13.07.2008
Armées : Carcassonne le glas !
Si le très regrettable incident de Carcassonne se doit d’impliquer des sanctions et une enquête pour prendre en compte les responsabilités des hommes et du commandement, la décision du Ministre de la Défense de dissoudre deux GCP (groupes de commandos parachutistes) du 3ème RPIMa semble lourde de symboles.
Rappelons que le 3eme RPIMa est avant tout un régiment parachutiste devenu mythique grâce au général Bigeard. Héritier du 3ème BCCP, 3ème BPC et 3ème RPC, il fait partie de ce que l’on nomme parfois les « paras colos ». Installé à Carcassonne depuis 1962, il est finalement un jeune régiment de l’armée française. Un jeune régiment dont déjà 669 hommes du rang, sous-officiers et officiers sont tombés au Champ d'honneur depuis sa création.
Sa devise « être et durer », il l’a doit au Général Bigeard qui fut son chef de corps et elle est l’une des plus connue de l’armée française. Présent sur différents théâtres d’opérations, de l’Indochine au Kosovo, il est et dure.
Alors l’incident certe grave de Carcassone, justifie-t-il outre la démission du Chef d’Etat Major des Armées, cette dissolution ? Nous pensons que non. Sinon, pourquoi finalement ne pas pousser cette logique jusqu’au Ministre compétent.
Allez, si l’on veut responsabiliser, allons en effet plus loin. Que les politiques fassent preuve du même sens de responsabilités que certains officiers. Qu’ils démissionnent en cas de revers ou partent à la retraite en cas d’échec.
Sinon, une autre idée nous vient à l’esprit : interdire l’usage des armes dans les casernes et pourquoi pas dissoudre l’ensemble de l’armée française (tâche bien entamée et qui se prolongera fin juillet par l’annonce de la fermeture* d’un certain nombre de bases militaires et la suppression de 54.000 postes), tant qu’à faire.
Eric Neustadt
Note : A ce sujet, le silence des politiques alsaciens, alors que dans l’ensemble des autres régions et villes de l’Est, leurs collègues s’activent pour conserver leurs unités, laissent augurer de belles surprises pour l’Alsace dont on sait que certains régiments, dont le 1er RG sont menacés. 168 communes de Lorraine verront ce 16 juillet, leurs conseils municipaux démissionner pour s'opposer à la disparition du 13ème RDP.
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14.06.2008
Vous êtes de droite, rejoignez le Right-Club !
"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden
Alors que la ville s’endort et que la gauche prend racine, La Droite Strasbourgeoise lance son club comme on lance une droite au milieu d’un combat.
La première règle du Right Club est : il est interdit de parler du Right Club !
La seconde règle du Right Club est : il est in-ter-dit de parler du Right Club !
"La pub nous fait courir après des voitures et des fringues. On fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on sera tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rockstars... mais c'est faux, et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul"
Cri du cœur d’une génération, ce club se veut festif et dynamique. Avec flegme et fighting spirit, tout devient « vraiment » possible. On en découvre les motivations au travers d’un a-propos et de notes figurant sur le site www.ladroitestrasbourgeoise.com !
On y adhère en faisant acte de candidature , en étant parrainé, et en s’acquittant d’une vitale cotisation à la fois conservatrice et révolutionnaire.
19:35 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rcs, club, politique, strasbourg, right, droite
23.04.2008
Aimé Césaire : Y a pas bon...
Du recyclage de la négritude
par Pierre Damiens
Que Césaire ait chanté sa couleur et en ait fait une arme idéologique, on ne saurait l’en blâmer tout à fait. Il n’a fait en cela que suivre l’air du temps de ces années trente et quarante qui l’ont intellectuellement façonné, et au cours desquelles le fascisme puis le national-socialisme ont érigé la notion de race et d’identité culturelle comme fondement de l’édifice politique et social. Césaire n’est donc qu’un théoricien «racialiste» parmi d’autres, un des nombreux gauleiters tropicaux dont l’entreprise a pu prospérer, après que le règlement juridique et politique du conflit mondial a conféré aux peuples de couleur le monopole du nationalisme légitime.
