18.11.2009

Sommes-nous encore en France ? A propos du match Algérie-Egypte

marseille-algerie.jpgAprès les émeutes à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse à Strasbourg aussi ?

Mais peut-être que quelqu'un pourra nous expliquer pourquoi il y a des émeutes en France après un match de foot de ce genre...

 

Lu dans les Dernières Nouvelles d'Alsace :

Match Egypte-Algérie

Des perturbations de circulation à prévoir

L'Algérie affronte l'Egypte, ce soir, en match d'appui qualificatif pour la Coupe du Monde de football 2010. La rencontre qui se déroule à Khartoum au Soudan débutera à 18 h 30. Par mesure de sécurité, la police pourra, à partir de 20 h 30, interrompre la circulation et mettre en place des déviations à l'approche des ponts du Corbeau et de Paris. L'objectif est d'éviter les comportements abusifs (bruit, vitesse) de certains automobilistes, supporters des Fennecs, au centre-ville de Strasbourg à l'issue de la rencontre.

05.11.2009

Quand les journalistes de France 3 Alsace et des DNA alimentent la déchristianisation...

794120.jpgRapide billet pour évoquer deux informations concernant nos amis journalistes locaux et leur habituelle manière d'évoquer les choses de l'esprit chrétien...

 

Vendredi, au cours du journal régional, M. Gregoy Fraize s'entretient avec le coordinateur de la manifestation "Protestants en fête", M.Reutenauer. Chacun a pu voir dans Strasbourg, le franc succès de la manifestation. Mais non, il faut distiller une critique simpliste quand même.

 

Après un rapide reportage devant l'Eglise St Thomas de Strasbourg, où est interviewé notamment une fidèle heureuse de la tenue de cette fête mais évoquant quand même les temples vides les dimanches, M. Fraize démarre son entretien en appuyant lourdement sur ce point.

 

On comprend aisément la manoeuvre. Quand il s'agit d'évoquer un événement chrétien, il faut immanquablement colporter l'habituelle pensée unique : les églises et les temples se vident, le nombre de fidèles diminue, de toute façon le christianisme c'est has-been. La vulgate progressiste est ainsi faite. On ne peut évidemment pas seulement se contenter de relayer sobrement et positivement ce type de manifestation...

 

Re-belote lundi dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Dans le cahier de la locale Strasbourg, une demie-page sur "La Toussaint (moins) respectée", sous la signature : Ju. M.

 

Chacun remarquera, une fois de plus, que les médias français sont les meilleurs propagateurs de la déchristianisation. Quand on voit avec quel empressement ils relayent toutes les fêtes musulmanes, on peut légitiment se poser des questions sur leur objectivité...

 

Il est vrai que nos amis Protestants n'ont pas non plus été bien traités par l'Etat. Et c'est dans Libération que l'on peut lire ceci : "Les protestants n’ont pas apprécié que Nicolas Sarkozy, François Fillon et Brice Hortefeux, ministre chargé des Cultes, n’honorent pas de leur présence la première fête française du protestantisme organisée ce week-end à Strasbourg. Bien qu’Alsacien, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice et aux Libertés, n’était pas là non plus. «Il est surprenant qu’aucun représentant de l’Etat n’ait pu se libérer, ironise Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF). C’est dommageable pour le gouvernement que l’équité entre les cultes ne soit pas tout à fait préservée.» Comprendre que les catholiques, musulmans et juifs seraient mieux traités."

CQFD...

 

Laurent Husser

04.11.2009

Quand la Mairie de Strasbourg joue la carte du communautarisme homosexuel, que fait la droite ?

mairie_carre.jpgNotre quotidien préféré, les Dernières Nouvelles d'Alsace nous en apprend une bonne. Sous le prétexte fallacieux d'égalité des droits, la Mairie de Strasbourg, après celle de Schlitigheim, autorise désormais les cérémonie du Pacs en mairie, porte désormais largement ouverte au mariage homosexuel.

 

Il s'agit non pas de remettre en question un droit acquis et tout à fait suffisant en l'état mais de rappeler que nos responsables ne sont pas obligés d'abonder dans le sens du lobbying intense des associations les plus ouvertement politiques homosexuelles (sans qu'elles représentent d'ailleurs l'intégralité de cette communauté...).

 

Un détail diront certain. Hélas non, car cela prouve une fois de plus la main-mise idéologique de l'équipe socialiste et d'extrême gauche sur Strasbourg. Sont ainsi interviewés les joyeux drilles Mme Richardot (qui est le meilleur outil anti-républicain de l'équipe de M. Ries, après son fameux conseil consultatif des étrangers, vrai scandale) qui rappelle bien que cette décision attirera les médias, qui évidemment se répandront avec joie sur cette "avancée". Bref, une affaire de com et de récupération politique pour Mme Richardot, qui se voit déjà refaire le coup de Noël Mamère...

