à toutes et à tous, sans discrimination. Par la célébration républicaine en Mairie, les Pacsés souhaitent partager, avec tous ceux qu’ils aiment et qui les aiment, la joie de leur consentement ».
Vocabulaire et argumentaires sont donc bien les mêmes dans le courrier qui nous a été adressé.
Il est tout à fait significatif de constater que cette association présente l’union que le Maire d’Epernay a célébré comme « un mariage symbolique ».
Le principe du "voleur chinois"
La démarche est cohérente et militante. Comme le « voleur chinois » (qui fait diversion, se rapproche progressivement et insidieusement de l’objet qu’il souhaite voler, puis s’en empare sans que l’on s’en aperçoive), les couples d’homosexuels s’approchent de plus en plus de l’objectif désiré : la reconnaissance du mariage. Ainsi, il est plus aisé de passer par un couple de femmes moins visible que des hommes, dans l’esprit public. La sémantique est aussi camouflée. D’abord, elles appellent cela une « cérémonie de remise officielle » mais dans les faits, qu’est-ce qui différenciera vraiment cette « cérémonie de remise officielle » d’un mariage civil classique ? Dès lors, il n’y aura plus de raison d’interdire le mariage civil, sous sa forme classique hétérosexuelle.
Conclusion
Je rappelle aussi les récentes réunions entre M. J., la Police Nationale et divers services au sujet des nuisances résultant de certains mariages civils dits « ethniques ». Le mélange entre Pacsés et ces mariés civils risque donc d’augmenter les diverses nuisances déjà décelées. La part de possibles heurts entre ces communautés n’est pas à négliger.
Pour notre électorat classique, il n’est pas non plus admissible d’accéder à la demande de cérémonie en mairie d’un événement privé comme le Pacs, camouflage militant amenant vers la reconnaissance du mariage homosexuel.
La réponse négative que nous pourrions donner au couple de femmes ayant fait cette demande sera de type technique et pratique.
10:18 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cérémonie pacs en mairie, mariage homosexuel, communautarisme, schlitigheim, strasbourg
24.10.2009
Frédéric Mitterrand, le ministre au pied d’argile et les rappeurs
Nous avons écrit ce que nous pensions de « l’affaire Mitterrand » en temps et heure. Nous avons aussi exprimé en d’autres temps, ce que nous pensions de certains clips de raps violents et racisants (dont certains, tournés en Alsace continuent de polluer la toile). Aujourd’hui les deux positions se croisent avec la dernière intervention du ministre de la Culture.
Cet été, Frédéric Mitterrand avait ainsi été l'un des seuls hommes politiques à prendre la défense du rappeur Orelsan, décrié même par Ségolène Royal, pour sa chanson «Sale pute». Et là, voilà le ministre, amer, de dénoncer les paroles du dernier clip de Morsay, le leader-rappeur du collectif Truand 2 Lagalère.
«J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale» indique le refrain porté par un clip où des « figurants » portent des armes à feu et évoquent gestuellement l’égorgement.
Bien entendu, ce clip véhicule lamentablement l’imagerie pseudo-rebelle héritée de l’Amérique, mère patrie du Rap. Bien entendu, les attaques contre les forces de l’ordre municipales et nationales méritent condamnations et de véritables poursuites. Mais, le ministre de la Culture n’est-il pas aujourd’hui un peu fragilisé dans cette mission-là ? Il ne fait nul doute que les rappeurs lui rappelleront la chose.
09:00 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : morsay, rap, dar, strasbourg, droite, frédéric, mitterrand
07.10.2009
Le Petit Nicolas s’est suicidé à France Télécom
C’est couru d’avance, les Français vont plébisciter le film le petit Nicolas. Ils vont le plébisciter comme ils ont précédemment plébiscité Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Les Choristes ou Bienvenue chez les ch’tis. Ces films, souvent à leur insu d’ailleurs, leur rappellent un âge d’or révolu qu’ils éprouvent bien du mal à enterrer. Ils sont comme ça les français, nostalgiques ! Voilà 40 ans - depuis mai 68 exactement - qu’on leur vend en barre de l’émancipation individuelle et qu’on les soumet à l’impératif festif, à l’impérieuse nécessité de s’amuser dans leur intérêt individuel bien compris, qu’on les somme de s’ouvrir à l’Autre, au monde, à l’infinité cosmique de l’universel.
Malheureusement les Français restent indécrottables, trop émotifs diront certains… Des ploucs xénophobes diront ceux que la rééducation démange ! En effet, les Français n’arrivent décidément pas à se défaire de l’idée que la France européenne et benoîtement patriarcale des trente glorieuses était finalement douce et agréable à vivre. Cette France prospère du compromis gaullien : 1 tiers de colbertisme, 1 tiers de libre entreprise, 1 tiers de gestion syndicale… Oui, cette France-là, ils rechignent encore à la considérer désuète, xénophobe, sexiste ou ringarde. Ce phénomène touche même les jeunes générations qui découvrent ainsi, par la bande, un monde qui n'était pas encore soumis à l’hyper compétition mondialiste et à l’exigence de rendement généralisé. Rendement sexuel, rendement sur la piste de danse, rendement au travail, rendement à rigoler, à consommer, à simuler le bonheur, à tolérer l’Autre, les autres, tous les autres… sans exception !
Les joies aigres de la déliaison individuelle, plaisir sinistrement onaniste, soulagent peu en comparaison du prix qu’elles coûtent. Les salariés de France Télécom le découvrent aujourd’hui, mais trop tard... Finie l'antique culture des entreprises publiques françaises. L’individualisme érigé en mot d’ordre a libéré les scrupules sociaux des élites énarchiques comme celles du grand patronat. Ils ne se sentent plus aucune obligation à l’endroit du petit peuple des gueux. Un peuple qui compense en consommant des anxiolytiques et en se réfugiant devant la machine à distraire du petit écran.Faire du vélo ou du roller, manger cinq fruits et légumes par jour, ne pas oublier d'éteindre sa cigarette avant d'entrer au bistrot,marcher sous le regard des caméras et gagner trois semaines par an la touristosphère organisée. La vie est belle quand les libertés se restreignent au fur et à mesure que la modernité nous émancipe.
Le pognon à prendre se trouve sur les marchés internationaux ? Qu’à cela ne tienne ! Et tant pis s’il ne bénéficiera qu’à la caste des grands nomades, celle des dirigeants du CAC40 et des happy-few du showbiz, des médias et du sport professionnel. Chacun pour sa gueule ! Car c’est aussi ça l’héritage de mai 68 ! Nos hautaines élites, enfin déliées de leurs obligations sociales, ont décidé, dans leur seul intérêt , d’ouvrir les frontières à l’immigration et à la concurrence planétaire. Armée deréserve des travailleurs clandestins, dumping social, hyper concurrence internationale, privatisation à tous crins, augmentation des impôts, diminution des salaires et incitation outrancière à l’endettement… Tout est bon pour engraisser les cosmocrates.
Esseulé, prisonnier du paradigme individualiste et hédoniste auquel il a fini par croire, l’employé France Télécom découvre soudain l’enfer qu’est devenu le secteur concurrentiel privé en France. Un secteur au sein duquel le salarié doit supporter une mise en concurrence toujours plus accrue, une mobilité forcée et une intensification des cadences de travail au détriment de sa sécurité. Le petit peuple sédentaire ne sait plus décrypter politiquement ce qu’il lui arrive, trop occupé qu’il est par la lecture de son catalogue de promotion multimédia, de sa revue automobile ou de son journal sportif. Démuni, inapte à la discipline syndicale et à penser son collectivement son intérêt, on lui a méthodiquement désappris à raisonner en termes politiques. Alors il subit impuissant, en silence… Et les plus lucides finissent par se suicider… en silence aussi.
Après la vague de suicides au Technocentre Renault-Guyancourt en 2008, voilà que survient celle de France Télécom 2009. Le Petit Nicolas a 50 ans aujourd’hui, mais il est déprimé et songe à en finir avec cette galère.
Olrik
10:10 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le petit nicolas, france telecom
03.10.2009
QUAND L'ÉDUCATION NATIONALE TAPINE EN BANLIEUE...
Vendredi 2 octobre. Un titre dans Libération : "Des élèves payés pour venir au lycée." Est-ce un canular ? Non pas. Pour lutter contre l'absentéisme massif qui affecte certains établissements de la région parisienne, l'académie de Créteil expérimente une nouvelle recette tirée du sac à malices du Haut Commissariat à la Jeunesse. Les classes les plus touchées par la déscolarisation se verront attribuer une cagnotte pouvant atteindre 10 000 euros si elles parviennent à ramener dans le bercail éducatif les brebis égarées qui préfèrent la glande ou la maraude à la contrainte d'une présence régulière entre les murs du lycée. Comme dans la logique commerciale l'opération fait l'objet d'un contrat signé entre partis égaux, l'administration d'une part, les élèves d'autre part.