Son succès, tout relatif quand on le compare à celui de l'épopée sioniste ou castriste, n’est pas dû à son seul talent. La lourdeur de sa plume, la pauvreté de son inspiration et la redondance de ses thématiques font de l’œuvre de Césaire un monument tautologique. Non. La réussite du concept de négritude provient essentiellement de son contexte et de sa contribution aux desseins hégémoniques des grandes puissances. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les États-Unis et l’URSS se sont partagé l’Europe. Cependant, les empires coloniaux britanniques et français subsistent. Il faut encore les dépecer afin de parachever la redistribution des cartes stratégiques. Tandis que les USA soutiennent discrètement les mouvements indépendantistes, Moscou met en branle le formidable outil de propagande qu’est le Parti Communiste, devenu l’apôtre de la révolution mondiale et de la libération des peuples colonisés.
C’est ainsi qu’Aimé Césaire est recruté par le PCF, avec pour mission d’arracher les Antilles à la souveraineté française. Mais Césaire n’est pas Guevara et ce bourgeois n’est pas prêt à sacrifier son train de vie à son idéal affiché. C’est en potentat local qu’il règnera sur la Martinique, employant habilement le mouvement autonomiste comme un moyen de marchandage avec la métropole, menaçant de prendre le large tout en prenant grand soin de ne pas larguer les amarres. Cumulant despotiquement les mandats électoraux et les emplois administratifs, profitant des subsides de l’État français, il détournera pendant plus d’un demi-siècle cette manne financière contre le pays qui l’a élevé, éduqué et nourri et qui ne cessera, jusqu’à sa mort, de le couvrir d’honneurs et d’avantages, dans un amour à sens unique qui tient du masochisme. 
Cependant, la postérité de Césaire ne s’incarnera pas seulement dans la perpétuation de son chantage autonomiste, dans ce subtil mélange d’émeutes et d’appel à la solidarité nationale auquel sont abonnés les fonctionnaires de la révolte créole. Césaire et sa négritude ont été récupérés à d’autres fins. Ce n’est pas un hasard si, de la gauche affairiste à la droite mercantile, l’hommage à Césaire rivalise de grandiloquence avec le culte stalinien de la personnalité. La négritude est, pour les hommes liges de la mondialisation et du cosmopolitisme, un instrument de culpabilisation de l’indigène de France, de condamnation de l’identité française et de mise en œuvre du diktat du métissage de l’Europe. La lecture fastidieuse du Discours sur la décolonisation imposée à nos lycéens n’a pas pour objectif d’éveiller ces derniers à la responsabilité politique de l’individu, à la nécessité de son enracinement, à l’indispensable communion des êtres au sein d’une communauté de culture et de destin.
A contrario de l’intention prétendument émancipatrice de l’œuvre de Césaire, celle-ci a été recyclée pour participer à l’avènement d’une nouvelle ère d’asservissement : le règne totalitaire d’un ordre mondial, mettant au service d’une intelligentsia cooptée, un cheptel humain standardisé, docile et résigné.
L'auteur
Pierre Damiens, âgé de 38 ans, est consultant international en sécurité.
Lu sur l'excellent blog littéraire du Stalker : http://stalker.hautetfort.com
14:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimé césaire, stalker, pierre damiens, droite, strasbourgeoise, strasbourg, politique
16.11.2007
Municipales à Strasbourg : Et les électeurs de droite ?
On ouvre, on ouvre … Pas de soucis pour s’ouvrir y compris à tous les vents (par vents, nous entendons celles et ceux qui, par ego, par caractère, par peur, s’en iront aux premiers accrocs). On s’ouvre donc, mais pour quoi faire ? N’est-ce pas là non plus une erreur stratégique?
Avant de s’ouvrir, ne faudrait-il pas rassembler les siens ?
La Droite parlementaire s’ouvrirait donc à gauche, au centre, « aux centres », mais n’en oublie-t-elle pas son électorat naturel ?
Quid de l’électorat de droite ? Tout se passe comme s’il était acquis ad vitam aeternam. Quid des électeurs séduits pas le discours de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, quid des électeurs qui se situent à droite du centre et qui ont déjà voté à droite de la droite ? Quid des patrons, des artisans et de celles et ceux qui pensaient que la droite était de retour ?
Avant de jouer l’élection au centre, n’y a t il pas lieu d’avoir un discours clair envers les siens et de ne pas se cacher non plus derrière l’argument « tarte à la crème » de l’apolitisme municipal ?