 

L'autre responsable, M. Mathieu Cahn ment ouvertement dans cet article en expliquant doctement, au mépris du droit (voir ci-dessous) et sans que le journaliste, M. Plantin le contredise : "La célébration du Pacs en mairie constitue pour les homosexuels, le seul moyen de faire connaître officiellement leur engagement". Visiblement ni M. Cahn ni M. Plantin savent  ce qu'est le Pacs pour le législateur, Pacs qui était notamment fait pour affirmer justement cette reconnaissance officielle. Mais cela n'est jamais suffisant pour les fossoyeurs des traditions et de la République...

 

Où est la droite dans toutes ces affaires ?  Certes ce n'est pas Mme Fabienne Keller qui réagira, puisque visiblement elle a choisi aussi de soutenir les revendications communautaristes transgenres diverses, au mépris de son étiquette UMP, au mépris de son engagement de femme politique catholique.

 

D'ailleurs, où en sont les associations locales catholiques et chrétiennes sur ce type de sujets ?

 

Sur la même page également, un article faisant l'éloge de la délégation partielle d'autorité parentale, bref le passe-droit pour les couples homos pour l'adoption d'enfants...

 

Pour info, La Droite strasbourgeoise propose une note ci-dessous inédite, proposée à l'époque du cabinet Keller-Grossmann (août 2006, donc demandant à être amendée à la date d'aujoud'hui, mais l'essentiel y est !), qui analysait cette revendication déjà faite à l'époque.

 

Pourquoi aucune critique aujourd'hui, pourquoi aucune interpellation en conseils municipaux? Cela s'appelle du renoncement et dès lors se pose une fois de plus une question cruciale : où sont les républicains de droite ? Que fait l'opposition à Strasbourg ? Que fait l'opposition à Schlitigheim ?

 

Laurent Husser

 

Conc. Cérémonies de Pacs août 2006

Un récent courrier d’un couple de femmes (dont une assistante sociale) adressé à Mme l’Adjointe au Maire X demande la tenue d’une cérémonie spéciale pour la remise officielle de leur Pacs devant témoins à l’Hôtel de Ville.


Définition du Pacs :

Rappelons que le Pacs est un contrat de droit privé, conclu entre deux personnes (quel que soit leur sexe) devant le Tribunal d’Instance. En la matière, le Maire ne dispose pas de compétences dans cette réglementation.

Sur la forme, en ne prévoyant pas aujourd’hui l’enregistrement du Pacs en Mairie, le Législateur n’as pas, de manière délibérée, souhaité apparenter le Pacs au mariage. Ainsi, le Pacs ne doit pas ressembler à un mariage civil, car cela reviendrait à créer une catégorie d’union spécifique réservée à une catégorie particulière de citoyens.

Nous naviguons donc tout droit vers le communautarisme, si nous accédons à ces demandes.

Soulignons aussi que ces cérémonies ne sont d’ailleurs pas demandées par des couples Pacsés hétérosexuels : elles se confondraient par trop d’aspects avec un mariage civil.

Il est aussi notable que ces cérémonies de Pacs homosexuels en mairie ne rencontre qu’un écho mineur dans cette population.


Politiquement et philosophiquement :

Il est néanmoins vrai que diverses mairies à Paris et en province pratiquent ces cérémonies, qui n’ont pourtant aucun fondement légal et qui ne sont que purement symbolique. Ainsi, la mairie de Montpellier, tenue par Mme Hélène Mandroux (PS) ou la mairie du 2e arrondissement de Paris, tenue par M. Jacques Boutault (Les Verts) pratiquent ces célébrations, avec force tam-tam médiatique. Ce dernier s’est positionné publiquement pour la célébration de mariage gays. Chacune de leurs interventions comporte le même argumentaire "progressiste" et "tolérant" classiquement développé par la Gauche et l'extrême gauche, à ranger dans le même fourre-tout que "l’égalité des droits" et "la lutte contre les discriminations" qui se vident hélas de leurs sens en raison d’un terrorisme intellectuel qui nivelle toute pensée critique. Cette fameuse « modernité » contre les « réactionnaires » étant à dénoncer vivement, comme l’ont fait des intellectuels comme Philippe Muray et Alain Finkielkraut. Il n’y a pas à suivre la voie des démagogues modernes comme Bertrand Delanoë et son équipe (dont le fameux « Khmer rose » Christophe Girard).

L’émergence d’une culture sexuellement orientée est une catastrophe pour la cohésion républicaine.

Il est hélas tout à fait évident que la célébration de Pacs en mairie ne camoufle en vérité que la question du mariage des couples homosexuels.


