23.10.2009
Badaboum, les Bibliothèques idéales se sont cassées la gueule…
Cette fois-ci, personne aux DNA ne pourra faire d’article élogieux sur un événement culturel récent, les Bibliothèques idéales…
Déjà ce nom, mon Dieu, pourquoi avoir changé le titre original, Bibliothèque idéale ? Est-ce que la Mairie n’a aucun conseiller en Com pour expliquer qu’on ne change pas un nom qui gagne ? À moins qu’évidemment il fallût se démarquer des prédécesseurs à la tête de la ville…
Ensuite, les chiffres. Ouïe, les Dernières Nouvelles d’Alsace nous apprennent ce matin que 3700 personnes se sont déplacées sur les divers lieux de manifestation.
Lors de la première édition, 6000 personnes, la 2e : 10 000…
On dirait que les étagères de la bibliothèque se cassent la figure, non ?
Mais nous tenons le coupable ! Il paraît que c’est parce que cette manifestation n’avait pas eu lieu l’an dernier (elle n’a pas eu lieu parce que la Chargée de la Lecture publique et son Adjoint à la Culture se sont mal débrouillés, c’est aussi simple que cela).
Peut-être aussi que c’est dû à la diversité des lieux. Peut-être que c’est aussi dû à l’un des maîtres d’œuvre, M. Spire, appelé à la rescousse moyennant un beau chèque (on murmure un chiffre de…30 000 €). Il est vrai que les dépenses ne s’arrêtent pas là puisque la plupart des intervenants se sont fait payer aussi (quoi, 700 € ? Une paille !)
Mme Souad El Maysour doit être bien chagrine. Il est vrai qu’elle est l’artisane principale de la manifestation…et de son échec. Mais elle s’empresse d’appliquer la méthode Coué. Il paraît que la médiathèque Malraux a « attiré un public plus jeune, pas habitué à ce genre d’événement ». Sûr que ce public jeune a dû adorer la présentation de M. Birnbaum par exemple sur les Maos reconvertis en néoconservateurs par exemple…
Il paraît aussi, toujours d’après notre passionaria anticolonialiste que cela a permis de « démystifier le rapport à l’auteur et de bouger les lignes de la littérature à Strasbourg ».
Sacrée langue de bois, sacrés mensonges. C’est vrai que les lignes de la littérature avaient besoin de bouger, la bonne blague. C’est vrai qu’en termes de démystification, elle ferait bien de faire attention aux mots qu’elle emploie…
Les rumeurs courantes d’une éventuelle démission d’un adjoint pourraient finalement se concrétiser.
Car à la Culture, on se demande encore s’il y a un capitaine. Après tout, notre analyse assassine il y a un an sur ce sujet était plutôt juste…
Laurent Husser .
08:35 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : biblothèques, idéales, strasbourg, droite, strasbourgeoise, alsace
19.10.2009
Quand Léon Daudet fait irruption dans la campagne des régionales en Alsace…
Grâce soit rendue au vaillant veilleur Claude Kieflin, appointé journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace, qui ce week-end, a rempli son rôle de citoyen.
Un article dans la page Politiques du dimanche et un dessin ce matin dans les chuchotements nous font part de l’entrée de campagne « mouvementée » du candidat FN Patrick Binder. Nous aurons tout le loisir au cours des semaines qui viennent pour aborder les diverses candidatures de droite de ces régionales, qui toutes seront à suivre avec attention.
Par charité, nous ne dirons rien de l’article, même si nous espérons de la part de notre journaliste, le même esprit critique, le même sens aiguisé du trait, quand il évoquera l’entrée en campagne d’une tête de liste d’extrême gauche...
Mais l’essentiel n’est pas là…
Monsieur C. K dans le premier article fait œuvre de pédagogie, prenant le lecteur dominical pour un benêt illettré. Il semblerait que M. Binder ait cité Léon Daudet. Bien sûr, en bon journaliste équilibrant son compte-rendu, il ne rappelle pas que celui-ci a également cité quelques autres auteurs comme Ronsard (ce qui est précisé de façon moqueuse dans les pages Chuchotements ce lundi) et même... Léon Gambetta !