On entend des noms des personnes séduites ou contactées et l’on se demande qui elles sont, qui elles représentent. Certains n’existaient pas avant les législatives, d’autres n’existeront plus après !
Certains s’accordent à dire que l’élection se jouera à quelques % ! Cela pourrait aussi être ceux d’une droite laissée en plan. Orpheline, car abandonnée par celles et ceux qui incarnent une certaine droite strasbourgeoise...
08:00 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : municipales, strasbourg, 2008, alsace, politique
04.11.2007
Strasbourg à tribord, mille sabords !

L'article très critique envers la politique du tandem il y a quelques jours, a choqué comme l'écrit ci-dessous l'un des membres de LDS, Eric Neustadt. C'était son but, pour ma part, je l'avais accepté quand notre nouvelle camarade s'est fendue de ce billet dévastateur et j'en avais rédigé l'intro. Certains en doute, dommage ! En quelques lignes, elle a synthétisé l'essentiel des critiques formulées envers le tandem. Il n'est pas nécessaire de sa cacher la tête dans le sable, le rôle de l'autruche n'est pas pour nous. Nous continuerons à être critiques, tout en soutenant les forces de la droite locale ; mais pas pour des prunes non plus... Nous l'avions dit en publiant notre Lettre ouvertes aux parlementaires UMP :
http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/archive/200...
Ce blog est bien de droite rappelons le et en perpétuel questionnement, comme ses auteurs ! L'article ci-dessous le prouve encore si cela était nécessaire...et regardez bien le slogan de l'affiche ci-contre. Et oui, ENSEMBLE les gens de droite gagneront les municipales et c'est aussi un message que nous leur adressons directement...
Laurent H.
L’une des clés de l’élection de Nicolas Sarkozy est née de sa capacité à remplacer l’espace d’une campagne le défaitisme et les mauvais côtés de l’esprit gaulois par une grande espérance. Tout allait devenir possible. Qu’on le veuille ou non, quelques mois après cette élection, cette espérance, si elle est toujours là, se heurte à des réalités précises.
D’un côté, le pays, dont l’Alsace, sont pris en otage par un corporatisme des plus égoïstes et par une 5ème colonne militante qui sape sereinement tous les débats en les orientant à gauche ou en créant suffisamment de désordre pour que l’on s’interroge d’abord sur la capacité des élus en place à réagir et gérer le quotidien.
De l’autre, le gouvernement est lui aussi pris en tenaille par un choix de calendrier. Doit-il d’abord consolider l’image européenne de la France ou la réformer de l’intérieur. En gros, réformes constitutionnels ou traité simplifié ?
Le choix du traité simplifié apparaît comme tentant, mais là, le droite va se heurter à une grande alliance contre nature dont le premier objectif sera de la faire vaciller sur l’idée européenne pour mieux la faire tomber aux municipales.
Or, il faut le dire, beaucoup de majorités de droites ou d’oppositions du même camp comptaient sur l’effet Sarkozy pour remporter des batailles municipales. Où en sera d’ailleurs Nicolas Sarkozy dans 1, 2, 5 mois ? Où en sera le pays ? Laquelle de ses promesses aura-t-il commencer à tenir ? De ces réponses dépendra aussi l’avenir de Strasbourg.
Et Strasbourg dans tout cela ?
21:30 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robert grossmann, fabienne keller, municipales, strasbourg, politique, cus, droite
15.10.2007
Une première erreur de campagne de la municipalité UMP-UDF qui coûtera cher, dans tous les sens du terme…
Dans sa grande mansuétude, la Mairie de Strasbourg annonce qu’elle « donnera un coup de pouce » à la construction de la Mosquée actuellement en cours.
Sans doute mus par des pensées éminemment spirituelles, estimant qu’ils n’avaient pas fait assez (terrain, subventions diverses) pour la communauté musulmane - voire les communautés musulmanes strasbourgeoises tant celles-ci ne sont pas, loin de là, unies - nos élus UMP-UDF pensent sans doute s’allier le vote d’une communauté, qui pourtant vote évidemment à gauche.
Les sondages des dernières élections présidentielles l’avaient montré, mais le tandem n’en a cure, sans doute porté par l’ivresse malsaine de l’ouverture sarkozyste. Ainsi Le journal « La Croix » avait-il commandé un sondage CSA/CISCO effectué à la sortie des bureaux de vote, le 22 avril dernier .