Exemples politiques :

Mme Françoise de Panafieu (qui s’est à l’époque nettement opposé à la création du Pacs) s’est exprimée sur ce sujet à l’Assemblée Nationale et a souhaité évoquer un problème auquel elle s'est confrontée en sa qualité de maire d'arrondissement de Paris (et futur candidate de l’UMP à la Mairie de Paris contre Delanoë, champion du clientélisme homosexuel). « L'un des rôles essentiels des élus locaux étant de veiller au respect de la loi à la lettre, la question de la place de l'intervention du maire dans la conclusion du PACS se pose. Après un débat nourri, le législateur a fait le choix de son enregistrement au tribunal d'instance. La garde des sceaux avait, en effet, explicitement tenu à dissocier PACS et mariage, PACS et famille. Quant au Premier ministre (Lionel Jospin à l’époque...), il s'était déclaré en faveur du PACS mais résolument hostile à son enregistrement à la mairie. Aujourd'hui la plupart des élus locaux appliquent strictement la loi sur ce point en refusant tout autre intervention que l'organisation éventuelle d'une fête après la signature d'un PACS. Toutefois, certaines mairies parisiennes et en province interprètent la loi en proposant la tenue de cérémonies, de célébrations et en délivrant des attestations, dépourvues en fait de valeur juridique. Comment éviter que de telles initiatives ne donnent lieu à une récupération politique ? »


La dernière question ci-dessus nous donne la piste qui me semble la plus plausible dans le cas du courrier qui nous est parvenu.

En effet, cette lettre rappelle étrangement l’argumentaire utilisé par les principales associations gay/lesbiennes dont voici un exemple (association Ex Axequo d’Epernay, où ces célébrations ont lieu) :

« Bien que la loi en vigueur actuellement précise que le PACS doit se signer devant un tribunal, nous pensons que l’officialisation d’un amour entre deux êtres ne peut se limiter à un tribunal. Symbolique et conviviale, la célébration civile du Pacs en Mairie permettrait aujourd’hui la reconnaissance solennelle d’un progrès social important sur le chemin de la Liberté et de l’Egalité. Recevoir, en Mairie, pour cette cérémonie, c’est pour rappeler qu’une Mairie est LA maison commune, ouverte à toutes et à tous, sans discrimination. Par la célébration républicaine en Mairie, les Pacsés souhaitent partager, avec tous ceux qu’ils aiment et qui les aiment, la joie de leur consentement ».


Vocabulaire et argumentaires sont donc bien les mêmes dans le courrier qui nous a été adressé.

Il est tout à fait significatif de constater que cette association présente l’union que le Maire d’Epernay a célébré comme « un mariage symbolique ».


Le principe du "voleur chinois"

La démarche est cohérente et militante. Comme le « voleur chinois » (qui fait diversion, se rapproche progressivement et insidieusement de l’objet qu’il souhaite voler, puis s’en empare sans que l’on s’en aperçoive), les couples d’homosexuels s’approchent de plus en plus de l’objectif désiré : la reconnaissance du mariage. Ainsi, il est plus aisé de passer par un couple de femmes moins visible que des hommes, dans l’esprit public. La sémantique est aussi camouflée. D’abord, elles appellent cela une « cérémonie de remise officielle » mais dans les faits, qu’est-ce qui différenciera vraiment cette « cérémonie de remise officielle » d’un mariage civil classique ? Dès lors, il n’y aura plus de raison d’interdire le mariage civil, sous sa forme classique hétérosexuelle.


Conclusion

Je rappelle aussi les récentes réunions entre M. J., la Police Nationale et divers services au sujet des nuisances résultant de certains mariages civils dits « ethniques ». Le mélange entre Pacsés et ces mariés civils risque donc d’augmenter les diverses nuisances déjà décelées. La part de possibles heurts entre ces communautés n’est pas à négliger.

Pour notre électorat classique, il n’est pas non plus admissible d’accéder à la demande de cérémonie en mairie d’un événement privé comme le Pacs, camouflage militant amenant vers la reconnaissance du mariage homosexuel.

La réponse négative que nous pourrions donner au couple de femmes ayant fait cette demande sera de type technique et pratique.


24.10.2009

Frédéric Mitterrand, le ministre au pied d’argile et les rappeurs

morsay.jpgNous avons écrit ce que nous pensions de « l’affaire Mitterrand » en temps et heure. Nous avons aussi exprimé en d’autres temps, ce que nous pensions de certains clips de raps violents et racisants (dont certains, tournés en Alsace continuent de polluer la toile). Aujourd’hui les deux positions se croisent avec la dernière intervention du ministre de la Culture.

Cet été, Frédéric Mitterrand avait ainsi été l'un des seuls hommes politiques à prendre la défense du rappeur Orelsan, décrié même par Ségolène Royal, pour sa chanson «Sale pute». Et là, voilà le ministre, amer, de dénoncer les paroles du dernier clip de Morsay, le leader-rappeur du collectif Truand 2 Lagalère.

«J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale» indique le refrain porté par un clip où des « figurants » portent des armes à feu et évoquent gestuellement l’égorgement.

