16.07.2008
Quand la droite est gauche !
On nous promettait hier de « travailler plus pour gagner plus ». Ce fait, acquis par la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, la réalité est devenue toute autre. De facto, on travaille plus pour gagner autant, voire moins, tant finalement l’impact sur le pouvoir d’achat se fait sentir.
Il y a d’un côté les effets premiers de la hausse du prix des matières premières (effets qui ne sont rien à côté de ce qui se profilent et qui laissent imaginer un litre de carburant à 2 €, mais également l’augmentation du gaz mais aussi de facto, de tous les produits liés au pétrole ou à son utilisation).
Il y a de l’autre côté une augmentation naturelle, du fait des charges, des décisions de l’Etat mais aussi de l’ensemble des collectivités locales dont, au lieu d’imposer la simplification, on multiplie les frais de fonctionnement (en rajoutant après les départements, en doublon, les communautés de communes).
La salarié lui, travaille plus pour gagner moins ou tout au moins vivre moins bien. Le patron de PME et l’artisan sont eux, désormais les rackettés désignés d’un système à l’agonie car ils ne peuvent ni délocaliser, ni fuir le pays.
Le pays va donc dans le mur et la mondialisation en est devenu un accélérateur. Les dernières mesures libérales sur le temps de travail (qui limitent les congés à 5 semaines plus le 1er mai pour les cadres) n’y changeront rien. Trop de libéralisme a tué le libéralisme !
Voilà finalement de quoi décevoir le petit peuple de droite et remotiver les discours gauchisants de Madame Royal et de la jeune pousse Besancenot.
Eric Neustadt
15:35 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, royal, olivier, besancenot, nicolas, sarkozy, droite
10.07.2008
Histoire : La complexité à l’assaut de la correctitude
Si l'on en croit les contes de fée relatifs à la seconde guerre mondiale qui prolifèrent dans le sillage d'une "mémoire" toujours plus impérieuse, les choses sont simples. Du moins pour ce qui concerne la France.
D'une part une droite revancharde qui n'a pas digéré le Front Populaire et une extrême droite cultivant le nationalisme et l'antisémitisme le plus rance. Dotées d'un tel pedigree elles se couchent devant le vainqueur national-socialiste et accouchent fatalement de Vichy. D'autre part la gauche humaniste et tolérante de toujours dont les protagonistes se rassemblent, unanimes, dans les rangs de la Résistance.
C'est beau comme l'Antique et ça n'a pas pris une ride. Cette légende téléologique a été fabriquée à la Libération tant par les Staliniens qui tenaient alors le haut du pavé en terme d'influence intellectuelle que par des gaullistes qui ne pouvaient pas gouverner le pays sans compromis avec un Parti Communiste représentant plus du quart de l'électorat. Noircir les vaincus était aussi nécessaire aux communistes qui devaient faire oublier leur atermoiement "pacifiste" de l'été 1940 qu'aux partisans du Général qui ne pouvaient fonder la légitimité de la France Libre (dés l'Appel du 18 juin) que sur la trahison d'une poignée de misérables.
Les vainqueurs écrivent l'histoire, c'est une banale constante, mais généralement leur mythologie disparaît dés que leur génération passe la main. Les historiens prennent alors le relais pour fouiller les archives, mettre en pièce les falsifications autobiographiques et restituer au passé son ordinaire trivialité. La fausse gloire y perd un peu de son lustre mais la vérité y retrouve généralement son prestige. C’est en cela d'ailleurs que l'histoire diffère d'une mémoire toujours traversée par des affects et des passions jouant sur le particularisme et ses ressentiments victimaires. La discipline historique demeure soumise au débat rationnel quand la mémoire, elle, se fige par vocation dans la pesanteur du dogme. En ce sens le triomphe d'une mémoire statufiant le légendaire dans le marbre de la loi n'est pas une bonne nouvelle et atteste d'une fâcheuse régression pour une Europe dont l'identité intellectuelle, au moins depuis les temps modernes, fut toujours synonyme de dialectique, de négation, d'esprit critique et de délibération argumentée.
