18.06.2008
Politique Friction : La gauche remporte les élections régionales en Alsace (2)
Les résultats tombent (suite)
Dans les salons du Petit Broglie, les petits fours n'attirent aucun des barons de la droite locale. Même celui-ci léger avec du saumon frais reste sur les tables. Sénateurs et Députés se regardent. Le décor baroque semble terne tout à coup. Une élue arrive avec des résultats complémentaires, elle s'effondre en larmes.
Les derniers chiffres tombent, le Préfet tend une feuille à un quarteron d'anciens élus.
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- Liste « Une gauche unie pour l'Alsace » : 45 %
- Liste « UMP, démocrates et indépendants de progrès » : 37 %
- Liste « l'Alsace au centre » : 8 %
- Liste « Alsace d'abord, la force régionaliste » : 5.2 %
- Liste « Front National - Avec Marine Le Pen » : 4.8 %
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Le Président du Conseil Régional s'assied dans un fauteuil. Au bar, un député commande un Whisky. Les téléphones vibrent quand les leaders de la droite strasbourgeoise rentrent dans la salle.
« Tout cela, c'est de la faute à Sarkozy , quelle idée de changer le mode de scrutin » déclame une personnalité. « Oui, franchement, Sarko a déconné » répond une autre avant de s'en prendre au Premier Ministre. Les critiques pleuvent. Tout cela vient de la faute de Paris.
« Pourquoi n'avons-nous pas pu nous unir comme la gauche a su le faire ? » demande un Conseiller municipal. Fusillé du regard par une élue centriste bronzée car rentrant encore de vacances, il plonge son nez dans sa bière...
Un autre le soutient. « Mais put...., tu as raison et on l'a entendu durant toute la campagne. Les Alsaciens nous ont parlé de l'Italie, de cette droite unie qui tient le pays depuis 4 ans et qui a su redresser l'économie. Ils nous ont aussi parlé de la Gauche Unie, mais comme d'habitude, personne n'a osé faire remonter l'info de peur de finir accroché au Pont du Corbeau».
Un silence répond à ce qui apparaît comme une arrogance. « Cette défaite, les blogs l'ont annoncé depuis celle des municipales » affirme un dandy, un knack à la main. Tous se regardent, mais tous savent ce qu'il en est. Ils savent aussi qu'ils en portent la responsabilité.
Pour se rassurer, un vieux loup de la droite locale s'interroge: « cela doit être une tendance nationale, non ? ». Non, la droite reprend même Paca et d'autres régions, là où des unions ont su se faire, la droite s'affirme. En Alsace, sa division a sonné le glas.
Tout d'orange vêtue, une élue centriste déclame : « on aurait de toutes les façons pas pu s'allier avec la droite extrême, cela ne serait pas passé ». Dans d'autres régions, certains ne s'en sont pas privés. Calculatrices en main, certains ont fait de rapide calcul. Une génération d'élus comprend que pour elle, l'heure de la retraite a sonné et qu'en plus, elle n'a pas de relève.
Place Kléber, rejoints par les jeunes des quartiers, on chante alternativement la Marseillaise et l'Internationale. Un adjoint au Maire de Strasbourg dénonce certains slogans communautaires qui s'en prennent directement à lui avant de disparaître rapidement sous les huées des jeunes de Koenigshoffen.
L'Alsace vient de passer à gauche. Mais tout cela était écrit... Dans un bar strasbourgeois, une poignée d'hommes et de femmes semblent insensibles à l'évènement. Un homme se lève parmi eux. « Vodka Pomme pour tous, maintenant, tout peut arriver »...
A la télévision, la tête de liste de la « Gauche Unie » prend la parole. Un jeune baisse le son et s'adresse au Dj : « Eh, mets nous du bon son ». Un remix de Transmission fait entendre la voix légendaire de Ian Curtis, les couples se lèvent et dansent. Cette soirée est vraiment rock'n roll !
Dans la rue, les drapeaux du PS, réjoints pas des drapeaux d'autres pays continuent de défiler.
