25.05.2008

Jeunistement Correct, l'autre politiquement correct de l'Ump

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"Quatre candidats à la présidence des Jeunes UMP : quatre mêmes profils, tous favorables au droit de vote des immigrés et tous favorables à l’homoparentalité ! Au nom de la lutte contre la « pensée unique » ! J’ai hésite, cette semaine, sur le ton de mon article : fallait-il traiter cette concurrence en pointant les (rares) différences entre eux ou, au contraire, pointer leurs similitudes ? J’ai choisi la seconde option. Cela m’a valu de la part de certains des intéressés des coups de fils courroucés. Courroucé, et même plus, c’est moi qui le suis : si c’est ça la « relève » de droite, alors autant voter directement à gauche ! Mais sans doute, à 44 ans, suis-je, pour eux, un vieux réac. Oserais-je avouer que je l’étais déjà à 20 ans…"

Une note  que que nous aurions pu signer sur le blog de Valeurs Actuelles, un grand moment de conformisme où Pour être à la monde, certains n'hésitent plus à adopter le sens du vent. Un signe fort aux électeurs, la prochaine fois, ne voter pas pour la copie, choisissez l'original : votez à gauche !

Et comme il en va des électeurs, comme des consommateurs. Comme ils aiment les marques, il ne fait nul doute qu'il choisiront finalement la gauche et que ce mouvement a été initié à l'occasion des élections municipales. Un passage de l'Alsace a gauche n'est donc plus une utopie. Au pire, comme nous disait un membre éminent de l'UMP, cela enverrait une génération à la retraite.

Eric Neustadt

17.03.2008

Elections Municipales : les vertus d’une douche froide !

04ae4badc8a915a8df8da74dd2f8c519.jpgLa vague rose a débordé les eaux habituellement calmes du Rhin et de l’Ill. Mais tout cela était écrit dans les résultats des élections présidentielles, législatives, dans les stratégies de conquête mise en œuvre par la gauche et son extrême ainsi que sur ce blog.

Le reflux national a accentué l’ampleur de la marée au cœur de la Communauté Urbaine de Strasbourg. L’internationale résonnait encore hier soir du côté de la Krutenau. Reste à en tirer des leçons pour l’avenir.

Nous nous refuserons à tirer sur qui que ce soit et rejetons la facile recherche d’un bouc émissaire. Ce qui n’a pas été le cas du député-Maire de Lingoslheim, Yves Bur qui s’est empressé de tacler le tandem, Robert Grossmann en particulier dimanche soir de façon honteuse sur France 3. Nous nous cantonnerons néanmoins à l’analyse des faits et des scores.

Municipales : 58 – 42 !  Cantonales : 4 – 1 !

La première conséquence du choix des électeurs est d’octroyer désormais à la gauche 7 conseillers généraux sur 10 à Strasbourg mais aussi 4 des plus importantes communes de la CUS : Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden et Ostwald, auxquels se rajoutent de nombreux conseillers municipaux dans les communes urbaines.

Le seconde sera de mettre le PS en capacité de remporter les prochaines élections régionales (2010) et de partir à la conquête des 3 derniers cantons de Strasbourg, surtout si la droite s’y présente divisée. La bipolatisation aidant, l’existence factuelle d’une gauche plurielle lui donne la possibilité d’alliances gagnantes au second tour.

La troisième sera de permettre au PS de bousculer l’ordre établi lors des prochaines sénatoriales, en 2013. En raison du poids des grandes villes dans la désignation des grands électeurs, la gauche peut effectivement espérer remporter de nouveaux sièges et se préparer une victoire facile à la veille des prochaines élections municipales.

Les douches froides ont le mérite de réveiller ce qui peut l’être. Reste à la droite de se renouveler, d’oser être ce qu’elle est, de savoir être proche des préoccupations des habitants et d’être offensive. La reconstruction d’une droite de combat et de conviction commence ce lundi.

 

16.03.2008

La gauche gagne Strasbourg

 
Voici désormais les 12 représentants de la droite au Conseil Municipal de Strasbourg !