Bien entendu, ce clip véhicule lamentablement l’imagerie pseudo-rebelle héritée de l’Amérique, mère patrie du Rap. Bien entendu, les attaques contre les forces de l’ordre municipales et nationales méritent condamnations et de véritables poursuites. Mais, le ministre de la Culture n’est-il pas aujourd’hui un peu fragilisé dans cette mission-là ? Il ne fait nul doute que les rappeurs lui rappelleront la chose.

23.10.2009

Badaboum, les Bibliothèques idéales se sont cassées la gueule…

livres.jpgCette fois-ci, personne aux DNA ne pourra faire d’article élogieux sur un événement culturel récent, les Bibliothèques idéales…

 

Déjà ce nom, mon Dieu, pourquoi avoir changé le titre original, Bibliothèque idéale ? Est-ce que la Mairie n’a aucun conseiller en Com pour expliquer qu’on ne change pas un nom qui gagne ? À moins qu’évidemment il fallût se démarquer des prédécesseurs à la tête de la ville…

 

Ensuite, les chiffres. Ouïe, les Dernières Nouvelles d’Alsace nous apprennent ce matin que 3700 personnes se sont déplacées sur les divers lieux de manifestation.

 

Lors de la première édition, 6000 personnes, la 2e : 10 000…

On dirait que les étagères de la bibliothèque se cassent la figure, non ?

 

Mais nous tenons le coupable ! Il paraît que c’est parce que cette manifestation n’avait pas eu lieu l’an dernier (elle n’a pas eu lieu parce que la Chargée de la Lecture publique et son Adjoint à la Culture se sont mal débrouillés, c’est aussi simple que cela).

 Peut-être aussi que c’est dû à la diversité des lieux. Peut-être que c’est aussi dû à l’un des maîtres d’œuvre, M. Spire, appelé à la rescousse moyennant un beau chèque (on murmure un chiffre de…30 000 €). Il est vrai que les dépenses ne s’arrêtent pas là puisque la plupart des intervenants se sont fait payer aussi (quoi, 700 € ? Une paille !)

 

Mme Souad El Maysour doit être bien chagrine. Il est vrai qu’elle est l’artisane principale de la manifestation…et de son échec. Mais elle s’empresse d’appliquer la méthode Coué. Il paraît que la médiathèque Malraux a « attiré un public plus jeune, pas habitué à ce genre d’événement ». Sûr que ce public jeune a dû adorer la présentation de M. Birnbaum par exemple sur les Maos reconvertis en néoconservateurs par exemple…

 

Il paraît aussi, toujours d’après notre passionaria anticolonialiste que cela  a permis de « démystifier le rapport à l’auteur et de bouger les lignes de la littérature à Strasbourg ».

 

Sacrée langue de bois, sacrés mensonges. C’est vrai que les lignes de la littérature avaient besoin de bouger, la bonne blague. C’est vrai qu’en termes de démystification, elle ferait bien de faire attention aux mots qu’elle emploie…

 

Les rumeurs courantes d’une éventuelle démission d’un adjoint pourraient finalement se concrétiser.

Car à la Culture, on se demande encore s’il y a un capitaine. Après tout, notre analyse assassine il y a un an sur ce sujet était plutôt juste…

 

Laurent Husser    .

20.10.2009

En Suisse, minaret bien qui rira le dernier...

minaret.jpg

La Suisse est décidément un pays aux moeurs politiques singulières...


Le 29 novembre prochain, le peuple se prononce sur une initiative demandant l'interdiction de construire de nouveaux minarets. Alors que ses promoteurs entendent lutter contre un symbole politique, ses adversaires redoutent une menace pour la paix confessionnelle et l'image de la Suisse dans le monde...


Cette initiative populaire émane de l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) et de l'Union démocratique fédérale (UDF / droite religieuse). Munie de presque 115'000 signatures, elle avait été déposée à la Chancellerie fédérale en juillet 2008.

 

Deux initiatives de communication politique donne le ton, dont un jeu, Minaret Attack ! dont nous vous laissons découvrir les subtilités...

 

A lire aussi sur http://www.minarets.ch/

 


Le contenu de l'initiative est limpide. Le texte soumis au peuple ne contient en effet qu'une seule phrase stipulant que «la construction de minarets est interdite".

 

A Strasbourg, les lieux de cultes de proximité poussent comme des champignons...

Rappelons qu'à Strasbourg se pose aussi cette question cruciale, qui pour l'heure n'a fait que réagir Alsace d'Abord.

 

La Mairie de Strasbourg elle, visiblement a choisi. Elle vient d'offrir de multiples nouveaux lieux de culte de proximité à la communauté musulmane, comme ces jours-ci, en remplaçant l'ancienne médiathèque et Mairie de quartier du Neuhof Place de Hautefort par un lieu de culte et de réunions pour l'Association culturelle maghrébine du Neuhof...