On ne pas pas dire pour autant que les historiens n'ont pas fait leur travail, mais ce travail est demeuré pour l'essentiel inaudible. Seuls ont été canonisés ceux qui comme Paxton alimentaient la doxa véhiculée par le pouvoir politico médiatique. Bossuet disait que l'histoire
est le bréviaire des rois; dans la France d'aujourd'hui c'est la mémoire seule qui est devenue normative. D'où cette stupéfaction mâtinée de scandale lors de la parution du livre de Pierre Péan. Dans "Une jeunesse française" (1994) il racontait en biographe fouineur et scrupuleux le passé ambivalent de François Mitterrand. Un parcours bien éloigné des schémas simplistes et manichéens qui tracent une frontière infranchissable entre le Bien et le Mal. Une jeunesse étudiante dans le voisinage de l'Action Française, la meurtrissure de la défaite, le stalag et l'évasion, l'engagement dans les rouages de l'État français couronné par la francisque, puis au
cours de l'année 1943 le glissement progressif d'un patriotisme maréchaliste et anti-nazi vers la Résistance, giraudiste d'abord, puis, non sans réticence, gaulliste par raison.
Parcours heurté mais courageux dans une époque où les engagements furent bien rares. Parcours qui fut celui de biens des résistants. N'ayant pas appartenu comme Sartre et tant d'autres épurateurs au maquis du Flore et des Deux-Magots, Mitterrand ne se vantait pas outre mesure d'un passé pourtant irréprochable. Peut-être appartenait-il à cette France d'autrefois où les grandes choses s'accomplissaient en silence. Ce silence, bien sûr fut interprété à sa charge par l'immense tribu des héros de papier à qui on ne la fait pas.
07:40 Publié dans La culture sauve | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : résistance, histoire, DEVOIR, mémoire, droite, strasbourgeoise, gaullisme
14.06.2008
Vous êtes de droite, rejoignez le Right-Club !
"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden
Alors que la ville s’endort et que la gauche prend racine, La Droite Strasbourgeoise lance son club comme on lance une droite au milieu d’un combat.
La première règle du Right Club est : il est interdit de parler du Right Club !
La seconde règle du Right Club est : il est in-ter-dit de parler du Right Club !
"La pub nous fait courir après des voitures et des fringues. On fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on sera tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rockstars... mais c'est faux, et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul"
Cri du cœur d’une génération, ce club se veut festif et dynamique. Avec flegme et fighting spirit, tout devient « vraiment » possible. On en découvre les motivations au travers d’un a-propos et de notes figurant sur le site www.ladroitestrasbourgeoise.com !
On y adhère en faisant acte de candidature , en étant parrainé, et en s’acquittant d’une vitale cotisation à la fois conservatrice et révolutionnaire.
19:35 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rcs, club, politique, strasbourg, right, droite
06.06.2008
Alsace, le crépuscule des droites
Les dégâts collatéraux des élections municipales de Strasbourg n’ont pas tardé à se faire sentir sur ce que l’on nommera les droites strasbourgeoises.
A droite de la droite parlementaire, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a changé de dirigeants, Robert Spieler, son ancien président participe lui à la création d’une nouvelle structure politique et le Front National, lui, semble englué dans la succession de Jean Marie Le Pen.
Au centre, le Modem n’incarne pas l’ex-Udf et son attachement au centre droit. Une partie des responsables de ce mouvement prend du recul et l’autre se bat contre les « gauchistes », nom donné aux nouveaux venus des Verts, du Ps et de la gauche radicale.
A l’UMP enfin, la droite s’est divisée en deux groupes distincts dirigés l’un par Fabienne Keller et l’autre par Robert Grossmann. Se surexpose à cette situation une Ump qui unifie les trois circonscriptions strasbourgeoise au grand dam de certains élus locaux.
Si l’on rajoute à cette observation l’analyse de la situation nationale, la côte du gouvernement et le peu d’emprise des droites sur le terrain, on peut légitimement annoncer que l’Alsace connaît aujourd’hui un crépuscule des droites, préalable demain à la conquête des institutions régionales par la gauche.
