21.05.2009
Sarkozy hué à Urmatt : Retour sur une visite présidentielle
De notre correspondant sur place
Vous n’avez entendu que cela et là, on est obligé de s’étonner des dépêches de presse sur le sujet. Du passage du Président de la République à Urmatt, de son discours à la filière bois, on n’a donc retenu que « Sarkozy fut hué par quelques dizaines » de personnes. Une enquête s’imposait. LDS y était !
« Quelques dizaines de manifestants » : Combien étaient-ils ? Une centaine pour les organisateurs, mais plus vraisemblablement 30 à 40 selon nos observateurs. Il s’agissait de salariés dont certains de Steelcase, General Motors et Kronenbourg. On comprend qu’ils expriment une colère face à la crise, mais est-il pour autant adapté de faire du Président de la République le responsable? Il est à la tête d’un pays traversant une crise économique grave et n’est pas pour autant le responsable de décisions de groupes, en partie mondialisés depuis longtemps. Qu’on fait les gouvernements précédents pour limiter l’acquisition des groupes français par des décideurs extérieurs ? Que propose le PS de légitimement crédible et socialement souhaitable ?
Combien dans la salle des fêtes ? : On remarquera qu’aucun journaliste (ou nous ne les avons repéré) n’a trouvé la place pour indiquer le chiffre des personnes rassemblées dans la salle. Nous le faisons : ils étaient plus de 1300 artisans, chefs d’entreprises, créateurs d’emplois et représentants de toutes les familles de la filière bois à écouter un discours, à se réjouir des avancées et à écouter un président qui « met le bois » comme disent certains chanteurs.
Moralité : Sans être plus que cela légitimiste ; nous observons là une information incomplète et ne jugeons pourtant pas le travail de la presse. Mais force est de constater qu’il y a une rupture entre la réalité des faits et les grands soirs auxquels rêvent certains.
En exagérant le buzz autour d’une « révolution en marche », en amplifiant l’écho donné à des problèmes sociaux comme à une situation économique anxiogène, la presse renforce l’union d’une France du réel, autour de son Président de la République mais elle ne s’en rend même plus compte. Croyant faire œuvre de militantisme, cette presse en fait fidélise malgré elle une France silencieuse autour de Nicolas Sarkozy ; voilà un électorat qui pourrait faire son succès aux élections européennes en se mobilisant.
Cette réalité renverra le règlement de la situation politique aux élections régionales et là, la droite alsacienne devra fortement se renouveler et rassembler et ne pas confondre les scores de son président avec ceux des incarnations locales de l’UMP. D’ailleurs, y-a-t-il des Sarkozystes en Alsace ?
Eric Neustadt
18:34 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, urmatt, nicolas, sarkozy, filiere, bois, droite, strasbourg, strasbourgeoise, blog, politique
28.08.2008
Cercle de silence : le plus assourdissant pique-nique de l’été…
Comme nous l’avions évoqué le 5 août dernier, un nouveau cercle de silence doit avoir lieu samedi 30 août, Place Kléber au cœur de Strasbourg, de 18 à 19h.
La Droite strasbourgeoise s’associe évidemment avec sérieux à un tel événement qui, à n’en pas douter, fait office d’acte de résistance courageux, faisant passer les combattants du Vercors pour des figurants de film pour Spielberg.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette pratique étrange, un rappel s’impose.
Les Dernières Nouvelles d’Alsace qui, en tant que journal progressiste suit ces événements avec photo et long texte vibrant d’humanisme comme il se doit, ne manquera pas de signaler les modalités de cet événement mais….
Rappelons que certains résistants-citoyens et autres Français de souche au grand cœur se rassemblent à cette occasion, pour manifester silencieusement, contre les mesures terriblement fascistes (pardon, nazies, évidemment, puisque que les associations pro sans-papiers utilisent sans vergogne le terme de « rafles » très connoté année 42 à Drancy) du gouvernement Fillon favorisant les expulsions de clandestins vers leur pays d’origine.
Le ministre Hortefeux étant considéré par ces Justes comme un rejeton Himmlero-Pinochetiste de l’UMP qui en veut à tout étranger clandestin, il sera sans doute aussi concerné. Les monstrueuses mesures prises par l’Union Européenne pour lutter contre l’immigration clandestine sont évidemment aussi visées, puisque c’est bien connu, le Parlement Européen regorge de porcs fascistes ayant un poster de Benito dans leur bureau.
