08.01.2009

Municipales de Strasbourg 1 : crever l’abcès de la défaite des droites

images.jpgAllez, pour les sales boulots, c’est clair, il n’y a jamais de volontaires. Personne ne veut s’y coller. Il en va ainsi de l’analyse de la défaite des droites lors de la dernière élection municipale de Strasbourg. Vous nous direz que cela s’est passé il y a une éternité. Mais non, c’était l’an passé et depuis, si des plaies se sont refermées, d’autres se sont ouvertes sans qu’il n’y ait eu ni analyse, ni désinfection, ni vaccin. Cette sémantique médicale vous fait peur ? Vous n’aimez ni le bruit du scalpel sur le marbre de l’hôpital, ni la vue d’une aiguille tissant des points de sutures, ni encore plus l’idée de piqures naturellement de rappel, il va falloir vous faire une raison. On ne soigne pas tout à coup de pensées magiques ou en refoulant ses souvenirs loin dans sa mémoire. Pour un peu, on citerait Brecht : « Oublier le passé, c’est être condamné à le revivre » !

Strasbourg n’est pas tombé en un jour !

Tout d’abord, osons l’avouer, la défaite ne s’est pas construite en un jour. Si le bilan de la présence du « tandem » à la tête de la ville se matérialise par des avancées et investissements évidents (Jardins des deux rives, Médiathèque) qui font aujourd’hui la renommée de la ville. S’il y a bien eu investissements massifs dans la gestion de la ville, l’image de marque et le comportement de certains a fait germer l’idée que l’exécutif ne pouvait plus être « supporté » au sens propre comme au figuré. Lentement mais surement, alors que certains aspects comportementaux suffisaient, un microcosme agissant enracinait cette idée dans les discussions et l’opposition en faisait ses choux gras. Cela touchait bien entendu la tête de l’exécutif, mais aussi son équipe.

Contre son camp

A ce titre la gestion de la précampagne municipale fut assez dramatique. L’exercice est difficile, mais on doit pouvoir le gérer sans effusions, cela ne fut pas le cas. Dans la majorité, chaque clan ou sous-clan jouait contre l’autre, cherchant à balancer ou à nuire à ses voisins, sans se douter qu’ils alimentaient à l’extérieur un rejet ou qu’ils faussaient la campagne. Il en va ainsi des « centres ». Le modem venus de l’extérieur, les centristes de l’UMP comme les Modemistes fidèles au tandem firent ainsi les frais de campagnes délirantes ou de chasses aux sorcières exagérées. Il en va ainsi de l’une d’entre elles, adjointe, balancée par ceux qui souhaitaient placer une amie à sa place, pour avoir commis, un crime connu de tous, avoir choisi une agence de communication marquée. Ceux qui souriaient dans les étages en faisant cela ne se rendaient sans doute pas compte qu’ils allaient nuire à l’ensemble de l’équipe et mettre à néant une campagne de séduction à mener auprès de l’électorat centriste. On notera dans le casting d’autres buts contre leur camp, dont certains pèsent aujourd’hui encore sur l’efficacité des groupes (deux pour le moment) de droite et du centre au sein de l’opposition municipale. En se trompant d’ennemis, en jouant perso ou parti, certains pompiers de la majorité de l’époque jouèrent clairement aux pyromanes.

Une gauche peut en cacher une autre

Pendant ce temps là, une gauche parfois plus extrême, faisait le choix de suivre les enseignements gramscistes et de prendre en main le pouvoir associatif, culturel dans les quartiers. Nième colonne de dénigrement, elle agissait, souligne les points locaux de désaccord avec la municipalité, attisait des conflits réels (il faut le reconnaître) et en amplifiant d’autres. De certains centres socioculturels devenus les bastions de partis politiques totalisant guère plus de 0.5 % des voix à des associations d’intérêts locaux et sectoriels, la gauche renforcée par les Verts et son extrême assumée créait les conditions d’une victoire.