Ce sondage a donc porté sur 5.009 personnes. Sur ce total, 5% des sondés ne se sont pas prononcés, 25% se sont déclarés sans religion, 30% se sont déclarés catholiques pratiquants réguliers ou occasionnels, 34% catholiques non pratiquants, 2% protestants, 1% juifs et 3% musulmans.
Le vote des 150 électeurs s’étant déclarés « musulmans » - les sondages faisant rarement cette distinction - est radicalement différent de celui de l’opinion nationale moyenne : on trouve en effet 14% de vote d’extrême gauche (au lieu de 9,5%), 64% de vote Royal (au lieu de 25,9%), soit un total gauche/extrême gauche de 78%, à comparer à un score national de 35%. Nicolas Sarkozy totalisait 1% se retrouve, soit trente fois moins que sa moyenne nationale !
L’immigration maghrébine et sa part religieuse votent en masse - quand elle vote - pour les candidats de gauche. La rumeur persistante d’une présence d’une liste du Parti des Musulmans de France aux élections municipales et les résultats du candidat du PMF lors des dernières élections dans certains bureaux de vote du canton de Cronenbourg Hautepierre auraient du donner l’alerte. Les adjoints de quartiers ne disposent-ils pas, comme nous, d’une bonne calculatrice ?
Ces réalités constituent évidemment des « détails » pour nos élus, qui je le rappelle sont censés être attentifs aux souhaits de leurs partisans, qui en majorité ne sont guère favorables aux privilèges accordés à une religion… qui ne se montre guère soluble dans les principes édictés par la République.
Cette dernière est pourtant bonne fille, elle qui aime ces dernières années, se laisser mettre régulièrement un voile, appliquer les lois islamiques et développer un rapport au monde, aux choses, aux autres qui n’a rien à voir avec ses habituelles façons de vivre (voir ci-dessous le texte de Renaud Camus).
Où sont les hérauts de la laïcité (francs-maçons etc.…) couinant quand on met les drapeaux en berne à la mort du Pape Jean-Paul II ? Où sont-ils, eux qui deviennent rageurs à la moindre intervention publique juste et sévère de Benoît XVI ? Où sont les défenseurs de la cause féministe, homosexuelle, animalière (les moutons ne leur disent pas merci) ? Où sont les défenseurs des valeurs chrétiennes, gréco-latines de l’Europe crevant sous les coups du relativisme, du libéralisme et d’une islamisation constante et régulière ?
On reprendra les chiffres énoncés par les Dernières Nouvelles d’Alsace : « Rappelons que la Ville a mis à disposition le terrain et a déjà subventionné le projet à hauteur de 10% (soit 610 000 euros), les conseils général et régional, ayant eux versé une subvention de 8% chacun. L’ensemble des subventions publiques se monte donc à plus de 1,62 millions d’euros, pour un coût de construction initialement évalué à 6,1 millions euro. »
Ainsi, ce premier acte du tandem au début de la campagne est un geste fort, assurément. Un geste tellement fort qu’il crispe d’ores et déjà la frange dure de l’UMP, les électeurs régionalistes et ceux de la droite nationale. On sait qu’un geste peut faire basculer une élection locale…
Si c’est ainsi que le tandem espère sauver son âme, c’est mal parti. On ne sort pas si aisément du purgatoire…
Rappelons cette phrase du secrétaire particulier de Benoît XVI, George Gänswein : « les tentatives pour islamiser les pays occidentaux ne doivent pas être dissimulées. La menace que cela fait peser sur l’identité de l’Europe ne devrait pas être ignorée sous prétexte de respect mal placé. »
Ci-dessous un texte éclairant sur l’islamisation de la France de Renaud Camus paru dans « Le communisme du XXIe siècle » (Ed. Xenia) et qu’il serait bon de méditer…
10:25 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mosquée, strasbourg, municipales, 2008, renaud camus, islam, politique
07.09.2007
Pas même « foot..ue »…d’avoir un match de la Coupe du monde…
Strasbourg n’aime pas le rugby ! ... A Strasbourg , on le sait , il n’y a que le foot qui compte , la municipalité a toujours été aux petits soins des « footeux » du Racing , même s’il elle n’a pas été « foot..ue » d’accueillir un match de la dernière coupe du monde en 2002. Le stade n’était pas aux normes, pour abriter un minimum de 50 000 spectateurs….