Cette conquête a déjà commencée. De nombreuses villes, institutions, communautés de communes sont aujourd’hui dirigées par des équipes de gauche. Citons la Communauté d'Agglomération Mulhouse Sud Alsace (39 communes), la Communauté Urbaine de Strasbourg (28 communes), Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden mais aussi le nombre croissants d’élus socialistes au sein des deux Conseils Généraux et de Conseils Municipaux.
A Strasbourg, la gauche positionne actuellement une relève, une jeune garde militante qui accède aujourd’hui aux mandats et fonctions que la droite n’accordait pas au moins de 40 ans.
Bref, des nouvelles générations se mettent en place. A droite, d’étranges rencontres se font par delà les partis. Cette voie est la bonne à suivre, il faut faire sauter les clivages imposées par la gauche et le politiquement correct, il faut en finir avec les scléroses et leurs gourous, faute de quoi Strasbourg restera à gauche mais mieux encore d’autres communes, d’autres cantons, voire la région tomberont dans l’escarcelle politique d’une gauche qui sait militer et conforter ses réseaux du centre gauche à la gauche extrême.
09:00 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, strasbourg, centre, démocrates, progres, alsace, strasbourgeoise
25.05.2008
Jeunistement Correct, l'autre politiquement correct de l'Ump
"Quatre candidats à la présidence des Jeunes UMP : quatre mêmes profils, tous favorables au droit de vote des immigrés et tous favorables à l’homoparentalité ! Au nom de la lutte contre la « pensée unique » ! J’ai hésite, cette semaine, sur le ton de mon article : fallait-il traiter cette concurrence en pointant les (rares) différences entre eux ou, au contraire, pointer leurs similitudes ? J’ai choisi la seconde option. Cela m’a valu de la part de certains des intéressés des coups de fils courroucés. Courroucé, et même plus, c’est moi qui le suis : si c’est ça la « relève » de droite, alors autant voter directement à gauche ! Mais sans doute, à 44 ans, suis-je, pour eux, un vieux réac. Oserais-je avouer que je l’étais déjà à 20 ans…"
Une note que que nous aurions pu signer sur le blog de Valeurs Actuelles, un grand moment de conformisme où Pour être à la monde, certains n'hésitent plus à adopter le sens du vent. Un signe fort aux électeurs, la prochaine fois, ne voter pas pour la copie, choisissez l'original : votez à gauche !
Et comme il en va des électeurs, comme des consommateurs. Comme ils aiment les marques, il ne fait nul doute qu'il choisiront finalement la gauche et que ce mouvement a été initié à l'occasion des élections municipales. Un passage de l'Alsace a gauche n'est donc plus une utopie. Au pire, comme nous disait un membre éminent de l'UMP, cela enverrait une génération à la retraite.
Eric Neustadt
13:50 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunistement correct, jump, jump67, ump, alsace, droite, alsaicienne
20.05.2008
Strasbourg : des histoires de cumuls et de cocus
Le blog des jeunes ump, dans un article intitulé « Hourra au PS de Stras ! » entend dénoncer un certain nombre de cumuls que la gauche strasbourgeoise se permettrait depuis sa victoire aux élections municipales. Certains élus s’enrichiraient donc en additionnant charges et responsabilités mais surtout émoluments. Et alors, serions nous tentés de dire ?
En effet, si le sujet du cumul reste intéressant, la dénonciation ici effectuée est inopérante tant il suffira à la gauche de demander à la droite quelle fut sa méthode vertueuse lorsqu’elle était « aux affaires » pour légitimer ensuite des attaques ad-hominem.
Pour sa part, la Droite Strasbourgeoise traitera le sujet sous deux angles. Le premier pour rappeler qu’aucun parti, ni de gauche, ni de droite n’a souhaité permettre la mise en place d’un véritable statut de l’élu permettant de limiter les cumuls et le second pour féliciter le PS pour sa stratégie d’implantation et d’enracinement « économique et sociale » d’une partie de ses jeunes loups.
Premier écueil de la dénonciation des cumuls, on remarquera que l’on dénonce souvent le cumul des autres et jamais les siens. Certains lanceurs de boomerang feraient donc bien de baisser la tête pour ne pas subir les effets du retour de l’attaque lancée. Second écueil, on remarquera que le cumul se justifie souvent par la professionnalisation du politique et si l’on se réjouit d’avoir des élus compétents, on notera aussi que seuls les sénateurs, les députés et certains maires bénéficient d’une véritable couverture sociale à laquelle l’ensemble des autres élus n’a droit. On comprendra donc que des passionnés de la chose publique tentent d’en devenir des professionnels tout en se couvrant économiquement. Sans véritable statut de l’élu (salaire et couverture sociale), non seulement on encourage le cumul de ceux qui persistent mais l’on fait fuir aussi des personnes compétentes qui ne veulent pas sacrifier leur carrière professionnelle sans une contrepartie équivalente.
Peut-on donc en vouloir à la gauche ? Non, car d’abord, jeter la suspicion sur le travail des élus et un mauvais service à rendre à celles et ceux qui s’impliquent dans la vie de la cité.
Ceci dit, LDS félicite la gauche strasbourgeoise pour son travail d’enracinement économique et social de quadras militants. On remarquera même que le cumul de fonctions, de mandats et de postes (assistant parlementaire et adjoint au maire, etc.) s’applique à gauche pour enraciner une génération d’élus dans le long terme. Qu’en a fait la droite ? S’interroger, c’est répondre à la question du renouvellement nécessaire à une partie de la droite strasbourgeoise et alsacienne.
En permettant à certains de devenir fonctionnaires ou équivalents, à d’autres d’être assistants, élus et plus si affinités, la gauche place son argent (fut-il publique, il est le sien quand elle décide de son affectation) et ses emplois sur des « start-up's» politiques aptes à durer dans le temps.
Ce choix, la gauche ne le fait pas au hasard. Là, où, à droite, on choisit des personnalités parfois transparentes, à gauche, on choisit des personnes fortement idéologisées. Confortées par leur nouveau statut social, dont les bénéfices s’additionneront sur les 6 prochaines années, ces jeunes pousses seront demain une relève économiquement rassurée et idéologiquement conquérante. Peut-on en faire le reproche à la gauche ?
Nous ne le ferons pas car, dans un contexte que certains qualifieraient de métapolitique ou méta idéologique, la fin justifie ce moyen. N’en déplaise aux jaloux et cocus d’aujourd’hui, la gauche assume et elle n’a que faire d’une droite qui tape, une fois de plus à côté.
Eric Neustadt
21:10 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, strasbourgeoise, gauche, cumul, mandat, bies, bitz
04.05.2008
Echec aux OGM
A peine remis de la cuisante défaite enregistrée aux municipales de Strasbourg par la liste Cutajar sur laquelle il s'était engagé avec fougue, Yann Wehrling s'est vu exclu des Verts par la direction nationale du parti. Son péché ? Justement ça. Une criminelle tentative d'hybridation entre un opportunisme centriste sans frontières et une écologie politique habituellement plus à l'aise quand elle convole avec les "socialistes" relookés "tout marché" et les dinosaures "communistes" abonnés à un productivisme qui fleure bon son plan quinquennal.
Qu'on se le dise. Chez les Verts l'ouverture à l'Autre a quand même des limites. Et l'on n'y plaisante pas avec certaines expériences métisseuses. C'est peut-être le coté "réac" de la nature verte. La vie exige d'y être perpétuée par des géniteurs de même souche (ADN certifié de "gauche"). Foin donc des chimères improbables manigancées par les docteurs Folamour du touillage génétique . Contrairement aux allégations d'un discours de tolérance sans cesse affiché on y récuse tout aussi bien le mariage de la carpe et du lapin que l'OGM trituré à partir du vert-galant et de l'ânesse de rancart. Principe de précaution oblige.