La cerise sur le gâteau fut l’accord Vert-PS et l’élection de militants extrémistes blanchis pour les besoins de la cause par l’onction de l’objectif à atteindre : la défaite de la droite.

Lire la suite

17.03.2008

Elections Municipales : les vertus d’une douche froide !

04ae4badc8a915a8df8da74dd2f8c519.jpgLa vague rose a débordé les eaux habituellement calmes du Rhin et de l’Ill. Mais tout cela était écrit dans les résultats des élections présidentielles, législatives, dans les stratégies de conquête mise en œuvre par la gauche et son extrême ainsi que sur ce blog.

Le reflux national a accentué l’ampleur de la marée au cœur de la Communauté Urbaine de Strasbourg. L’internationale résonnait encore hier soir du côté de la Krutenau. Reste à en tirer des leçons pour l’avenir.

Nous nous refuserons à tirer sur qui que ce soit et rejetons la facile recherche d’un bouc émissaire. Ce qui n’a pas été le cas du député-Maire de Lingoslheim, Yves Bur qui s’est empressé de tacler le tandem, Robert Grossmann en particulier dimanche soir de façon honteuse sur France 3. Nous nous cantonnerons néanmoins à l’analyse des faits et des scores.

Municipales : 58 – 42 !  Cantonales : 4 – 1 !

La première conséquence du choix des électeurs est d’octroyer désormais à la gauche 7 conseillers généraux sur 10 à Strasbourg mais aussi 4 des plus importantes communes de la CUS : Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden et Ostwald, auxquels se rajoutent de nombreux conseillers municipaux dans les communes urbaines.

Le seconde sera de mettre le PS en capacité de remporter les prochaines élections régionales (2010) et de partir à la conquête des 3 derniers cantons de Strasbourg, surtout si la droite s’y présente divisée. La bipolatisation aidant, l’existence factuelle d’une gauche plurielle lui donne la possibilité d’alliances gagnantes au second tour.

La troisième sera de permettre au PS de bousculer l’ordre établi lors des prochaines sénatoriales, en 2013. En raison du poids des grandes villes dans la désignation des grands électeurs, la gauche peut effectivement espérer remporter de nouveaux sièges et se préparer une victoire facile à la veille des prochaines élections municipales.

Les douches froides ont le mérite de réveiller ce qui peut l’être. Reste à la droite de se renouveler, d’oser être ce qu’elle est, de savoir être proche des préoccupations des habitants et d’être offensive. La reconstruction d’une droite de combat et de conviction commence ce lundi.

 

14.03.2008

Dimanche, pas une voix ne doit manquer à la droite ! La mère des batailles...

Les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois ont voté. Le résultat des urnes ne surprend pas la Droite Strasbourgeoise qui avait vu la gauche faire monter au front des associations, des cercles, des syndicats, des réseaux qui avancent en synergie en mettant de côté les divergences idéologiques afin de s’assurer une victoire politique.

3cbaebfaef5d628b840e5e5a2919957b.jpg

Claire application des stratégies métapolitiques, elle a porté ses fruits. L'unité politique du Parti Socialiste et la réserve constituée par les verts et l'extrême gauche sont des signes inquiétants.

Cependant, la seule bataille perdue étant celle que l’on ne mène pas, il ne sera pas dit que La Droite Strasbourgeoise n’aura pas pris ses responsabilités

Nous appelons donc nos lecteurs et les électeurs strasbourgeois à se mobiliser et à apporter un soutien total à l’équipe menée par Fabienne Keller et Robert Grossmann et à faire battre la gauche !

13.03.2008

Le retour de la reine !

f76528e55dcfd00a56fe63027607ff9f.jpgHier soir, l’ambiance était électrique au meeting du PS. La gauche démontrait tranquillement qu’elle savait s’unir mais surtout qu’elle était de retour et que la perspective de victoire dans les 3 grandes villes de la CUS. Discours enflammés, motivations fortes et une arrogance déjà supérieure de certains cadres à celles que nous dénoncions dans l’entourage de la droite à la fin de son mandat.