Re belote pour la Coupe du monde rugby qui se joue en France , avec des matchs un peu partout dans l’hexagone , dans le Sud bien sûr, mais aussi à Lens ou à Caen par exemple – hauts-lieux du rugby comme chacun sait- mais morne plaine à Strasbourg , nix , circulez y a rien à voir ! Cette fois , c’est la dimension du terrain qui ne le permettait pas !
Petit rappel historique : le Stade de la Meinau, voulu et construit par Pierre Pflimlin , sous la houlette de son adjoint aux sports de l’époque… Robert Grossman, était , de par la convention signée avec l’Etat qui l’avait co-financé, un stade omnisports , destiné à accueillir d’autres disciplines sportives. Et le rugby dès le départ sera persona non grata….
J’aimerai rappeler ici - pour l’avoir vécu de près – (*) qu’il a fallu, sous l’ère Rudloff, chaque fois se bagarrer avec le Racing pour accueillir à la Meinau des matchs de la tournée en France des All Blacks, de l’Australie ou du Japon .Malgré la ferveur populaire grandissante des Alsaciens pour l’ovalie, les ayatollahs du ballon rond obtiendront finalement gain de cause avec l’équipe Trautmann qui réduira la dimension de la pelouse dans sa longueur , avec deux fosses de part et d’autre derrière les buts, sous prétexte de nouvelles normes de sécurité…
Du coup , l’en-but propre au rugby, la ligne des 10m nécessaire derrière les poteaux pour aplatir les essais, sera porté à 8m50, rétrécissant ainsi l’aire de jeu comme une peau de chagrin ovale... Elémentaire mon cher Herrmann, l’adjoint aux sports socialiste de l’époque, qui a ainsi porté un coup fatal au rugby à Strasbourg qui ne pourra pas se porter candidat à l’accueil de matchs de la Coupe du Monde, la municipalité actuelle laissant, sans doute par ignorance, les choses en l'état.
Le rugby , un « sport traditionnel, chevaleresque et généreux », disait Antoine Blondin,, qui a commis sur le ballon ovale des pages d’anthologie. On imagine volontiers ce que l’auteur du « Singe en hiver » ou des « Enfants du Bon Dieu » -s’il vivait encore-… écrirait sur la frilosité de la Grande Catherine et du tandem qui lui a succédé, dans ses chroniques à l’emporte-pièces , ses « ironies ovales » qu’il distillait dans l’Equipe et que Gallimard vient de publier . « Le rugby est sans doute la seule discipline humaine où la fleur de l’âge se fane sur pied, où les testaments se font à trente ans. C’est un canton où les monstres sacrés n’ont pas droit de cité. Encore faut il que la mort du champion coïncide avec la naissance de l’homme. »
* José Meidinger a été de 1983 à 1989 un proche collaborateur de Marcel Rudloff
(Texte publié avec l'autorisation de l'auteur - Source : Tonic Magazine 2007)
Ndr : Certains membres de La Droite Strasbourgeoise se souviennent, émus, des soirs de Rugby à la Meinau et il regrette aussi ne plus avoir de Stade pour rassembler l'Ovalie des marches de l'Est. Ils se contenteront du grand écran situé Place de l'Etoile... si la météo le permet ( sic). Salut aux clubs pour leur engagement et leur souci de transmetttre les valeurs d'un sport humain et populaire, salut à la ligue qui organisera néanmoins un match de gala ( moins réglementé que les matchs internationaux) entre l'USAP et AGEN, le 29 septembre prochain. Les places s'achetent !
12:00 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rugby, strasbourg, alsace, stade, meinau, politique
05.09.2007
Décryptage médiatique N°9 : en Suisse, l'Union Démocratique du Centre ose et reste en tête !
Les articles, bien évidemment outrés, ont beau être publiés par les journaux (notamment dans les Dernières Nouvelles d'Alsace), certains blogs ont beau bruisser d'indigniation (http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2007/09/02/la-feuille-de-...), rien n'y fait, l'UDC reste le premier parti en Suisse et son affiche (ci-contre) est claire et précise.
