13.11.2009
Ecologie : de la responsabilité consumériste à la dictature verte
Ce vendredi, La Droite Strasbourgeoise vous invite à « méditer ». Eh oui, il faut méditer les évangiles politiques que nous présentent les « saints » et les « élus ». Parmi eux, l’évangile vert… Celui de l’écologie. En attendant parlons donc écologie (avec un peu de mauvaise foi, celle qui lance les débats).
Apprenant la tenue du Rallye de France en Alsace et son potentiel financement local, les Verts ont « communiqué » sur leur opposition, évoquant principes et empreinte écologique.
C’est la trace du crime, cette empreinte écologique qui nous intéresse ! Si le rallye et ses quelques tours sont polluants pour les esprits et la nature, que vont dire les Verts de l’Euro 2016 ? Cette question posée sur une radio populaire par Jean Emmanuel Robert, conseiller municipal UMP est pertinente.
En effet, quid de l’empreinte écologique de ces grands moments. Et puis, comment ne pas penser à l’impact écologique des marchés de Noël en Alsace : ces stands, ces déplacements de personnes (2 millions), ses gobelets, ce vin chaud, cette déperdition d’énergie.
Il faut d’urgence éteindre les guirlandes, ne pas les allumer, rendre sa liberté au grand sapin. Tous ensemble, mobilisons nous contre ce moment festif et écophage ! Non, comment cela, les Verts ne sont pas contre le Christkindelmarik ? Ah oui, sans doute veulent-ils des alter-marchés pour un alter-Noël.
Autre moment à l’empreinte écologique forte, les élections régionales. Là, des milliers de tracts, de militants, de réunions, de colle… Il va falloir trouver une solution. Allez, on vous en souffle une. Vous gagnez les élections avec vos camarades. Et après, vous supprimez les élections.
Allez, on déconne… nous. Non à la Matrice !
Eric Neustadt
07:16 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, empreinte, écologique, verts, ps, gauche, idées, euro 2016, rallye de france, alsace
29.08.2009
PS, Cumul des mandats et statut de l'élu
La question du non-cumul des mandats va donc être à l’ordre du jour de la réforme initiée par Martine Aubry. Outre le fait qu’il y a peu de chance qu’elle soit sincèrement bien accueillie, cette version militante du partage des richesses est la tarte à la crème du paysage politique français.
Officiellement, tous les élus sont pour, pratiquement, ils sont contre. Alors bien entendu, qui dit cumul de mandats dits cumuls de moyens, de revenus et finalement d’envie d’y revenir. La chair est faible et certains l'ont compris en Alsace.
Au-delà de cet aspect, débattre, c’est aussi s’interroger sur le statut de l’élu. La plupart des mandats ne permettent pas à la majorité d’entre eux de compenser le temps accordé à la collectivité, ils justifient la recherche d'une compensation plus grande du "don de soi".
En effet, hors grandes villes et grands mandats, sait-on que les Conseillers municipaux n’ont finalement droit qu’à quelques gratifications pour des dizaines d’heures engagées, sait-on qu’une partie des mandats ne donne pas lieu à une couverture sociale et que d’autres, nécessitant un engagement réel et durable, n’octroient que quelques points retraites .
Le non-cumul pourrait ainsi assécher la fibre démocratique et limiter la variété des corps et csp représentées à une poignée, des libéraux aux retraités en passant par les fonctionnaires couverts par des « autorisations de disponibilités ».
On rétorquera que l’on ne fait pas cela pour l’argent… Bien entendu, mais de tout temps, le sacerdoce a ses limites. Là se pose la question des solutions : la première serait finalement le non-cumul assorti d’une professionnalisation des élus et de la réduction de leur nombre, ce qui implique, en France, une réforme des communes. Qui osera initier un tel travail d’Hercule ?
La seconde reste de limiter les cumuls tout en avançant lentement vers un véritable statut de l’élu qui permet de pouvoir exercer tout en ne cumulant que peu de responsabilités.
Le cumul est donc l’arbre qui cache la forêt des réformes. En avançant ce point, il n’est pas dit que le PS rendre service au débat. Et du côté des élus locaux, nombreux au sein de la gauche strasbourgeoise, des dents doivent déjà grincer.