 

Ce bâtiment public avait été au cours des années régulièrement cible de graffitis, de vandales, de destructions diverses et variées et ressemblait plus à une épave abandonnée dans un quartier en ébullition.

 

En sera t-il de même désormais ? Il sera intéressant de suivre cela au cours des mois qui viennent...

 

 

19.10.2009

Quand Léon Daudet fait irruption dans la campagne des régionales en Alsace…

leon-daudet.jpegGrâce soit rendue au vaillant veilleur Claude Kieflin, appointé journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace, qui ce week-end,  a rempli son rôle de citoyen.

 

Un article dans la page Politiques du dimanche et un dessin ce matin dans les chuchotements nous font part de l’entrée de campagne « mouvementée » du candidat FN Patrick Binder. Nous aurons tout le loisir au cours des semaines qui viennent pour aborder les diverses candidatures de droite de ces régionales, qui toutes seront à suivre avec attention.

 

Par charité, nous ne dirons rien de l’article, même si nous espérons de la part de notre journaliste, le même esprit critique, le même sens aiguisé du trait, quand il évoquera l’entrée en campagne d’une tête de liste d’extrême gauche...

 

Mais l’essentiel n’est pas là…

 

Monsieur C. K dans le premier article fait œuvre de pédagogie, prenant le lecteur dominical pour un benêt illettré. Il semblerait que M. Binder ait cité Léon Daudet. Bien sûr, en bon journaliste équilibrant son compte-rendu, il ne rappelle pas que celui-ci a également cité quelques autres auteurs comme Ronsard (ce qui est précisé de façon moqueuse dans les pages Chuchotements ce lundi) et même... Léon Gambetta !

 

Pas de chance, il n’a rien à dire sur Ronsard (mais en cherchant bien, on peut lui trouver quelques tares idéologiques). Mais sur Daudet, le voilà prolixe comme une page de Wikipedia puisqu’il précise en note, horresco referens :  « (rédacteur en chef et éditorialiste de l'Action française au début du XXe siècle, polémiste, monarchiste, antisémite, antigermanique, soutien déclaré du fascisme de Mussolini, ndlr) ».

 

Ouch ! pauvre Léon Daudet, qui n’en demandait pas tant, lui qui est mort depuis 1942 ! Peut-on le réduire à ces qualificatifs durs et évidemment lourds de sens ? Bien sûr que non, mais dans le règne de la pensée unique, cela est faisable.

 

Du coup, rendons justice tout de même à Daudet, même si bien évidemment plus personne ne le lit (et signalons au lecteur curieux le livre d'Eugen Weber "L'Action française" qui lui apportera beaucoup d'éléments sur ce mouvement et ce journal essentiel dans l'histoire des droites françaises) et citons Kléber Haedens et son « Une histoire de la littérature française ». Précisons d'emblée pour les esprits chagrins que oui, Kléber Haedens était aussi à l'Action Française et était un ami d'Antoine Blondin, Roger Nimier, Michel Déon et Jean d'Ormesson. Ce dernier l'a beaucoup défendu, jusqu'à  participer récemment à l'inauguration d'un collège qui aurait dû porter son nom, si les ligues de vertus socialistes et gauchistes n'avaient pas couinées vertueusement pour empêcher une telle "ignominie". Le texte ci-dessous de Haedens semble d'actualité pourtant sur certaines des vertus de Daudet...

 

« Drieu La Rochelle disait que l’Action Française avait créé le mouvement littéraire le plus important d’Europe, avec celui de la Nouvelle Revue Française, pendant le premier tiers du XXe siècle. L’Action Française a groupé en effet autour de Charles Maurras, quelques-uns des meilleurs écrivains de notre temps et, tout d’abord, Léon Daudet (1868 - 1er juillet 1942). À vrai dire, Léon Daudet a un peu trop ébloui ses contemporains par ses dons jupitériens de polémiste, par le massacre joyeux des crétins, des traîtres, des routines, des conventions et des dessus de pendule auquel il se livrait chaque matin. Léon Daudet, qui avait été élevé dans l’entourage de son père, Alphonse, par la IIIe République naissante, devint promptement un homme populaire dont les faits et gestes se trouvaient guettés avec une égale avidité par ses amis et ses adversaires. L’éclat de sa vie publique a un peu nui à sa réputation d’écrivain. Il est vrai que son évasion de la Santé a été un moment savoureux dans l’histoire de la IIIe République. Mais Léon Daudet député, Léon Daudet duelliste, Léon Daudet exilé, Léon Daudet grand orateur et grand politique n’est pas l’homme qui nous retient ici. Au-delà du vivant déchaîné, il faut voir l’écrivain dont on n’a pas toujours compris la valeur..
La part la plus inégale dans son œuvre est celle du romancier. Il ne faudrait pas cependant la condamner trop vite à l’oubli (…) Mais Léon Daudet critique littéraire n’a pas son pareil. Il se trouve également à l’aise parmi les vivants et parmi les ombres. (…) Avec cela libre, indépendant, ne cherchant jamais à contraindre, toujours prêt à saluer le talent chez ses pires ennemis, dépourvu de tout esprit de parti, mettant son autorité au service du beau avec une générosité inépuisable, Léon Daudet est le premier critique littéraire de son temps.

