17.07.2008
Les faux-monnayeurs de l'antiracisme
On se souvient qu'en avril dernier, lors de la trente-quatrième journée de Ligue 1 de Football, Jean-Marc Furlan, l'entraîneur de Strasbourg n'avait pas ménagé sa peine à l'encontre d'un joueur italien de l'Olympique lyonnais. Legratifiant de sobriquets peu amènes tels que "macaroni" ou "rital de merde", il l'accusait de simuler et déclarait à l'issue du match "on ne peut pas dire que l'italien a renié ses gènes ou sa race".
Dans un premier temps le conseil national de l'éthique avait condamné le dirigeant strasbourgeois à trois mois de suspension ferme mais, finalement bonhomme il est revenu sur cette sanction pour l'assortir d'un simple sursis considérant "qu'il ne pouvait pas être retenu un caractère xénophobe aux propos de Monsieur Furlan". Peut-être faut-il se réjouir de la mansuétude des autorités du football mais on ne peut s'interdire d'imaginer quelles seraient les réactions si les propos de l'entraîneur strasbourgeois avaient visé un joueur d'origine plus méridionale encore. Des jugements moins évidemment insultants mais prenant pour cible la composition de l'équipe de France ont valu à un philosophe, à un président de région (socialiste) et à un chef de parti (réputé d'extrême droite) des condamnations autrement plus sévères, mais il est vrai que ceux-ci visaient des joueurs de couleur et non un banal "bouffon rital".
Une pareille hiérarchisation dans le traitement du racisme est-elle exceptionnelle? Il ne le semble pas, du moins si l'on en croit les Dernières Nouvelles d'Alsace. Dans ses pages strasbourgeoises le quotidien publiait le dimanche 13 juillet un article sur l'activité des policiers dans les divers quartiers de la CUS. La journalistes y signale qu'à Hautepierre les gardiens de la paix se font traiter de "sales blancs" par des jeunes qui "zonent" entre les blocs. Face à des injures qui relèvent de la pure xénophobie les représentants de la République conservent un sang froid qui s'apparente à une débonnaire placidité. Sans doute, comme dans le monde du Football, les ligues de vertu spécialisées dans la traque du racisme, ne voient-elles pas dans ce cas précis des raisons suffisantes de rechercher et de poursuivre les auteurs de ces propos. Les policiers eux-mêmes, sans doute habitués à ces invectives répétées, n'y voient-ils pas motif de se plaindre. La sagesse verra aussi dans cette passivité un moindre mal tant certains quartiers semblent prompts à saisir le moindre prétexte répressif pour s'enflammer au nom d'un victimisme et d'un manque de "respect" que sociologues d'État et journalistes complaisants auront tôt fait de comprendre et de justifier.
La question se pose de savoir si la paix intérieure doit être monnayée à ce prix. Car ce prix si l'on y songe est des plus exorbitants. En pratiquant un savant dosage des châtiments qu'il inflige en fonction de l'origine des coupables ou de l'appartenance des victimes l'antiracisme donne l'impression que certaines populations méritent plus que d'autres sa protection. On peut ainsi, sans provoquer la moindre réprobation, flétrir l'origine européenne d'un flic ou d'un joueur de foot mais gare à celui qui se laisse aller à propos des juifs, des blacks ou des musulmans. Outre qu'une telle pratique à géométrie variable inflige, dans les faits, un ironique démenti à la logique égalitaire dont l'antiracisme se voudrait le flambeau, tout cela donne subrepticement à penser que toute cette mise en scène pourrait bien n'être, finalement, qu'un prétexte coercitif pour obliger des autochtones récalcitrants à accueillir l'effet des migrations comme une bénédiction. Pour dissiper ce soupçon légitime il faudrait au moins que l'attention des vigilants et les rigueurs d'une loi à prétention universelle s'applique à tous avec la même sévérité. Tant que ce ne sera pas le cas nous serons en droit de douter et de le faire savoir.
07:40 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anti-racisme, racisme, racing, strasbourg
08.07.2008
Une nouvelle tenue pour Ingrid
Ingrid va bien, merci. Dans sa nouvelle tenue, Safrane rutilante, elle gravit rapidement les marches du pouvoir. Objectif? Prendre la place d'Uribe, dans un premier temps. Et ensuite? Tout est possible. La pasionaria d'une Colombie meilleure a joué sa vie, ce 23 février 2002 et, finalement, elle a remporté la mise, elle a tout gagné. Aux prix de six années d'enfer dans la jongle, enchaînée, martyrisée, humiliée, elle revient évidemment plus forte, plus déterminée, plus inflexible que jamais. Ingrid est invincible.