09:55 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cumul, mandat, ps67, ps68, la rochelle, ps, strasbourg, gauche, socialiste, statut de l'élu
27.07.2009
La droite n’est pas bonne, heureusement pour elle, il y a la gauche parisienne
On ne peut pas dire que l’application du programme sarkoziste soit particulièrement droitier. Les ex-électeurs du FN, du MPF, du RPF ont soutenu le Président et ils se retrouvent avec encore plus de Ministres gauchisants (on ne parle pas de la Culture). Merci !
Restent donc que si ces moutons rechangeaient de bergeries, la Présidence serait obligée de ruser pour refaire le coup de la « Sarkozisation des Esprits ». Encore faut-il qu’il y ait d’autres bergeries ?
Heureusement pour la droite, il y a la gauche. Particulièrement la gauche parisienne, qui passe son temps, à détruire le travail, l’implication et parfois le talent des élus locaux de gauche. Tout le travail local, habile souvent, est détruit par chaque querelle de chefs et cheftaines et par l’image générale du parti. Tout cela fait le lit des Verts et peut-être de la droite.
Après la victoire UMP des Européennes, la gauche ne peut qu’espérer une défaite aux régionales. En effet, détenant 21 régions sur 22, elle ne peut guère faire mieux. Donc, la droite pourra crier victoire.
Reste l’Alsace. Le nom du tête de liste, proclamé par les siens, à droite ne fait pas l’unanimité. Mais là encore, la gauche, alors qu’elle pourrait surfer sur sa vague municipale, semble freiner par les ambitions législatives de certains.
Eh oui, ne pas prendre de risques aux régionales ( même le risque de gagner), permettra peut-être à l’un ou l’autre de prolonger leur carrière par un mandat parlementaire, gagné dans la 2ème et 3ème circonscription strasbourgeoise.
Idéalistes, non ! Carriériste, oui !
08:48 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, ps, verts, alsace, strasbourg
15.06.2009
Plus tard, je ferai trotskiste !
La différence entre trotskisme et opportunisme en 2009 ? Aucune, il suffit de tourner sa veste, toujours du bon côté.
Pas de doute, cette réalité est vraie. Il est de bon ton d’avoir été d’extrême gauche. Peu importe que l’on ait cautionné l’idéologie la plus meurtrière du XXème siècle, le trotskisme est cool, et l’extrémisme de gauche assez fun.
Pour eux, le goulag est une soupe et Tambov une jolie colonie de vacances. Eux, ils savent donner des leçons de morale collective pour mieux gérer leur carrière individuelle et culpabiliser ceux qui se souviendraient des années où ils portaient étoiles rouges et noires sur leur perfecto.
Combien sont-ils à avoir été « trots » dans l’équipe municipale et finalement dans les recrues embauchés depuis « La libération de la Cus » ? Va-t-on jusqu’au PSU ? Ah, toujours, ce besoin de s’inventer des fascistes, d’inspecter les consciences et d’être finalement plus intolérants que les intolérants. Hier le FN était facho, aujourd’hui c’est Nicolas et demain un autre.
Mais après tout, doit-on leur en vouloir ? Ne vaudrait-il pas mieux en vouloir à une droite « soumise » qui laissent la gauche et son extrême dicter « fatwas » et « interdits » ! Nous ne sommes pas loin de le penser, car s’il y a soumission, c’est que le sujet est prédisposé et qu’il a refusé depuis longtemps de se rebeller ou de se battre pour ses libertés, au premier rang desquelles, la liberté de pensée. Masochisme, peut-être ?
A-t-on déjà ainsi entendu un maire PS modifier une liste, une nomination parce qu’un des bénéficiaires viendrait de l’extrême gauche. Ben, non, comme nous l’avons déjà écrit : « le trotskisme est cool, et l’extrémisme de gauche assez fun ». Sacré Léon !
« Le jugement moral est conditionné, avec le jugement politique, par les nécessités intérieures de la lutte » expliquait-il. Autrement dit, la fin justifie les moyens. Chez beaucoup de néo-bobos strasbourgeois aujourd'hui, c'est la faim qui justifie les moyens. Voilà s’en doute pourquoi profitent-ils des moyens offerts par un système qu’ils voulaient hier détruire et dont ils sont aujourd’hui les gardes embourgeoisés.
Bon, on les comprend. D’ailleurs, finalement, c’est la droite qui n’assume pas son rapport à l’argent. La gauche, elle s’en accommode et elle dicte sa ligne.