Que dire du mémorialiste ? Il est de la lignée du cardinal de Retz et de Saint-Simon. En quatre mots saisissants, d’une cocasserie inimitable, il peint un homme au physique et au moral, lui rendant son souffle, son allure, les plis et la couleur de ses vêtements, ses tics, ses manies et jusqu’au son de sa voix. La série des Souvenirs Littéraires, les deux volumes de Paris Vécu, ouvrages mouvementés, passionnés, pathétiques, pleins d’intelligence, de culture et d’une gigantesque drôlerie, gardent la chaleur de toute une époque, avec ses lumières et ses parfums, ses jours et ses nuits, ses personnages ridicules, falots ou grandioses, et les rues de Paris, le ciel de Paris, tout ce qui fait le plaisir et la douleur de vivre. Chaque mot devient la sensation même. C’est un style qui passe »

12.10.2009

Droite de valeurs et valeurs de droite.

08-ALIRE-LesDroitesEnFrance-08811.png.gif"Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid".

Nicolas Sarkozy – Bercy 2007


Ce qu’il faut désormais nommer « l’affaire Mitterrand » aura forcément des effets directs et d’autres collatéraux sur la vie politique française et plus particulièrement sur un électorat dit « de droite ». Laissons d’abord de côté le livre et l’écrivain (puisque a été rappelée l’inculture du monde journalistique et politique vu que PERSONNE dans ces zones ou presque n’a lu « Ma mauvaise vie ») et revenons-en à l’homme.


Au-delà de ce récit poignant et de cette confession, l’affaire du récent témoignage de moralité vient frapper encore plus les esprits. Vendredi dernier, le Quotidien de la Réunion a ainsi révélé que le ministre de la Culture était cité en tant que témoin de moralité dans un procès d'assises en appel, fin octobre à la Réunion. Trois hommes doivent comparaître ; ils sont poursuivis pour le viol collectif d'une jeune fille de 16 ans…

 

On se souvient de l’impact sur l’image du monde politique d’affaires sordides en Belgique. Aujourd’hui, il y a fort à parier que « l’affaire Mitterrand » en aura un, plus sourd, car elle génère un profond malaise dans l’électorat de droite.En Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, cette affaire aurait déjà été réglée.

 

Femmes, parents peuvent légitimement s’interroger et, selon plusieurs sources en Alsace et ailleurs, des appels et messages viennent secouer élus et fédérations. Les militants, eux, pourraient avoir du mal à « assumer ». Que répondre sur les marchés à d’éventuelles questions ? Imaginons simplement la question suivante posée à de futurs candidats : « légitimez-vous les actes et propos de Frédéric Mitterrand ? ». On laisse chacun répondre.

 

Qu’en est-il aussi à Strasbourg par exemple, où de plus en plus de gens parlent de l’un ou l’autre parlementaire UMP qui pratiquent un clientélisme éhonté avec les sans-papiers, les immigrés d’origines diverses pour leur obtenir logements, papiers, etc… en espérant qu’ils voteront en remerciement aux prochaines échéances ? (idée ridicule soit-dit en passant, tous les sondages le prouvent). Que font ces parlementaires pour leurs électeurs de droite et ceux-ci accepteront encore combien de temps ce genre de trahisons ? S'imaginent-ils qu'ils resteront fidèles quand ces affaires éclateront au grand jour ?

 

On constatera donc que « l’intégration du MPF » (et désormais le silence de Philippe de Villiers) ne cache pas une réalité de terrain : L’UMP, concentrée sur l’ouverture au(x) centre(s) et à gauche, a oublié son électorat de droite. Il ne faudra donc pas s’étonner qu’il parte sous d’autres cieux ou s’en aille pêcher lors des dimanche des printemps. En 2007, Nicolas Sarkozy voulait libérer les consciences embrumées par 1968. Aujourd’hui, la droite de valeurs attend le retour des valeurs de droites. Maintenant !

 

Éric Neustadt

08.10.2009

Frédéric Mitterrand à Strasbourg : ouverture, g(r)oss malheur !

5429_05_gross.jpegM. Frédéric Mitterrand avait prévu de venir ce soir à 20h30 au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, pour la remise des prix des Assises du journalisme. Vu l'actualité, il sera au 20h de TF1...Revenons néanmoins sur la polémique qui agite la politique et les médias français.

 

Frédéric Mitterrand n'est certes pas dénué de qualités. Ses Lettres de Somalie, ses documentaires historiques, ses livres parlent pour lui. Justement...

 

" Evidemment, j'ai lu ce qu'on a pu écrire sur le commerce des garçons d'ici et vu la quantité de films et de reportages ; malgré ma méfiance à l'égard de la duplicité des médias je sais ce qu'il y a de vrai dans leurs enquêtes à sensation (...) les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes (...) je m'arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément. La profusion de graçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n'ai plus besoin de refréner ou d'occulter. L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J'ai ce que que n'ai jamais eu, j'ai le choix ; la seule chose que l'on attend de moi, sans me brusquer, sans m'imposer quoi que ce soit, c'est de choisir. Je n'ai pas d'autre compte à régler que d'aligner mes baths, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre." La mauvaise vie (Ed. Robert Laffont)


Précisons que contrairement à la majorité des commentateurs, nous avons lu ce livre, qui est un vrai livre d'écrivain, une autobiographie guère camouflée. Il y a des passages durs, d'autres pathétiques, d'autres touchants. Chacun pouvait lire cet ouvrage avant de décider de la nomination du ministre.


Souvenons nous, durant les années 70 et 80 avait lieu un débat dur, autour de la sexualité des enfants. C'était l'époque où le gauchisme faisait feu de tout bois, pour abattre les "vieilles règles bourgeoises", la morale, faisait l'apologie de la liberté absolue, notamment sexuelle. C'était l'époque où des écrivains, de bons écrivains, faisaient l'apologie de la pédophilie ouvertement, notamment dans les colonnes du journal Libération. Gabriel Matzneff, Guy Hocquenghem et surtout Tony Duvert intellectualisaient leur désir d'enfants. Mais c'était une autre époque...

 

Le tourisme sexuel est depuis des années la bêtes noire de multiples d'ONG relayées par nombre d'hommes et de femmes politiques surfant sur une réprobation générale de l'opinion publique. Quand on sait que les victimes de cette mondialisation là sont le plus souvent des mineurs que la misère et la violence des rapports sociaux précipitent sans recours dans l'exploitation la plus vile, on ne peut qu'approuver le dégoût unanime que soulèvent ces pratiques.

 

Frédéric Mitterrand n'est certes pas dénué de qualités disions-nous plus haut, mais voilà, il est aussi ministre de la République, et même, parait-il, ministre d'ouverture. On ne sait trop sur quel horizon nouveau ouvre sa nomination, mais dès que fut connue l'arrestation de Roman Polanski, il a pris fait et cause pour le cinéaste, un homme de qualité, lui aussi.

 

Concernant Polanski, certains de ses thuriféraires comme Bernard-Henri Lévy ont parlé "d'erreur de jeunesse". Polanski avait en effet 46 ans quand il s'est rendu coupable d'un viol sur une adolescente de 13 ans. L'affaire n'est guère contestable puisqu'elle est reconnue de tous ses protagonistes et le cinéaste aurait depuis financièrement indemnisé sa victime. L'argent et la notoriété confèrent bien des avantages.

 

Doivent-ils aussi assurer leurs détenteur d'une immunité universelle ?  Ce dont est accusé Roman Polanski, ce n'est pas seulement de s'être rendu coupable du viol d'une mineure préalablement droguée par ses soins, c'est aussi de s'être soustrait à la justice américaine. Pays dont nos éminences font par ailleurs le phare mondial de la démocratie.

Il est certain que dans cette affaire de pur droit commun notre ministre de la culture aurait mieux fait de suivre la jurisprudence inaugurée  jadis par Jean-Pierre Chevénement : "un ministre ça ferme sa gueule ou ç'a démissionne". Frédéric Mitterrand l'a ouverte de manière bien imprudente permettant à quelques mauvais esprits de rapprocher son soutien à Polanski de ses confessions impudiques. Certains exigent évidemment sa démission. Tant à "droite" qu'à "gauche" et parmi eux le porte-parole du Parti Socialiste. Par chance, Marine Le Pen a également mis son grain de sel dans le chaudron ce qui a permis à l'audacieux Xavier Bertrand d'évoquer, sans rire, "les heures les plus sombres..."

 

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Il serait déjà assez inquiétant que les attaques de "l'extrême droite" puisse valoir à ses cibles une sorte de brevet automatique d'innocence quelles  que soient par ailleurs les éminentes qualités de la cible en question. Ce qui serait encore plus grave, et disons le franchement détestable c'est de donner à nos compatriotes l'impression qu'il y a, en République égalitaire, deux sortes de justice, l'une qui ne ménage pas les gueux tandis que l'autre absout les puissants.

 

En attendant, la droite - excepté le FN évidemment -  et le gouvernement défendent piteusement Mitterrand, notamment M. Guaino : "Il ne l'a pas écrit pendant qu'il était ministre. D'autre part, ce livre est un livre humainement assez poignant. D'autre part, estime le conseiller de l'Elysée, Frédéric Mitterrand n'a pas commis de crime ou de délit. "A-t-il été traduit devant un tribunal pour des faits répréhensibles, a-t-il fait l'objet de plaintes, de poursuites ? Il n'y a pas de faits."