Pas de chance, il n’a rien à dire sur Ronsard (mais en cherchant bien, on peut lui trouver quelques tares idéologiques). Mais sur Daudet, le voilà prolixe comme une page de Wikipedia puisqu’il précise en note, horresco referens : « (rédacteur en chef et éditorialiste de l'Action française au début du XXe siècle, polémiste, monarchiste, antisémite, antigermanique, soutien déclaré du fascisme de Mussolini, ndlr) ».
Ouch ! pauvre Léon Daudet, qui n’en demandait pas tant, lui qui est mort depuis 1942 ! Peut-on le réduire à ces qualificatifs durs et évidemment lourds de sens ? Bien sûr que non, mais dans le règne de la pensée unique, cela est faisable.
Du coup, rendons justice tout de même à Daudet, même si bien évidemment plus personne ne le lit (et signalons au lecteur curieux le livre d'Eugen Weber "L'Action française" qui lui apportera beaucoup d'éléments sur ce mouvement et ce journal essentiel dans l'histoire des droites françaises) et citons Kléber Haedens et son « Une histoire de la littérature française ». Précisons d'emblée pour les esprits chagrins que oui, Kléber Haedens était aussi à l'Action Française et était un ami d'Antoine Blondin, Roger Nimier, Michel Déon et Jean d'Ormesson. Ce dernier l'a beaucoup défendu, jusqu'à participer récemment à l'inauguration d'un collège qui aurait dû porter son nom, si les ligues de vertus socialistes et gauchistes n'avaient pas couinées vertueusement pour empêcher une telle "ignominie". Le texte ci-dessous de Haedens semble d'actualité pourtant sur certaines des vertus de Daudet...
« Drieu La Rochelle disait que l’Action Française avait créé le mouvement littéraire le plus important d’Europe, avec celui de la Nouvelle Revue Française, pendant le premier tiers du XXe siècle. L’Action Française a groupé en effet autour de Charles Maurras, quelques-uns des meilleurs écrivains de notre temps et, tout d’abord, Léon Daudet (1868 - 1er juillet 1942). À vrai dire, Léon Daudet a un peu trop ébloui ses contemporains par ses dons jupitériens de polémiste, par le massacre joyeux des crétins, des traîtres, des routines, des conventions et des dessus de pendule auquel il se livrait chaque matin. Léon Daudet, qui avait été élevé dans l’entourage de son père, Alphonse, par la IIIe République naissante, devint promptement un homme populaire dont les faits et gestes se trouvaient guettés avec une égale avidité par ses amis et ses adversaires. L’éclat de sa vie publique a un peu nui à sa réputation d’écrivain. Il est vrai que son évasion de la Santé a été un moment savoureux dans l’histoire de la IIIe République. Mais Léon Daudet député, Léon Daudet duelliste, Léon Daudet exilé, Léon Daudet grand orateur et grand politique n’est pas l’homme qui nous retient ici. Au-delà du vivant déchaîné, il faut voir l’écrivain dont on n’a pas toujours compris la valeur.. La part la plus inégale dans son œuvre est celle du romancier. Il ne faudrait pas cependant la condamner trop vite à l’oubli (…) Mais Léon Daudet critique littéraire n’a pas son pareil. Il se trouve également à l’aise parmi les vivants et parmi les ombres. (…) Avec cela libre, indépendant, ne cherchant jamais à contraindre, toujours prêt à saluer le talent chez ses pires ennemis, dépourvu de tout esprit de parti, mettant son autorité au service du beau avec une générosité inépuisable, Léon Daudet est le premier critique littéraire de son temps.