Peut-être convient-il d’inviter la gauche à continuer encore et encore. Car peut-être ses excès réveilleront-ils la droite à force de lui faire mal.
Eh oui, en ce début de XXIème siècle, les plus conservateurs sont à gauche. Raison de plus de rêver d’une révolution venue d’ailleurs, d’une insurrection des consciences. Peut-être faut-il créer les conditions d’un Trotskisme de droite ?
Eric Neustadt
12:00 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : extrême, gauche, ps, strasbourg, lcr, jcr, pan, guche, socialiste, droite
04.04.2009
Strasbourg, Otan, casseurs et extrême gauche
Il y a dans les effets collatéraux du sommet de l’Otan de quoi s’inquiéter. En effet, à en croire les médias, la ville à été mise en état de siège pour 5 à 10.000 manifestants dont 3.000 agités. 10.000 policiers, dont les 2/3 des compagnies de CRS de métropole étaient en Alsace. Heureusement que les banlieues françaises n’ont pas choisis ce week-end pour chauffer l’ambiance !
Et tout cela n’aura néanmoins pas empêché des casseurs et groupes d’extrême gauche de prendre part à la manifestation dont on se souviendra qu’elle aura occasionné des saccages d’entreprises, la destruction de biens, l’incendie d’un hôtel, mais aussi la destruction d’une pharmacie dans l’un des quartiers les plus défavorisés de la ville. Evoquons aussi un ancien office de tourisme en feu et une chapelle !
Comment ne pas s’étonner lorsqu’une minorité de casseurs peut prendre une ville en otage et arriver à casser malgré un dispositif policier sans précédent.
Nous jugerons l’efficacité des mesures prises à la lueur du nombre d’arrestations. Combien de casseurs arrêtés, combien de gardés à vue, combien de condamnés ?
Bien sûr, nos lecteurs savent que si nous posons la question, c’est que la réponse est parlante.
On nous présente, par ailleurs les casseurs comme étant allemands, violents et organisés. Nous ne contestons pas forcément. Nous notons, à la façon dont ils signent leurs méfaits à la bombe de peinture, qu’ils sont en plus parfaitement bilingues et qu’ils maîtrisent le français autant que le lancé de pavé.
Il y avait dans les casseurs des français et sans aucun doute des militants de la gauche et de son extrême.
Entendons bien, nous ne faisons pas d’amalgame avec les élus verts, les militants du NPA, Olivier Besancenot et consorts, croisés dans le cortège. Ce gens-là ont une cohérence idéologique assumée, les Strasbourgeois trancheront.
Nous ne commenterons pas non plus les statuts et messages militants diffusés par eux sur facebook et d’autres réseaux sociaux. Libre à chacun de s’exprimer !
Mais qu’ils ne viennent plus jamais nous donner de leçon de morale.
18:50 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, alsace, gauche, extrême, casseur
05.02.2009
Conseil Consultatif des Résidents Étrangers : Concours de flatulences à Strasbourg
La municipalité UMP de Strasbourg avait en son temps supprimé le Conseil Consultatif des Résidents Étrangers (extracommunautaires). La gauche le rétablit. S'ensuit une polémique picrocholine entre les deux camps qui ont le même objectif mais entendent le réaliser par des voies différentes. Chacun s'accuse d'encourager le communautarisme et y va de son slogan, incisif, percutant et sommaire, comme il convient à tous les slogans.
Selon la gauche, "nous sommes tous des immigrés"; selon la droite, version Fabienne Keller, "nous sommes tous des Strasbourgeois". Pour accentuer le trait l'ancien maire parle aussi d'une "nationalité strasbourgeoise" dont on pensait à tort qu'elle avait disparu depuis 1681 et la conquête de la ville libre impériale par les armées du roi de France.
On le voit, d'un coté comme de l'autre on abonde volontiers dans le flatus vocis (formule latine qui désigne des expressions gorgées de vents mais dépourvues de signification).
Si nous sommes tous des immigrés et même des immigrés strasbourgeois, il va de soi que le notion d'immigration perd, en effet, tout son sens et que les problèmes qu'elle peut engendrer se trouvent résolus avant même d'avoir été posés. Fonction magique du langage politicien qui peut dissoudre les réalités désagréables en noyant le poisson de la différence conflictuelle dans les eaux de vaisselle de la petite cuisine sémantique.
Mais ce que ces formules insensées s'emploient à conjurer revient, subrepticement, dans la prose même des élus sous l'emballage d'un "communautarisme" honni qui pointerait partout son vilain mufle. La prestidigitation est un art difficile. Bien sûr, le communautarisme c'est toujours l'autre, mais la répétition du terme à droite comme à gauche dit assez une hantise commune que la course aux formules niaises ne parvient pas à exorciser.
Non seulement nous serions tous des immigrés de nationalité strasbourgeoise, mais nous serions tous guettés par le démon communautaire. Plus certains que d'autres néanmoins, puisque c'est toujours dans le contexte de l'immigration que le tocsin communautariste fait retentir ses alarmes. Ce qui introduit, de manière oblique, quelques méchantes failles dans la "nationalité strasbourgeoise" soi-disant partagée. Si la tentation communautaire en menace certains plus que d'autres n'est-ce pas l'aveu brutal que cette nationalité n'est qu'une formule creuse livrée en préambule comme un certificat de bonnes moeurs antiracistes ?
Le problème des fantassins de l'ordre nouveau diversitaire c'est leur tendance schizoïde. Ils sont écartelés entre deux conformismes. L'ancien, de nature républicaine leur commande de haïr la différence au nom de l'assimilation individualiste jacobine et d'un universalisme ronflant qui n'est que l'expression du vieil ethnocentrisme occidental. Le nouveau qui a tous les attraits de la fraîcheur et leur commande d'honorer sans cesse la diversité et d'en célébrer l'avenir radieux.
Pris en tenaille entre deux versions incompatibles du Bien, ils virevoltent de l'une à l'autre dans une folle sarabande où leur esprit se brouille et où le petit baluchon de leurs références philosophique se met à tanguer dangereusement. D'où leur propension à se contredire sans même s'en apercevoir.
Pour sortir de ce maelström, il faudrait se résoudre à poser clairement les bases de la dispute.
Soit l'on en reste à la logique républicaine qui ne considère que des individus abstraits destinés à s'assimiler au bout d'un parcours semé d'embûches et de traquenards.
Soit l'on adhère à la logique diversitaire qui implique une franche reconnaissance des identités collectives et en gère au mieux les inévitables conflits.
Dans le premier cas, comme l'a logiquement souligné Robert Grossmann dans son intervention du 2 février, il n'est nul besoin de "représenter" les étrangers en tant que tels. Dans le second, il faut accepter le risque communautaire qui n'est, somme toute, que l'expression d'un désir de différence que le mot même de diversité s'emploie à légitimer.
Quoi qu'il en soit, la pâte sociale travaille toute seule, indépendamment des discours et décisions politiques et il semble bien qu'elle conspire spontanément vers des logiques identitaires et communautaires. Dans une France qui a déjà tant donné à l'américanisation, ce serait finalement bien compréhensible.
Coclés
13:08 Publié dans Les idées parlent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil, consultatif, résidants, étrangers, droite, gauche, politique
06.01.2009
Schlomoh, la Palestine et la République
Pauvre Schlomoh ; il vient de découvrir la lune et doit avouer que ses présupposés "marxistes" (la lutte des classes comme seul moteur de l'histoire) ne peuvent rendre compte d'une réalité qui l'afflige. Il le confesse sans ambages dans un récent numéro de sa Feuille de chou.
De quoi s'agit-il ? Samedi plusieurs dizaines d'associations de "gauche", laïques et anti-communautaristes, peinent à rassembler 300 personnes pour soutenir les Palestiniens contre le colonialisme israélien. Dans le même temps Mohamed Ennacer Latrèche et son Parti des Musulmans de France en réunissent 5000 contre les assassins sionistes, au nom du Saint Coran et de la solidarité mahométane.
Bizarrement d'ailleurs les lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace n'en sauront jamais rien ou presque puisque leur quotidien de référence est demeuré silencieux sur l'une des plus massives démonstrations de force organisée à Strasbourg ces derniers mois. Mais sans doute convient-il de ne pas les effrayer, ces braves lecteurs, pour continuer de les bercer avec les contes de fées d'une diversité multicolore, festive et cool.