Les amalgames se font, les dénominations coutumières aussi (parti populiste, référence à Hitler, rappel des expulsions soi-disant programmées par le Ministre Brice Hortefeux et mises en rapport avec les demandes de l'UDC etc...). Pourtant, l'Union Démocratique du Centre est en tête des sondage pour la votation fédérale d'octobre prochain. Ses objectifs politiques ne semblent guère choquants : "non à l'adhésion à l'UE, expulsion des étrangers criminels et baisse des impôts pour tous. - Ainsi, la Suisse pourra à nouveau progresser !"
Il semblerait d'après l'AFP que le rapporteur sénégalais contre le racisme du Conseil des Droits de l'Homme à l'ONU Monsieur Doudou Diène, s'offusque des slogans et affiches de l'UDC. A son sujet, l'UDC déclare justement au rapporteur de prendre "d'urgence une leçon de démocratie directe, de liberté d'expression et des réalités suisses". L'ingérance de certaines organisations internationales dans la politique de certains pays est toujours étrange...
Signalons encore que la plateforme du parti est intitulée "Ma maison, notre Suisse".
Laurent H.

12:20 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, Union Démocratique du Centre, Suisse, Doudou Diène, votation 2007
29.08.2007
www.ladroitestrasbourgeoise.com
Sur notre Apple 1, ancêtre de l'Apple 2, lui même ancêtre de l'I-Pod, les équipes R&D ( Recherche & Développement) de la Droite Strasbourgeoise viennent de paramêtrer le nouveau nom de domaine qu'il vous faudra rajouter en lien sur vos sites avec notre prochaine mutation.
Désormais : www.ladroitestrasbourgeoise.com est actif.
Comme vous aimez-vivre dangereusement, vous mettrez ce lien sur vos blogs et dans vos favoris. Pire, vous lirez son contenu et le transmettrez à des amis qui nieront connaître notre existence. Pour cette mission, nous comptons sur vous, amis et ennemis !
12:15 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droite, strasbourgeoise, municipales, politique, strasbourg, alsace
06.06.2007
J’ai fait mienne l’analyse de Gramsci !
« J’ai fait mienne l’analyse de Gramsci ! » La phrase est de Nicolas Sarkozy durant la campagne qui l’a mené à la présidence de la République. L’idée de se référer à la stratégie du communiste italien Antonio Gramsci (1891-1937) a, semble-t-il, été jugée comme l’originalité d’une droite réarmée intellectuellement et parfaitement décomplexée (cf. le Monde Diplomatique, juin 2007).
Pour Gramsci, le combat politique ne s’arrête pas à celui des idées, mais doit rapidement conquérir celui de la culture. C’est sur le plan culturel en effet, que peuvent s’opérer les retournements de fond, qui se traduisent dans les urnes par une victoire possiblement contre-intuitive : offrons une culture au prolétariat afin qu’il combatte sur ce terrain l’hégémonie phagocytante de la bourgeoisie, en quelque sorte. C’est l’idée de base qui mènera à la métapolitique, c’est-à-dire à l’idée que tous les champs (ou presque) peuvent contribuer à une victoire politique, et qu’il faut donc politiquement occuper tous les terrains.
Cette occupation du terrain, Nicolas Sarkozy l’a choisie très déstabilisante pour la gauche. En incluant dans son gouvernement une partie de l’aile sociale libérale du PS (Kouchner, Besson, Jouyet, Hirsch), il décale un peu encore le périmètre de la droite. Le centre de gravité de la vie intellectuelle et politique continue à se déplacer, appuyé selon D. Eribon (1), sur des intellectuels néo-conservateur proches de l’instutitut Raymond Aron, des revues Esprit, Le Débat et Commentaires, dont le coup de force serait d’avoir réussi à diffuser, depuis plusieurs années, de vieilles idées de droite en les présentant comme une rénovation de la pensée de gauche.
Mais encore faut-il préciser que l’idée d’un gramscisme de droite, tout aussi originale qu’elle puisse paraître, n’a rien d’une nouveauté, puisqu’elle reprend en fait une thèse soutenue par la Nouvelle Droite d’Alain de Benoist (2) dès les années 1980. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme … à droite toute !
(1) D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, 2007, Ed. Léo Scheer
(2) Pour un gramscisme de droite, 1982, Ed. du Labyrinthe
09:00 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gramsci, nicolas, sarkozy, strasbourg, alsace, politique, droite



"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden