03.10.2009

QUAND L'ÉDUCATION NATIONALE TAPINE EN BANLIEUE...

bonnet_d_ane.jpgVendredi 2 octobre. Un titre dans Libération : "Des élèves payés pour venir au lycée." Est-ce un canular ? Non pas. Pour lutter contre l'absentéisme massif qui affecte certains établissements de la région parisienne, l'académie de Créteil expérimente une nouvelle recette tirée du sac à malices du Haut Commissariat à la Jeunesse. Les classes les plus touchées par la déscolarisation se verront attribuer une cagnotte pouvant atteindre 10 000 euros si elles parviennent à ramener dans le bercail éducatif les brebis égarées qui préfèrent la glande ou la maraude à la contrainte d'une présence régulière entre les murs du lycée. Comme dans la logique commerciale l'opération fait l'objet d'un contrat signé entre partis égaux, l'administration d'une part, les élèves d'autre part.

La récompense est indexée aux résultats obtenus par le "groupe classe". Cette prime d'assiduité ne sera évidemment pas versée individuellement aux plus méritants sujets de la classe citoyenne mais permettra de réaliser des voyages éducatifs ou des projets d'intérêt collectif. La version lycéenne du "travailler plus pour gagner plus" en quelque sorte. Il s'agit d'une expérimentation, nous rassure-t-on qui sera étendue en cas de résultats probants.

Jusqu'où va-t-on descendre ?

L'instruction est un don, coûteux et nécessaire, que la collectivité consent gratuitement à tous les jeunes qui résident sur le territoire de la République. Acquérir l'instruction que l'école délivre est pour chacun d'entre eux le gage d'une intégration sociale accomplie et d'une formation permettant une existence digne au service du bien commun. De tout cela, et pour des raisons diverses, de plus en plus de jeunes n'ont cure. Parmi eux, beaucoup sont issus de l'immigration d'origine africaine. C'est un constat que font tous les rectorats. Plus s'aggrave la déscolarisation précoce dans ces milieux et plus l'intégration républicaine acquiert les contours d'un mythe mensonger. Beaucoup le savent mais la plupart se taisent de peur de se trouver assimilés au pire. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c'est ajouter au malheur du monde." L'omerta ne nous prépare pas un avenir radieux. 

L'état-Providence est exsangue et endetté jusqu'au cou mais qu'à cela ne tienne, la fiction de l'harmonie diversitaire devant être maintenue coûte que coûte, l'éducation nationale choisit de rattraper par la peau des fesses les absentéistes chroniques par le seul argument qui fait sens dans le monde nihiliste que le néo-libéralisme a construit : "la gagne" ! À ce compte là, l'éducation nationale choisit d'entrer en concurrence avec ce qui mobilise concrètement les absentéistes qu'elle entend sauver à tout prix : la simple fainéantise parfois et, trop souvent, les réseaux informels de la drogue, du vol, du recel, de l'arnaque, du trafic, de la razzia, des détournements de fonds, du racket... 

Ce qui demeure dans ce pays d'utopie progressiste et d'idéalisme pédagogiste ne peut se résoudre à comprendre qu'une part grandissante de la jeunesse est devenue inéducable (et par conséquent inemployable) et ceci tout particulièrement parmi ceux qui constituent les phalanges d'une diversité que la nouvelle religion du métissage interdit de définir pour ce qu'ils sont. Non pas ce qu'ils sont "par essence", mais ce qu'ils sont devenus dans un Occident qui n'a plus rien d'autre à leur enseigner que le culte de l'argent.  

24.09.2009

Et si le Conseil de l'Europe partait de Strasbourg ?