Portée par sa foi, sa détermination, son sens politique et, bien évidemment, son sens moral, elle est une dame de fer au regard souriant, au rire spontané, à la générosité touchante. Que voulez-vous qu'il puisse encore lui arriver. De sa bouche sort maintenant la Vérité. Sur l’extraordinaire mission des forces spéciales, digne de leurs homologues israéliens cités en référence. Sur le rôle joué par la France et son président, Nicolas Sarkozy, dont elle connaissait les frasques amoureuses et son idylle avec Carla (sans doute vont-elles devenir amies). Il n’y a rien à commenter. Tout au mieux peut-on se féliciter que Sarkozy, informé de tout, se soit abstenu d’envoyer les parachutistes de Carcassonne pour délivrer la belle princesse, ou bien le regretter…
21:25 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ingrid, betancourt, liberation, strasbourg, farc
04.07.2008
Ingrid Bétancourt : La Jungle qui cache la forêt !
Faut-il suspendre son jugement et se laisser emporter par le torrent d'émotion larmoyante que les médiatiques font pleuvoir comme un brouillard amazonien sur le paysage desséché d'une politique nationale qui part en capilotade ? Sans cautionner le moins du monde la énième bourde de notre royale Ségolène, il faut bien avouer que la "miraculeuse" libération d'Ingrid Betancourt tombe vraiment à pic pour jeter un voile d'unanimité festive sur le désastre de la coupe d'Europe de Football et les mauvais présages qui altèrent une Présidence française de l'Union Européenne
entachée par le "No" des Irlandais et le tir de barrage du plombeur polonais.
C'est sûr, la libération d'Ingrid va alimenter le grand feuilleton jubilo-lacrymogène de l'été (pourvu qu'il ne pleuve pas trop). La grande tribu des people réducteurs de têtes molles va faire chorus autour de son totem au son du tam-tam médiatique, histoire de dissiper cette languissante morosité qui s'est emparée du "moral des ménages" sans que l'on sache trop bien pourquoi... Balayée donc, au moins jusqu'au Tour de France et aux Jeux olympiques, le pétrole qui crève le plafond, les bruits de botte dans l'orient compliqué, les délocalisations qui s'accélérent, et le pouvoir d'achat en berne. Sans parler de la tragédie qui se poursuit au Darfour...
Les festivocrates vont peut-être dire que La Droite Strasbourgeoise cultive un pessimisme "réactionnaire". Pour les détromper, nous finirons donc sur une note positive. Oui, cela nous réjouit de voir Ingrid, partie de presque rien (fille d'un ministre colombien de l'Éducation sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla, avant de devenir conseiller de Kennedy) devenir une icône positive et dire tout ce qu'elle doit aux inlassa
bles coureurs de bois humanitaire que sont notre Président et son ministre des Affaires étrangères. Oui, cela nous réjouit de constater que sitôt recouvrée sa liberté elle choisisse la terre de France pour en célébrer le rôle pionnier. Oui cela nous réjouit de faire pièce à ces légendes absurdes qui veulent que la forêt vierge soit préjudiciable à la santé et les familles recomposées contraires à l'amour filiale.
Oui tout cela, et bien d'autres choses encore, cela nous comble de joie et nous n'allons plus nous poser ces question de trouble-fête qui font la pitance ordinaire des jobards. Homo festivus célèbre la liberté d'Ingrid et nous dansons la gigue avec les Picaros. Viva el Che y el Marsupilami. Houba Houba !
17:25 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : farc, strasbourg, ingrid, bétancourt, colombie, nicolas, sarkozy
23.06.2008
LIBÉRATION, LE TITRE AUQUEL VOUS AVEZ ÉCHAPPÉ...
Dans son édition du samedi 31 mai, le quotidien Libération rapportait dans le détail un déplorable incident survenu une semaine auparavant dans la capitale italienne. Citons le: " Samedi dernier, le quartier populaire du Pigneto a ainsi été le théâtre d'une chasse à l'immigré. Aux cris de "sales étrangers" et de "bâtards" une vingtaine de jeunes couverts de foulards - l'un orné, semble-t-il, d'une croix gammée - ont effectué un raid punitif contre un commerçant originaire du Bangladesh qui a été blessé à coups de bâtons. Lors de l'assaut, les vitrines de plusieurs boutiques tenues par des étrangers ont également été cassées."