Ici, le temps suspend son vol... Il ne reste plus qu'à écrire l'histoire... Certains s'en chargent...
07:00 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, régionales, 2010, alsace, gauche, ps, modem
16.06.2008
Politique Friction : La gauche remporte les élections régionales en Alsace (1)
Il est 20 heures 30, ce dimanche de Mars 2010, la rumeur se confirme. Elle file de sous-préfectures en préfectures. Le changement de scrutin décidé en dernière minute par le Gouvernement n'aura rien changé, la gauche remporte les élections régionales en Alsace. Tremblement de terre sur la faille du Rhin, cette élection est une vraie révolution.
Au quartier général de la Gauche unie, de l'aile blairiste du Parti socialiste aux nouveaux venus du parti anticapitaliste et des verts, on regarde les résultats tomber sur l'écran de télévision installé dans ce café bobo et Strasbourgeois. Alors que la journaliste de France 3 Alsace annonce les tendances, une clameur monte. C'est fait !
Montant sur une table, l'un des jeunes loups du PS, venu de ses bureaux de votes de Neudorf, ne s'y trompe pas. La main sur le coeur, il entonne un chant de ralliement :
Debout ! les damnés de la terre
Debout ! les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère :
C'est l'éruption de la fin
Du passé faisons table rase
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !
La salle connaît le refrain et le prolonge jusque dans la rue :
C'est la lutte finale
Groupons nous et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.
Venus de la Krutenau, des responsables associatifs marchent vers la place Broglie. Drapeaux rouges, roses, verts sont bientôt rejoints par des drapeaux de différents pays rassemblés pour l'occasion. C'est l'occasion pour beaucoup de se rendre compte que la gauche plurielle est bien une réalité. 25 ans d'implantation et de militantisme sont ainsi récompensés face à une droite KO debout.
En réussissant à s'unir dès le premier tour face à une droite divisée et affaiblie, elle confirme son implantation. Après Wissembourg, Soultz, Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden et leurs équivalents dans le Haut-Rhin, elle réussit le grand chelem en remportant les élections régionales.
Les résultats tombent ( à suivre)
09:00 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, régionales, alsace, gauche, ps, modem, fn
20.05.2008
Strasbourg : des histoires de cumuls et de cocus
Le blog des jeunes ump, dans un article intitulé « Hourra au PS de Stras ! » entend dénoncer un certain nombre de cumuls que la gauche strasbourgeoise se permettrait depuis sa victoire aux élections municipales. Certains élus s’enrichiraient donc en additionnant charges et responsabilités mais surtout émoluments. Et alors, serions nous tentés de dire ?
En effet, si le sujet du cumul reste intéressant, la dénonciation ici effectuée est inopérante tant il suffira à la gauche de demander à la droite quelle fut sa méthode vertueuse lorsqu’elle était « aux affaires » pour légitimer ensuite des attaques ad-hominem.
Pour sa part, la Droite Strasbourgeoise traitera le sujet sous deux angles. Le premier pour rappeler qu’aucun parti, ni de gauche, ni de droite n’a souhaité permettre la mise en place d’un véritable statut de l’élu permettant de limiter les cumuls et le second pour féliciter le PS pour sa stratégie d’implantation et d’enracinement « économique et sociale » d’une partie de ses jeunes loups.
Premier écueil de la dénonciation des cumuls, on remarquera que l’on dénonce souvent le cumul des autres et jamais les siens. Certains lanceurs de boomerang feraient donc bien de baisser la tête pour ne pas subir les effets du retour de l’attaque lancée. Second écueil, on remarquera que le cumul se justifie souvent par la professionnalisation du politique et si l’on se réjouit d’avoir des élus compétents, on notera aussi que seuls les sénateurs, les députés et certains maires bénéficient d’une véritable couverture sociale à laquelle l’ensemble des autres élus n’a droit. On comprendra donc que des passionnés de la chose publique tentent d’en devenir des professionnels tout en se couvrant économiquement. Sans véritable statut de l’élu (salaire et couverture sociale), non seulement on encourage le cumul de ceux qui persistent mais l’on fait fuir aussi des personnes compétentes qui ne veulent pas sacrifier leur carrière professionnelle sans une contrepartie équivalente.