La récompense est indexée aux résultats obtenus par le "groupe classe". Cette prime d'assiduité ne sera évidemment pas versée individuellement aux plus méritants sujets de la classe citoyenne mais permettra de réaliser des voyages éducatifs ou des projets d'intérêt collectif. La version lycéenne du "travailler plus pour gagner plus" en quelque sorte. Il s'agit d'une expérimentation, nous rassure-t-on qui sera étendue en cas de résultats probants.
Jusqu'où va-t-on descendre ?
L'instruction est un don, coûteux et nécessaire, que la collectivité consent gratuitement à tous les jeunes qui résident sur le territoire de la République. Acquérir l'instruction que l'école délivre est pour chacun d'entre eux le gage d'une intégration sociale accomplie et d'une formation permettant une existence digne au service du bien commun. De tout cela, et pour des raisons diverses, de plus en plus de jeunes n'ont cure. Parmi eux, beaucoup sont issus de l'immigration d'origine africaine. C'est un constat que font tous les rectorats. Plus s'aggrave la déscolarisation précoce dans ces milieux et plus l'intégration républicaine acquiert les contours d'un mythe mensonger. Beaucoup le savent mais la plupart se taisent de peur de se trouver assimilés au pire. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c'est ajouter au malheur du monde." L'omerta ne nous prépare pas un avenir radieux.
L'état-Providence est exsangue et endetté jusqu'au cou mais qu'à cela ne tienne, la fiction de l'harmonie diversitaire devant être maintenue coûte que coûte, l'éducation nationale choisit de rattraper par la peau des fesses les absentéistes chroniques par le seul argument qui fait sens dans le monde nihiliste que le néo-libéralisme a construit : "la gagne" ! À ce compte là, l'éducation nationale choisit d'entrer en concurrence avec ce qui mobilise concrètement les absentéistes qu'elle entend sauver à tout prix : la simple fainéantise parfois et, trop souvent, les réseaux informels de la drogue, du vol, du recel, de l'arnaque, du trafic, de la razzia, des détournements de fonds, du racket...
Ce qui demeure dans ce pays d'utopie progressiste et d'idéalisme pédagogiste ne peut se résoudre à comprendre qu'une part grandissante de la jeunesse est devenue inéducable (et par conséquent inemployable) et ceci tout particulièrement parmi ceux qui constituent les phalanges d'une diversité que la nouvelle religion du métissage interdit de définir pour ce qu'ils sont. Non pas ce qu'ils sont "par essence", mais ce qu'ils sont devenus dans un Occident qui n'a plus rien d'autre à leur enseigner que le culte de l'argent.
10:11 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éléves, payés, lycée, salaire, lycéens, alsace, droite, strasbourgeoise, ump, politique
25.09.2009
Calais : l'évangile de la fatalité dans les Dernières Nouvelles d'Alsace
Dans leur prêche-éditorial du mercredi 23 septembre (ci-dessous) les Dernières Nouvelles d'Alsace écrivent que "le démantèlement de la jungle de Calais n'aura aucune utilité réelle." Si il peut paraître abrupt ce jugement n'est malheureusement guère contestable. Comme ses prédécesseurs en la matière le gouvernement Fillon lance des proclamations guerrières sur le contrôle des flux migratoires et gesticule devant les caméras pour dire sa détermination de briser les réseaux de passeurs. Les "autorités morales" crient au "racisme" et les associations daubent sur les violences policières. Le scénario est connu; Il dure depuis trente ans.
Une fois la tempête passée et les caméras vissées sur un autre front médiatique les réseaux se reconstituent ailleurs et les "réfugiés", authentiques compagnons de misère, ou simples candidats " à une vie meilleure" continuent d'affluer vers l'eldorado européen.
Un eldorado où les déficits abyssaux continuent cependant de se creuser, où les protections sociales sont démantelées les unes après les autres, où le chômage grandit, où le niveau de vie se tasse (sauf celui des oligarchies que la crise n'effleure pas), où la délinquance explose, où le sens de l'appartenance se défait aussi vite que le lien social se décompose et où la transmission culturelle est progressivement abandonnée au seul bénéfice d'un présentisme arrogant et ignare.
Qu'à cela ne tienne, pour l'éditorialiste des DNA, il faut se faire une raison : "L'immigration en provenance du Sud ne se tarira pas !" écrit-il, pour ajouter, péremptoire, que "parier sur la disparition de ce phénomène vieux comme le monde c'est refuser de voir la réalité." Inch Allah !
Faut-il subir, comme nous y encourage notre journal, la tyrannie du fatum et abdiquer toute volonté politique sous prétexte que nous sommes confrontés à un phénomène complexe qui dure depuis la nuit des temps ?
Fort heureusement, dans l'histoire, et dans la nôtre en particulier, des milliers d'individus ne se sont pas contentés d'une réponse aussi désespérante. Indociles sûrement, téméraires peut-être, ils se sont employées à contrer le sort pour démentir les décrets d'une providence despotique. Refusant d'approuver ce qui sévissait depuis belle lurette ils n'ont eu de cesse d'en contrarier le mouvement, souvent pour le bien du plus grand nombre. Nous leur devons une part de nos libertés.
Il est d'ailleurs assez paradoxal de voir aujourd'hui des "progressistes" s'en remettre au diktat du destin pour justifier une impuissance coupable (ou un souhait inavoué). N'ont-ils plus d'autres arguments que cette pauvre référence au temps comme il va ? Une référence qu'ils auraient jugée, il y a peu encore comme la parfaite expression d'un préjugé obscurantiste.
La pression migratoire est certes considérable. Faut-il pour autant y céder toujours et encore sans jamais s'interroger sur ses incidences quant au bien commun?
Malgré l'opacité entretenue sur les chiffres, quand ceux-ci ne sont pas volontairement truqués comme l'INSEE a du le reconnaître récemment, on évalue à 200 000 le nombre d'immigrés en provenance du Sud qui s'installe chaque années en France. Ces populations et leurs descendants pourraient constituer la majorité de la population française d'ici quelques décennies. On nous serine que c'est un bien inestimable. Beaucoup en doute que l'on fait passer sans ménagement pour des xénophobes impénitents. Pourquoi serait-ce un bien ? Nul ne le sait trop. En tous les cas aucun argument rationnel et probant ne vient secourir cette affirmation aux allures dogmatiques. On recours donc à de grandes abstractions lyriques comme la "mixité", la "diversité", le "métissage", des entéléchies comme on dit tellement sûres d'elles mêmes qu'il leur faut recourir au renfort des tribunaux.
Bref, le doute est là, et l'on voudrait rassurer les mécréants en leur disant, comme le fait l'éditorial des DNA qu'il est inutile de s'effrayer de "migrations qui, au total, ne concernent que 3% des habitants de la planète." Trois pour cent, c'est à dire au bas mot 200 millions de personnes. Une paille en effet qui ne mérite aucune alarme !
Coclès
Éditorial du 23 septembre 2009 :
La vanité de l'inutile
Ce n'est pas une affaire d'angélisme, ni d'idéalisme. Pas même d'idéologie tiers-mondiste. Nul besoin d'être membre d'une association d'aide aux migrants pour deviner que le démantèlement de la « jungle » de Calais n'aura aucune utilité réelle. Une sorte de placebo qui n'aura, au mieux, qu'un effet psychologique momentané. Raser les tentes et les abris de fortune des candidats malheureux au passage vers la Grande-Bretagne permet au gouvernement de proclamer les bienfaits de « l'éradication des zones de non-droit ». Mais en privé les ministres eux-mêmes ne se font guère d'illusions sur la suite : il ne faudra pas longtemps avant que les campements se reforment un peu plus loin. Quelque part entre Le Havre et la Norvège.
A quoi bon se féliciter du nettoyage d'hier ? Éric Besson croit-il vraiment ce qu'il dit quand il affirme que la base principale des passeurs a été détruite ? Nul ne pleurera le sort, évidemment, des trafiquants de désespoir qui exploitent le malheur de ces Afghans venus de si loin. Mais - hélas - ils sauront toujours s'adapter pour poursuivre leur triste commerce. Quant à l'effet dissuasif sur leurs « clients », il est très faible : les Britanniques ont réduit leur hospitalité au strict minimum, cela n'empêche pas pour autant leur île de rester attractive.
Alors quand dira-t-on enfin la vérité aux Français ? L'immigration en provenance du Sud ne se tarira pas ! Parier sur la disparition de ce phénomène vieux comme l'humanité, c'est refuser de voir la réalité. Prôner une gestion ouvertement musclée de cette pression en pariant sur le découragement, c'est perpétuer l'injustice du monde en toute bonne conscience. Les habitants des régions les plus pauvres de la planète auront toujours la tentation d'essayer de survivre en allant s'installer dans les plus riches... Et ce n'est pas le famélique co-développement, avec une aide au développement de moins de 0,5 % du PIB pour la France, qui les feront renoncer.
Notre pays n'a peut être pas les moyens d'accueillir toute la misère du monde, comme le disait Michel Rocard... qui ajoutait cependant : « Mais elle doit y prendre toute sa part ». Elle doit au moins inspirer l'Europe pour mettre en place non seulement une politique commune de régulation des flux migratoires mais aussi une politique commune d'accueil. Sur ce point, pourtant, le volontarisme reste extrêmement prudent, par peur d'affronter l'incompréhension des opinions publiques. Seraient-elles effrayées par des migrations qui, au total, ne concernent jamais que... 3 % des habitants de la planète ?
Le regard sur le monde change au fur et à mesure que les impératifs écologiques s'imposent. Dans cette mutation sans précédent, il serait sans doute plus responsable d'assumer aussi - ensemble - les conséquences des inévitables mouvements de population.
Olivier Picard
09:14 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dernières nouvelles d'alsace, olivier picard, calais, jungle, immigration
23.09.2009
Meinau : 2 minarets à zéro pour la Mosquée turque Eyyub Sultan
La grande Mosquée de Strasbourg avait fait l’objet d’un débat passionnant au bout duquel avait été actée l’absence de minaret ainsi que l’obligation de prêches en Français au nom d’un mythique « Islam républicain ». Les partis politiques n’avaient alors pas cru bon de prendre l’avis de la « vox populi », pensant par avance que le peuple strasbourgeois pourrait « mal penser ». Depuis, de l'eau avait coulé sous les pont de l'Ill.
Aujourd’hui, on apprend que la rénovation de la Mosquée turque Eyyub Sultan passera, elle, par l’érection de deux minarets à l’instar de son homologue Kehloise.
Qu’en pensent les habitants de la Meinau ? Qu’en pensent les élus locaux ? Qui a signé le permis de construire ? Voilà tant de réponses dont il serait intéressant de disposer.
Il serait également utile de savoir quelle est cette « source de la ville » qui précise à notre quotidien préféré que « la réalisation d'un minaret « ne pose plus aucune difficulté politique » (NDR : Alors deux, pensez-y ?).
Cette annonce, au lendemain de عيد الفطر, cache-t-elle des promesses électorales inversées dans la perspective des prochaines élections législatives ou simplement désormais une gestion communautaire de certaines affaires municipales ?
Eric Neustadt
08:00 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : minaret, mosquée, eyyub sultan, strasbourg, politique, islam
14.09.2009
Trois informations au sujet de la dégradation de la société française...
Le parti de l'in-nocence est un parti fondé par l'écrivain Renaud Camus, présentant sa face la plus politique.
Trois événements, trois états parfaitement révélateurs de ce qui se passe en France, qui se situent naturellement dans notre catégorie "Le désert croît". Y a t-il idées plus déplaisantes actuellement aux tenants de la doxa "progressiste" que celles évoquées ici, dans un sens particulièrement critique ? Y-a t-il encore possibilité de les évoquer, de les défendre et d'en débattre ? Pour notre part, la réponse est affirmative...
LDS
Communiqué n° 895, vendredi 11 septembre 2009
Sur une phrase de M. Brice Hortefeux
Le parti de l'In-nocence se réjouit de constater qu'au fond de lui M. Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, partage ses analyses et estime avec bon sens, s'agissant de l'immigration et de l'intégration, que les problèmes qui leur sont liés ne sont pas envisageables indépendamment des questions de nombre, et que ce qui est possible et souhaitable, pour une nation, quand elle a affaire, dans ces domaines, à des individus, cesse tout à fait de l'être quand elle est confrontée à des peuples entiers ou des communautés.
Le parti de l'In-nocence n'en déplore que davantage que la politique de M. Brice Hortefeux soit si éloignée de ses paroles et que, dans la déplorable lignée du président de la République, elle ne fasse qu'accélérer dans notre pays le processus de contre-colonisation massive. Si les vues de M. Hortefeux sont bien celles qu'il a subrepticement exprimées, l'hypocrisie de ses propos publics et de ces décisions n'est pas loin de relever de la trahison, de la patrie et de lui-même.
Communiqué n° 894, mardi 8 septembre 2009
Sur l'enseignement de l'arabe en France
Le parti de l'in-nocence est indigné par les hypocrites doléances sur le recul de l'enseignement de la langue arabe au sein de l'éducation nationale, alors que de notoriété publique, et selon l'expérience quotidienne de tout un chacun, cette langue progresse de façon foudroyante dans notre pays, au point de constituer à terme, ou même d'ores et déjà, une grave menace pour l'unité linguistique de la France. Certes l’enseignement de l'arabe en tant que "langue étrangère" et en tant que "langue d’origine" dans le cadre du programme "enseignement des langues et cultures d’origine" est en recul. Mais c'est parce que les locuteurs héréditaires de cette langue, qui par l'effet de la contre-colonisation se comptent désormais par millions sur le territoire de la patrie, préfèrent désormais la faire apprendre à leurs enfants dans leurs mosquées et institutions communautaires où elle leur est enseignée tout naturellement comme langue usuelle, "naturelle", dont tout montre qu'elle a toute chance d'être bientôt nationale elle aussi.
Communiqué n° 893, samedi 5 septembre 2009
Sur l'exposition de Xavier Veilhan au palais de Versailles
Le parti de l'In-nocence voit dans l'exposition de l'artiste Xavier Veilhan au palais de Versailles, succédant à celle de l'Américain Jeff Koons et marquant donc la consécration et la systématisation d'une politique, l'aveu d'un échec et d'une impuissance : l'échec de la démocratisation culturelle, qui se reconnaît incapable d'intéresser le public toujours plus nombreux dont elle est avide avec les seuls moyens, instruments, acquis et trésors d'un patrimoine culturel qu'elle ne parvient à faire vivre, au sens où elle l'entend, qu'en multipliant autour de lui des "coups médiatiques" relevant plus du marketing que de la transmission et de la mise à disposition ; l'impuissance de l'art contemporain, qui, ne pouvant se trouver son propre public, détourne, sans lui demander son avis, celui du patrimoine, dont il empêche de profiter les véritables amateurs, lesquels n'ont pas besoin, eux, d'être perpétuellement soumis à des "coups", des innovations et des divertissements plus ou moins heureux. C'est l'inculture qui a besoin sans cesse d'être distraite, pas la culture : celle-ci a trop conscience de la préciosité du temps pour s'ennuyer jamais.
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18.08.2009
Paul Girot de Langlade : les aristos discriminants à la lanterne !
On ne reviendra pas sur la remarque du préfet à l’aéroport d’Orly, qui est, paraît-il raciste et discriminante : « «On se croirait en Afrique ici. De toute façon, il n'y a que des Noirs ici». Si cela était avéré, cela prouveraite effectivement une perte de self-control.
Il suffit néanmoins, de fréquenter les aéroports parisiens, certaines gares et quartiers de la capitale pour savoir que cette remarque est souvent d’une grande objectivité. Il suffit de constater que nombre d’emplois en France sont maintenant quasi complètement occupés par les immigrés pour savoir que cette phrase n’a rien de choquant, simple constatation dans un pays soumis aux règles draconiennes de l’anti-racisme le plus virulent. Un fait économique et social, rien de plus.
Il n’en fallait pas plus aux valeureux, aux Justes, aux Résistants à la Bête immonde comme Mouloud Aounit, président du MRAP qui a accusé fort courageusement le préfet d’être « un beauf de la République ». Il est vrai que M. Aounit s'y connaît en beauf, lui qui est un parangon de classe et d’élégance ; il suffit d’apprécier régulièrement sa rhétorique communautariste et ethniciste pour en être convaincu…
Montée aussi à la barricade de Mme Emilie Perrier, responsable du pôle discrimination à SOS Racisme. « C’est gravissime » s’est exprimée cette nouvelle Jeanne d'Arc boutant les "racistes" hors de France. Oui, c’est gravissime effectivement d’entendre de telles insanités de la part d’une association plus connue ces derniers temps pour des accusations de malversations financières…
Il y a 5 ans déjà, M. Langlade avait déjà eu une parole pleine de bon sens à propos des « gens du voyage », qui n’a offusqué que les habituels bien-pensants.
«Ils vivent à nos crochets, ils vivent de rapine. Ce sont des gens qui roulent dans des voitures de luxe, qui ont des caravanes énormes et qui ne travaillent pas…"
Ceux qui à Strasbourg habitent certains quartiers comme Koenigshoffen peuvent apprécier toute la justesse de cette parole, au vu du campement hors-la-loi situé là-bas, où stationnent régulièrement grosses berlines et 4x4…
Tout ceci finira vite. M. Brice Hortefeux, que l’on a connu moins prompt à expulser des clandestins, s’est vite empressé de suspendre le préfet coupable de paroles « racistes et discriminantes ». Cela devra encore se prouver devant la justice…
Illustration : encore "Tintin au Congo" ! décidément...voilà une planche gravement discrimante pour les travailleurs africains ; que font SOS Racisme et le Mrap ?
11:17 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paul girot de langlade, anti-racisme, mouloud aounit, sos racisme, mrap, emilie perrier, brice hortefeux, strasbourg, koenigshoffen
12.08.2009
UN COMPENDIUM DE L'IDÉOLOGIE DOMINANTE AVEC UNE PETITE PINCÉE DE MASOCHISME CHRÉTIEN.
L'exhibition de ces repentants forcenés, outre son aspect obscène et racoleur bien dans la veine d'une époque qui a su inventer la "gay-pride" et la "love-parade", pose, sans même s'en apercevoir, quelques questions capitales.
Si, dans la théologie chrétienne le Christ prend sur lui tous les péchés des hommes passés, présents et à venir, le principe moderne de la responsabilité individuelle exige que l'on ne s'excuse que pour les fautes que l'on a commis soi-même (sauf pour madame Ségolène Royal bien entendu). Les clowns encordés qui défilent sur ces images n'ont pas cette sage humilité et tels de nouveaux christs de comédie ils choisissent d'endosser, au nom de la chrétienté européenne toute entière, la totalité des "péchés" liés à l'esclavage.
Outre l'arrogance que suppose cette démonstration spectaculaire d'un point de vue chrétien qui est celui où ils prétendent se placer, elle fait fi, au surplus, de toute réalité historique. À supposer qu'il faille "payer" pour les crimes de nos ancêtres, ce qui relèverait pour le moins d'une singulière conception tribale de la justice ainsi ramenée à une sordide vendetta réglant ses comptes de génération en génération selon la loi du sang, la question se pose de savoir si nous sommes bien les descendants des rois nègres, des émirs arabes, des armateurs et de l'oligarchie des grands planteurs américains qui furent les seuls bénéficiaires de la traite.
Les chrétiens européens d'aujourd'hui auxquels s'adresse cette mise en demeure culpabilisatrice sont bien plus certainement les descendants de pauvres paysans trimant toute leur brève existence pour des queues de prune que de ces sommités prédatrices dont on voudrait nous faire endosser les crimes (comme on nous fait assumer aujourd'hui les agiotages et les errements financiers de l'hyperclasse mondiale). Si cette manière de battre sa coulpe sur la poitrine des autres, si fréquente chez les apôtre du Bien, est à elle seule un comble d'indécence morale, le commentaire ne peut pourtant s'arrêter à ce simple constat.
En effet la démarche des nouveaux flagellants ajoute à la sottise morale une grave bévue historique. Celle, anachronique, qui consiste à juger les actions d'hier avec les valeurs d'aujourd'hui. Toutes les sociétés ont été esclavagistes sans exception et si la traite atlantique déporta aux Amériques une douzaine de millions de Noirs d'Afrique, les musulmans en déportèrent quant à eux dix-sept à dix-huit millions et le trafic, chacun le sait, se poursuit au Sahel et au Soudan sans soulever la réprobation des bien-pensants amateurs d'ethno-masochisme.
Enfin, puisque ces paradants ne se privent pas d'essentialiser les catégories ethno-religieuses en faisant résipiscence au nom de l'Europe entière, ne serait-il pas tentant pour des Européens que l'on veut accabler de tous les maux de la terre de se souvenir qu'ils furent les premiers, et les seuls, à abolir l'esclavage au nom dune dignité qu'ils entendaient attribuer à tous, sans exception ?
Les sempiternels donneurs de leçon nous accablent de leur nullité et leurs outrances. Pourquoi supportons-nous sans broncher leur prétentieuse logorhée ?
Coclès
10:04 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : repentance, esclavage, tf1, afrique