Puis vint la « maire supérieure ». Elle fut la plus applaudie mais aussi la plus mordante.

Vint donc Catherine Trautmann, toujours aussi chaleureuse (elle n’a pas changée) pour asséner certaines vérités, pour attaquer de femmes à femmes, l’humanité exprimée récemment par Fabienne Keller. « On ne se fait pas élire par pitié » !

Les Komsomolks applaudissent et s’imaginent bien nettoyer la ville de toutes les poches de résistance.

De la pitié, la gauche n’en aura de toutes les façons pas. Catherine est de retour. Doit-on comprendre là, la disparition de la numéro 2 de la liste Ries ?

Qu’on le sache, il n’y aura pas de prisonniers en cas de victoire. D’ailleurs Roland Ries n’a-t-il pas promis la fin des « heures sombres » commencées en 2001.

Les heures sombres, mais c’est bien sûr ! On nous ressort les vieux plats !

 

12.03.2008

L'arrogance de la jeune garde socialiste

La lecture du blog Strasbourg à gauche de ce matin, nous étonne sans nous étonner. En fait, la gauche strasbourgeoise, sa percée du premier tour des élections municipales ne nous étonnent pas. Nous les avions vu venir. Ce qui nous étonne, c’est l’affichage d’une arrogance résumée en un titre « Donnons Strasbourg à la gauche socialiste et écologiste ».

6b109f6d8d4fd4104a2941a2f03a95f5.jpg
En une phrase, tout est dit :

- socialistes et écologistes sont bien de gauche (pour les naïfs qui doutaient)
- ils veulent qu’on leur donne la ville et qu’elle soit leur propriété, une ville donnée à ses nouveaux maîtres du moment.

Le texte évoque une parenthèse « ouverte en 2001 » qui va se refermer. Oubliant par là même qu’en 2001, la population a volontairement fermé la parenthèse du Rieso-Trautmanisme.

Là, on mesure finalement derrière les plumes de ce blog, une jeune garde avide de se venger et demandant aux Strasbourgeois de leur rendre la ville, comme si elle leur appartenait. Nous nous étonnons que Roland Ries laisse paraître un tel texte, à moins qu’il ne s’agisse finalement d’un message au ban et à l’arrière ban de la gauche et de ses extrême afin que dimanche soir, « la gauche socialiste et écologiste » face résonner d’une seule voix l’internationale au cœur de la capitale européenne.

Une telle arrogance est de nature à nous pousser à aller voter contre ceux qui veulent que Strasbourg leur appartienne et qui oublient que la ville est d’abord à ses habitants.

11.03.2008

Catherine Ries et Roland Trautmann.

83a3740559d6838bb3a2fe8a316e4ad3.jpgAu secours, ils reviennent. C’est en cherchant un raccourci politique que les électeurs les ont vus.

Qui ? non pas les envahisseurs, mais bien les membres de l’équipe PS de 1995. Avant hier, devant la télévision, alors que l’on vantait l’effective avance de Roland Ries, les téléspectateurs ont vu apparaître l’image de …. Catherine Trautmann. La maire supérieure est apparue aux yeux de tous.

Où était Roland Ries à cet instant ? On connaissait le vote par procuration, découvre-t-on le maire par procuration ?

Voici la 2ème erreur de la campagne Ries. On saura dimanche prochain, si les Strasbourgeois ont reçu le message. Vous n'y voyez pas clair, c'est normal, faites souffler un vent de droite !

03.03.2008

Homosexuels : Souvent de gauche... et gauchers

5d50a2252dade1da91726a57c4455409.jpg

Neuf associations LGBT (comprendre lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) strasbourgeoises, ont "interpellé" les candidats aux élections municipales, au sujet d’une Charte LGBT. Les progressistes - communautaristes de service, c'est-à-dire Chantal Cutajar (MoDem), Alain Jund (Verts), Fabienne Keller (UPS-UMP), et Roland Ries (PS) se sont bien évidemment empressés de s'engager à ce sujet.