Peut-on donc en vouloir à la gauche ? Non, car d’abord, jeter la suspicion sur le travail des élus et un mauvais service à rendre à celles et ceux qui s’impliquent dans la vie de la cité.
Ceci dit, LDS félicite la gauche strasbourgeoise pour son travail d’enracinement économique et social de quadras militants. On remarquera même que le cumul de fonctions, de mandats et de postes (assistant parlementaire et adjoint au maire, etc.) s’applique à gauche pour enraciner une génération d’élus dans le long terme. Qu’en a fait la droite ? S’interroger, c’est répondre à la question du renouvellement nécessaire à une partie de la droite strasbourgeoise et alsacienne.
En permettant à certains de devenir fonctionnaires ou équivalents, à d’autres d’être assistants, élus et plus si affinités, la gauche place son argent (fut-il publique, il est le sien quand elle décide de son affectation) et ses emplois sur des « start-up's» politiques aptes à durer dans le temps.
Ce choix, la gauche ne le fait pas au hasard. Là, où, à droite, on choisit des personnalités parfois transparentes, à gauche, on choisit des personnes fortement idéologisées. Confortées par leur nouveau statut social, dont les bénéfices s’additionneront sur les 6 prochaines années, ces jeunes pousses seront demain une relève économiquement rassurée et idéologiquement conquérante. Peut-on en faire le reproche à la gauche ?
Nous ne le ferons pas car, dans un contexte que certains qualifieraient de métapolitique ou méta idéologique, la fin justifie ce moyen. N’en déplaise aux jaloux et cocus d’aujourd’hui, la gauche assume et elle n’a que faire d’une droite qui tape, une fois de plus à côté.
Eric Neustadt
21:10 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, strasbourgeoise, gauche, cumul, mandat, bies, bitz
27.03.2008
De plus en plus d’élus alsaciens dans les manifs de la gauche et de l’extrême gauche !
Avec un titre comme cela, si vous ne lisez pas cette note, on se demande à quoi cela sert de blogguer. Cette note est en fait un mot d’humour patenté en direction de la presse et des blogs qui vont devoir désormais ajouter au titre associatif des uns et des autres les mandats électifs des nouveaux conquérants de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Et pour certains, cela va faire un notice aussi longue que celle du Who’s Who.
Une récente note de Schlomoh donnait déjà l’exemple en chroniquant la dernière sortie du RESF : « Une délégation a été reçue par la Préfecture pour porter la protestation et exprimer notre inquiétude. Nicole Dreyer, adjointe au maire de Strasbourg accompagnait la délégation. On notait aussi la présence d’élus, parmi lesquels Raphaël Nisand, maire de Schiltigheim, Alain Jund et Marie-Dominique Dressé, adjoints au maire de Strasbourg ainsi que le conseiller municipal Eric Schultz ».
Lorsque demain, il faudra rajouter les titres à la CUS et les fonctions associatives, on mesura la notion même de cumul de mandats, de fonctions !
Mais nous nous en réjouissons et pour deux raisons :
- Cela éveillera les consciences strasbourgeoises sur les réseaux militants existants à Strasbourg
- Ensuite, soit les DNA augmentent leur pagination, soit elles réduisent le fonds des articles pour laisser la seule place aux titres de cette « noblesse militante », ce qui nous ramène au point.
09:45 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gauche, extreme, strasbourg
18.03.2008
Au secours, la gauche revient !

10:00 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gauche, strasbourg, alsace
12.03.2008
L'arrogance de la jeune garde socialiste
La lecture du blog Strasbourg à gauche de ce matin, nous étonne sans nous étonner. En fait, la gauche strasbourgeoise, sa percée du premier tour des élections municipales ne nous étonnent pas. Nous les avions vu venir. Ce qui nous étonne, c’est l’affichage d’une arrogance résumée en un titre « Donnons Strasbourg à la gauche socialiste et écologiste ».