TURK.jpgSoit ils ne font pas de veille (et c’est grave), soit ils nous cachent la vérité (et c’est pire). Dans les deux cas, une information semble avoir été dissimulée aux Strasbourgeois par leurs responsables politiques ! Une ville, un pays aimeraient nous déposséder d’un de nos atouts. La Belgique ? Du siège du Parlement européen ? Non ! Cherchez encore ? Allez, encore un effort…

Toujours pas ? Il s’agit de nos amis Turcs. Toujours prêt à élargir l’Europe, un lobby turc réclame désormais « une nouvelle capitale pour un nouveau conseil de l’Europe ». Le reste prend la forme d’une tribune de Murat Daoudov, le responsable des relations étrangères de « l’Union des Municipalités de Marmara, dans le quotidien Today's Zaman0. Une tribune qui connait un certain succès auprès de groupes de pression qui souhaitent autant l’entrée de la Turquie dans l’Europe que l’affaiblissement du vieux continent.

Au sommaire des arguments de l’ami Murat, tout fait office de cartouches :

-      L’Europe devrait “partager” ses valeurs avec la Turquie, la Russie, l’Arménie, et donc quel sens donner au maintien du siège du COE à Strasbourg

-      Le choix de Strasbourg ne serait plus justifié du fait de l’évolution de l’Europe.

-      D’autres encore

Avec comme cerise sur le gâteau, les avantages offerts par Istanbul pour devenir le « nouveau siège », et une réflexion cruelle sur la desserte aérienne de Strasbourg

“The city on the Bosporus presents many advantages. First of all, the center of Greater Europe should be open to all its countries. Nowadays, to go to Strasbourg -- the symbol of Europe's unity -- Europeans from 12 countries need to obtain a Schengen visa, while citizens of all 46 countries can travel to İstanbul without prior visa formalities. And they can do so easily: While only six international connections to European cities are offered to Strasbourg, 82 CoE cities are connected by air to İstanbul. After all, as Brussels is open to all EU citizens, shouldn't the “capital” of the CoE also have its doors open to all members?”

Cette revendication, assise, sur le principe qu’Istanbul symboliserait l’Europe multiculturelle du XXIème siècle n’a pas encore été commentée par nos élus, en Alsace.

Une fois encore la Droite Strasbourgeoise soulève le voile. Avec une question cependant, le futur siège du Conseil de l’Europe ? Un ou deux minarets ?

Eric Neustadt

PS : Nous attendons les réactions officielles.

23.09.2009

Meinau : 2 minarets à zéro pour la Mosquée turque Eyyub Sultan

minaret.pngLa grande Mosquée de Strasbourg avait fait l’objet d’un débat passionnant au bout duquel avait été actée l’absence de minaret ainsi que l’obligation de prêches en Français au nom d’un mythique « Islam républicain ». Les partis politiques n’avaient alors pas cru bon de prendre l’avis de la « vox populi », pensant par avance que le peuple strasbourgeois pourrait « mal penser ». Depuis, de l'eau avait coulé sous les pont de l'Ill.

Aujourd’hui, on apprend que la rénovation de la Mosquée turque Eyyub Sultan passera, elle, par l’érection de deux minarets à l’instar de son homologue Kehloise.

Qu’en pensent les habitants de la Meinau ? Qu’en pensent les élus locaux ? Qui a signé le permis de construire ? Voilà tant de réponses dont il serait intéressant de disposer.

Il serait également utile de savoir quelle est cette « source de la ville » qui précise à notre quotidien préféré que « la réalisation d'un minaret « ne pose plus aucune difficulté politique » (NDR : Alors deux, pensez-y ?).

Cette annonce, au lendemain de عيد الفطر,  cache-t-elle des promesses électorales inversées dans la perspective des prochaines élections législatives ou simplement désormais une gestion communautaire de certaines affaires municipales ?

Eric Neustadt

22.06.2009

Autopromotion : des babas cools aux bobos militants

images.jpgAujourd’hui, tout devient durable. A tel point que l’adjectif en perd de son sens. Ainsi, on parle d’immobilier durable.

A ce propos, les constructions immobilières durables par nature ne sont-elles pas ces bunkers qui entourent Strasbourg et qui traversent le temps en étant durables sans être pour autant écologiques ? Laissons-là la sémantique.