Que dire du mémorialiste ? Il est de la lignée du cardinal de Retz et de Saint-Simon. En quatre mots saisissants, d’une cocasserie inimitable, il peint un homme au physique et au moral, lui rendant son souffle, son allure, les plis et la couleur de ses vêtements, ses tics, ses manies et jusqu’au son de sa voix. La série des Souvenirs Littéraires, les deux volumes de Paris Vécu, ouvrages mouvementés, passionnés, pathétiques, pleins d’intelligence, de culture et d’une gigantesque drôlerie, gardent la chaleur de toute une époque, avec ses lumières et ses parfums, ses jours et ses nuits, ses personnages ridicules, falots ou grandioses, et les rues de Paris, le ciel de Paris, tout ce qui fait le plaisir et la douleur de vivre. Chaque mot devient la sensation même. C’est un style qui passe »
13:51 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dernières nouvelles d'alsace, claude kieflin, patrick binder, front national, régionales 2010, alsace, strasbourg, léon daudet, action française
04.10.2009
ÉLECTIONS RÉGIONALES : BIEN MAL ACQUIS PROFITERA-T-IL TOUJOURS ?
Il ressort de toute une série d’élections partielles que l’électorat de la droite parlementaire aurait gravement chuté depuis la campagne présidentielle.
À telle enseigne que dans de nombreuses villes, on assiste non seulement à une montée en puissance des votes de droite "hors UMP" mais que des communes jusqu'à là détenues par la majorité lui échappent au profit d'une nouvelle mouture de la gauche plurielle.
Lors des Élections Européennes, les observateurs ont sous-estimé la dynamique des votes hostiles à la majorité présidentielle et l'éparpillement des voix de droite.
La nouvelle ouverture pratiquée à droite avec l'intégration du MPF de de Villiers ne semble pas à cet égard devoir changer la donne, sauf dans certains secteurs de l'ouest du pays. En effet, ce ralliement se réduit pour l'essentiel à celui d'un appareil durement étrillé et une partie des troupes se refusent à suivre comme on le voit dans la région Provence-Alpes-Cote d'Azur avec l'entrée en lice d'une liste "Ligue du Sud"
Le parti unique a aujourd’hui son talon d’Achille. Il tient donc aux limites de l’exercice :
- a) quand l’élection est à deux tours
- b) quand aucune personnalité régionale ne se trouve en mesure d'incarner avec force la "droite sarkoziste".
La clé du scrutin prochain ne sera donc pas, au premier tour, la capacité d’ouverture de la droite, mais bien sa capacité à mobiliser son électorat et à répondre à des « attentes droitières » toujours tentées par la dispersion.
Nous sommes dans l’ère du zapping électoral et ceux qui sont déçus de s'apercevoir que certaines promesses présidentielles n'ont pas été tenues pourraient ainsi choisir les « régionales » pour manifester leur mauvaise humeur.
Ceux qui estiment aujourd’hui que l’électorat de droite est définitivement acquis commettent une erreur stratégique. Une partie de cet électorat a été conquise à l'arraché par un discours sécuritaire qui est loin d'avoir rempli toutes ses promesses. « Bien mal acquis profitera-t-il toujours " ?
21:18 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, alsace, ump, élections, régionales, strasbourg
03.10.2009
QUAND L'ÉDUCATION NATIONALE TAPINE EN BANLIEUE...
Vendredi 2 octobre. Un titre dans Libération : "Des élèves payés pour venir au lycée." Est-ce un canular ? Non pas. Pour lutter contre l'absentéisme massif qui affecte certains établissements de la région parisienne, l'académie de Créteil expérimente une nouvelle recette tirée du sac à malices du Haut Commissariat à la Jeunesse. Les classes les plus touchées par la déscolarisation se verront attribuer une cagnotte pouvant atteindre 10 000 euros si elles parviennent à ramener dans le bercail éducatif les brebis égarées qui préfèrent la glande ou la maraude à la contrainte d'une présence régulière entre les murs du lycée. Comme dans la logique commerciale l'opération fait l'objet d'un contrat signé entre partis égaux, l'administration d'une part, les élèves d'autre part.
La récompense est indexée aux résultats obtenus par le "groupe classe". Cette prime d'assiduité ne sera évidemment pas versée individuellement aux plus méritants sujets de la classe citoyenne mais permettra de réaliser des voyages éducatifs ou des projets d'intérêt collectif. La version lycéenne du "travailler plus pour gagner plus" en quelque sorte. Il s'agit d'une expérimentation, nous rassure-t-on qui sera étendue en cas de résultats probants.