- socialistes et écologistes sont bien de gauche (pour les naïfs qui doutaient)
- ils veulent qu’on leur donne la ville et qu’elle soit leur propriété, une ville donnée à ses nouveaux maîtres du moment.
Le texte évoque une parenthèse « ouverte en 2001 » qui va se refermer. Oubliant par là même qu’en 2001, la population a volontairement fermé la parenthèse du Rieso-Trautmanisme.
Là, on mesure finalement derrière les plumes de ce blog, une jeune garde avide de se venger et demandant aux Strasbourgeois de leur rendre la ville, comme si elle leur appartenait. Nous nous étonnons que Roland Ries laisse paraître un tel texte, à moins qu’il ne s’agisse finalement d’un message au ban et à l’arrière ban de la gauche et de ses extrême afin que dimanche soir, « la gauche socialiste et écologiste » face résonner d’une seule voix l’internationale au cœur de la capitale européenne.
Une telle arrogance est de nature à nous pousser à aller voter contre ceux qui veulent que Strasbourg leur appartienne et qui oublient que la ville est d’abord à ses habitants.
13:40 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, gauche, alsace, municipales, roland ries
06.12.2007
La vraie fausse "affaire" Jurdant.
On en parle décidément beaucoup de cette affaire Jurdant-Pfeiffer + Bouhris, qui excite un peu tout le monde sur le site des Dernières Nouvelles d'Alsace. On s'offusque par ici, on pousse des cris d'orfraie par là, on exprime son incompréhension un peu plus loin. Mais avant tout, on dit tous la même chose dans un discours consensuel noyé dans les bons principes, qui découle plus du réflexe que de la réflexion... et on envoie les « coupables » au pilori sans même se demander pourquoi ils ont osé ce rapprochement insolent.
Que fait Mme Jurdant-Pfeiffer quand elle demande à M. Bourhis de s'occuper de son blog de campagne ? Elle optimise l'outil de communication qui lui permettra de diffuser les idées qu'elle défend et peut-être (peut-on penser à ce moment-là) d'asseoir les idées centristes dans un mandat qui verra leur mise en application. D'un point de vue stratégique, pour qui se réclame des convictions de l'UDF (comme ça s'appelle à ce moment-là) et plus généralement des valeurs humanistes qu'il porte, l'initiative peut paraître plutôt constructive...
Que fait M. Bourhis quand il accepte de s'occuper du blog de Mme Jurdant-Pfeiffer ? Il ne raisonne pas en militant (qu'il est encore ou qu'il n'est plus, à ce moment-là), mais réagit en professionnel, et tente d'optimiser son travail pour préparer une bataille politique avec des idées qui ne sont a priori pas les siennes. Outre l'opportunisme et les affaires, c'est tout de même une preuve d'ouverture assez magistrale quand on sait les idées qui s'assimilent à son passé politique.
Du point des vue des idées, où donc est le problème ? Sauf à s'opposer par principe (et en fait de manière tout à fait réactionnaire) à cette association. Car, au nom de l'humanisme que l'on croit défendre, on ne peut s'enfermer dans un clivage rétrograde et fermé séparant ceux qui portent les bonnes valeurs et ceux qui incarnent les mauvaises ad vitae eternam, sans prendre en compte ce qu'ils disent, ce qu'ils font et pourquoi ils le font (1). Au nom de la lutte contre la discrimination on ne peut discriminer le travail d'autrui, surtout quand on ne se base sur aucune accusation plus tangible que celle de la mauvaise intention (et encore faudrait-il le montrer). Une paille... une poutre...
On peut quant à nous souligner l'intelligence politique des choix stratégiques qui ont été faits en toute honnêteté, et regretter que l'on demande maintenant à Mme Jurdant-Pfeiffer de se justifier pour avoir voulu la victoire de ses idées, et à M. Bourhis de se retirer pour y avoir contribué.