Dans le souci louable de donner à ses lecteurs une information exhaustive le quotidien insistait sur l'élection récente à la tête de la municipalité de Rome de Gianni Alemanno, membre du parti de monsieur Fini et anciendes jeunesses néofascistes du Mouvement Social Italien. D'où, sans doute, le titre de l'article : "Rome sous l'empire de la haine. Dirigée par un postfasciste, la capitale italienne a été le théâtre de violences contre des étrangers."
Il se trouve que l'enquête devait montrer quelques jours plus tard que si des slogans xénophobes avaient bien été hurlés par les agresseurs, l'incident, lui, relevait d'un règlement de compte privé qui ne devait pas grand chose à l'empire de la haine. Mais les lecteurs de Libération qui ne lisent pas l'italien ne le sauront pas. Le quotidien n'ayant pas estimé utile à la haute opinion qu'il se fait de la déontologie journalistique de les en avertir.
La capitale italienne n'a pas, hélas, le monopole des violences de type ethnique. Vendredi dernier, à Paris, alors que quelques milliers de lycéens fêtaient la conclusion de leur baccalauréat, ils ont été pris à parti par 300 "jeunes" issus de la banlieue. Comme ils semblent en avoir pris l'habitude lors des manifestations lycéennes ces "jeunes" étaient venus là pour tromper la hausse du coût de la vie et faire leur marché à moindre frais. Leur soirée s'est poursuivie par le pillage d'une dizaine de commerces et de sévères affrontements avec les forces de l'ordre. Qu'on se rassure tout de même; aucun de ces loubards ne portait de cagoule ornée, "semble-t-il", d'une croix gammée...
Samedi, c'est un jeune juif portant kippa qui était agressé, toujours à Paris, par un groupe d'Africains. Il est entre la vie et la mort. Les associations juives comme la plupart des membres du gouvernement ont parlé d'agression antisémite.
On imagine, dans ce contexte, le titre qu'un "Libé" soucieux de balancement, d'équilibre et de symétrie pourrait trouver, ce lundi, pour attirer ses lecteurs sur les désastreux événements qui viennent de frapper la ville-lumière,
celle dont le socialiste Bertrand Delanoë vient tout juste d'être réélu maire.
Vous ne voyez pas le rapport ?
Nous non plus, rassurez vous.
Note : Ce commentaire concernant le kippabashing a été écrit bien avant que la presse nous apprenne que la victime avait déjà été interpellé "après des incidents à caractère intercommunautaire" en 2007.
19:30 Publié dans La ville en parle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kippa, paris, strasbourg, agression, titre, presse, relativisation
14.06.2008
Vous êtes de droite, rejoignez le Right-Club !
"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden
Alors que la ville s’endort et que la gauche prend racine, La Droite Strasbourgeoise lance son club comme on lance une droite au milieu d’un combat.
La première règle du Right Club est : il est interdit de parler du Right Club !
La seconde règle du Right Club est : il est in-ter-dit de parler du Right Club !
"La pub nous fait courir après des voitures et des fringues. On fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on sera tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rockstars... mais c'est faux, et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul"
Cri du cœur d’une génération, ce club se veut festif et dynamique. Avec flegme et fighting spirit, tout devient « vraiment » possible. On en découvre les motivations au travers d’un a-propos et de notes figurant sur le site www.ladroitestrasbourgeoise.com !
On y adhère en faisant acte de candidature , en étant parrainé, et en s’acquittant d’une vitale cotisation à la fois conservatrice et révolutionnaire.
19:35 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rcs, club, politique, strasbourg, right, droite
06.06.2008
Alsace, le crépuscule des droites
Les dégâts collatéraux des élections municipales de Strasbourg n’ont pas tardé à se faire sentir sur ce que l’on nommera les droites strasbourgeoises.
A droite de la droite parlementaire, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a changé de dirigeants, Robert Spieler, son ancien président participe lui à la création d’une nouvelle structure politique et le Front National, lui, semble englué dans la succession de Jean Marie Le Pen.
Au centre, le Modem n’incarne pas l’ex-Udf et son attachement au centre droit. Une partie des responsables de ce mouvement prend du recul et l’autre se bat contre les « gauchistes », nom donné aux nouveaux venus des Verts, du Ps et de la gauche radicale.
A l’UMP enfin, la droite s’est divisée en deux groupes distincts dirigés l’un par Fabienne Keller et l’autre par Robert Grossmann. Se surexpose à cette situation une Ump qui unifie les trois circonscriptions strasbourgeoise au grand dam de certains élus locaux.