D’ailleurs…gageons que tous ces Résistants auront aussi sous le bras (ou dans leur sac en foin biologique siglé Free Tibet) le dernier exemplaire de Charlie Hebdo, dont l’infâme pédo-nazi-maurrassien Siné vient d’être justement limogé par le phare de leur pensée Philippe Val.
Il sera presque sûr aussi que ce cercle de silence sera aussi l’occasion d’évoquer après coup, les terribles exactions des alcolo-soudards russes, emmenés par l’hydre tyrannique à deux têtes Medvedev-Poutine.On est en lutte contre l'Immonde ou quoi ? Au fait, les Chinois ne perdent rien pour attendre !
Mais je m’égare encore, revenons au doux silence qui tentera de s’imposer place Kléber samedi.
Ceux qui participeront lutteront tels des Jean Moulin contre les sarkozytes mesures. On ne sait plus vraiment lesquelles, mais de toute façon, elles ne peuvent qu’être TOUTES néfastes, venant d’un sale type de droite comme Sarko cette réincarnation de de la Bête Immonde, bling bling et vulgaire, non ?
Enfin, je suppose que c’est ce que diront les efficaces nouveaux adjoints au Maire, Verts et trotskystes progressistes en tête, qui ne manqueront pas de venir apporter leur soutien à cette noble cause. Il est vrai que le Togolais clandestin est une valeur à soutenir, notamment chez l’une des adjointes nouvellement nommée.
Tous ces Aubracs en puissance lutteront tant, qu’il faudra prendre aussi des forces après cette manifestation. Chacun est invité à apporter son casse-croûte, pour un pique-nique forcément citoyen, par le collectif organisateur, Justices et Libertés.
Parlons en d’ailleurs. Lu sur leur site cette curieuse phrase : « Depuis avril, nous nous rendons compte que le cercle de silence est aussi un lieu de rencontre entre des participants qui ne peuvent guère se parler étant donné la forme spécifique de la manifestation. N'ayant prévu ni tables ni bancs, ce moment de convivialité se fera sans trop de confort, mais sera sans aucun doute chaleureux. ».
Effectivement, comment se parler quand on fait un cercle de silence ? Comment avoir du confort au moment où tant d’immigrés clandestins n’ont que leur radeau de fortune pour traverser les mers ?
Grave dilemme, que ces valeureux gardiens de la démocratie et des droits de l’homme, auront du mal à résoudre, bronzés qu'ils sont après leurs vacances (à l’étranger, puisque on ne peut plus visiter cette France Vichyiste de l’ordre Sarkozyste) …
Palamède
12:15 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cercle de silence, strasbourg, justices et libertés, sarkozy
20.08.2008
Afghanistan : l'heure de jeter l'éponge...
Ça faisait longtemps, très longtemps, qu'on n' avait pas vu revenir sur notre terre nationale un cercueil couvert du drapeau bleu-blanc-rouge. Et dix d'un coup, c'est trop pour ne pas choquer l'opinion, comme l'avait fait en son temps l'attentat du Drakkar au Liban... L'embuscade afghane est aussi triste que sordide, et rappelle brutalement que la politique étrangère française n'est malheureusement pas qu'un grand jeu pour les fayots du premier rang.
On n'en parlait pas, ou quasiment plus de cette guerre en Afghanistan. Elle a pourtant débuté fin 2001, un an et demi avant celle d'Irak. Sept ans déjà, que les opérations de terrain tournent aux cauchemar pour tous les pays qui y ont engagé des soldats, par centaines, parfois par milliers : 50 000 hommes au total, douze pays engagés sous la bannière de l'Otan, dont les contingents les plus importants sont américain (15000 hommes) et britannique (7800 hommes); 1515 soldats français. Sur le papier, tout va bien. Sur place, le terrain est froid, vaste, inhospitalier. Jusqu'à lundi, la France avait perdu douze hommes, dont personne n'a parlé. Les circonstances particulièrement tragique de l'embuscade rappellent froidement quelques tristes réalités.
Au delà du deuil, la plus grave de ces réalités, c'est l'usure dans laquelle s'est enlisée cette guerre aux aspects conventionnels, qui lutte, au nom de la « liberté du monde » (!), contre un « terrorisme » diffus, invisible, silencieux, aux méthodes plus vicieuses et sournoises. Sept ans après, personne n'en voit la fin, et surtout personne n'est capable de se doter d'une véritable stratégie, ni de relayer une quelconque motivation au combat : pourquoi se bat-on ? Contre qui ? Jusqu'à quand ? Autant de questions qui fâchent, même au sein de la Coalition. Et dont les réponses rassureraient le soldat français, qui du coup, passe ses vingt ans à jouer à la Playstation au fond d'un baraquement perdu dans le désert. Jusqu'au jour où il faut arrêter de jouer...