Pierre Antoine Beyer
(1) Ici, je rejoins le point de vue de Jean-Claude Meyer, dont l'intelligence de l'analyse sort du lot. Ca ne fait pas forcement plaisir de le reconnaître ( surtout quand il attaque l'une de nos plumes), mais c'est intéressant de constater qu'ici aussi, les clivages et les rivalités ne doivent pas empêcher l'objectivité, plutôt que de contraindre par principe à tirer à vue, comme un chien de Pavlov se jette sur sa gamelle.
14:50 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droite, gauche, strasbourg, stephane bourhis, pascale jurdant, hoenheim, alsace
15.01.2007
Coco (s) & Co
Des communistes subsisteraient toujours à Strasbourg…
Du fond de cette réserve naturelle, le Secrétaire Départemental du Parti Communiste Français demande des excuses au Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg, M. Robert Grossmann, suite à un commentaire que nous avons fait et que nous reproduisons ci-dessous…
Horrible…Nous avons effectivement commis un crime de lèse-majesté en confondant les survivants gauchistes Jean Claude Meyer, tenancier (nous réitérons bien qu’il n’aime guère ce terme…) d’un blog dénommé Tout est dans tout (nous vous laissons imaginons dans quoi…) : http://schlomoh.blog.lemonde.fr/schlomoh avec le Directeur du Cardek, centre socioculturel « apolitique » de la Krutenau, Jean-Baptiste Metz.
Bénévole à ce poste (est-ce le fruit d’une politique égalitariste de type léniniste ?), l’homme est aussi connu comme secrétaire départemental du Parti Communiste Français. Vous parlez de collision entre deux fonctions ? Meeuuuh non, lui, il fait la différence !
Non, vous n’êtes pas dans les années 50 à Moscou mais bien au XXIe siècle en France. Non, vous ne rêvez pas ; alors que l’on attend toujours un procès des crimes du communisme et notamment celui de Tambov, les représentants du PCF sur Strasbourg prolifèrent tranquillement et indiquent aux masses la bonne pensée.
Récemment, le camarade Schlomoh s’en prenait ainsi à l’excellente prise de position du Maire de Strasbourg et du Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg concernant l’abaissement de l’âge de la majorité pénale (http://www.robert-grossmann.com/blognotes). Cette prise de position droitière et sérieuse concernait les racailles pullulant dans nos cités et s’excitant - crétins décérébrés et barbares qu’ils sont - à brûler les premières voitures qu’ils trouvent sur le chemin de leur razzia.
Voilà donc le commentaire incriminé, qui a déjà fait couler l’encre des Dernières Nouvelles d’Alsace, dans un article paru jeudi 11 janvier, signé par un journaliste, qui s’est spécialisé dans la chasse…à quoi déjà ? Au pouvoir ? A la municipalité ? A la Droite ?
« le dimanche 07 janvier 2007 à 23:09 - Ah oui, quelle tendresse de laisser paraître sur votre blog le billet, non pas agressif, mais suintant le sectarisme de ces gens d'extrême gauche comme Monsieur Metz, alias Schlomoh, passant leur temps à baver sur Israël, sur la droite, sur l'extrême droite et tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'ORDRE. Voilà le mot honni par ces gens ayant poursuivi depuis des années leur idéologie nauséabonde, criminelle, qui est l'envers de l'idéologie nazie. Et voilà encore un beau spécimen de gauchiste impénitent, qui non content de répandre ses propos sur sa "feuille de chou" s'empresse, dès qu'il y a une cause minable à développer, de s'engouffrer dans cette brèche. Mais il est vrai que M. Metz doit payer son abonnement pour loger son blog avec l'indemnité qu'il perçoit, en dédommagement d'un membre de sa famille déporté...Cela lui donne sûrement la possibilité d'écrire sans rougir ses insanités à longueur de semaine sans trop dépenser d'argent et sans trop avoir honte de défendre ainsi ses idées multiculturelles et "modernistes".Quand ce n'est pas l'immigration à tout va, ce sont les SDF qu'il tente de défendre. Si on suivait les idées de tels personnages, nous parlerions arabe ou un quelconque dialecte sénégalais depuis longtemps dans notre pays, tout en déclenchant la guerre à Israël ou aux Etats-Unis. Le goulag a été inventé par ces gens, dommage qu'ils n'existent plus : ils auraient pu en goûter tout le confort et le progressisme... »
Bien évidemment nous n’enlevons pas une ligne. Sauf le nom. Mais flûte, dans un lapsus révélateur comment avons-nous pu confondre ces deux démocrates, Meyer et Metz, Dupond et Dupont d’un militantisme rouge ?
Par delà ce simple fait, nous nous interrogeons sur le crédit que l’on peut aujourd’hui accorder à ceux qui se veulent les héritiers de partis dont l’idéologie est manifestement écrite du sang rouge de ses victimes. Nous pensons là aux 80 Millions (sans doute plus) de morts du communisme.
« Guéguerre dans la blogosphère » ? Il ne s’agit pas de guéguerre mais bien de la GUERRE qu’une droite de conviction doit mener contre les zélateurs du totalitarisme le plus meurtrier du XXème siècle.
Alors bien sur, la seule arme qu’ils brandissent désespérément contre nous, c’est de nous accuser d’être « fascistes», d’ « extrême droite » pour tenter de culpabiliser nos éventuels supporters…
Bien sûr, face à l’ultra-gauche, dès que vous êtes attaché à certaines valeurs et traditions vous êtes d’extrême droite. Dès que vous n’appréciez pas que des hordes d’immigrés déferlent dans votre pays, vous êtes d’extrême droite. Dès que vous n’appréciez pas de sauter sur les bombes d’une ordure islamiste vous êtes d’extrême droite. Dès que vous n’êtes pas d’accord avec un avorton de criminel communiste vous êtes d’extrême droite. Dès que vous pensez qu’un Secrétaire départemental du Parti Communiste Français n’a rien à faire dans une structure accueillant, entre autres, des jeunes, de peur de les endoctriner, vous êtes d’extrême droite.
De toutes les façons, dès que vous n’êtes pas des leurs, vous êtes soupçonnés a minima de déviance idéologique puisqu’ils entendent donner le « la » de leur pensée unique.
Il fut un temps où ce type d’affaire ne se réglait que dans les douves de la Citadelle ou au Parc de Pourtalès, … par un duel.
Mais bien sûr quand on ose demander par communiqué pleurnichard au Président de la Communauté Urbaine des « excuses publiques » pour avoir laissé publier des commentaires peu amènes à son encontre (bonjour l’esprit démocratique et le sens du débat de ces « progressistes »), on ne sait pas ce que c’est qu’un duel.
Le dénommé Jean Baptiste écrit même dans un communiqué qui nous fut transmis: « Le débat citoyen a des règles qu’il faut respecter et pour ma part je les respecte et les respecterai toujours. Je demande que cessent les calomnies me concernant et qui touchent toutes les personnes qui me font confiance. J’exige que Monsieur Robert Grossmann me fasse des excuses publiques par voie de presse pour le préjudice causé ». Calomnies ? Respect ? Quand on appelle comme lui à la censure pure et simple ? Vieux réflexe stalinien semble t-il plutôt…
Quand on a soutenu la toile de l’araignée communiste tueuse, du Vietnam à Moscou, de Pékin à Cuba, de la Corée du Nord à la Krutenau, qu’on tente de couiner pour se faire entendre avec son camarade de back room goulagien (quoique trotskyste, on l’aurait sans doute fait enfermer) alors non, on ne peut comprendre le sens du mot duel : « Combat entre deux personnes dont l’une exige de l’autre la réparation d’une offense par les armes ». On trouve même sans doute, ce terme bourgeois…
Quant à nous, Hussards de la Droite Strasbourgeoise, nous ne céderons pas à vos menaces. La reductio ad Hitlerum des nos amis gôgôchistes ne trompe plus personne et quant aux méfaits du totalitarisme rouge, nous n’avons pas fini de les dénoncer.