Plus sérieusement, l’idée est généreuse et voilà que notre quotidien préféré évoque la dizaine de projets d’autopromotion de la ville de Strasbourg comme autant de réussites sociales à venir. Soit mais d’abord, qu’est ce que l’autopromotion ?

Il s’agit de particuliers qui se regroupent afin de réaliser et financer ensemble un projet immobilier, imaginé afin de répondre à leurs besoins d’espace, aux attentes sociétales ainsi qu’aux moyens économiques. Globalement, ce sont de communautés organisées autour d’un projet immobilier généralement éco-responsable.

Globalement, dans les années 70, les babas-cools allaient construire leur communauté dans le Larzac. En 2009 les bobos cools veulent construirent les leurs au cœur des villes. Faut pas déconner non plus ! L’amour de la nature a donc ses limites.

Derrière ce type de projets que nous pourrions soutenir, il convient aussi de voir l’implantation en milieu urbain de communautés - si ce n’est militantes – a minima unifiées par une certaine vision du monde.

Nous serions donc heureux qu’un institut de sondage précise l’orientation politique et militante de ces futurs « collectifs ». Quelque chose nous dit que, justement, les résultats d’un tel sondage seraient plein d’enseignements. Quant à la droite, elle observera sans doute, la naissance d’un tissu associatif « sinistro-centré » ( du latin sinistra) autour de ces âshram urbains. 

NB : pour comprendre et s'engager. Réunion publique d'information à 20h, ce lundi 22.06 au centre administratif (salon carré au 1er étage), 1 parc de l'Etoile à Strasbourg.

05.06.2009

Elections Européennes : l’avertissement fait à la droite !

carton-jaune.jpgLes lecteurs UMP de notre blog ne vont pas forcément comprendre notre raisonnement tant il est finalement limpide. Cependant qu’ils ne fassent pas l’économie de la réflexion !

Au soir du 7 juin, l’UMP terminera en tête de la campagne européenne. En Alsace, on ouvrira même des bouteilles de crémant. Cependant d’autres enseignements seront à tirer du scrutin.

L’UMP se situera clairement et logiquement entre 24 et 30 % des voix devant le PS, le FN , les Verts, le Modem,   Libertas, le NPA et le Front de Gauche. La surprise pourrait être l'ordre et le total des voix située à "droite de la droite" !

Mais il conviendra aussi d’analyser à la fois la participation (40 % ?) et le poids total des opposants. En effet, il se pourrait alors que l’UMP se situe seule face à un ensemble totalisant 70 % du corps électoral exprimé.

Cet ensemble, mû par un anti-sarkozysme primaire, laisse pour le moment peu de perspective d’alliance à l’UMP. Là, il conviendra, les bulles passées, de s’interroger. Que se passerait-il dans une région comme la nôtre en cas d’alliance du PS et du Modem (où évoluent une proportion de militants venus de la gauche) voire d’une union PS-Verts-Modem ?

Cette réflexion, autant que l’analyse du score strasbourgeois, il ne faudra pas en faire l’économie. La droite, si elle veut se maintenir, devra rentrer en campagne permanente d’ici les régionales, cela veut dire désigner son tête de liste et trouver comment élargir son aura.

Attention donc, une victoire peut cacher une défaite. A l’euphorie devra succéder la real-politik !


En bref : L’UPA passe l’arme à gauche

 Tout d’abord l’UPA, union du peuple alsacien, appelle à voter pour la liste « Europe Ecologie ». Voilà donc où mènent les « libres penseurs » alsaciens. Tout cela pour cela.On attendant le « grand soir » et l’on comprend de suite vers où l’on va : la présence d’autonomistes sur la liste verte des régionales, elle-même alliée au PS ( un peu comme à Strasbourg aux municipales, pour ceux qui savent lire entre les CV).

On ne sait pas sur l’Initiative Culturelle Alsacienne - Bewejung fer d’Züekunft vom Elsàss – va réagir, mis on remarque là qu’ancrer, comme dans d’autres régions, le fait régional à gauche n’a toujours produit que des vassaux des partis parisiens.

L’UPA changerait également de Président, mais là – on en reparlera plus tard. Concernant cet ensemble de nouvelles, on se contentera de remarquer finalement la « peur » des défenseurs de l’Alsace.

Enfin, comme disait un ancien, « là où la peur est, la victoire ne peut arriver »

 

 

France - Turquie : le match dans le match

Sans titre 1.jpgCe soir à 21 Heures, presque en week-end, de nombreux Français regarderont sans doute le match de football opposant l'équipe de France à la Turquie. Ce match, à quelques heures du scrutin et alors que les professions de foi n'arrivent que tardivement, pourrait peser sur le scrutin de dimanche. Non, en raison du score, mais finalement de l'enjeu symbolique d'une telle rencontre. Les spectateurs se posent une question :

- La Marseillaise sera-t-elle sifflée par le public ?

Dimanche matin, après l'éventuelle polémique que cela aura pu générer, certains penseront alors à la question turque en allant voter. Une question turque qui génére au sein du personnel politique autant de turqueries qui n'ont rien à voir avec leurs illustres ancêtres romantiques.

21.05.2009

Sarkozy hué à Urmatt : Retour sur une visite présidentielle

De notre correspondant sur place

sarko.jpgVous n’avez entendu que cela et là, on est obligé de s’étonner des dépêches de presse sur le sujet. Du passage du Président de la République à Urmatt, de son discours à la filière bois, on n’a donc retenu que « Sarkozy fut hué par quelques dizaines » de personnes. Une enquête s’imposait. LDS y était !

« Quelques dizaines de manifestants » : Combien étaient-ils ? Une centaine pour les organisateurs, mais plus vraisemblablement 30 à 40 selon nos observateurs. Il s’agissait de salariés dont certains de Steelcase, General Motors et Kronenbourg. On comprend qu’ils expriment une colère face à la crise, mais est-il pour autant adapté de faire du Président de la République le responsable? Il est à la tête d’un pays traversant une crise économique grave et n’est pas pour autant le responsable de décisions de groupes, en partie mondialisés depuis longtemps. Qu’on fait les gouvernements précédents pour limiter l’acquisition des groupes français par des décideurs extérieurs ? Que propose le PS de légitimement crédible et socialement souhaitable ?

Combien dans la salle des fêtes ? : On remarquera qu’aucun journaliste (ou nous ne les avons repéré)  n’a trouvé la place pour indiquer le chiffre des personnes rassemblées dans la salle. Nous le faisons : ils étaient plus de 1300 artisans, chefs d’entreprises, créateurs d’emplois et représentants de toutes les familles de la filière bois à écouter un discours, à se réjouir des avancées et à écouter un président qui « met le bois » comme disent certains chanteurs.

Moralité : Sans être plus que cela légitimiste ; nous observons là une information incomplète et ne jugeons pourtant pas le travail de la presse. Mais force est de constater qu’il y a une rupture entre la réalité des faits et les grands soirs auxquels rêvent certains.

En exagérant le buzz autour d’une « révolution en marche », en amplifiant l’écho donné à des problèmes sociaux comme à une situation économique anxiogène, la presse renforce l’union d’une France du réel, autour de son Président de la République mais elle ne s’en rend même plus compte. Croyant faire œuvre de militantisme, cette presse en fait fidélise malgré elle une France silencieuse autour de Nicolas Sarkozy ; voilà un électorat qui pourrait faire son succès aux élections européennes en se mobilisant.

Cette réalité renverra le règlement de la situation politique aux élections régionales et là, la droite alsacienne devra fortement se renouveler et rassembler et ne pas confondre les scores de son président avec ceux des incarnations locales de l’UMP. D’ailleurs, y-a-t-il des Sarkozystes en Alsace ?

Eric Neustadt

19.05.2009

Grande Mosquée de Strasbourg : par ici la monnaie s’il vous plaît !

smfelsau2.jpg

Ah mais c’est que cette mosquée, cela faisait longtemps que personne n’en avait entendu parler ! Pensez donc, cette brillante construction, ce phare architectural qui va montrer la lumière aux Strasbourgeois et à tous les voyageurs de bonne composition était en rade. Paf, bêtement, juste un pauvre chantier pourri, quelques coulées de béton et la messe aurait pu être dite, le chantier n’avançait pas, les herbes folles envahissaient l'espace, les putes de l'Est pouvaient continuer leur boulot aux alentours ; ça tombe bien, certains de leurs clients n'étaient pas pressés de rencontrer l'immam dans les parages...

Les ouvriers étaient-ils trop fainéants ? L’entreprise chargée de ces travaux guère active ? Les factures pas vraiment réglées ? L’emplacement pas assez au soleil ou pas assez à l’ombre ?  Le ciment trop mou, le béton trop dur ? Ah misère !
Mais voilà que tout le monde politique met la main à la poche, à NOTRE POCHE parce que c’est évidemment un chantier prioritaire. Et les pires propos sont dès lors prononcés par le personnel politique, de droite comme de gauche. Mais dans le rôle de fossoyeurs de grande classe de l’Alsace, de la France et de l’Europe, il n’y a pas d’étiquettes qui tiennent, juste des politiques cyniques qui nous entraînent à la catastrophe.

Mais depuis hier, nous voilà rassurés. Le chantier peut reprendre, il sera achevé dans une année environ et quel bonheur, une seconde mosquée est d'ores et déjà programmée à la Robertsau par la municipalité socialiste, que l'on jugera petits bras sur ce coup : mais oui, pourquoi pas une mosquée dans tous les quartiers ?! Une chose est sûre, Roland, ce n'est pas le cor qu'il tirera de son sac pour alerter un quelconque Charlemagne face aux sarrasins mais plutôt une flûte comme le joueur de Hamelin...

 

M. le Président de la Région Alsace Adrien Zeller a néanmoins la palme de la phrase la plus… la plus quoi d’ailleurs ? En effet, il « s'est réjoui que «la société multiculturelle, multireligieuse s'inscrive maintenant dans la pierre». M. Roland Ries, Maire de Strasbourg a été plus lyrique mais tout aussi insupportable : «c'est à nous qu'il  revient d'aider les musulmans à construire leurs lieux de cultes, comme pour  les autres confessions, afin d'inviter la religion musulmane à la table de la République». » Il n’est pas sûr qu’on picolera et qu’on mangera ce qui nous plaira quand ce banquet aura lieu…

 

Cela dit, M. Zeller oublie que la majorité des électeurs UMP est contre ce type de construction et de cadeaux faits aux musulmans et aux immigrés mais visiblement, tant que ces électeurs ne sanctionneront pas sévèrement leurs candidats dits de droite de façon cinglante, ceux-là continueront leurs petits arrangements avec les Maures… Rappelons lui une analyse lors de la Présidentielle 2007 : 94 % des électeurs qui se disent musulmans ont voté Ségolène Royal ; 77 % de ceux qui se disent catholiques pratiquants ont voté Nicolas Sarkozy.

Blah blah du discours politique creux, chacun enfilant des perles, se poussant du coude pour tenter de retirer un maigre score électoral, parce qu’on ne sait jamais, vu le nombre de musulmans à Strasbourg et dans notre pays, il faut penser à leur servir la soupe le plus largement possible.

Qui s’élève contre ces faits et cet argent public versé ? A part le groupe FN de la Région, personne. Il se trouve que dans la citation de Renaud Camus ci-dessous que nous partageons, on peut lire ce qui peut être pensé du FN, notamment via la personne de Jean-Marie Le Pen. Tant que personne d'autre ne critiquera ce genre d'abandon devant le fait multiculturel, la perte de notre identité, bref l'atteinte à notre civilisation, rien n'évoluera dans ce combat. En tant qu'adversaire de l'anti-racisme et de l'immigration, il va falloir serrer les rangs et pas seulement derrière Eric Zemmour par exemple, qui a eu cette belle phrase face au président de SOS racisme : "on a bien compris que le progressisme antiraciste n'était que le successeur du communisme, avec les mêmes méthodes totalitaires mises au point par le Komintern dans les années 1930. "Tout anticommuniste est un chien", disait Sartre. Tout adversaire de l'antiracisme est pire qu'un chien."

Car dans quelques années, à ce rythme ce ne sera plus la soupe qui  sera servie par les "souchiens" aux immigrés et aux musulmans à la table de la République mais les clefs de la ville, du pays, de notre identité, sur un plateau, une corde au cou en prime. Espérons alors assister à cette scène, pour donner le coup de pied de l’âne à ces chers politiques résolument servils…

La Droite Strasbourgeoise

Premier extrait :
« A partir du moment où les individus sont assez nombreux pour constituer — ou pour reconstituer — un peuple, pour se constituer en fragment d’un vaste peuple qui ailleurs a son propre héritage, sa propre civilisation, sa propre langue, sa foi, il n’y a aucune raison pour ces individus, ou pour la majorité d’entre eux, de s’intégrer à la culture d’accueil et de s’assimiler en elle.
À quoi assistons-nous ?
À l’établissement en France de fragments de terre d’Islam, de myriades de petits “mondes arabes” avec leurs mosquées, leurs écoles coraniques, leurs écoles en langue arabe, leurs femmes voilées, leurs institutions, leurs rites, leurs magasins et même leurs grands magasins.
Et toutes ces enclaves grossissent, se rejoignent, et finissent par constituer des annexes de la terre d’islam, qui amènent à se demander pourquoi tant d’arabes et de musulmans l’ont quittée, cette terre d’islam, si c’est pour retrouver ou pour reconstituer ici la même chose.
»


2e extrait :
« Les Français d'origine française, (...) seront [bientôt] minoritaires dans leur propre pays, comme leurs enfants le sont déjà dans leurs écoles, très souvent, et comme les Tibétains le sont maintenant au Tibet du fait de l'installation massive de colons chinois. (...)

La France est comme une vielle fille de bonne famille que les circonstances ont réduite à remplir des fonctions d'institutrice auprès de familles étrangères. Elle élève les enfants des autres. Ils ont d'autant moins de raison, pour la plupart, de s'intéresser à ce qu'elle veut leur apprendre qu'ils sont eux-mêmes, souvent, les héritiers d'autres patrimoines et d'autres traditions, et qu'ils sont en tel nombre en cette situation-là, dans les classes de notre vieille fille, qu'ils ne voient pas très bien pourquoi ne pas demeurer dans leur propre culture, qu'ils ont l'occasion, dans leur vie quotidienne et dans leur environnement ordinaire, en France même, de partager plus que la sienne. À propos d'un tel état de fait, parler d'une très grave menace pour la civilisation et pour l'identité nationales est très insuffisant : il s'agit de bien plus que d'une menace, il s'agit d'une atteinte déjà bien près d'être fatale.

(...) Ç'aura (...) été la grande chance des immigrationnistes de n'avoir en face d'eux, pour s'opposer à leur menées actives ou passives, que Jean-Marie Le Pen, c'est-à-dire un homme auquel la majorité des Français, même parmi ceux qui partageaient nombre de ses constats et adhéraient à une grande partie de son programme, ne pouvaient en aucune façon se rallier. Les plenelliens et autres champions du métissage généralisé et du village universels lui doivent énormément, comme un François Mitterrand avant eux. Ce tigre de papier tenait à merveille pour eux, et sans danger pour leurs entreprises, un emploi qui, confié à un adversaire plus honorable et présentable, eût pu changer le cours de l'histoire. Sauf peut-être en 2002, Le Pen a toujours été une bénédiction pour la gauche.

Ceux qui croient de bonne foi avoir de leur côté toute la morale, toute la bonté, toute la sagesse et la générosité du monde (moyennant quoi ils nous préparent un enfer, dont les appartements-témoins sont des quartiers entiers, si ce n'est des départements…), ceux-là pourraient objecter ici que si certaines idées ont un champion impossible, c'est qu'elles sont elles-mêmes impossibles ; que Le Pen n'est pas un hasard ; que pour soutenir celles des vues qu'il soutient qui ont notre approbation (grosso modo : qu'il faut de toute urgence mettre un terme à l'immigration), il ne pouvait y avoir qu'un homme comme lui. Mais cette opinion-là et cette façon de voir appartiennent tout entier au système de pensée qui nous opprime, à savoir cet antiracisme dogmatique que j'ai appelé ailleurs, à la suite d'Alain Finkielkraut, "le communisme du XXIe siècle". (...) La critique de l'antiracisme dogmatique instituée n'aura de portée véritable que dès lors qu'elle ne sera pas laissée aux seuls racistes. Abandonné au seul Le Pen, le combat contre l'immigration de masse perd ses dernières chances d'aboutir, puisque nous sommes des millions à refuser de nous joindre à cet homme-là - il n'en est pas question.

Je rappelle en effet qu'il ne s'agit pas seulement d'essayer de sauver ce qui peut l'être encore d'un territoire, mais aussi d'une culture, d'une civilisation, de l'âme et de l'esprit d'un peuple.
»

16.05.2009

Absentéisme : pour un état des lieux alsaciens à l’approche des élections régionales et cantonales.

images.jpgNon, non, non ! Nous ne sombrons pas dans le populisme, nous y sommes déjà. Nous connaissons le rôle des élus pour en avoir côtoyé et savons qu’au-delà d’un travail de commissions, il y a un travail de terrain. Seulement, Strasbourg et Colmar n’étant pas Paris, nous demandons aux institutions ( afin qu’il y ait une véritable transparence) de délivrer dans les 3 mois précédant leurs prochains renouvellements des tableaux précis permettant de juger de l’absentéisme des élus locaux.

Enfin et parce qu’il faudra bien y venir, nous demandons que  l'on réfléchisse à un véritable statut de l’élu intégrant son « salaire », ses obligations, ses devoirs, sa protection juridique et un suivi professionnel continue pour accompagner son « retour à la vie civile ».

Pourquoi, La Droite Strasbourgeoise écrit cela? Tout simplement pour une question de justesse et de justice. Tout d’abord parce que Députés et Sénateurs, Maires de grandes villes, Présidents de Conseils Régionaux et Généraux sont bien couverts, mais qu’il n'en est rien pour les autres. Ensuite parce que nous savons que le statut de l’élu suppose une refonte du territoire ; il faudrait pourtant entamer cette procédure pour  la rendre possible. Avec 36.000 communes, la France dispose certes d’un maillage fort et localisé, mais d’un frein structurel à leur développement et leur dynamisation.

Cet héritage est aujourd’hui un peu lourd, mais d’autant plus sensible qu’il faudrait fusionner des communes ou fermer des mairies, optimiser des emplois, mutualiser des moyens. Autant de choses qui semblent impossible en France, mais qui ont dynamisé certains de nos voisins de l’autre côté de la frontière. De notre côté, on continue à entretenir le mille-feuilles et d'en augmenter les coûts pour le contribuable.

En attendant, le suivi de l’absentéisme sera un premier pas vers la responsabilisation de tous les élus qui doivent comprendre qui, par le biais des impôts, leur verse des indémnités.

14.05.2009

Alsace d’Abord : quand l’extrême gauche s’agite à Strasbourg…

Ada-Gauchos.jpg

Il suffit de vouloir prendre son apéro près de la Cathédrale un beau mardi soir vers 7h30 du soir, pour être dérangé par un nid particulièrement grouillant de spécimens d’extrême gauche.  Vous tentez d’apprécier votre verre, peine perdue, on dirait des cochons castrés qui s’égosillent à quelques mètres du café Le Fou du Roi où vous êtes avec un ami.

Leur appartenance politique ne fait guère de doute. Drapeau du NPA de Monsieur Besancenot ainsi que celui de la Confédération Nationale du Travail en tête, environ 50 énergumènes font un raffut d’enfer devant une des winstubs les plus connues de la ville, le Strissel.

Mû par une légitime curiosité, me voilà proche d’eux et voyant que certains, cachés derrière leurs foulards pour ne pas se faire reconnaître (pourquoi ? n’est-ce pas interdit par le Ministère de l’Intérieur ? Sont-ils si laids qu’ils craignent de faire peur aux passants ?) s’empressent de me photographier, j’en fais de même, dégainant mon Blackberry.
Certains d’entre eux sans doute attiré par mon appareil ou par ma veste Paul Smith noire s’approchent vivement de moi menaçants. Cherchent-ils à me racketter ? Je comprends leurs difficultés, ils sont en haillons et semblent sales. Je ne peux tout de même pas leur donner ma chemise PS noire !
Par chance, le vent ne porte pas dans ma direction, j’ai les narines sensibles. Heureusement que je porte English fern de Penhaligon's pour me sentir protégé olfactivement.


Ne comprenant pas ce qui se passe, je les vois s’agiter dans ma direction en vociférant « Nazis Raus » et inconscient du danger, je me demande encore pourquoi ils parlent allemand soudain et me parlent de nazis. Suis-je dans un remake de Papy fait de la résistance ? En plein coeur de Strasbourg ?! Merci à la police de s’être interposé à ce moment-là et de me sauver  !

Non, ces manifestants d’un autre âge n’étaient pas là pour manifester pour que ce restaurant serve du porc hallal ou pour soutenir la vente de bière typiquement d’Alsace. Ils n’étaient pas là non plus pour faire valoir des arguments posés, démocratiques, intelligents.

Non, ces extrémistes étaient là pour taper, pour hurler et pour porter atteinte à l’ordre public.

Tout cela, parce que le parti Alsace d’Abord avec Jacques Cordonnier son président organisait un repas-débat ici avec Le bloc identitaire. J’apprends cela par un des Pandore ; vérification faite sur le Net, c’est confirmé, le sujet était l’Otan et les élections européennes. Tout cela pour ça ?

Avec leurs slogans bien pénibles (« blah blah ils font la chasse aux immigrés, c’est eux qu’il faut chasser, dehors Cordonnier et ses fachos etc… ») et leur  porte-voix, chacun qui passait par là pouvait apprécier leur conception de la démocratie et leur sens de la formule raccourcie.

On reconnaît soudain le pilier habituel de toutes ces manifestations, Monsieur Gomez. Je m’inquiète pour sa santé, il a encore grossi, il suinte,  il vacille quelque peu. Il ne faudrait pas qu’il nous claque dans les doigts avec son drapeau en tête des cortèges contestataires !
Ici, il n’est que ridicule comme ses congénères anarchos-communistos-trotskos-gauchos-anti-capitalisto-crados.

Mais le problème n’est pas là. Ainsi, en 2009, à Strasbourg, un parti régionaliste alsacien et européen qui se réunit en privé est menacé dans la tenue de sa réunion par des gauchistes nerveux et morveux ; qui plus est, ils dérangent le restaurateur qui a loué une salle dans son travail habituel.

Ainsi, quand vous vous approchez d’eux, ils tentent de vous violenter en étant cachés par des foulards et des masques. Et pire, on apprendra (de source policière) que certains de ces dangereux personnages ont tenté plus tard d’attaquer un jeune homme qui passait par là.
Après contrôle, l’un d’eux avait une arme sur lui !

Quelques semaines après la tenue ultra-violente de la manifestation anti-Otan, où les dégats matériels ont été énormes, cela prouve que l’extrême gauche - le parti NPA en tête -  est donc un vrai danger pour le citoyen lambda.

À quand une dissolution de ces groupuscules anarchistes et gauchistes ?

Laurent Husser

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