21.07.2008
La Burqa et la République
"La burqa est-elle incompatible avec la nationalité française ?" Posée ainsi, comme le fait Le Monde dans son édition du jour, la question est inutilement polémique et la réponse imposée par la radicalité de l’interrogation. Les enfants sont bien dressés. Mais ainsi: "une certaine pratique de la religion est-elle incompatible avec les principes de la République ?" La réponse est évidente. Pas besoin d'être bon républicain, tricard dans un journal radical, militant laïcard ou lecteur d’Henri Pena-Ruiz pour y répondre.
Une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, s'est récemment heurtée à cette barrière conceptuelle et s'est vue refuser la nationalité française au motif qu'elle "a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes". Le Conseil d’Etat, dans un arrêt du 27 juin 2008 (ci-dessous), a rendu la justice « au nom du peuple français » et rappelé que, même dans la vie privée, même dans l’intimité, la volonté du peuple prévalait sur celle d’Allah, de Mahomet, mais sans doute aussi de Jésus le Christ, de JHWH ou du grand Spaghetti volant des adeptes du pastafarisme.
Ce n'est pas la première fois que le degré de pratique religieuse est pris en compte pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère, mais c'est la première fois qu'une pratique purement privée, sans menace de trouble à l'ordre public au sens matériel (sécurité, tranquillité, salubrité), est prise en compte de manière aussi caractérisée. Jusqu'à présent seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l'islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Mais dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie privée qui sont seules prises en considération pour lui refuser la nationalité française. Alors même que depuis son arrivée en France elle n'avait jamais "jamais cherché à remettre volontairement en cause les valeurs fondamentales de la République ", qu'elle n'a pris aucune position publique, qu’elle n’a pas non plus adopté un comportement ouvertement hostile à la mixité et le désir de parité de la société française (elle n’a pas refusé de se laisser tripoter par un gynécologue homme lors de ses trois grossesses), sur le seul fondement de son adhésion revendiquée aux principes de l'islam radical, Faiza. M. se voit refuser l'acquisition de la nationalité française alors que, par ailleurs, elle remplit toutes les autres conditions (y compris de maîtrise de la langue française, dont l’appréciation est habituellement des plus fantaisistes). Ainsi la liberté de conscience, l’ancêtre de toutes les libertés publiques, la racine (protestante) du libéralisme, l’enceinte sacrée de toutes les erreurs, de toutes les hérésies, de tous les mensonges, trouve sa limite dans l’exigence d’une assimilation minimale dont il faut pouvoir donner les preuves. Léviathan se réveille et rappelle que la souveraineté précède l liberté.
Quels sont les éléments constitutifs de ce défaut d'assimilation? D'après le commissaire du gouvernement, Emmanuelle Prada-Bordenave, la tenue de Faiza M est un premier élément. A trois reprises, Faiza M. se serait présentée "recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente". Par ailleurs, le couple reconnaît "spontanément" son appartenance au salafisme. Mais c'est peut être l'évolution même de Faiza M. qui a retenu l'attention du commissaire du gouvernement, une évolution personnelle qui ne va pas dans le sens d'une adhésion aux principes de la République. Faiza M. a en effet reconnu qu'elle n'était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué "qu'elle n'a adopté ce costume qu'après son arrivée en France à la demande de son mari et qu'elle le porte plus par habitude que par conviction". Enfin "D'après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille ." Faiza M. semble "trouver cela normal et l'idée même de contester cette soumission ne l'effleure même pas", a ajouté Mme Prada-Bordenave, estimant que ces déclarations sont "révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française".
Les esprits forts riront de ces fadaises, comme les demi-habiles que Pascal met en scène. Ils se gausseront en rappelant que nos grands-mères n’avaient sans doute pas plus que Faiza M. une conscience aigüe de la laïcité, des droits de l’homme, du droit de vote ou de l’égalité des sexes et que le combat pour l’acquisition de ces droits n’a pas germé dans l’esprit aliéné de la plèbe. La question n’est pourtant pas là. Peut importe ici ce que l’on exige, du moment que l’on exige quelque chose plutôt que rien.
Cette décision montre bien que la liberté de conscience, comme l'ensemble des libertés, que l'on présente généralement comme des droits fondamentaux, inaliénables, naturels, intangibles, irrévocables, etc, ne sont que des permissions de l'Etat, c'est-à-dire de la personnification institutionnelle du peuple souverain. D'un Etat plus ou moins tolérant, certes, plus ou moins libéral, mais qui n'accorde de libertés qu'autant qu'elles sont compatibles avec l'ordre public, lequel ne s'entend pas seulement comme un ordre matériel mais comme un ordre spirituel. La brave Faiza M. ne fait de tort à personne en vivant chez elle recluse et soumise, mais elle porte atteinte aux consciences et à l'ordre public spirituel c'est-à-dire à un monde d'idées que l'on impute au peuple et cette seule interférence avec le monde des idées suffit à justifier son exclusion de la communauté nationale.
On ajoutera que dans la présente affaire, la nationalité française a été refusée à Faiza M. mais que rien, absolument rien ne s'opposerait demain à ce que la nationalité française soit retirée à une personne portant un tel trouble à l'ordre public spirituel et aux consciences. Toute communauté, pour se définir comme communauté, génère ses propres limites et trace une frontière spirituelle qui réfute tous les cosmopolitismes. Le Conseil d'Etat vient de retrouver ainsi, dans les méandres d'une jurisprudence compliquée mais en pleine évolution, le vieux principe de la constitution des solidarités: Mme Faiza n'est pas des nôtres. Il n'en a pas tiré les conclusions qu'il aurait pu en tirer parce que la velléité succède à la décision: "sa vie n'est pas ici". Mais, dans la stupeur de notre déclin, il a rappelé le vieux principe de l'amitié et de l'inimitié.
Morès
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CE 27 juin 2008, Faiza A.
Conseil d'État
N° 286798
Mentionné dans les tables du recueil Lebon
2ème et 7ème sous-sections réunies
M. Daël, président
Mme Sophie-Caroline de Margerie, rapporteur
Mme Prada Bordenave Emmanuelle, commissaire du gouvernement
lecture du vendredi 27 juin 2008
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Vu la requête, enregistrée le 10 novembre 2005 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Faiza A, demeurant ... ; Mme A demande au Conseil d'Etat d'annuler le décret du 16 mai 2005 lui refusant l'acquisition de la nationalité française pour défaut d'assimilation ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Vu le code civil, notamment ses articles 21-2 et 21-4 ;
Vu le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Sophie-Caroline de Margerie, Conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement ;
Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement :
Considérant qu'aux termes de l'article 21-2 du code civil, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : « L'étranger... qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de deux ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration, la communauté de vie n'ait pas cessé entre les époux et que le conjoint français ait conservé sa nationalité » ; qu'aux termes de l'article 21-4 du même code : « Le Gouvernement peut s'opposer, par décret en Conseil d'Etat, pour... défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai d'un an à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26.. » ; qu'enfin, aux termes de l'article 32 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité : « Lorsque le Gouvernement veut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger d'un conjoint de nationalité française, le ministre chargé des naturalisations notifie les motifs de fait et de droit qui justifient l'intention de faire opposition... » ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme A a reçu communication le 10 mars 2005 des motifs de fait et de droit justifiant l'intention du ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale de faire opposition à son acquisition de la nationalité française conformément aux dispositions précitées de l'article 32 du décret du 30 mars 1992 ; qu'elle n'est donc pas fondée à soutenir que le principe du contradictoire aurait été méconnu ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, si Mme A possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes ; qu'ainsi, elle ne remplit pas la condition d'assimilation posée par l'article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l'acquisition par mariage de la nationalité française de Mme A ;
Considérant que le décret attaqué du 16 mai 2005 n'a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte à la liberté religieuse de l'intéressée ; que, par suite, il ne méconnaît ni le principe constitutionnel de liberté d'expression religieuse, ni les stipulations de l'article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation du décret du 16 mai 2005 lui refusant l'acquisition de la nationalité française ;
D E C I D E :
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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Faiza A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.
09:20 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Islam, République, voile, burqa, conseil d'état
17.07.2008
Les faux-monnayeurs de l'antiracisme
On se souvient qu'en avril dernier, lors de la trente-quatrième journée de Ligue 1 de Football, Jean-Marc Furlan, l'entraîneur de Strasbourg n'avait pas ménagé sa peine à l'encontre d'un joueur italien de l'Olympique lyonnais. Legratifiant de sobriquets peu amènes tels que "macaroni" ou "rital de merde", il l'accusait de simuler et déclarait à l'issue du match "on ne peut pas dire que l'italien a renié ses gènes ou sa race".
Dans un premier temps le conseil national de l'éthique avait condamné le dirigeant strasbourgeois à trois mois de suspension ferme mais, finalement bonhomme il est revenu sur cette sanction pour l'assortir d'un simple sursis considérant "qu'il ne pouvait pas être retenu un caractère xénophobe aux propos de Monsieur Furlan". Peut-être faut-il se réjouir de la mansuétude des autorités du football mais on ne peut s'interdire d'imaginer quelles seraient les réactions si les propos de l'entraîneur strasbourgeois avaient visé un joueur d'origine plus méridionale encore. Des jugements moins évidemment insultants mais prenant pour cible la composition de l'équipe de France ont valu à un philosophe, à un président de région (socialiste) et à un chef de parti (réputé d'extrême droite) des condamnations autrement plus sévères, mais il est vrai que ceux-ci visaient des joueurs de couleur et non un banal "bouffon rital".
Une pareille hiérarchisation dans le traitement du racisme est-elle exceptionnelle? Il ne le semble pas, du moins si l'on en croit les Dernières Nouvelles d'Alsace. Dans ses pages strasbourgeoises le quotidien publiait le dimanche 13 juillet un article sur l'activité des policiers dans les divers quartiers de la CUS. La journalistes y signale qu'à Hautepierre les gardiens de la paix se font traiter de "sales blancs" par des jeunes qui "zonent" entre les blocs. Face à des injures qui relèvent de la pure xénophobie les représentants de la République conservent un sang froid qui s'apparente à une débonnaire placidité. Sans doute, comme dans le monde du Football, les ligues de vertu spécialisées dans la traque du racisme, ne voient-elles pas dans ce cas précis des raisons suffisantes de rechercher et de poursuivre les auteurs de ces propos. Les policiers eux-mêmes, sans doute habitués à ces invectives répétées, n'y voient-ils pas motif de se plaindre. La sagesse verra aussi dans cette passivité un moindre mal tant certains quartiers semblent prompts à saisir le moindre prétexte répressif pour s'enflammer au nom d'un victimisme et d'un manque de "respect" que sociologues d'État et journalistes complaisants auront tôt fait de comprendre et de justifier.
La question se pose de savoir si la paix intérieure doit être monnayée à ce prix. Car ce prix si l'on y songe est des plus exorbitants. En pratiquant un savant dosage des châtiments qu'il inflige en fonction de l'origine des coupables ou de l'appartenance des victimes l'antiracisme donne l'impression que certaines populations méritent plus que d'autres sa protection. On peut ainsi, sans provoquer la moindre réprobation, flétrir l'origine européenne d'un flic ou d'un joueur de foot mais gare à celui qui se laisse aller à propos des juifs, des blacks ou des musulmans. Outre qu'une telle pratique à géométrie variable inflige, dans les faits, un ironique démenti à la logique égalitaire dont l'antiracisme se voudrait le flambeau, tout cela donne subrepticement à penser que toute cette mise en scène pourrait bien n'être, finalement, qu'un prétexte coercitif pour obliger des autochtones récalcitrants à accueillir l'effet des migrations comme une bénédiction. Pour dissiper ce soupçon légitime il faudrait au moins que l'attention des vigilants et les rigueurs d'une loi à prétention universelle s'applique à tous avec la même sévérité. Tant que ce ne sera pas le cas nous serons en droit de douter et de le faire savoir.
07:40 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anti-racisme, racisme, racing, strasbourg
08.07.2008
Une nouvelle tenue pour Ingrid
Ingrid va bien, merci. Dans sa nouvelle tenue, Safrane rutilante, elle gravit rapidement les marches du pouvoir. Objectif? Prendre la place d'Uribe, dans un premier temps. Et ensuite? Tout est possible. La pasionaria d'une Colombie meilleure a joué sa vie, ce 23 février 2002 et, finalement, elle a remporté la mise, elle a tout gagné. Aux prix de six années d'enfer dans la jongle, enchaînée, martyrisée, humiliée, elle revient évidemment plus forte, plus déterminée, plus inflexible que jamais. Ingrid est invincible.
Portée par sa foi, sa détermination, son sens politique et, bien évidemment, son sens moral, elle est une dame de fer au regard souriant, au rire spontané, à la générosité touchante. Que voulez-vous qu'il puisse encore lui arriver. De sa bouche sort maintenant la Vérité. Sur l’extraordinaire mission des forces spéciales, digne de leurs homologues israéliens cités en référence. Sur le rôle joué par la France et son président, Nicolas Sarkozy, dont elle connaissait les frasques amoureuses et son idylle avec Carla (sans doute vont-elles devenir amies). Il n’y a rien à commenter. Tout au mieux peut-on se féliciter que Sarkozy, informé de tout, se soit abstenu d’envoyer les parachutistes de Carcassonne pour délivrer la belle princesse, ou bien le regretter…
21:25 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ingrid, betancourt, liberation, strasbourg, farc
26.06.2008
La Droite Strasbourgeoise défend la pluralité de la presse
Le groupe bancaire Crédit Mutuel prendrait vendredi une part majoritaire dans le groupe de presse Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (Ebra), premier groupe de presse quotidienne régionale.
Au terme d’une transformation en actions au profit du Crédit Mutuel d'une dette de 128 millions d'euros du groupe de presse à son égard, le Crédit Mutuel détiendrait 51% du capital du groupe Ebra et le groupe Est Républicain 49%, précisent des sources syndicales.
Le groupe Ebra détient huit quotidiens régionaux: L'Est Républicain (Nancy), Les Dernières Nouvelles d'Alsace (Strasbourg), La Liberté de l'Est (Epinal), Le Journal de la Haute-Marne (Chaumont) à 50%, Le Progrès (Lyon), Le Dauphiné Libéré (Grenoble), Le Bien Public (Dijon) et Le Journal de Saône-et-Loire (Chalon sur Saône). Il conviendrait alors de rajouter à ce groupe le journal L'Alsace et Le Républicain Lorrain, dont le Crédit Mutuel possède une grande partie du capital.
Un tel regroupement – en dehors de toutes les polémiques et critiques qu’il nous est arrivé de formuler à l’encontre de la presse – est de nature à provoquer de légitime interrogation.
Après la pensée unique, va-t-on aller vers la presse unique, porteuse d’une « nouvelle Pravda", une vérité libérale, politiquement correcte, apte à capter nos dernières parcelles de cerveaux disponibles ?
Enfin, comment ne pas songer à l’avenir de la pluralité de la presse en Alsace, il nous faut pas être grands clercs pour comprendre qu’un regroupement, au sein d’un même groupe de l’Est Républicain, du Républicain Lorrain, de l’Alsace et des Dernières Nouvelles d’Alsace conduira à ceux que certains actionnaires appelleront un « plan de modernisation » qui impliquera forcément la mise au tapis d’un certain nombre de journalistes et de rédactions complètes.
Camarades journalistes, la Droite Strasbourgeoise n’est pas rancunière, elle est solidaire de vous face à ce monde contre lequel nous nous battons aussi.
08:00 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, pravda, dna, alsace, quotidien, ebra, journalistes
25.06.2008
Pourquoi faudrait-il être "viscéralement anticommuniste" ?
Ainsi Coclès démarre-t-il un commentaire à un de nos lecteurs. De celui-ci nous faisons une note :
Pourquoi faudrait-il être "viscéralement anticommuniste" ?
Outre que le communisme, du moins dans sa forme stalinienne, semble s'être depuis des lustres vaporisé de lui-même dans un désert dont on ne revient pas, il n'est pas toujours opportun de penser et d'agir avec ses tripes. Ces organes sont au demeurant fort utiles et pas du tout méprisables mais ils ont été prévus pour un autre usage. C'est vrai que la vie politique,ou ce qui en tient lieu, c'est souvent, pour le dire franchement, de la merde. Vous suivre ne résoudrait pas le problème car ce sont surtout les vidangeurs qui nous manquent.
Pour en revenir au communisme disparu, il est bien vrai que son spectre hante encore largement notre historiographie et que nos manuels scolaires, par exemple, le traitent avec une grande mansuétude mais il en sera ainsi tant que nous ne serons pas sorti de l'antifascisme spectaculaire et sénile qui tient lieu de prêt à penser moral à une oligarchie qui n'hésite pas par ailleurs à cultiver l'incivisme le plus obscène.
Quant à la "subversion gauchiste" elle est tout sauf subversive. La subversion s'exerce généralement par des canaux souterrains et selon des procédures occultes. Ce n'est certainement pas le cas du gauchisme contemporain qui est au contraire surexposé par et dans les médias du parti oligarchique.
Si vous vouliez bien penser non avec vos tripes, mais avec votre cervelle, peut-être seriez vous amené à vous poser la question de savoir, entre mille exemples, pourquoi un Besancenot a été choisi par le système pour devenir une coqueluche du PAF. Si vous voulez bien vous livrer à cet effort, qui suppose, c'est vrai, quelques lectures, sans doute serez-vous amené à ne plus parler ni de "socialos" ni de "fausse droite" vu que les uns et les autres ne sont que des logos publicitaires destinés à mimer le pluralisme démocratique pour faire, in fine, exactement la même chose, sans doute "à la botte des ploutocrates apatrides" comme vous dites dans un langage un peu suranné mais qui désigne ici des réalités bien concrètes.
Ci-dessous le commentaire concerné :
L 'Alsace est déjà à gauche.. La fausse droite UMP, immigrationniste, complaisante à l'égard de la subversion gauchiste et à la botte des ploutocrates apatrides est tout aussi nuisible que les socialos..
Seule une droite identitaire viscéralement anticommuniste et pourfendant les différents lobbies serait à même de changer les choses..
Ecrit par : JF | 17.06.2008
19:35 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : propagande, anti, communiste, alsace
06.06.2008
Alsace, le crépuscule des droites
Les dégâts collatéraux des élections municipales de Strasbourg n’ont pas tardé à se faire sentir sur ce que l’on nommera les droites strasbourgeoises.
A droite de la droite parlementaire, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a changé de dirigeants, Robert Spieler, son ancien président participe lui à la création d’une nouvelle structure politique et le Front National, lui, semble englué dans la succession de Jean Marie Le Pen.
Au centre, le Modem n’incarne pas l’ex-Udf et son attachement au centre droit. Une partie des responsables de ce mouvement prend du recul et l’autre se bat contre les « gauchistes », nom donné aux nouveaux venus des Verts, du Ps et de la gauche radicale.
A l’UMP enfin, la droite s’est divisée en deux groupes distincts dirigés l’un par Fabienne Keller et l’autre par Robert Grossmann. Se surexpose à cette situation une Ump qui unifie les trois circonscriptions strasbourgeoise au grand dam de certains élus locaux.
Si l’on rajoute à cette observation l’analyse de la situation nationale, la côte du gouvernement et le peu d’emprise des droites sur le terrain, on peut légitimement annoncer que l’Alsace connaît aujourd’hui un crépuscule des droites, préalable demain à la conquête des institutions régionales par la gauche.
Cette conquête a déjà commencée. De nombreuses villes, institutions, communautés de communes sont aujourd’hui dirigées par des équipes de gauche. Citons la Communauté d'Agglomération Mulhouse Sud Alsace (39 communes), la Communauté Urbaine de Strasbourg (28 communes), Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden mais aussi le nombre croissants d’élus socialistes au sein des deux Conseils Généraux et de Conseils Municipaux.
A Strasbourg, la gauche positionne actuellement une relève, une jeune garde militante qui accède aujourd’hui aux mandats et fonctions que la droite n’accordait pas au moins de 40 ans.
Bref, des nouvelles générations se mettent en place. A droite, d’étranges rencontres se font par delà les partis. Cette voie est la bonne à suivre, il faut faire sauter les clivages imposées par la gauche et le politiquement correct, il faut en finir avec les scléroses et leurs gourous, faute de quoi Strasbourg restera à gauche mais mieux encore d’autres communes, d’autres cantons, voire la région tomberont dans l’escarcelle politique d’une gauche qui sait militer et conforter ses réseaux du centre gauche à la gauche extrême.
09:00 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, strasbourg, centre, démocrates, progres, alsace, strasbourgeoise
01.05.2008
Quand l'Afrique s'éveillera
"Humanitairement, ce n'est pas la France qui va donner des leçons à la Chine". La déclaration d’Eunice Barber a le mérite de la clarté. Surtout lorsqu’elle rajoute : Il y a tellement de Noirs et d'Arabes qui se font incendier (ou massacrer selon la radio) en France. Là, les humanitaires ne se lèvent pas.