Jusqu'où va-t-on descendre ?
L'instruction est un don, coûteux et nécessaire, que la collectivité consent gratuitement à tous les jeunes qui résident sur le territoire de la République. Acquérir l'instruction que l'école délivre est pour chacun d'entre eux le gage d'une intégration sociale accomplie et d'une formation permettant une existence digne au service du bien commun. De tout cela, et pour des raisons diverses, de plus en plus de jeunes n'ont cure. Parmi eux, beaucoup sont issus de l'immigration d'origine africaine. C'est un constat que font tous les rectorats. Plus s'aggrave la déscolarisation précoce dans ces milieux et plus l'intégration républicaine acquiert les contours d'un mythe mensonger. Beaucoup le savent mais la plupart se taisent de peur de se trouver assimilés au pire. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c'est ajouter au malheur du monde." L'omerta ne nous prépare pas un avenir radieux.
L'état-Providence est exsangue et endetté jusqu'au cou mais qu'à cela ne tienne, la fiction de l'harmonie diversitaire devant être maintenue coûte que coûte, l'éducation nationale choisit de rattraper par la peau des fesses les absentéistes chroniques par le seul argument qui fait sens dans le monde nihiliste que le néo-libéralisme a construit : "la gagne" ! À ce compte là, l'éducation nationale choisit d'entrer en concurrence avec ce qui mobilise concrètement les absentéistes qu'elle entend sauver à tout prix : la simple fainéantise parfois et, trop souvent, les réseaux informels de la drogue, du vol, du recel, de l'arnaque, du trafic, de la razzia, des détournements de fonds, du racket...
Ce qui demeure dans ce pays d'utopie progressiste et d'idéalisme pédagogiste ne peut se résoudre à comprendre qu'une part grandissante de la jeunesse est devenue inéducable (et par conséquent inemployable) et ceci tout particulièrement parmi ceux qui constituent les phalanges d'une diversité que la nouvelle religion du métissage interdit de définir pour ce qu'ils sont. Non pas ce qu'ils sont "par essence", mais ce qu'ils sont devenus dans un Occident qui n'a plus rien d'autre à leur enseigner que le culte de l'argent.
10:11 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éléves, payés, lycée, salaire, lycéens, alsace, droite, strasbourgeoise, ump, politique
15.09.2009
Conseil Région d'Alsace, Conseil Municipal, une journée très politique à Strasbourg
Deux moments importants de la vie politique alsacienne se sont déroulés hier à Strasbourg : l’élection du nouveau Président de la Région et le Conseil Municipal de Strasbourg.
Au Wacken
Difficile de dire qui a voté pour qui hier à l’élection régionale, avec le jeu des alliances et le vote secret. Certains votes ont pu basculer vers d’autres camps, compensés par d’autres ralliements.
C’est ainsi que, partant des 20 voix groupe UMP/Indépendants, le Maire de Souffelweyersheim a récupéré les voix de quatre centristes (Jean-Jacques Fritz, Monique Jung, Danielle Traber et René Danesi) et de deux anciens élus frontistes (Bruno Haebig qui a, selon la presse, adhéré à l’UMP et Marie-Madeleine Heitz).
Bernard Stoessel totalise une voix de plus. Est-ce la voix qui manque au groupe FN ou est-ce une voix UMP compensée justement par ces allers retours?
Quoi qu'il en soit, la journée d’hier aura constitué un changement dans la vie politique alsacienne. Bertrand Hirtz, du Nouveau Centre, évoque ainsi « l’Union de la Droite » voulue par Adrien Zeller. Reste que désormais, ce n’est pas un « président de transition » dont a besoin la Région, mais bien d’une équipe renouvelée et soudée pour faire face, durant les 6 prochains mois à une crise économique qui ne pratiquera pas, elle, la trêve électorale.
Place de l’Etoile
L’après-midi fut sportive, elle aussi. L’opposition, très en forme a dégainé, d’abord sur les « concertations ».
« Votre démocratie participative, c'est le grand bluff. C'est la "concertitude" déclarait ainsi Anne Schumann, pendant que Robert Grossmann fustigeait « la non-concertation et la non-démocratie participative ». Autre victoire, l’adoption à l’unanimité d’une motion présentée par le groupe « pour que Strasbourg évolue en métropole ». Pas sûr qu’elle soit appréciée de tous les maires de la CUS ?
L’heure de la rentrée politique a donc bien sonné hier. Une rentrée qui doit s’accélérer avec les actes de candidatures internes de futures têtes de liste UMP et PS aux élections régionales.
08:00 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil, régional, alsace, andré, reichardt, municipal, strasbourg, ump, ps
03.09.2009
« Comité de la majorité » et élections régionales
La réunion du « comité de la majorité », ce comité directeur de guerre électorale de l'UMP en vue des régionales de 2010 et de la présidentielle avait fait couler beaucoup d’encre avant sa tenue, hier. La présence de Philippe de Villiers et de Frédéric Nihous, président de CPNT (Chasse, pêche, nature, traditions), a constitué finalement la première ouverture à la droite et la ruralité de l’ère Sarkozy. C'est aussi une priorité avec en ligne de mire 2012.
Regroupant Jean-Louis Borloo (Parti radical), Christine Boutin (Parti Chrétien démocrate), Hervé Morin (Nouveau Centre), ainsi que les ex-socialistes Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Eric Besson (Progressistes), et donc désormais le MPF, ce « comité » a vocation à créer la dynamique nécessaire au rassemblement des électeurs.
L’avenir précisera si et comment, dans chaque région, la pluralité des composantes sera ou non prise en compte dans la composition des listes régionales afin de capter tous les types d’électorat.
En Alsace, face aux annonces de tandem Bigot-Spiegel ( même si le premier continue d’hésiter et à l’hypothèse des candidatures Bélier, Buchmann, Waechter, la majorité alsacienne ne pourra éviter une réflexion de fond. Aujourd’hui, nous déclarait un observateur attentif de la majorité : « avec les promesses de reconduction, les engagements pris et les pressions établis, le futur Chef de file de l’UMP a de quoi présenter 2 ou 3 listes ». À la fin, il n’en restera pourtant qu’une. Encore faut-il qu’elle soit bien dosée, largement renouvelée et digeste.
Rumeur persistante : l’idée d’un saut générationnel sur les listes de gauche, idée lancée par Roland Ries (semble-t-il), fait son chemin. Au vu du nombre de Conseillers Généraux, d’Adjoints, il serait envisagé (mais aussi nécessaire en raison du non-cumul) – sauf peut-être les têtes de liste – de constituer les listes avec une forte représentation de 30 et 40naires de façon à donnerde la gauche, une image jeune et dynamique, mais aussi d’ancrer, comme c’est le cas à Strasbourg, les générations nouvelles dans le paysage politique alsacien.
07:44 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mpf, comité, majorité, alsace, élections, régionales, ump, nc
24.08.2009
Adrien Zeller (1940-2009)

« Tout le monde n’a pas le même niveau d’exigence en éthique politique. Pour moi, simplement, se comporter de manière éthique, c’est la voie la plus simple ; ça rend plus fort, plus libre. En homme public, on est amené à montrer l’exemple et ça force à une propre cohérence intérieure. La sagesse vient avec le détachement : avoir un mode de vie et des ambitions simples, cela donne plus de recul. »
09:45 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adrien zeller, alsace, région, strasbourg
06.08.2009
UMP : l'heure des défis intellectuels...
A l'heure des échéances régionales et des futurs débats locaux, il serait temps que l'UMP prenne la mesure de l'enlisement idéologique dans lequel elle est tombée.
Nous avons vu l'échec d'une campagne basée principalement sur des idées de gauche lors des Municipales à Strasbourg. Pour l'instant, aucun leader ne s'est dévoilé au niveau local. Et il est fort à parier que certains membres de la majorité présidentielle n'ont toujours pas compris que l'échec viendra, une fois de plus, de leur propension naturelle à flatter un électorat ancré à gauche et de répondre aux logiciels périmés du camp progressiste.
A la rentrée, La Droite strasbourgeoise proposera un projet, qui devrait permettre de débattre sereinement, sur de nombreux sujets, sans être inféodé au politiquement correct.
En attendant, l'article ci-dessous du veilleur Ivan Rioufol exprime quelques vérités qu'il faudra inclure dans les prochaines réflexions...
LDS
Pour l'UMP, un mur à abattre
Par Ivan Rioufol
L'UMP prend de bonnes résolutions : elle dit vouloir être présente sur les grands débats de société. Très bien. Mais saura-t-elle, pour cela, se débarrasser du politiquement correct qu'elle a hérité de la gauche et qui l'empêche, sottement, de nommer les choses ? Cette chape de plomb, que ce blog a entrepris de briser (en y trouvant son succès), empêche de comprendre la complexité des problèmes posés par une démocratie ouverte. Comment débattre des sujets les plus délicats, comme la déculturation qu'apporte le multiculturalisme ou l'apparition d'une contre-société s'estimant déliée de la communauté nationale, si la droite s'interdit de prononcer les mots permettant d'équilibrer la seule version angélique du vivre-ensemble. Par exemple: néo-colonialisme, choc des cultures, fracture identitaire, islamisation, racisme anti-blanc, guerre civile, etc. Comment poser éventuellement des règles et des obligations en appliquant l'idéologie du bien-pensisme (si bien portée par l'obamania) qui glorifie les nouvelles minorités, récuse l'idée de conflit et n'a que le mot apaisement en bouche ?
"Nous devons nous projeter sur le long terme en nous emparant de tous les sujets qui traversent la société française (...) Notre horizon, c'est le prochain projet présidentiel", explique (Le Figaro, 31 juillet) Nathalie Kosciusko-Moriset, secrétaire d'Etat à la prospective et secrétaire générale ajointe de l'UMP. Hervé Mariton, député (UMP) de la Drôme, chargé par le président du groupe, Jean-François Copé, d'inventorier les sujets sensibles, est un peu plus précis et audacieux quand il déclare (Le Monde, 26-27 juillet) : "Avec le développement de l'islam lié à l'immigration récente, la question de l'articulation entre le religieux et le politique se pose à nouveau (...) La droite française s'interdit de véhiculer une vision globale de la société, qui mobiliserait des valeurs morales, de peur d'être taxée de réaction". La peur reste, effectivement, un des ressort de ce culte du Bien, qui affaiblit l'Etat en le rendant incapable de se libérer du prêt à penser (l'écologisme est le nouveau venu) pour affronter lucidement l'avenir.
C'est ce mur du conformisme qui reste à abattre. Aussi faut-il espérer que l'UMP va s'y employer, en ne craignant pas d'employer des mots jugés "réacs" comme : conservatisme, devoirs de l'homme, exigences, culture, etc. Il serait temps qu'elle s'aperçoive que la gauche des faux gentils s'est intellectuellement et moralement perdue, pour n'avoir rien voulu comprendre des réalités et des attentes des gens. Il suffit de lire les libres commentaires sur l'internet (ce blog en est un bon exemple) pour mesurer le gouffre qui sépare les dirigeants politiques des Français eux-mêmes. Une révolution des mentalités, excédées par les silences, les occultations et les trucages du discours dominant, est engagée. Le Medef de Laurence Parisot a d'ailleurs bien saisi cet air du temps, puisque l'un des débats de son Université d'été (2-4 septembre), auquel votre serviteur participera, se fera autour de la question : "Etre ou ne pas être politiquement correct ?" (1). Serait-ce le début d'une prise de conscience?
(1) Avec, également Jean-François Copé, Nelly Kaplan, Alain Minc, Denis Olivennes, Fadela Amara, Oliviero Toscani.
10:25 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ivan rioufol, ump, strasbourg, alsace
03.08.2009
Démographie : cours, camarade, le vieux monde est devant toi
Mis en évidence par Theatrum Belli.
08:21 Publié dans L'Histoire éveille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démographie, alsace, europe, france, droite, strasbourg, strasbourgeoise
Depuis Platon, tout devient possible
"Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie".
Platon, "La République"
06:33 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : platon, république, alsace, strasbourg