Schlomoh, quant à lui, continue de promener partout son objectif fouineur. Il sait compter et il lui arrive de regarder la réalité en face. Ainsi, bien qu'il soit rigoureusement opposé aux comptages ethniques, il constate que les 300 laïques sont tous des Blancs de souche tandis que les troupes du PMF se recrutent exclusivement au sein de l'immigration et de sa descendance. Entre les deux manifestations, pas le moindre métissage républicain, mais, au contraire, une distance grandissante qui pourrait bien confiner au clash des cultures.
Amère constat. Comme le font tant de beaux esprits éclairés par les lumières de la raison (occidentale ?) Schlomoh regrette l'invasion du débat politique hexagonal par les référents ethniques et les innombrables symboles identitaires qui leur font cortège. Pourtant, demain Schlomoh manifestera à nouveau avec RESF et ses comparses "progressistes" pour que la France et l'Alsace ouvrent davantage leurs portes au flot intarissable des communautaristes à venir.
En chérissant les causes de ce qu'il croit combattre, Schlomoh adopte la politique de gribouille. Il veut à la fois la République et ses exigences et l'immigration généreuse et sans frontières. Au terme de cette partie de dupe, il se pourrait bien qu'il ne récolte qu'un islam agressif et victimaire instrumentalisé par les "démagogues" et une République tiraillée de tous cotés par l'impossible gestion des tribalismes concurrents.
Il n'est pas certain que la dite République survive longtemps à un pareil défi. Bref, Schlomoh ferait bien de se défier de la pureté angélique de ses intentions car elles pourraient bien nous conduire, tous, dans cet enfer qu'il redoute tant et dont il a senti, samedi, les prémisses.
Coclès
15:12 Publié dans La Gauche ment | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, pmf, palestine, droite, alsace, scholomoh, gauche
17.11.2008
Noir désir, sombres pensées !
Entre Obama et la sortie de deux titres de Bertrand Cantat, l’heure est bien aux noirs désirs. Le second, sorti de prison en 2007 après y avoir passé quatre années pour le meurtre de sa compagne, Marie Trintignant, propose donc deux titres téléchargeables gratuitement sur le site Internet du groupe. Ce n’est pas à nous de jouer les pères la morale, mais parfois, ne devrait-on pas savoir se retirer ? Tout est question d’honneur.
Cantat précise que « La chanson, « Gagnants / Perdants » a été enregistrée par Noir Désir, en réaction au contexte actuel, politique et humain dans toute l’acceptation du terme. Impossible d’attendre pour la mettre à disposition ». Au moins on est prévenu, les militants sont de retour.
Vient ensuite une très belle chanson, « Le Temps des Cerises ». Les cerises évoquent ici par leurs couleurs le sang versé et le drapeau rouge des Communards. Chanson forte de la gauche – que l’on sait aussi chanter à droite – elle fut l’hymne choisi en 1996 pour rendre hommage à François Mitterrand.
Paroles et sons ne sont donc pas innocents. Et si ce Noir Désir là n’est pour rien dans la victoire d’Obama, il lance un message clair aujourd’hui son retour en politique. Un retour à gauche toute, avant bien entendu un nouvelle album (peut-être pour les fêtes ou en 2009), car les rebelles patentés doivent bien vivre.
Lui a purgé une peine pour « meurtre commis en cas d'intention indirecte indéterminée », mais pas celle qu’il a provoquée au cœur de la famille Trintignant. Aujourd’hui libre, il chante !
Il ne nous appartient pas de juger, mais quel symbole quand même. Autant quant aux violences faites aux femmes qu’en matière militante !
Eric Neustadt
20:14 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noir, désir, bertrand, cantat, temps, cerises, gauche
08.10.2008
Demain, on ne pourra plus planter sa petite graine
On le sait peu ou pas assez, il se passe à Paris, de sourdes batailles d’amendements dont les enjeux, trop souvent méconnus, risquent de nous toucher de plein fouet (voire vulgairement de nous revenir en pleine gueule) . Ainsi, ce 8 octobre au soir, examine-t-on l'amendement Taugourdeau n° 140 à la loi dite « Grenelle ». Du nom d’un illustre député et plus ou moins directement inspiré par l'industrie semencière, l’amendement vise à remettre en cause le droit des agriculteurs d'utiliser et d'échanger les semences qu'ils produisent dans leur propre ferme.