L’athlète poursuit : « J'aimerais que les Noirs soient un peu comme les Chinois, qu'ils se développent, qu'ils achètent tout ce qu'ils peuvent acheter. Ils ne font que du business. C'est ainsi qu'on respecte les gens et les Chinois on les respecte car économiquement ils sont bien. J'ai envie qu'on leur donne leur chance ».
Moralité, la charmante Eunice ne portera pas le badge imaginé par certains athlètes français.
La Droite Strasbourgeoise apprécie le vœu de cette sportive née à Freetown en Sierra Léone de voir l’Afrique se développer et s’étonne donc qu’elle n’ait pas préférer les couleurs du Sierra Léone pour incarner, à Pékin et ailleurs, cette Afrique qui s’éveille. Eveil, que nous appelons de nos vœux !
09:10 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : eunice, barber, chine, afrique, sport, droite, strasbourgeoise
03.03.2008
Homosexuels : Souvent de gauche... et gauchers

Rappellons que, en France, la République est bonne fille visiblement ; les politiques, qui s'empressent d'habitude de mettre le mot République à toutes les sauces, semblent oublier pour le coup, qu'ils font le jeu d'un lobby organisé et que cela s'appelle aussi en langage clair du COMMUNAUTARISME, contraire aux principes républicains. Et les autres communautés strasbourgeoises, que font-elles ? L'information ci-dessous devrait donc intéresser quelques personnes...
Source : Physorg.com, novembre 2007
14:10 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : homosexuels, municipales, 2008, strasbourg, LGBT, festigays, cutajar
13.02.2008
Pour nos candidats aux Municipales : à quoi ressemble VRAIMENT Strasbourg ?
Nos nombreux et valeureux candidats de tous les bords politiques brassent grandes idées, vent, humanisme au petit pied et surtout programmes creux.
Au quotidien, promenons-nous un peu dans la ville.
Le mode de vie quasi-barbaresque évoqué ci-dessous n’est pas issu de l’imagination. Il n’est que le reflet de ce que l’on croise régulièrement, le fruit véreux de la bonne pensée unique véhiculée par politiques et médias depuis des années.
En effet, quelle ville voyons-nous quotidiennement ?
La liste serait trop longue, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à Strasbourg nous sommes verni et avons un échantillon représentatif, qui touche tant les locaux dits "Français de souche" que nos sympathiques amis issus de l'immigration (dits aussi "Chance-pour-la-France").
- Dans le Tram : "jeunes" visiblement décérébrés puisqu’ils sont obligés d’écouter du rap et R n’B sur leur téléphone portable, à plein volume. L’usage du casque étant sans doute devenu accessoire. Nouvel usage, dans les transports en commun : mettre systématiquement ses pieds sur le siège devant soi. Histoire que le prochain qui s’installera à cette place salisse ses propres vêtements. Accessoirement aussi, arracher le plastique couvrant les parois vitrés intérieures du Tram. Jeter ses papiers, ses reliefs de junk food au niveau intermédiaire des rames, là où il y a un rebord. Tagger, rayer, gratter les sièges ou les parois plastifiées aussi. Empêcher les portes de se fermer, les bloquer avec la main ou les pieds, malgré les panneaux interdisant cela. Ne pas oublier de tagger aussi les stations, notamment aux abords du Lycée Jean Monnet de joyeux : « Neuhof en force », « L’Elsau nik tout ».
- Au cinéma (le Ciné -Cité par exemple) : être bruyant dans les salles, s’invectiver de siège en siège, décrocher son téléphone en pleine séance et parler avec son interlocuteur, gesticuler et commenter le film en cours, laisser traîner ses boissons et son pot à pop-corn, soigneusement vidé sur le sol ou les sièges. Laisser les toilettes dans un état déplorable et, un grand classique, les boucher en jetant plein de papier dans la cuvette. En sortant de la salle, ne pas oublier d’insulter son pote ou ses copines en le traitant au choix de : chacal, fils de pute, connasse, à coup de « vaz-y, va niquer », le tout agrémenté de l’accent chantant des banlieues.
- À la FNAC ou au Virgin : après avoir désespérément tenté de voler un énième CD de rap ou de R n’B (les seuls qui sont enfermés dans une coque plastique protectrice, pour limiter cela), prendre une pile de disques et les écouter à une borne automatique, en squattant de longues minutes ces endroits. Puis laisser traîner la pile de CD : « on n’est pas des bouffons, y a des vendeurs pour ranger ça ! ». Invectiver le vendeur d’un « s’te plaît, t’as le dernier X ? ». Bien sûr, vous ne les trouverez jamais aux rayons Jazz, Classiques, Chanson française, rock indépendant. Curieux...