Seule à droite, Mme Christine Boutin voit le danger politique : "la nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l'électorat", a averti l'ancienne ministre.

 

Rappelons encore qu'il y a quelques jours, une oeuvre de l'artiste contemporain Richard Prince représentant Brooke Shields nue (à 10 ans, voir les illustrations de notre article) avait été retirée, sur la demande de policiers chargés de de la poursuite des publications obscènes, qui avaient estimés que cette photo pouvaient attirer des pédophiles.

Même Le Monde a publié une lettre d'un homme condamné pour avoir couché avec une mineure et évoquant l'affaire Polanski et Mitterrand.

D'ailleurs, peut-on imaginer demain l'avocat d'un violeur d'enfants ou d'un coupable de détournement de mineur, inviter le Ministre de la Culture à comparaitre pour adoucir sa peine et attendrir le jury ?

Il reste donc à nos politiques, à nos médias, à nos associations, de prendre leurs responsabilités. On ne peut pas faire des gorges chaudes du moindre curé tripotant des enfants, du moindre pédophile honteusement attrapé avec ses images volées, du moindre délinquant sexuel emprisonné et soutenir tel artiste, tel politique, tel puissant pris dans le même filet. Le gouvernement de M. Fillon qui cherche à durcir la législation à ce sujet ferait bien de réfléchir à la notion de l'ouverture et au sort de M. Mitterrand dans ses rangs... Et M. Mitterrand aurait dû se méfier de cet étrange monde politique...

 

NB : Nos illustrations choquent. Nous invitons d'abord nos lecteurs à lire l'article que nous avons mis en lien ci-dessus, du Figaro.  Mais rappelons que ces images sont intéressantes à plus d'un titre. Avant tout, elles sont considérées comme oeuvres d'art, la principale, Spiritual America étant retravaillée par l'artiste Richard Prince. Elle symbolise bien toute la question tournant autour du côté Lolita et c'était le principe même de ces images prises par Gary Gross en 1975, le troublant mélange entre les deux sexes de cette petite fille (garçon ?) et son côté "femme" accentué par les accessoires et le maquillage. Acceptées il y a 30 ans, ces images aujourd'hui le sont beaucoup moins, au gré des sensibilités. Et puis leur caractère choquant prouve bien une chose : l'art peut  tout se permettre... ou pas? Eternel débat. Et Mme Shields, malgré les procès, n'a jamais récupéré ces négatifs..

 

 

 

04.10.2009

ÉLECTIONS RÉGIONALES : BIEN MAL ACQUIS PROFITERA-T-IL TOUJOURS ?

images.jpgIl ressort de toute une série d’élections partielles que l’électorat de la droite parlementaire aurait gravement chuté depuis la campagne présidentielle.

 

À telle enseigne que dans de nombreuses villes, on assiste non seulement à une montée en puissance des votes de droite "hors UMP" mais que des communes jusqu'à là détenues par la majorité lui échappent au profit d'une nouvelle mouture de la gauche plurielle.

 

Lors des Élections Européennes, les observateurs ont sous-estimé la dynamique des votes hostiles à la majorité présidentielle et l'éparpillement des voix de droite.

 

La nouvelle ouverture pratiquée à droite avec l'intégration du MPF de de Villiers ne semble pas à cet égard devoir changer la donne, sauf dans certains secteurs de l'ouest du pays. En effet, ce ralliement se réduit pour l'essentiel à celui d'un appareil durement étrillé et une partie des troupes se refusent à suivre comme on le voit dans la région Provence-Alpes-Cote d'Azur avec l'entrée en lice d'une liste "Ligue du Sud"

 

Le parti unique a aujourd’hui son talon d’Achille. Il tient donc aux limites de l’exercice :

-     a) quand l’élection est à deux tours

-     b) quand aucune personnalité régionale ne se trouve en mesure d'incarner avec force la "droite sarkoziste".

 

La clé du scrutin prochain ne sera donc pas, au premier tour, la capacité d’ouverture de la droite, mais bien sa capacité à mobiliser son électorat et à répondre à des « attentes droitières » toujours tentées par la dispersion.

 

Nous sommes dans l’ère du zapping électoral et ceux qui sont déçus de s'apercevoir que certaines promesses présidentielles n'ont pas été tenues pourraient ainsi choisir les « régionales » pour manifester leur mauvaise humeur.

 

Ceux qui estiment aujourd’hui que l’électorat de droite est définitivement acquis commettent une erreur stratégique. Une partie de cet électorat a été conquise à l'arraché par un discours sécuritaire qui est loin d'avoir rempli toutes ses promesses. « Bien mal acquis profitera-t-il toujours " ?

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