L’objectif est clair, protéger les semences brevetées, et les royalties qui vont avec, et finir par faire de la semence de ferme une espèce de contrefaçon. La Droite Strasbourgeoise ne peut que fortement inviter ses lecteurs parlementaires à s’opposer à un tel amendement et convier ceux qui en connaissent à les inviter à se mobiliser – ce soir pour délivrer l’agriculture de visées monopolistiques, naturellement réductrices et écologiquement suicidaires !
Derrière ce combat, se cache celui pour la biodiversité et contre l’uniformisation des cultures et semences. Nous sommes là encore, parmi les derniers défenseurs d’un droit qui se poursuit jusque dans nos assiettes (même s’il devrait connaître de nombreux avatars dans d’autres domaines).
Derrière le vote de ce soir que nous souhaitons négatif, se cache un combat pour un droit ancestral des paysans. Un droit que certains bafouent pour une poignée d’euros ou de dollars, monnaies dont nous savons depuis quelques jours qu’elles ne sont que les semelles de colosses aux pieds d’argile.
Partout finalement, la nature doit reprendre ses droits. Urbains et ruraux gagneraient à se retrouver dans ces combats-là. Nous en sommes.
Eric Neustadt
PS : Y'a-t-il un rapport entre Jean Charles Taugourdeau, député déposeur de l'amendement et Jean Charles Taugourdeau, vendeur de graines et plants ... Comme dirait Serge Gainsbourg : "no comment".
12:38 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 140, amendement, verts, droite, gauche, taugourdeau, grenelle
31.07.2008
Strasbourg à gauche : la conquête de l'est est en marche
Officiellement, il n’y a jamais ni de chasse aux sorcières, ni de délit de faciès idéologique dans les municipalités. A Strasbourg plus qu’ailleurs et ce malgré quelques déclarations qui auraient mérités de faire la une des journaux.
Toujours est-il que pendant ces « travaux », les recrutements continuent. Les cabinets s’étoffent de militants forcément exemplaires choisis uniquement pour leurs compétences.
Outre le fait que ce choix confirme l’enracinement associatif de la gauche en Alsace, enracinement que nous avons souvent été les seuls à dénoncer (avec d'autres bloggeurs pendant que les proches de la droite chantaient "tout va très bien") , il s’inscrit dans une stratégie de conquête au cœur même de la CUS. Hasard ou non, plusieurs conseillers municipaux socialistes de Bischheim se retrouvent ainsi professionnellement confortés au sein de la CUS. Si l’une des élues fut même, nous semble-t-il, titularisée par l’équipe municipale précédente (signe d’ouverture flagrant), c’est aujourd’hui Richard Sancho Andreo, le directeur de l’excellente association Themis qui intègre le cabinet de Messieurs Roland Ries et Jacques Bigot. Nul doute qu’il s’acquittera de sa mission avec talent…
On notera au passage que la Présidente de l’excellente association en question oeuvrant pour les droits de l’enfant est l’épouse du Président de la CUS.
D’autres astiquent aujourd’hui leurs CV, autant pour trouver un nouvel emploi compatible avec la "VAM"(validation des acquis militants), figurer sur la liste des régionales ou pour préparer d’autres conquêtes électorales dans 2 et 6 ans. Certains plus jeunes voient leur pouvoir d’achat augmenter et s’installent durablement dans le paysage politique.
On nous rétorquera que la droite a fait pareil. Certains auront le courage de dire qu’à Strasbourg, cela ne fut soit pas vrai, soit pas flagrant.
D’ailleurs la droite, parlons-en quand même ! Combien de divisions déjà ? Quel renouvellement ensuite ? Et enfin, combien de jeunes pour tenir tête à la nouvelle génération montante du PS.
Comme nous le disait un observateur politique strasbourgeois : « la seule chance d’une reconquête de Strasbourg par la droite, c’est aujourd’hui plus l’implosion de la gauche qu’un réveil des droites. Certains n’ont pas compris que le désamour était profond ».
PS : On ne nous empêchera pas de penser que parfois la gauche fait quand même des erreurs de casting et que la ville de Bischheim aurait pu tomber cette fois. Là, c’est bien la gauche qui a perdu plus que la droite qui a gagné. Mais, ce n’est, bien entendu que notre humble point de vue. Retour aux idées.
08:02 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, gauche, politique, roland ries, jacques bigot, recrutement