- Dans la rue : surtout autour de la Place Kléber, de la Place de l’Homme de fer, et nid propice, le Centre Halles. Là, c’est toute la poésie urbaine qui se révèle. On erre en bande, parce que pour cracher par terre, c’est mieux. On aime aussi cracher son énième chewing-gum au sol, histoire de laisser encore une trace noirâtre par terre durant des mois (la plaie des villes actuellement…). On aime aussi invectiver, siffler, commenter tel jeune couple et notamment la fille, histoire de dire que "wech, elle est bonne la meuf".
Arrêtons pour l’instant la liste. Elle donne une image du degré de civilisation que nous avons atteint sous le regard bienveillant des politiques, des élites diverses etc…Mais que font les journalistes pour parler de cela ? La prochaine fois, nous vous parlerons de la malbouffe et des temples de la gastronomie avariée que sont les döner kebab...
10:20 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : municipales 2008, strasbourg
25.01.2008
Quand la droite laisse la gauche lui dicter sa conduite
Hier le PS, plus habile à dénoncer les anciens d’extrême droite sur ces listes que ceux d’extrême gauche sur les siennes, a cru bon pouvoir dénoncer un ancien candidat FN à Schiltigheim. Ce dernier s’est retiré de la liste mais pour faire bonne figure d’autres préfèrent dire qu’il en fut exclu et qu’ils n’en savaient rien. Sémantique absurde et peu crédible ! Avant hier, certains taquinaient d'autres personnes pour leurs fréquentations.
Nous le répétons, il y a eu lors des dernières élections régionales, 30 % d’électeurs à passer au-delà de la droite parlementaire. Il y a donc autour de nous, 30 % de personnes qui auraient « fauté » !
Nous croyons pouvoir affirmer qu’il y en aura donc sur pas mal de listes dans les prochaines élections et qu’il y en avait déjà jusqu’à présent. Où commence la droite extrême, si c’est à droite de l’UMP, nous pensons que la gauche peut continuer à terroriser la droite à Strasbourg et ailleurs.
Notons que cela ne semble s’appliquer qu’en Alsace. Que ce soit en direct ou via le MPF, l’Ump et d’autres partis.
Quelques exemples forts parmi d’autres
- Marignane :Le Maire ex-FN, ex-MNR de Marignane se présentera, avec l’ensemble de l’équipe sortante sous l’étiquette UMP aux élections municipales
- Vitrolles : La liste UMP de Vitrolles appelle aux rassemblements de la droite et du centre et bénéficie de soutiens clairs d’anciens adjoints MNR de cette ville pourtant symbolique.
- Marc-Philippe Daubresse, maire (UMP) sortant de Lambersart joue l'ouverture, en prenant avec lui deux anciennes têtes de liste: le socialiste Claude Reynaert et le MPF (ex-FN) Yves Bauw
- Beauvais : L’Ump investit un ex-élu MNR aux cantonales face au Président socialiste du Conseil Général.
Et pour la forme, on évoquera un homme, cofondateur d’Ordre Nouveau et du Front national sur Marseille, qui fut l’un des soutiens de Ségolène et contre lequel la gauche n’a rien dit. Jamais !
Mais au-delà de cela et du délire de la situation, que fait-on donc de ses nouveaux parias de la politique ? Camp de rééducation ?
Il nous semble nous que ces gens-là, qui ont pu choisir une autre voie, l’ont fait parce que l’offre politique ne répondait plus aux attentes de la population et qu’ils ont, cadres, élus, militants, exprimés un ras le bol d'une population coupée des politiques.
Par ailleurs, les partis à droite de la droite n’ayant fait l’objet d’aucune interdiction des Présidents Mitterrand, Chirac, Sarkozy, ils sont donc légaux donc à eux comme aux autres on doit pouvoir reconnaître :
- le droit d’évolution personnelle
- l’application de l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions … »
Nicolas Sarkozy lui-même n’indiquait-il pas avoir « changé » et souhaiter rassembler tous les Français ? … jusqu’en Alsace, nous semble-t-il !
10:05 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : droite, ump, strasbourg, alsace, 2008, extrême