24.02.2008

Strasbourg : Bagatelles pour un massacre

33da30aedd87dad42f45a29c27ad0aa6.jpgDès sa création, La Droite Strasbourgeoise n’a eu de cesse de démontrer le poids et la réalité d’une politisation militante de structures, d’associations. On nous accusa de « voir des étoiles rouges partout », là où nous percevions plutôt un travail métapolitique de militants éprouvés et rêvant « pragmatiquement » à des lendemains chantant. Nous avons éveillé certains droitiers strasbourgeois sur la réalité de ses réseaux qui travaillaient alors tranquillement à ratisser des voix pour le second tour des élections municipales.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons aussi tenu à dénoncer des écueils dans lesquelles la droite institutionnelle s’enfonçait. Nous avons aussi alerté certains sur les méfaits d’une arrogance manifeste dont la renommée dépassait les limites de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Certains de nos proches ont été tancés pour cela. Nous avertissions sur les méfaits d’une accumulation négative.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Nous avons souhaité que le droite soit représenté, que l’esprit conservateur soit présent sur la liste municipale, que l’on ne sacrifie pas des repères électoraux droitiers au profit d’une « ouverture communicante » dont nous dénonçons les limites. Nous avons évoqué notre incompréhension quant à l’impasse cantonale pratiquée par l’Ump.

Bagatelle, nous a-t-on répondu.

Aujourd’hui, et même s’ils ne font pas une élection, les sondages évoquent un mal être, un malaise, ils restent 30 jours pour que les bagatelles que nous évoquions ne préfigurent pas un massacre et que la droite alsacienne ne soit clairement dans de beaux draps. Avant un Mea culpa ?

Eric Neustadt

10.02.2008

Strasbourg : Quant la droite rêve de voter à gauche !

c6c48501cc110e15b4fad3416cd0de50.jpgNous n’avons rien contre les Jump67 jeunes compagnons et populaires. Bien au contraire, mais notre souci d’éveil idéologique nous pousse à tiquer lorsque leur site publie un sondage demandant à ses militants pour quel candidat « démocrate », ils voteraient pour les élections américaines.*

Nous faisons le pari que jamais un site Strasbourg à Gauche ne demandera à ses militants le nom du candidat républicain qu’ils souhaiteraient voir gagner.

Nos camarades répondraient d’ailleurs sans doute clairement : « Aucun, je vote démocrate ».

Dans le sondage des Jump, 52 % choisissent Barack Obama, 19 % Hilary Clinton et 30 % restent seulement fidèles à leurs engagements en France en affirmant voter républicain.

Détail dans cette campagne, ce sondage illustre deux visions de la politique. L’une d’elle a perdu la bataille des idées. 

02.02.2008

Une analyse pertinente des élections municipales lue sur Polémia

a1f0ecf1a5872821eb728830bb53616a.jpgNous trouvons, sur Polémia, une analyse intéressante des élections municipales vues de Paris. Si l'on y ajoute divers paramètres strasbourgeois, on comprend aussi un certain nombre de tendances régionales.

Eric Neustadt

  Municipales 2008 : l’abstention des électeurs de droite sanctionne l’UMP sarkozyste


Les élections municipales de mars 2008 ont été marquées par une abstention exceptionnellement forte, la poursuite de l’affaiblissement du Front national et la défaite naturelle de l’UMP sarkozyste ; dépourvu d’arguments pour mobiliser ses électeurs, le parti majoritaire a été condamné à céder des dizaines de grandes villes aux socialistes et aux communistes.
Explications.


1/ Une abstention exceptionnellement forte due à l’absence de vrais enjeux de fond et à une idéologie municipale unique

Contrairement à la désinformation pratiquée, le dimanche 9 mars au soir, par les journalistes et les instituts de sondage, les Français n’ont pas retrouvé le chemin des urnes. Bien au contraire. Le chiffre de participation du premier tour – 66,5% – est en retrait de 1% par rapport à 2001 et c’est le chiffre le plus faible enregistré depuis 1959. L’abstention a même atteint 39% dans les communes de plus de 3.500 habitants et 44% au-dessus de 100.000 habitants. Et les votes blancs et nuls ont, pour la première fois, dépassé 4% dans les communes de plus de 3.500 habitants.

Au deuxième tour, – dans l’attente des totalisations définitives – l’institut de sondage CSA évaluait à 35% l’abstention, soit 5% de participation en moins qu’en 2001, marquant là aussi un record d’abstention depuis 1959. Sur Paris, de 2001 à 2008 la participation au deuxième tour a baissé de huit points. Dans les communes de plus de 3.500 habitants, l’abstention a atteint 38%, concernant plus d’un électeur sur trois.

Cette forte abstention s’explique aisément par l’absence d’enjeux de fond et l’adhésion des principales listes PC/PS/MODEM/UMP à une idéologie municipale unique : la « gauche » ayant fait mouvement vers la « droite » sur les questions de sécurité et la « droite » vers la « gauche » sur les questions de société. Le vocabulaire « pipo » de la communication a envahi tous les programmes qui se devaient d’être « solidaires » et « éco-citoyens ». (Voir Les municipales à l’ère post-démocratique : http://www.polemia.com/contenu.php?iddoc=1609&cat_id=39).

Comme le note justement « Le Monde », dans un article du 16/17mars : « Qu'il s'agisse de logement, de transport, de sécurité ou de petite enfance, l'analyse des bilans et des projets des élus des villes (…) met en évidence des approches souvent similaires dans des communes pourtant dirigées par des maires de bords opposés. Ce pragmatisme explique que la plupart des délibérations examinées par les conseils municipaux soient votées à l'unanimité. Cela explique aussi pourquoi des élus de droite et de gauche réussissent à s'entendre dans le cadre des communautés urbaines et communautés d'agglomération – là où sont mises en œuvre les politiques les plus importantes. »

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25.01.2008

Quand la droite laisse la gauche lui dicter sa conduite

6b26591c4fb62625402a590aa050417c.jpgHier le PS, plus habile à dénoncer les anciens d’extrême droite sur ces listes que ceux d’extrême gauche sur les siennes, a cru bon pouvoir dénoncer un ancien candidat FN à Schiltigheim. Ce dernier s’est retiré de la liste mais pour faire bonne figure d’autres préfèrent dire qu’il en fut exclu et qu’ils n’en savaient rien. Sémantique absurde et peu crédible ! Avant hier, certains taquinaient d'autres personnes pour leurs fréquentations.

Nous le répétons, il y a eu lors des dernières élections régionales, 30 % d’électeurs à passer au-delà de la droite parlementaire. Il y a donc autour de nous, 30 % de personnes qui auraient « fauté » !

Nous croyons pouvoir affirmer qu’il y en aura donc sur pas mal de listes dans les prochaines élections et qu’il y en avait déjà jusqu’à présent. Où commence la droite extrême, si c’est à droite de l’UMP, nous pensons que la gauche peut continuer à terroriser la droite à Strasbourg et ailleurs.

Notons que cela ne semble s’appliquer qu’en Alsace. Que ce soit en direct ou via le MPF, l’Ump et d’autres partis.

Quelques exemples forts parmi d’autres

- Marignane :Le Maire ex-FN, ex-MNR de Marignane se présentera, avec l’ensemble de l’équipe sortante sous l’étiquette UMP aux élections municipales
- Vitrolles : La liste UMP de Vitrolles appelle aux rassemblements de la droite et du centre et bénéficie de soutiens clairs d’anciens adjoints MNR de cette ville pourtant symbolique.
- Marc-Philippe Daubresse, maire (UMP) sortant de Lambersart joue l'ouverture, en prenant avec lui deux anciennes têtes de liste: le socialiste Claude Reynaert et le MPF (ex-FN) Yves Bauw
- Beauvais : L’Ump investit un ex-élu MNR aux cantonales face au Président socialiste du Conseil Général.

Et pour la forme, on évoquera un homme, cofondateur d’Ordre Nouveau et du Front national sur Marseille, qui fut l’un des soutiens de Ségolène et contre lequel la gauche n’a rien dit. Jamais !

Mais au-delà de cela et du délire de la situation, que fait-on donc de ses nouveaux parias de la politique ? Camp de rééducation ?

Il nous semble nous que ces gens-là, qui ont pu choisir une autre voie, l’ont fait parce que l’offre politique ne répondait plus aux attentes de la population et qu’ils ont, cadres, élus, militants, exprimés un ras le bol d'une population coupée des politiques.

Par ailleurs, les partis à droite de la droite n’ayant fait l’objet d’aucune interdiction des Présidents Mitterrand, Chirac, Sarkozy, ils sont donc légaux donc à eux comme aux autres on doit pouvoir reconnaître :

- le droit d’évolution personnelle
- l’application de l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions … »

Nicolas Sarkozy lui-même n’indiquait-il pas avoir « changé » et souhaiter rassembler tous les Français ? … jusqu’en Alsace, nous semble-t-il !

19.01.2008

De l'ouverture municipale ici et alleurs

27ed143fbaadb6b5c0015dbf2b01390d.jpgOn en apprend de belles en lisant la presse quotidienne. Concernant les élections municipales, tout commence à Lingolsheim. Là, (http://strasbourg2008.dna.fr//?Jean-Chaumien-sera-tete-de...)Jean Chaumien serait donc à la tête d'une liste d'opposition pour les municipales à Lingolsheim, face au maire sortant Yves Bur. Une trentaine de personnes de différentes sensibilités - issues des rangs du PS, des Verts, du PC et de la LCR, qui se retrouveront sur la liste en ont décidé ainsi.

On notera donc que là, l’union de la gauche à l’extrême gauche est possible et qu’il ne l’est pas ailleurs !

A Hoenheim, la liste Ump s’ouvre aux retraités mais pas « aux régionalistes du groupe Bourhis ». On note là un glissement sémantique qui semble prouver que le microcosme prend acte de l’évolution des composantes de ce groupe.

Une fois encore, la droite se laisse, malgré les explications de textes de Nicolas Sarkozy, dicter son action par la bienpensance. On laisse la gauche se mettre en position de gagner, ici et là.

On notera juste que dans bien des villes, des départements, jusqu’en Alsace, il nous semble que des candidats proches de l’Ump et d’autres formations osent intégrer clairement des militants connus de la droite extrême.

Eric Neustadt

09.01.2008

L’UMP alsacienne au Zénith

Dans la grande tradition des écrits anonymes et pamphlétaires, un correspondant, cachant soigneusement son identité, mais ayant un curieux pseudonyme, nous envoie le billet au vitriol ci-dessous. Seule certitude, il s'agit d'un des invités presse et VIP du premier jour d'inauguration. Les amateurs de casses-tête s'épargneront de penser qu'l s'agit d'une des plumes régulières de LDS.

Après réflexion, nous le publions, non sans signaler que nous ne sommes d'accord que sur quelques points avec ce texte, notamment, sur la programmation que nous inflige la société Vega. A part mark Knopfler, les amateurs de pop et de rock SÉRIEUX n'auront rien pour le moment à se mettre sous la dent. 

Mais l'essentiel, c'est d'ouvrir une fois de plus le débat et la polémique...

La Droite strasbourgeoise



a16c9c0705c372fabd45d5b4eaa94139.jpegIl fallait bien ce grand moment d’autosatisfaction pour oublier la gueule de bois de “Strasbourg 2013” : on le sait, notre ville n’a pas été retenue et le complot scandaleux des villes du Sud a joué à plein comme nous, comme l’expliquait un Robert Grossmann marri. Nous, pauvres Alsaciens, sommes restés sur le bord de la route malgré un projet innovant en diable prenant ses racines dans l’humanisme rhénan (concept utilisé jusqu’à la nausée par le nègre favori de Robert Grossman : il en est devenu creux) et soutenu par une population en délire, galvanisée par une opération de communication à nulle autre pareille… On ne dira jamais assez en effet la puissance fédératrice d’autocollants apposés sur un tram (autocollants qui, soit dit en passant, ont promptement disparu). Autre motif invoqué, notre cité était culturellement suréquipée… Il est vrai que certains finalistes, Lyon ou Toulouse par exemple, sont des déserts culturels. Il était en tout cas inconcevable d’admettre que notre dossier aurait pu, éventuellement, être un peu léger. Non, le lobby anti Strasbourg avait encore frappé… Les salauds !

En tout cas, notre Zénith, le plus grand de France, tous ces pisse-froid ne pourront nous l’enlever. Le soir de l’inauguration, les plus grandes stars mondiales, de Bernard Lavilliers à Renaud via Jenifer ont dit tout le bien qu’ils pensaient de cet équipement… et les élus y sont tous allés de leur petite ritournelle avec une mention spéciale à Philippe Richert, président du Conseil Général du Bas-Rhin qui voyait en Robert Grossmann le génie de ces lieux. Tout le monde était là, tout le monde était heureux, tout le monde a bien mangé après.

Permettons-nous cependant de poser trois questions et de douter… seuls sans doute dans cette ville à ne pas avoir Popaul au zénith devant cet arche de béton et de toile orange esthétiquement réussi (c’est déjà ça).

1. On a très peu parlé du coût de la bestiole… dans une ville où l’endettement a cru de manière impressionnante depuis 2001, la question aurait pu être posée… mais bon, lorsqu’il s’agit de donner du pain et des jeux au bon peuple votant, il est des choses dont on ne parle pas. Pour information, il s’agit de 48,67 millions d'Euros financés principalement par la Communauté Urbaine de Strasbourg (68%)… plus 30 millions d'euros consacrés à l'aménagement des abords.

2. 10 000 places c’est bien… et seulement 3 000 places de parking (auxquelles on accède par un chemin étroit et alambiqué) et des infrastructures de transport public très éloignées. Le résultat : des embouteillages énormes… On déjà a pu le constater ce week-end : beaucoup de monde et une pagaille énorme sur les routes avoisinantes. Bravo… L’environnement (et les riverains en transe) applaudissent.

3. La programmation… Hum… Ce que nous en savons pour le moment est certes intéressant et varié… mas très éloigné des attentes des fans de rocks qui espéraient une plus-value par rapport au Rhénus. certes les conditions d’écoute seront meilleures, on ne le conteste pas, mais on s’attendait à une prog’ étonnante et détonnante… Il semble qu’on puisse encore attendre. Enfin, si on est fan de Hansi Hinterseer, Frank Michaël ou Alian Barrière on doit être heureux.

Yakhdun-Lim
 

30.12.2007

La ballade des suspendus

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre

 

François Villon ( Ballades des pendus)

 

766ee791eb4e046cdfef007634d11538.jpgDrôle d’ambiance dans la cité des brasseurs. Inexorablement abandonnée à la gauche, l’histoire semble repasser les plats. Cette fois-ci, il y a une droite de gauche et une droite de droite ; voilà cette dernière suspendue pour outrage, voire crime de lèse-majésté.

 

On s’étonne, on s’amuse, on en pleure aussi tant la droite montre ici une image désincarnée, « mal à droite », n’assumant finalement pas son essence et préférant s’ouvrir à tous les vents plutôt qu’aux vents porteurs, ceux d’une droite assumant son identité et son esprit populaire.

 

De la ballade des (sus)pendus au bal des crabes, tout finit dans un même panier, celui qui construit des lendemains qui chantent pour une gauche qui s’assume et qui s’ouvre, à gauche d’abord, à Schiltigheim, comme à Strasbourg.

 

Candidats de droite, assumez dès lors votre nouveau cri de guerre : Vae Victis !

 

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