Pour autant, même si l'histoire a montré qu'une armée d'occupation est toujours vaincue, même si les Russes ont déjà donné l'exemple, les États-Unis continuent de demander à ce que l'on envoie plus de troupes et de matériel dans cette guerre sans sens. Et, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi, ça marche. « Si c'était à refaire, je le referais » a déclaré Nicolas Sarkozy. Certes. Mais quand les petits soldats sont morts, on ne peut plus leur demander d'y retourner. Pour eux, le jeu est fini... L'entraîneur semble toutefois prêt à faire rentrer les remplaçants, au moment où tout devrait le conduire à jeter l'éponge.
Pierre-Antonie Beyer
20:35 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Afghanistan, Sarkozy, Parachutistes, Otan
16.07.2008
Quand la droite est gauche !
On nous promettait hier de « travailler plus pour gagner plus ». Ce fait, acquis par la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, la réalité est devenue toute autre. De facto, on travaille plus pour gagner autant, voire moins, tant finalement l’impact sur le pouvoir d’achat se fait sentir.
Il y a d’un côté les effets premiers de la hausse du prix des matières premières (effets qui ne sont rien à côté de ce qui se profilent et qui laissent imaginer un litre de carburant à 2 €, mais également l’augmentation du gaz mais aussi de facto, de tous les produits liés au pétrole ou à son utilisation).
Il y a de l’autre côté une augmentation naturelle, du fait des charges, des décisions de l’Etat mais aussi de l’ensemble des collectivités locales dont, au lieu d’imposer la simplification, on multiplie les frais de fonctionnement (en rajoutant après les départements, en doublon, les communautés de communes).
La salarié lui, travaille plus pour gagner moins ou tout au moins vivre moins bien. Le patron de PME et l’artisan sont eux, désormais les rackettés désignés d’un système à l’agonie car ils ne peuvent ni délocaliser, ni fuir le pays.
Le pays va donc dans le mur et la mondialisation en est devenu un accélérateur. Les dernières mesures libérales sur le temps de travail (qui limitent les congés à 5 semaines plus le 1er mai pour les cadres) n’y changeront rien. Trop de libéralisme a tué le libéralisme !
Voilà finalement de quoi décevoir le petit peuple de droite et remotiver les discours gauchisants de Madame Royal et de la jeune pousse Besancenot.
Eric Neustadt
15:35 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, royal, olivier, besancenot, nicolas, sarkozy, droite
04.07.2008
Ingrid Bétancourt : La Jungle qui cache la forêt !
Faut-il suspendre son jugement et se laisser emporter par le torrent d'émotion larmoyante que les médiatiques font pleuvoir comme un brouillard amazonien sur le paysage desséché d'une politique nationale qui part en capilotade ? Sans cautionner le moins du monde la énième bourde de notre royale Ségolène, il faut bien avouer que la "miraculeuse" libération d'Ingrid Betancourt tombe vraiment à pic pour jeter un voile d'unanimité festive sur le désastre de la coupe d'Europe de Football et les mauvais présages qui altèrent une Présidence française de l'Union Européenne
entachée par le "No" des Irlandais et le tir de barrage du plombeur polonais.
C'est sûr, la libération d'Ingrid va alimenter le grand feuilleton jubilo-lacrymogène de l'été (pourvu qu'il ne pleuve pas trop). La grande tribu des people réducteurs de têtes molles va faire chorus autour de son totem au son du tam-tam médiatique, histoire de dissiper cette languissante morosité qui s'est emparée du "moral des ménages" sans que l'on sache trop bien pourquoi... Balayée donc, au moins jusqu'au Tour de France et aux Jeux olympiques, le pétrole qui crève le plafond, les bruits de botte dans l'orient compliqué, les délocalisations qui s'accélérent, et le pouvoir d'achat en berne. Sans parler de la tragédie qui se poursuit au Darfour...
Les festivocrates vont peut-être dire que La Droite Strasbourgeoise cultive un pessimisme "réactionnaire". Pour les détromper, nous finirons donc sur une note positive. Oui, cela nous réjouit de voir Ingrid, partie de presque rien (fille d'un ministre colombien de l'Éducation sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla, avant de devenir conseiller de Kennedy) devenir une icône positive et dire tout ce qu'elle doit aux inlassa
bles coureurs de bois humanitaire que sont notre Président et son ministre des Affaires étrangères. Oui, cela nous réjouit de constater que sitôt recouvrée sa liberté elle choisisse la terre de France pour en célébrer le rôle pionnier. Oui cela nous réjouit de faire pièce à ces légendes absurdes qui veulent que la forêt vierge soit préjudiciable à la santé et les familles recomposées contraires à l'amour filiale.
Oui tout cela, et bien d'autres choses encore, cela nous comble de joie et nous n'allons plus nous poser ces question de trouble-fête qui font la pitance ordinaire des jobards. Homo festivus célèbre la liberté d'Ingrid et nous dansons la gigue avec les Picaros. Viva el Che y el Marsupilami. Houba Houba !
17:25 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : farc, strasbourg, ingrid, bétancourt, colombie, nicolas, sarkozy
28.04.2008
Sur la commémoration de la Shoah
Suite au succès presque interplanétaire de l'extrait de l'interview d'Emmanuel Todd à la Revue pour l'intelligence de monde, livré lundi dernier, la Droite strasbourgeoise remet le couvert avec un deuxième morceau choisi. Il a le mérite de montrer qu'en plus d'être lucide, l'auteur a de l'humour... qui peut ne pas faire rire tout le monde.
« Quand Sarko se rend compte qu'il n'a pas de solution pour résoudre la crise économique, il nous sort son gadget mémoriel sur la Shoah, qui prépare peut-être une nouvelle campagne islamophobe ! Dans la société française d'aujourd'hui ce ne sont pas les Juifs qui sont persécutés, je me permets de la dire en tant que descendant d'un grand rabbin de Bordeaux. Ceux qui en prennent plein la gueule pour des questions d'origine sont les musulmans [...]
Si on voulait vraiment emmerder Sarkozy, on appuierait son projet de célébration en demandant que les petits musulmans en soient dispensés, puisque eux n'ont pas participé à la Shoah ! Sarko a été un chouïa trop loin en montrant qu'il n'a rien compris au judaïsme, pas plus qu'aux banlieues d'ailleurs. Ceux qui ont vraiment morflé le sentent. Où est la joie de survivre au-delà des massacres, qui fait partie intégrante du judaïsme ? Il y a des choses avec lesquelles on ne fait pas joujou, parce qu'elles risquent de vous péter à la gueule ».
15:50 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : todd, shoah, islam, sarkozy, droite, strasbourgeoise, strasbourg
21.04.2008
Sur le problème islamique
Le numéro de mars-avril de la Revue pour l'intelligence du monde publie une excellente entrevue avec le sociologue Emannuel Todd. Non seulement son point de vue est dérangeant, mais il a peut-être aussi un petit temps d'avance. Premier morceau choisi : le problème islamique.
« C'est nous qui sommes entrés dans une crise de civilisation. Les gens font de l'islam un repoussoir et un bouc émissaire, sans comprendre qu'ils vivent eux même dans une société malade. Et pas seulement parce que c'est l'argent qui domine, mais parce qu'on a atteint le vide absolu au niveau des valeurs, d'une atomisation narcissique du monde, d'une incapacité totale de l'action collective, etc. Sarkozy est un symptôme beaucoup plus grave qu'Ahmadinejad ! Et comme toujours en pareils cas, on exagère les menaces, on se raconte qu'on est victime du terrorisme islamique alors qu'en réalité c'est nous qui dévastons des pays musulmans, et c'est nous qui parlons d'envoyer des bombes sur l'Iran. »
17:25 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : todd, islam, terrorisme, sarkozy, ahmadinejad
04.03.2008
L'ouverture, à quoi bon ?
A l'heure où les troupes de droite, notamment UMP, mesurent l'étendue du désastre électoral à venir - et qui sera ENTIEREMENT de leur faute, il est intéressant de constater qu'à Strasbourg, la liste dite Union Pour Strasbourg menée par Mme Keller, est toujours brandie fièrement comme "liste d'ouverture, de rassemblement,", bref du blah blah faussement communicationnel. Une question se pose : pourquoi voter pour une liste regroupant des entitées éparses, non étiquettées à droite ou UMP, qui semblent être des étiquettes infâmantes pour cette équipe ? Autant voter pour une liste idéologiquement homogène, comme les listes de Robert Spieler ou de Roland Ries dans ce cas, non ?