14:10 Publié dans La Gauche ment | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, gauche, strasbourg, alsace, politique, pcf, sarkozy
04.12.2006
Le Journal du mois de Philippe Sollers
Une fois de plus, la Droite (UMP en tête) se plante sur la candidate Ségolène Royal. La preuve, par Phillippe Sollers qui fait parler l'inconscient national...Edifiant et prémonitoire? A force de la surnommer la Madone, certains sauront ce qu'est l'Immaculée Conception...
Le Journal du mois
(25 novembre 2006)
Source : http://www.lejournaldudimanche.fr/
Ségostar
Voilà des mois que j'entends dire, par des gens sérieux, informés, responsables, que Ségolène Royal n'a aucune chance d'être désignée comme candidate du Parti socialiste, qu'elle va s'effondrer dès les premières confrontations, qu'elle ne tiendra pas le coup dans les débats de fond, qu'elle est une simple bulle médiatique, une boursouflure artificielle, un sourire vide, une invention des sondages et de l'opinion. L'opinion, comme on sait, doit sans cesse être réorientée, réformée et éclairée par le clergé qui compte, celui des experts, des économistes, des banquiers, des hommes d'affaires, des vrais politiques (hommes, évidemment), des penseurs officiels. Eh bien, elle est toujours là, elle brille, elle augmente, elle tue des éléphants, elle est déjà en finale, mais c'est comme si la finale venait d'avoir lieu.
Pourquoi attendre davantage? C'est elle. Que de mois inutiles et ennuyeux à endurer, encore des débats, des meetings, des dérapages, des torsions, des révélations, des clearstreams, des petites phrases empoisonnées, des vidéos trafiquées. Et tout ça pour quoi? La suite est connue: Chirac maintient le suspense, laisse parler Bernadette, et s'arrange, en douce, pour faire passer Ségo, comme il a fait passer Mitterrand. Enfance de l'art. Avec Ségo, immaculée conception, divine surprise, la France ressuscite et prend indubitablement le leadership mondial de l'image, c'est-à-dire, désormais, du réel. La presse internationale ne s'y trompe pas, elle tient sa star, son soleil permanent, son stock de rebondissements, de tirages, de surprises. Libération est sauvé, de nouveaux talents s'épanouissent. Ségo vient de dire « n'ayons pas peur des idées neuves ». C'est très bon, ça, je suis là.
Marc Lambron
Il faut lire le petit livre brillant et subtil de Marc Lambron, Mignonne, allons voir... (Ed.Grasset), pour comprendre en profondeur le phénomène Ségo. On n'a jamais mieux analysé, selon moi, la pseudo-énigme Mitterrand (Vichy compris), le blocage de « trois gauches exténuées, la marxiste, la libertaire et la socialiste », le spectre encore glaçant de Moscou, le fantôme de Trotski, l'inconscient de gauche de la droite (Chirac), l'inconscient de droite de la gauche (l'Ordre), la méritocratie de l'ENA, bref les caves de la République. Vous êtes perdus? Vous redoutez la montée de Le Pen? Vous trouvez que Sarkozy a plutôt mauvais genre?
La solution est là: une vierge guerrière qui est aussi une mère miraculeuse, un recommencement sans passé gênant, sans culpabilité, sans repentance. Lambron parle drôlement des « orphelins de la faucille et du marteau », du coup d'Etat générationnel que représente Royal (mais aussi Sarkozy), et surtout du fait capital que Ségo « joue secrètement sur le clavier religieux d'une France en mal de croyances ». Mitterrand, dit Lambron, était un « misanthrope relativiste, abbé frôleur, connaisseur du Malin ». Ségolène avale ce diable et l'exorcise, de même qu'elle dissipe le long brouillard diffusé par l'axe Vichy-Moscou.
Son régionalisme a un côté américain soft, sa maternance écologique peut retrouver bientôt Hillary Clinton (pendant que le sinistre Rumsfeld, celui qui parlait de « la vieille Europe », se retrouve viré à cause du désastre en Irak), son désir de « bonne famille » est un désir immémorial d'avenir. Sur le plan subliminal (plus important qu'on ne croit), le nom de Royal était déjà un atout maître. Mais (Lambron aurait pu le souligner), dans Ségolène vous pouvez aussi entendre Gaule, et aussi de Gaulle. Ségaullène Royal, qui dit mieux? Sur le fond, je suis d'accord: « Toute personne sensible aux charmes de l'anarchie ne peut qu'observer le processus avec intérêt. » Ceux qui sont contre Ségo ne sont donc pas anarchistes? C'est à craindre. Vous croyez lire ici un paradoxe, mais ce n'en est pas un.
10:25 Publié dans Les idées parlent | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, royal, droite, gauche, politique, strasbourg, ump
10.08.2006
Des vacances des politiques à la vacance du politique !
Sous la plage, leurs pavés !
En ces premiers jours d’août, la presse « people » intègre plus que jamais les « politiques » dans ses carnets mondains. On saura tout sur les randonnées des uns, les soirées des autres et demain sans doute, verra-t-on le sein d’une Ministre, identique à celui de Marianne ou le corps bronzé d’un€ présidentiable. On l’aura compris, on nous parle là des vacances des personnalités politiques. Il nous manque à nous, celle des personnalités de la CUS. Gageons que les lieux de villégiature seraient peut-être de nature à nous rapprocher des uns ou à nous aider à percer le secret des autres.
Par delà ce moment ludique, les vacances des politiques ne cache pas une vacance qui pèse lourd et qui pèsera encore plus lourd dans les mois à venir, c’est la vacance du Politique, dans les actions d’un certain nombre d’élus de droite.
La Droite Strasbourgeoise se veut aiguillon et donc, n’en déplaise à certains, même si elle peut avoir l’âme des collégiens de Ray Ventura, elle n’est pas du style à chanter « tout va très bien » alors que certains occupent déjà les écuries en attendant d’envahir le château.
Donc soyons francs, la gauche strasbourgeoise, dans sa pluralité syndicale, partisane, politique n’a jamais cessé les hostilités et mène clairement un travail de sape permanent sur bien des sujets.
A cet effet, la campagne strasbourgeoise du RESF, Réseau Education sans frontières, est pleine d’enseignements.
En effet, la gauche se réunit sur un sujet sensible, le fait monter en sauce, culpabilise et s’unit comme le prouve l’Appel des élus, personnalités et associations du Bas-Rhin.
Mais surtout, cette liste est un monument qu’il importe d’imprimer, de conserver et de faire étudier à Sciences Po, pour mesurer l’importance de la notion de réseaux idéologiques à gauche. La présence sur cette pétition de personnalités de l’UDF, fascinés pour l’occasion, prouvant même, si besoin était comme la gauche a le souci du politique …. La gauche sait toujours s’unir lorsqu’il s’agit d’affaiblir les droites !
Voilà pourquoi, il convient aux élus et militants de droite, dans leurs pluralités, d’observer pour également comprendre, s’engager et engager une reconquête culturelle, associative, syndicale …et ce par delà la gestion du quotidien.
Il est plus que temps de sonner le retour du politique si l’on veut se préserver des lendemains qui déchantent !
PS : Pour appuyer notre propos, nous ne tenterons même pas la biographie d’Eric Schultz, l’animateur du RESF à Strasbourg, qui navigua de la JCR, dans ses années « lycée » à la LCR en passant par l’assistance aux parlementaires socialistes. Là encore, bravo pour la rigueur et la persévérance dans l’engagement. Toutes nos félicitations.
09:59 Publié dans La Gauche ment | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : resf, gauche, strasbourg, politique, mairie, strasbourgeoise