Rappellons que, en France, la République est bonne fille visiblement ; les politiques, qui s'empressent d'habitude de mettre le mot République à toutes les sauces, semblent oublier pour le coup, qu'ils font le jeu d'un lobby organisé et que cela s'appelle aussi en langage clair du COMMUNAUTARISME, contraire aux principes républicains. Et les autres communautés strasbourgeoises, que font-elles  ? L'information ci-dessous devrait donc intéresser quelques personnes...

Plusieurs enquêtes réalisées depuis dix ans avaient déjà montré que la proportion de gauchers chez les homosexuels est nettement supérieure à ce qu'elle est dans la population générale. On sait par ailleurs que les gauchers présentent un développement plus marqué de la région postérieure du corpus callosum, cet amas de fibres nerveuses qui connecte les deux hémisphères du cerveau. Une étude réalisée sous la direction de Sandra Witelson, de l'Ecole de médecine de l'Université McMaster, a maintenant révélé que la même particularité anatomique se retrouve chez 95% des homosexuels masculins. La taille du corpus callosum étant largement héréditaire, ces résultats confirment que la génétique joue très probablement un rôle dans la détermination des orientations sexuelles chez les hommes.

Source : Physorg.com, novembre 2007

 

01.03.2008

Pour qui voter ?

1bb3228fa364154fd3e83dfd28116dcc.jpg
"La politique ne se résume pas au choix d'un candidat aux élections, c'est une manière de vivre"
Costa Gavras

24.02.2008

Strasbourg : Bagatelles pour un massacre

33da30aedd87dad42f45a29c27ad0aa6.jpgDès sa création, La Droite Strasbourgeoise n’a eu de cesse de démontrer le poids et la réalité d’une politisation militante de structures, d’associations. On nous accusa de « voir des étoiles rouges partout », là où nous percevions plutôt un travail métapolitique de militants éprouvés et rêvant « pragmatiquement » à des lendemains chantant. Nous avons éveillé certains droitiers strasbourgeois sur la réalité de ses réseaux qui travaillaient alors tranquillement à ratisser des voix pour le second tour des élections municipales.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons aussi tenu à dénoncer des écueils dans lesquelles la droite institutionnelle s’enfonçait. Nous avons aussi alerté certains sur les méfaits d’une arrogance manifeste dont la renommée dépassait les limites de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Certains de nos proches ont été tancés pour cela. Nous avertissions sur les méfaits d’une accumulation négative.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons souhaité que le droite soit représenté, que l’esprit conservateur soit présent sur la liste municipale, que l’on ne sacrifie pas des repères électoraux droitiers au profit d’une « ouverture communicante » dont nous dénonçons les limites. Nous avons évoqué notre incompréhension quant à l’impasse cantonale pratiquée par l’Ump.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Aujourd’hui, et même s’ils ne font pas une élection, les sondages évoquent un mal être, un malaise, ils restent 30 jours pour que les bagatelles que nous évoquions ne préfigurent pas un massacre et que la droite alsacienne ne soit clairement dans de beaux draps. Avant un Mea culpa ?

Eric Neustadt

23.02.2008

Elections Municipales & Choeurs de l'armée rouge

971951c576bf12419ef18a1c5a896334.jpgTout un symbole, deux jours après la proclamation des élections municipales de Strasbourg, le 18 mars 2008, les Chœurs de l’Armée rouge débarquent à Strasbourg pour fêter leur 80e anniversaire et le 70e anniversaire de leur première série de concerts en France.

Les chœurs sont en effet venus pour la première fois en dans l’hexagone en 1938 ! Cela se passe au Zenith et il en est qui voit là un symbole d’une reconquête de la ville ! Les places se réservent déjà.

 

Toutes les notes