Reste qu'en cas de défaite, il sera loisible aux troupes UMP-UPS-MODEM de pleurer sur leur triste sort au Conseil Municipal. Les premières places éligibles étant principalement squattées par des non droitistes, des centristes et des idéologiquement faibles, on va bien rire dans les travées...
Lu sur le blog d'Ivan Rioufol :http://blog.lefigaro.fr/rioufol/
Effet de l’hystérie anti-Sarkozy? Jack Lang n’a "aucune envie d’entrer dans un gouvernement" (Libération, lundi). La dégringolade du président refroidit les postulants à l’ouverture. "Claude Allègre est un homme avec qui j’aimerais un jour travailler", a expliqué néanmoins Nicolas Sarkozy, mardi au Parisien. Mais la stratégie élyséenne, qui a vidé la gauche d’une partie de ses talents et le PS de 80.000 adhérents, a accéléré la décomposition de l’opposition, devenue teigne. Le degré zéro de la politique vient d’être atteint.
Le "Casse-toi, pauv’con", marmonné par Sarkozy devant un micro indiscret, samedi au Salon de l’agriculture, en réponse à un homme qui venait de lui dire: "Touch’moi pas, tu m’salis", a suscité un déchaïnement. De ces répliques pitoyables, l’opposition a voulu y voir la défaillance du chef de l’État dans ses fonctions. Ce faisant, elle s’est montrée incapable d’argumenter autrement que sur les bonnes manières (qui se perdent). Difficile d’être plus cancanier.
Les irritations que Sarkozy suscite ont déjà été partagées ici. La familiarité qu’il affiche feint une proximité dont les gens commencent à douter. Le tour de passe-passe sur le traité européen a aussi laissé des traces. La réserve de François Fillon, qui le devance de 22 points, est plus payante. Pour autant, les réformes ne sont pas remises en question par les sondés. En affrontant le président sur sa personne, la gauche montre un désarroi qui annonce d’autres férocités.
Malgré tout, c’est ce Sarkozy mal élevé, hyperactif, impatient, qui reste utile à une France longtemps pantouflarde. Il est peu probable qu’il change sa manière d’être. "Ma conception du rôle du chef de l’État, ce n’est pas de cultiver la sympathie", assure-t-il. Pour celui qui jusqu’alors s’occupait à tester sa séduction, l’aveu d’indifférence annonce peut-être la vraie rupture. Renoncer à plaire ne peut qu’inciter à accélérer les changements.
C’est en tout cas sur ce terrain de l’action que les Français le jugeront le plus sûrement, plutôt que sur la marque de ses lunettes ou de prétendus risques qu’il ferait courir à la République. Mais si Sarkozy s’est coupé de la gauche avec qui flirtait, ses dispersions pourraient lui faire perdre une droite déçue par ses timidités. "L’ouverture, je vais la continuer", assure le chef de l’État. À quoi bon?
10:15 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ivan rioufol, sarkozy, ouverture, jack lang
15.02.2008
There's no business like Shoah business...*
Avec la parution le 23 février prochain en Allemagne et en langue allemande des Bienveillantes de Jonathan
Littel sous le titre "Die Wohlgesinnten", on sera surpris par la récente décision de M. Sarkozy, obligeant un enfant à "s'approprier" le fantôme d'un mort depuis plus de 60 ans dans de tragiques conditions.
Nous ne sommes pas dans "Le fantôme de Canterville" d'Oscar Wilde et le Président de la République ferait bien d'y penser à deux fois...:
"J'ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah (...) Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui".
* Titre ironique du Tagesspiegel concernant la sortie de "Die Wohlgesinnten"
10:30 Publié dans L'Histoire éveille | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : die Wohlgesinnten, jonathan littel, sarkozy, les bienveillantes
18.09.2007
Sarkozy et Kouchner : des choix géostratégiques éclairants...
Pendant que M. Sarkozy montre de quel côté il se trouve, tout comme M. Kouchner qui s’agite (a-t-il déjà des vapeurs ?), le président iranien et l'agence de presse officielle iranienne ont de l’humour… :« Le nouveau locataire de l’Elysée veut aujourd’hui copier la Maison Blanche ; cet Européen s’est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements».
Et pendant ce temps, israël bombarde la Syrie mais personne ne s’offusque… Que font Dominique de Villepin et Jacques Chirac ?

Mahmoud Ahmadinejad.
Chaï Hin/AFP.
11:55 Publié dans La Droite trahit | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Iran, Ahmadinejad, Sarkozy, Kouchner, chirac, villepin