Si l’on rajoute à cette observation l’analyse de la situation nationale, la côte du gouvernement et le peu d’emprise des droites sur le terrain, on peut légitimement annoncer que l’Alsace connaît aujourd’hui un crépuscule des droites, préalable demain à la conquête des institutions régionales par la gauche.
Cette conquête a déjà commencée. De nombreuses villes, institutions, communautés de communes sont aujourd’hui dirigées par des équipes de gauche. Citons la Communauté d'Agglomération Mulhouse Sud Alsace (39 communes), la Communauté Urbaine de Strasbourg (28 communes), Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden mais aussi le nombre croissants d’élus socialistes au sein des deux Conseils Généraux et de Conseils Municipaux.
A Strasbourg, la gauche positionne actuellement une relève, une jeune garde militante qui accède aujourd’hui aux mandats et fonctions que la droite n’accordait pas au moins de 40 ans.
Bref, des nouvelles générations se mettent en place. A droite, d’étranges rencontres se font par delà les partis. Cette voie est la bonne à suivre, il faut faire sauter les clivages imposées par la gauche et le politiquement correct, il faut en finir avec les scléroses et leurs gourous, faute de quoi Strasbourg restera à gauche mais mieux encore d’autres communes, d’autres cantons, voire la région tomberont dans l’escarcelle politique d’une gauche qui sait militer et conforter ses réseaux du centre gauche à la gauche extrême.
09:00 Publié dans Le désert croit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, strasbourg, centre, démocrates, progres, alsace, strasbourgeoise
04.05.2008
Echec aux OGM
A peine remis de la cuisante défaite enregistrée aux municipales de Strasbourg par la liste Cutajar sur laquelle il s'était engagé avec fougue, Yann Wehrling s'est vu exclu des Verts par la direction nationale du parti. Son péché ? Justement ça. Une criminelle tentative d'hybridation entre un opportunisme centriste sans frontières et une écologie politique habituellement plus à l'aise quand elle convole avec les "socialistes" relookés "tout marché" et les dinosaures "communistes" abonnés à un productivisme qui fleure bon son plan quinquennal.
Qu'on se le dise. Chez les Verts l'ouverture à l'Autre a quand même des limites. Et l'on n'y plaisante pas avec certaines expériences métisseuses. C'est peut-être le coté "réac" de la nature verte. La vie exige d'y être perpétuée par des géniteurs de même souche (ADN certifié de "gauche"). Foin donc des chimères improbables manigancées par les docteurs Folamour du touillage génétique . Contrairement aux allégations d'un discours de tolérance sans cesse affiché on y récuse tout aussi bien le mariage de la carpe et du lapin que l'OGM trituré à partir du vert-galant et de l'ânesse de rancart. Principe de précaution oblige.
Pour les Verts, les frontières nationales c'est mal, mais les frontières politiques c'est sacré. Ci devant jeune pousse du monde politique alsacien Wehrling se retrouve donc privé d'étiquette, comme fauché au champ d'honneur de l'expérimentation politique, tel un vulgaire maïs Monsanto. Chez les Verts on se méfie de la dissémination sauvage des espèces invasives aussi burlesques soient-elles. Le voici donc privé d'étiquette et par conséquent dépourvu de cette traçabilité qui est devenue l'exigence minimale de tout consommateur citoyen. Remonter la piste de sa traçabilité n'a d'ailleurs rien d'infamant. Yann Wehrling, en effet, a fait ses premières armes auprès d'Antoine Waechter, authentique militant écologiste qui n'a jamais accepté de prostituer ses idées sur les trottoirs du libéralisme comportemental et des alliances contre-nature avec les forces d'un système économique dont la logique est à l'origine des immenses dévastations de nos écosystèmes.
Qu'on se rassure cependant, Wehrling ne restera pas longtemps un vert solitaire. Plutôt que de revenir à ses premières amours, il a juré qu'il soumettrait sous peu sa demande de réadmission au tribunal inquisitorial des Verts (chez les jeunes étalons ce syndrome du tournoiement et de l'aller-retour est curieusement appelé vertigo). Il ira donc à Canossa, dans l'espoir de dégoter un mandat grâce à la volaille de batterie socialiste, comme l'ont fait ses anciens-futurs amis désormais installés à la mairie et à la CUS pour y servir, à des postes de responsabilité s'il vous plaît, une authentique vocation désintéressée au service du bien commun.
Pour quelqu'un qui en veut cette solution est en tout cas plus sûre que les dix points imprudemment promis par Chantal Cutajar.
Coclès
20:35 Publié dans La Gauche bouge | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droite, strasbourg, verts, Wehrling, Cutajar
28.04.2008
Sur la commémoration de la Shoah
Suite au succès presque interplanétaire de l'extrait de l'interview d'Emmanuel Todd à la Revue pour l'intelligence de monde, livré lundi dernier, la Droite strasbourgeoise remet le couvert avec un deuxième morceau choisi. Il a le mérite de montrer qu'en plus d'être lucide, l'auteur a de l'humour... qui peut ne pas faire rire tout le monde.
« Quand Sarko se rend compte qu'il n'a pas de solution pour résoudre la crise économique, il nous sort son gadget mémoriel sur la Shoah, qui prépare peut-être une nouvelle campagne islamophobe ! Dans la société française d'aujourd'hui ce ne sont pas les Juifs qui sont persécutés, je me permets de la dire en tant que descendant d'un grand rabbin de Bordeaux. Ceux qui en prennent plein la gueule pour des questions d'origine sont les musulmans [...]
Si on voulait vraiment emmerder Sarkozy, on appuierait son projet de célébration en demandant que les petits musulmans en soient dispensés, puisque eux n'ont pas participé à la Shoah ! Sarko a été un chouïa trop loin en montrant qu'il n'a rien compris au judaïsme, pas plus qu'aux banlieues d'ailleurs. Ceux qui ont vraiment morflé le sentent. Où est la joie de survivre au-delà des massacres, qui fait partie intégrante du judaïsme ? Il y a des choses avec lesquelles on ne fait pas joujou, parce qu'elles risquent de vous péter à la gueule ».
15:50 Publié dans L'épée perce | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : todd, shoah, islam, sarkozy, droite, strasbourgeoise, strasbourg
23.04.2008
Aimé Césaire : Y a pas bon...
Du recyclage de la négritude
par Pierre Damiens
Que Césaire ait chanté sa couleur et en ait fait une arme idéologique, on ne saurait l’en blâmer tout à fait. Il n’a fait en cela que suivre l’air du temps de ces années trente et quarante qui l’ont intellectuellement façonné, et au cours desquelles le fascisme puis le national-socialisme ont érigé la notion de race et d’identité culturelle comme fondement de l’édifice politique et social. Césaire n’est donc qu’un théoricien «racialiste» parmi d’autres, un des nombreux gauleiters tropicaux dont l’entreprise a pu prospérer, après que le règlement juridique et politique du conflit mondial a conféré aux peuples de couleur le monopole du nationalisme légitime.
Son succès, tout relatif quand on le compare à celui de l'épopée sioniste ou castriste, n’est pas dû à son seul talent. La lourdeur de sa plume, la pauvreté de son inspiration et la redondance de ses thématiques font de l’œuvre de Césaire un monument tautologique. Non. La réussite du concept de négritude provient essentiellement de son contexte et de sa contribution aux desseins hégémoniques des grandes puissances. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les États-Unis et l’URSS se sont partagé l’Europe. Cependant, les empires coloniaux britanniques et français subsistent. Il faut encore les dépecer afin de parachever la redistribution des cartes stratégiques. Tandis que les USA soutiennent discrètement les mouvements indépendantistes, Moscou met en branle le formidable outil de propagande qu’est le Parti Communiste, devenu l’apôtre de la révolution mondiale et de la libération des peuples colonisés.
C’est ainsi qu’Aimé Césaire est recruté par le PCF, avec pour mission d’arracher les Antilles à la souveraineté française. Mais Césaire n’est pas Guevara et ce bourgeois n’est pas prêt à sacrifier son train de vie à son idéal affiché. C’est en potentat local qu’il règnera sur la Martinique, employant habilement le mouvement autonomiste comme un moyen de marchandage avec la métropole, menaçant de prendre le large tout en prenant grand soin de ne pas larguer les amarres. Cumulant despotiquement les mandats électoraux et les emplois administratifs, profitant des subsides de l’État français, il détournera pendant plus d’un demi-siècle cette manne financière contre le pays qui l’a élevé, éduqué et nourri et qui ne cessera, jusqu’à sa mort, de le couvrir d’honneurs et d’avantages, dans un amour à sens unique qui tient du masochisme. 
Cependant, la postérité de Césaire ne s’incarnera pas seulement dans la perpétuation de son chantage autonomiste, dans ce subtil mélange d’émeutes et d’appel à la solidarité nationale auquel sont abonnés les fonctionnaires de la révolte créole. Césaire et sa négritude ont été récupérés à d’autres fins. Ce n’est pas un hasard si, de la gauche affairiste à la droite mercantile, l’hommage à Césaire rivalise de grandiloquence avec le culte stalinien de la personnalité. La négritude est, pour les hommes liges de la mondialisation et du cosmopolitisme, un instrument de culpabilisation de l’indigène de France, de condamnation de l’identité française et de mise en œuvre du diktat du métissage de l’Europe. La lecture fastidieuse du Discours sur la décolonisation imposée à nos lycéens n’a pas pour objectif d’éveiller ces derniers à la responsabilité politique de l’individu, à la nécessité de son enracinement, à l’indispensable communion des êtres au sein d’une communauté de culture et de destin.
A contrario de l’intention prétendument émancipatrice de l’œuvre de Césaire, celle-ci a été recyclée pour participer à l’avènement d’une nouvelle ère d’asservissement : le règne totalitaire d’un ordre mondial, mettant au service d’une intelligentsia cooptée, un cheptel humain standardisé, docile et résigné.
L'auteur
Pierre Damiens, âgé de 38 ans, est consultant international en sécurité.
Lu sur l'excellent blog littéraire du Stalker : http://stalker.hautetfort.com
14:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimé césaire, stalker, pierre damiens, droite, strasbourgeoise, strasbourg, politique
14.04.2008
Changement de décor
A la veille de son troisième anniversaire, la weblog de la Droite Strasbourgeoise s'offre un nouveau costume. Plus qu'un simple nettoyage de printemps, l'actualité locale et nationale demande de marquer le coup, en même temps qu'elle offre l'opportunité d'une réflexion et d'un positionnement politique renouvelés : « Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut » (Tyler Durden).
La vie mouvementée qu'a connu le blog depuis sa création en juin 2005, l'invite aujourd'hui naturellement à évoluer : de nouvelles plumes sont venues compléter une équipe rédactionnelle de hussards (les références sont à chercher autant dans la cavalerie que dans la littérature) qui s'agrandit encore et s'enrichit d'une nouvelle diversité ; la ligne politique est désormais libérée des contraintes et des « positions de principe » liées aux précédents mandats ; quelques-uns ont fait leur outing tandis que d'autres préservent un anonymat qui leur garantit une certaine liberté d'expression...
Graphiquement, il convenait donc également de marquer le changement. Les couleurs d'abord, marquent une rupture avec le bleu des droites de tous poils, et visent à se dégager des réflexes établis par l'intelligentsia pour recomposer un discours censé, cohérent et assumé en totalité. Le rouge et le blanc rappellent naturellement les armes de Strasbourg, et la belle Strasbourgeoise, toujours ravissante, est représentée sous les traits d'une marionnette dont on ne voit qui tire les ficelles. Il n'y a évidemment pas de paranoïa derrière cette image ; simplement l'idée qu'il faut rester lucide et attentif, comme le rappelle la citation d'Ernst Jünger. N'est pas libre celui qui croit. Enfin, la rosace de la cathédrale de Strasbourg marque notre attachement à la ville et aux siècles qui constituent son histoire et sa culture, mais également le quotidien (l'avenir aussi, naturellement) de tous les strasbourgeois. Parallèlement, la Droite Strasbourgeoise lance le Right Club, dont nous vous reparlerons très prochainement.
Avec aujourd'hui plus de 5000 lecteurs mensuels, la Droite Strasbourgeoise se porte donc bien, et elle vous en remercie. Elle compte bien garder le cap et continuer à décrypter l'actualité locale et nationale, à la lumière des valeurs qui sont les siennes, pour offrir autant de cartouches à un réarmement idéologique plus que nécessaire. L'objectif s'associe à un combat qui nous fera voir du pays, sur tous les fronts qui composent le champ métapolitique, avec une seule arme, celle de la critique. Et, comme le dirait notre bon ennemi Alain Bihr : « L'arme de la critique n'est jamais autant acérée et ne fait jamais autant de mal à l'ennemi que lorsqu'elle est patiemment affûtée sur la meule du concept [...] Sacrifier à l'exigence théorique ne doit pas cependant nous priver de manier cette autre arme polémique que constituent l'humour et l'ironie ».
Pierre-Antoine Beyer
21:20 Publié dans La Droite avance | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la droite strasbourgeoise, strasbourg, ernst junger, alain bihr, tyler durden, droite, strasbourgeoise



"Ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut" - Tyler Durden