Pour les Verts, les frontières nationales c'est mal, mais les frontières politiques c'est sacré. Ci devant jeune pousse du monde politique alsacien Wehrling se retrouve donc privé d'étiquette, comme fauché au champ d'honneur de l'expérimentation politique, tel un vulgaire maïs Monsanto. Chez les Verts on se méfie de la dissémination sauvage des espèces invasives aussi burlesques soient-elles. Le voici donc privé d'étiquette et par conséquent dépourvu de cette traçabilité qui est devenue l'exigence minimale de tout consommateur citoyen. Remonter la piste de sa traçabilité n'a d'ailleurs rien d'infamant. Yann Wehrling, en effet, a fait ses premières armes auprès d'Antoine Waechter, authentique militant écologiste qui n'a jamais accepté de prostituer ses idées sur les trottoirs du libéralisme comportemental et des alliances contre-nature avec les forces d'un système économique dont la logique est à l'origine des immenses dévastations de nos écosystèmes.
Qu'on se rassure cependant, Wehrling ne restera pas longtemps un vert solitaire. Plutôt que de revenir à ses premières amours, il a juré qu'il soumettrait sous peu sa demande de réadmission au tribunal inquisitorial des Verts (chez les jeunes étalons ce syndrome du tournoiement et de l'aller-retour est curieusement appelé vertigo). Il ira donc à Canossa, dans l'espoir de dégoter un mandat grâce à la volaille de batterie socialiste, comme l'ont fait ses anciens-futurs amis désormais installés à la mairie et à la CUS pour y servir, à des postes de responsabilité s'il vous plaît, une authentique vocation désintéressée au service du bien commun.
Pour quelqu'un qui en veut cette solution est en tout cas plus sûre que les dix points imprudemment promis par Chantal Cutajar.
Coclès
20:35 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droite, strasbourg, verts, Wehrling, Cutajar
01.05.2008
Quand l'Afrique s'éveillera
"Humanitairement, ce n'est pas la France qui va donner des leçons à la Chine". La déclaration d’Eunice Barber a le mérite de la clarté. Surtout lorsqu’elle rajoute : Il y a tellement de Noirs et d'Arabes qui se font incendier (ou massacrer selon la radio) en France. Là, les humanitaires ne se lèvent pas.
L’athlète poursuit : « J'aimerais que les Noirs soient un peu comme les Chinois, qu'ils se développent, qu'ils achètent tout ce qu'ils peuvent acheter. Ils ne font que du business. C'est ainsi qu'on respecte les gens et les Chinois on les respecte car économiquement ils sont bien. J'ai envie qu'on leur donne leur chance ».
Moralité, la charmante Eunice ne portera pas le badge imaginé par certains athlètes français.
La Droite Strasbourgeoise apprécie le vœu de cette sportive née à Freetown en Sierra Léone de voir l’Afrique se développer et s’étonne donc qu’elle n’ait pas préférer les couleurs du Sierra Léone pour incarner, à Pékin et ailleurs, cette Afrique qui s’éveille. Eveil, que nous appelons de nos vœux !
09:10 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : eunice, barber, chine, afrique, sport, droite, strasbourgeoise
28.04.2008
Sur la commémoration de la Shoah
Suite au succès presque interplanétaire de l'extrait de l'interview d'Emmanuel Todd à la Revue pour l'intelligence de monde, livré lundi dernier, la Droite strasbourgeoise remet le couvert avec un deuxième morceau choisi. Il a le mérite de montrer qu'en plus d'être lucide, l'auteur a de l'humour... qui peut ne pas faire rire tout le monde.
« Quand Sarko se rend compte qu'il n'a pas de solution pour résoudre la crise économique, il nous sort son gadget mémoriel sur la Shoah, qui prépare peut-être une nouvelle campagne islamophobe ! Dans la société française d'aujourd'hui ce ne sont pas les Juifs qui sont persécutés, je me permets de la dire en tant que descendant d'un grand rabbin de Bordeaux. Ceux qui en prennent plein la gueule pour des questions d'origine sont les musulmans [...]
Si on voulait vraiment emmerder Sarkozy, on appuierait son projet de célébration en demandant que les petits musulmans en soient dispensés, puisque eux n'ont pas participé à la Shoah ! Sarko a été un chouïa trop loin en montrant qu'il n'a rien compris au judaïsme, pas plus qu'aux banlieues d'ailleurs. Ceux qui ont vraiment morflé le sentent. Où est la joie de survivre au-delà des massacres, qui fait partie intégrante du judaïsme ? Il y a des choses avec lesquelles on ne fait pas joujou, parce qu'elles risquent de vous péter à la gueule ».
15:50 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : todd, shoah, islam, sarkozy, droite, strasbourgeoise, strasbourg
24.04.2008
Ode socialiste à l'humanisme.
L'autre soir Antenne 2 nous servait un docu-fiction sur Mitterrand à Vichy. Le film était suivi d'une série d'interviews où il était essentiellement question de l'antisémitisme vichyssois, du statut des juifs, de leur déportation et de la solution finale. Bien sûr on y fustigeait la cécité de cet homme de "droite" vis à vis de la souffrance juive, cécité que son passage, héroïque, dans la Résistance ne saurait absoudre. Devenu homme de "gauche" François Mitterrand n'aura certes pas lavé l'opprobre qui pèse désormais sur sa mémoire, mais au moins, comme le soulignait Edwy Plenel, le "trotskiste culturel" de service, en devenant "progressiste" sur le tard, aura-t-il acquis un droit aux circonstances atténuantes.
En 1961, le même François Mitterrand, pleinement acquis au "progressisme" publiait chez Julliard un essai intitulé "La Chine au Défi". Sur le grand timonier Mao Tsé Toung, il portait alors un jugement plein de mansuétude admirative. Un Mao que les historiens s'accordent pourtant à juger responsable de la mort de trente à soixante millions de Chinois. De ce jugement intempestif il n'est curieusement jamais question. Peut être que pour la "gauche" morale les Chinois ne sont pas tout à fait des hommes comme les autres et qu'après tout ces morts là furent immolés à un juste cause, celle du "progrès" comme dirait Plenel... Qu'on en juge par cet extrait :
"Mao n'est pas un dictateur, mais le magistère qu'il exerce lui confère un pouvoir sur son peuple que ne possédèrent jamais ni le fanatisme incantatoire (assorti d'un solide régime policier) de Hitler en Allemagne ni l'énergie dévorante et cynique de Mussolini en Italie; que n'acquerront jamais un Nasser en Égypte, malgré son astucieux mélange de violence, de ruse et de pondération, un Franco en Espagne, malgré l'insolente protection de ses trois gendarmes: l'armée, l'Église et l'argent. Il n'est pas non plus de l'école de Gandhi. Ce marxiste chinois ne peut que demeurer étranger aux méthodes de pensée et d'action d'un Nehru. La rigueur doctrinale s'allie en lui à un réalisme vigilant, au goût et à l'expérience du concret, à la volonté acharnée de bâtir une société qui réponde à ses exigences sans détruire au passage l'objet même qu'elle se propose de servir. Mao est un humaniste. Mais cet humaniste-là, qui mène une révolution conquérante depuis plus de trente ans (il a conduit des armées comme le partisan qui dresse une embuscade et comme le professeur d'école de guerre qui prépare sur la carte la retraite dont il attend la victoire et ne livre combat que sur le terrain qu'il a lui même choisi), qui accepte les devoirs d'un militant et qui se soumet aux disciplines formelles, échappe aux définitions ordinaires. Même en Chine, il représente un nouveau type d'homme. La sagesse, la culture n'ont de sens, pour lui, qu'identifiées à l'action."
François Mitterrand, "La chine au défi", Julliard, 1961, p. 27-28.
Coclés
12:45 Publié dans Les idées parlent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois, mitterrand, chine, défi, vichy, droite, strasbourgeoise



"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden