20.11.2009

Evasion de capitaux, un business communautaire

Transcash … notez le nom écoutez la pub… Oui, celle-ci  qui parle de transferts de footballeurs où plutôt d’homonymes de footballeurs.

Messieurs Benzéma, Ben Arfa et Chamakh profitent de ce nouveau service de transfert d’argent low cost pour envoyer de l’argent au pays.

 Si l’on avait besoin de précisions, c’est l’AFP qui s'y colle: « Des cartes de paiement Visa sans compte bancaire, principalement destinées à faciliter le transfert d'argent des populations immigrées, seront lancées mardi dans la grande distribution, une première en France selon la société qui les commercialise »

Si ce n’est pas de l’évasion organisée de capitaux, cela y ressemble. En pleine crise, on appréciera et on verra ce qu’en diront les Ministères concernés, mais aussi nos chers députés. Nos colonnes leur sont ouvertes. Sauf la 5ème !

12.10.2009

Droite de valeurs et valeurs de droite.

08-ALIRE-LesDroitesEnFrance-08811.png.gif"Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid".

Nicolas Sarkozy – Bercy 2007


Ce qu’il faut désormais nommer « l’affaire Mitterrand » aura forcément des effets directs et d’autres collatéraux sur la vie politique française et plus particulièrement sur un électorat dit « de droite ». Laissons d’abord de côté le livre et l’écrivain (puisque a été rappelée l’inculture du monde journalistique et politique vu que PERSONNE dans ces zones ou presque n’a lu « Ma mauvaise vie ») et revenons-en à l’homme.


Au-delà de ce récit poignant et de cette confession, l’affaire du récent témoignage de moralité vient frapper encore plus les esprits. Vendredi dernier, le Quotidien de la Réunion a ainsi révélé que le ministre de la Culture était cité en tant que témoin de moralité dans un procès d'assises en appel, fin octobre à la Réunion. Trois hommes doivent comparaître ; ils sont poursuivis pour le viol collectif d'une jeune fille de 16 ans…

 

On se souvient de l’impact sur l’image du monde politique d’affaires sordides en Belgique. Aujourd’hui, il y a fort à parier que « l’affaire Mitterrand » en aura un, plus sourd, car elle génère un profond malaise dans l’électorat de droite.En Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, cette affaire aurait déjà été réglée.

 

Femmes, parents peuvent légitimement s’interroger et, selon plusieurs sources en Alsace et ailleurs, des appels et messages viennent secouer élus et fédérations. Les militants, eux, pourraient avoir du mal à « assumer ». Que répondre sur les marchés à d’éventuelles questions ? Imaginons simplement la question suivante posée à de futurs candidats : « légitimez-vous les actes et propos de Frédéric Mitterrand ? ». On laisse chacun répondre.

 

Qu’en est-il aussi à Strasbourg par exemple, où de plus en plus de gens parlent de l’un ou l’autre parlementaire UMP qui pratiquent un clientélisme éhonté avec les sans-papiers, les immigrés d’origines diverses pour leur obtenir logements, papiers, etc… en espérant qu’ils voteront en remerciement aux prochaines échéances ? (idée ridicule soit-dit en passant, tous les sondages le prouvent). Que font ces parlementaires pour leurs électeurs de droite et ceux-ci accepteront encore combien de temps ce genre de trahisons ? S'imaginent-ils qu'ils resteront fidèles quand ces affaires éclateront au grand jour ?

 

On constatera donc que « l’intégration du MPF » (et désormais le silence de Philippe de Villiers) ne cache pas une réalité de terrain : L’UMP, concentrée sur l’ouverture au(x) centre(s) et à gauche, a oublié son électorat de droite. Il ne faudra donc pas s’étonner qu’il parte sous d’autres cieux ou s’en aille pêcher lors des dimanche des printemps. En 2007, Nicolas Sarkozy voulait libérer les consciences embrumées par 1968. Aujourd’hui, la droite de valeurs attend le retour des valeurs de droites. Maintenant !

 

Éric Neustadt

04.10.2009

ÉLECTIONS RÉGIONALES : BIEN MAL ACQUIS PROFITERA-T-IL TOUJOURS ?

images.jpgIl ressort de toute une série d’élections partielles que l’électorat de la droite parlementaire aurait gravement chuté depuis la campagne présidentielle.

 

À telle enseigne que dans de nombreuses villes, on assiste non seulement à une montée en puissance des votes de droite "hors UMP" mais que des communes jusqu'à là détenues par la majorité lui échappent au profit d'une nouvelle mouture de la gauche plurielle.

 

Lors des Élections Européennes, les observateurs ont sous-estimé la dynamique des votes hostiles à la majorité présidentielle et l'éparpillement des voix de droite.

 

La nouvelle ouverture pratiquée à droite avec l'intégration du MPF de de Villiers ne semble pas à cet égard devoir changer la donne, sauf dans certains secteurs de l'ouest du pays. En effet, ce ralliement se réduit pour l'essentiel à celui d'un appareil durement étrillé et une partie des troupes se refusent à suivre comme on le voit dans la région Provence-Alpes-Cote d'Azur avec l'entrée en lice d'une liste "Ligue du Sud"

 

Le parti unique a aujourd’hui son talon d’Achille. Il tient donc aux limites de l’exercice :

-     a) quand l’élection est à deux tours

-     b) quand aucune personnalité régionale ne se trouve en mesure d'incarner avec force la "droite sarkoziste".

 

La clé du scrutin prochain ne sera donc pas, au premier tour, la capacité d’ouverture de la droite, mais bien sa capacité à mobiliser son électorat et à répondre à des « attentes droitières » toujours tentées par la dispersion.

 

Nous sommes dans l’ère du zapping électoral et ceux qui sont déçus de s'apercevoir que certaines promesses présidentielles n'ont pas été tenues pourraient ainsi choisir les « régionales » pour manifester leur mauvaise humeur.

 

Ceux qui estiment aujourd’hui que l’électorat de droite est définitivement acquis commettent une erreur stratégique. Une partie de cet électorat a été conquise à l'arraché par un discours sécuritaire qui est loin d'avoir rempli toutes ses promesses. « Bien mal acquis profitera-t-il toujours " ?

03.10.2009

QUAND L'ÉDUCATION NATIONALE TAPINE EN BANLIEUE...

bonnet_d_ane.jpgVendredi 2 octobre. Un titre dans Libération : "Des élèves payés pour venir au lycée." Est-ce un canular ? Non pas. Pour lutter contre l'absentéisme massif qui affecte certains établissements de la région parisienne, l'académie de Créteil expérimente une nouvelle recette tirée du sac à malices du Haut Commissariat à la Jeunesse. Les classes les plus touchées par la déscolarisation se verront attribuer une cagnotte pouvant atteindre 10 000 euros si elles parviennent à ramener dans le bercail éducatif les brebis égarées qui préfèrent la glande ou la maraude à la contrainte d'une présence régulière entre les murs du lycée. Comme dans la logique commerciale l'opération fait l'objet d'un contrat signé entre partis égaux, l'administration d'une part, les élèves d'autre part.

La récompense est indexée aux résultats obtenus par le "groupe classe". Cette prime d'assiduité ne sera évidemment pas versée individuellement aux plus méritants sujets de la classe citoyenne mais permettra de réaliser des voyages éducatifs ou des projets d'intérêt collectif. La version lycéenne du "travailler plus pour gagner plus" en quelque sorte. Il s'agit d'une expérimentation, nous rassure-t-on qui sera étendue en cas de résultats probants.

Jusqu'où va-t-on descendre ?

L'instruction est un don, coûteux et nécessaire, que la collectivité consent gratuitement à tous les jeunes qui résident sur le territoire de la République. Acquérir l'instruction que l'école délivre est pour chacun d'entre eux le gage d'une intégration sociale accomplie et d'une formation permettant une existence digne au service du bien commun. De tout cela, et pour des raisons diverses, de plus en plus de jeunes n'ont cure. Parmi eux, beaucoup sont issus de l'immigration d'origine africaine. C'est un constat que font tous les rectorats. Plus s'aggrave la déscolarisation précoce dans ces milieux et plus l'intégration républicaine acquiert les contours d'un mythe mensonger. Beaucoup le savent mais la plupart se taisent de peur de se trouver assimilés au pire. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c'est ajouter au malheur du monde." L'omerta ne nous prépare pas un avenir radieux. 

L'état-Providence est exsangue et endetté jusqu'au cou mais qu'à cela ne tienne, la fiction de l'harmonie diversitaire devant être maintenue coûte que coûte, l'éducation nationale choisit de rattraper par la peau des fesses les absentéistes chroniques par le seul argument qui fait sens dans le monde nihiliste que le néo-libéralisme a construit : "la gagne" ! À ce compte là, l'éducation nationale choisit d'entrer en concurrence avec ce qui mobilise concrètement les absentéistes qu'elle entend sauver à tout prix : la simple fainéantise parfois et, trop souvent, les réseaux informels de la drogue, du vol, du recel, de l'arnaque, du trafic, de la razzia, des détournements de fonds, du racket... 

Ce qui demeure dans ce pays d'utopie progressiste et d'idéalisme pédagogiste ne peut se résoudre à comprendre qu'une part grandissante de la jeunesse est devenue inéducable (et par conséquent inemployable) et ceci tout particulièrement parmi ceux qui constituent les phalanges d'une diversité que la nouvelle religion du métissage interdit de définir pour ce qu'ils sont. Non pas ce qu'ils sont "par essence", mais ce qu'ils sont devenus dans un Occident qui n'a plus rien d'autre à leur enseigner que le culte de l'argent.  

24.09.2009

Et si le Conseil de l'Europe partait de Strasbourg ?

TURK.jpgSoit ils ne font pas de veille (et c’est grave), soit ils nous cachent la vérité (et c’est pire). Dans les deux cas, une information semble avoir été dissimulée aux Strasbourgeois par leurs responsables politiques ! Une ville, un pays aimeraient nous déposséder d’un de nos atouts. La Belgique ? Du siège du Parlement européen ? Non ! Cherchez encore ? Allez, encore un effort…

Toujours pas ? Il s’agit de nos amis Turcs. Toujours prêt à élargir l’Europe, un lobby turc réclame désormais « une nouvelle capitale pour un nouveau conseil de l’Europe ». Le reste prend la forme d’une tribune de Murat Daoudov, le responsable des relations étrangères de « l’Union des Municipalités de Marmara, dans le quotidien Today's Zaman0. Une tribune qui connait un certain succès auprès de groupes de pression qui souhaitent autant l’entrée de la Turquie dans l’Europe que l’affaiblissement du vieux continent.

Au sommaire des arguments de l’ami Murat, tout fait office de cartouches :

-      L’Europe devrait “partager” ses valeurs avec la Turquie, la Russie, l’Arménie, et donc quel sens donner au maintien du siège du COE à Strasbourg

-      Le choix de Strasbourg ne serait plus justifié du fait de l’évolution de l’Europe.

-      D’autres encore

Avec comme cerise sur le gâteau, les avantages offerts par Istanbul pour devenir le « nouveau siège », et une réflexion cruelle sur la desserte aérienne de Strasbourg

“The city on the Bosporus presents many advantages. First of all, the center of Greater Europe should be open to all its countries. Nowadays, to go to Strasbourg -- the symbol of Europe's unity -- Europeans from 12 countries need to obtain a Schengen visa, while citizens of all 46 countries can travel to İstanbul without prior visa formalities. And they can do so easily: While only six international connections to European cities are offered to Strasbourg, 82 CoE cities are connected by air to İstanbul. After all, as Brussels is open to all EU citizens, shouldn't the “capital” of the CoE also have its doors open to all members?”

Cette revendication, assise, sur le principe qu’Istanbul symboliserait l’Europe multiculturelle du XXIème siècle n’a pas encore été commentée par nos élus, en Alsace.

Une fois encore la Droite Strasbourgeoise soulève le voile. Avec une question cependant, le futur siège du Conseil de l’Europe ? Un ou deux minarets ?

Eric Neustadt

PS : Nous attendons les réactions officielles.

15.09.2009

Conseil Région d'Alsace, Conseil Municipal, une journée très politique à Strasbourg

images.jpgDeux moments importants de la vie politique alsacienne se sont déroulés hier à Strasbourg : l’élection du nouveau Président de la Région et le Conseil Municipal de Strasbourg.

Au Wacken

Difficile de dire qui a voté pour qui hier à l’élection régionale, avec le jeu des alliances et le vote secret. Certains votes ont pu basculer vers d’autres camps, compensés par d’autres ralliements.

C’est ainsi que, partant des 20 voix groupe UMP/Indépendants, le Maire de Souffelweyersheim a récupéré les voix de quatre centristes (Jean-Jacques Fritz, Monique Jung, Danielle Traber et René Danesi) et de deux anciens élus frontistes (Bruno Haebig qui a, selon la presse, adhéré à l’UMP et Marie-Madeleine Heitz).

Bernard Stoessel totalise une voix de plus. Est-ce la voix qui manque au groupe FN ou est-ce une voix UMP compensée justement par ces allers retours?

Quoi qu'il en soit, la journée d’hier aura constitué un changement dans la vie politique alsacienne. Bertrand Hirtz, du Nouveau Centre, évoque ainsi « l’Union de la Droite » voulue par Adrien Zeller. Reste que désormais, ce n’est pas un « président de transition » dont a besoin la Région, mais bien d’une équipe renouvelée et soudée pour faire face, durant les 6 prochains mois à une crise économique qui ne pratiquera pas, elle, la trêve électorale.

Place de l’Etoile

L’après-midi fut sportive, elle aussi. L’opposition, très en forme a dégainé, d’abord sur les « concertations ».

« Votre démocratie participative, c'est le grand bluff. C'est la "concertitude" déclarait ainsi Anne Schumann, pendant que Robert Grossmann fustigeait « la non-concertation et la non-démocratie participative ». Autre victoire, l’adoption à l’unanimité d’une motion présentée par le groupe « pour que Strasbourg évolue en métropole ». Pas sûr qu’elle soit appréciée de tous les maires de la CUS ?

L’heure de la rentrée politique a donc bien sonné hier. Une rentrée qui doit s’accélérer avec les actes de candidatures internes de futures têtes de liste UMP et PS aux élections régionales.

12.09.2009

"C'EST QUAND IL Y EN A BEAUCOUP QU'IL Y A DES PROBLÈMES"

hortefeux-video.jpgC'est l'histoire de l'arroseur arrosé, un grand classique dans le théâtre de Guignol.

 

On s'en souvient : il y a quelques jours le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux virait sans ménagement et sans la moindre enquête préalable un préfet suspecté de propos racistes sur le seul témoignage, controversé, d'une concitoyenne antillaise. Les mauvaises langues assuraient alors que la précipitation du ministre trouvait son explication dans son souhait de lisser une image mise à mal par son action à la tête du ministère de l'Immigration et de l'identité nationale.

 

Si aucun document probant ne permettait d'accuser le préfet, les récents propos tenus par le même ministre lors de l'université d'été de l'UMP ont fait en revanche l'objet d'un enregistrement en bonne et due forme. Difficile dès lors d'échapper à la réprobation organisée des Panurge médiatiques et à la vindicte télécommandée de l'opposition. Si ce n'est Manuel Valls, demeuré d'une discrétion d'archange, tous les ténors de la gauche s'y sont mis, rivalisant de vocalises vertuistes. Et le roulement de l'artillerie lourde antiraciste n'est pas prêt de s'interrompre.

 

Le gouvernement est, bien entendu, solidaire du ministre égratigné, mais puisque les propos ne peuvent être niés c'est leur signification qui est âprement débattue. L'urgence est donc au sauvetage exégétique. Les phrases incriminées : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" n'aurait donc pas visé le jeune militant maghrébin de l'UMP mais des Auvergnats particulièrement insistants qui auraient fait le siège du ministre pour être sur la photo...

 

Misère d'une communication politique devant répondre par des bricolages expéditifs aux défis de l'heure, car à ce compte-là il devient périlleux d'expliquer les saillies qui fusent au même moment dans le style "c'est un kabyle qui boit de la bière et qui mange du porc". Ce n'est pas que le métissage ne puisse pas faire de miracle et nous inventer des Auvergnats, musulmans, kabyles et amateur de cochonnailles, mais enfin, même pour les croyants les plus fanatiques de telles chimères restent encore difficiles à imaginer hors de l'horizon radieux de la France d'après...

 

Les auvergnats, quant à eux, n'ont pas encore protesté contre cette nouvelle interprétation de "l'humour" ministériel et aucune association stipendiée, jusqu'à présent, n'a songé à prendre la défense de cette minorité outragée. Peut-être aussi qu'après tout les dits Auvergnats ne se font qu'une idée approximative du "respect" qui leur est dû et ne songent pas à se formaliser des blessures narcissiques que leur impose une communication aux abois...

 

En attendant, le préfet remercié savoure la prompte vengeance que lui assure ce retour inopiné du boomerang, les ligues de nuisance crient à la lepénisation des esprits et le gouvernement s'enfonce dans la mouise de ses contradictions

 

À qui la faute ?

 

Au-delà d'une actualité microcosmique gonflée à l'hélium de la moraline communicationnelle, il faut bien reconnaître que la "droite" a tout fait, depuis des années, pour s'enfermer dans ce cul-de-sac.

En adhérant au sacre inconditionnel de l'Autre et en prêtant la main à la comédie bouffonne d'un antiracisme devenu fou, la "droite", non seulement n'est pas parvenue à se décharger des soupçons qui pèsent irrémédiablement sur elle, mais elle s'est mise dans l'incapacité de gérer les flux migratoires de manière raisonnable.

Si l'Autre est, quoi qu'il arrive, une richesse; si l'universel est notre seule vocation; si l'exclusion est un péché et si le métissage est la nouvelle appellation de notre rédemption, au nom de quoi nous est-il loisible d'expulser, si maigres soient les chiffres ?

 

Si notre seule définition identitaire repose sur les droits de l'homme et si, conséquemment, toute référence à "l'identité substantielle de la nation" (comme le dit Alain Finkielkraut) est renvoyée aux "heures les plus sombres", il n'y a en effet plus aucune raison de se cramponner à des frontières iniques pour exiger qu'elles filtrent dans la masse du tout-venant. Et, comme le préfet, Hortefeux, ancien préposé à la "rafle" et à la "déportation" est coupable par définition.

Aujourd'hui la "droite" à tête de linotte n'a plus de principes propres à opposer aux tenants de l'universalisme intégral, et c'est pourquoi sans doute, non seulement elle trompe les attentes de vastes segments du peuple, mais se retrouve piégée par les idées qu'elle croit devoir proclamer sans en avoir mesuré les conséquences ultimes.

 

Au-delà de l'écume polémique c'est cela la vraie leçon qu'il faut tirer des avanies qui atteignent le ministre de l'Intérieur.

 

Comme le dit encore Finkielkraut la France n'est pas une "auberge espagnole" et pour demeurer un peuple particulier il lui faut faire des choix, sans haine, mais aussi sans faiblesse.

 

Qui saura se souvenir qu'un peuple qui refuse de choisir s'expose à devoir subir le choix des autres ?

 

03.09.2009

« Comité de la majorité » et élections régionales

ronde.jpgLa réunion du « comité de la majorité », ce comité directeur de guerre électorale de l'UMP en vue des régionales de 2010 et de la présidentielle avait fait couler beaucoup d’encre avant sa tenue, hier. La présence de Philippe de Villiers et de Frédéric Nihous, président de CPNT (Chasse, pêche, nature, traditions), a constitué finalement la première ouverture à la droite et la ruralité de l’ère Sarkozy. C'est aussi une priorité avec en ligne de mire 2012.

Regroupant Jean-Louis Borloo (Parti radical), Christine Boutin (Parti Chrétien démocrate), Hervé Morin (Nouveau Centre), ainsi que les ex-socialistes Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Eric Besson (Progressistes), et donc désormais le MPF, ce « comité » a vocation à créer la dynamique nécessaire au rassemblement des électeurs.

L’avenir précisera si et comment, dans chaque région, la pluralité des composantes sera ou non prise en compte dans la composition des listes régionales afin de capter tous les types d’électorat.

En Alsace, face aux annonces de tandem Bigot-Spiegel ( même si le premier continue d’hésiter et à l’hypothèse des candidatures Bélier, Buchmann, Waechter, la majorité alsacienne ne pourra éviter une réflexion de fond. Aujourd’hui, nous déclarait un observateur attentif de la majorité : « avec les promesses de reconduction, les engagements pris et les pressions établis, le futur Chef de file de l’UMP a de quoi présenter 2 ou 3 listes ». À la fin, il n’en restera pourtant qu’une. Encore faut-il qu’elle soit bien dosée, largement renouvelée et digeste.

Rumeur persistante : l’idée d’un saut générationnel sur les listes de gauche, idée lancée par Roland Ries (semble-t-il), fait son chemin. Au vu du nombre de Conseillers Généraux, d’Adjoints, il serait envisagé (mais aussi nécessaire en raison du non-cumul) – sauf peut-être les têtes de liste – de constituer les listes avec une forte représentation de 30 et 40naires de façon à donnerde la gauche, une image jeune et dynamique, mais aussi d’ancrer, comme c’est le cas à Strasbourg, les générations nouvelles dans le paysage politique alsacien.

06.08.2009

UMP : l'heure des défis intellectuels...

9782070781874FS.gifA l'heure des échéances régionales et des futurs débats locaux, il serait temps que l'UMP prenne la mesure de l'enlisement idéologique dans lequel elle est tombée.


Nous avons vu l'échec d'une campagne basée principalement sur des idées de gauche lors des Municipales à Strasbourg. Pour l'instant, aucun leader ne s'est dévoilé au niveau local. Et il est fort à parier  que certains membres de la majorité présidentielle n'ont toujours pas compris que l'échec viendra, une fois de plus, de leur propension naturelle à flatter un électorat ancré à gauche et de répondre aux logiciels périmés du camp progressiste.


A la rentrée, La Droite strasbourgeoise proposera un projet, qui devrait permettre de débattre sereinement, sur de nombreux sujets, sans être inféodé au politiquement correct.


En attendant, l'article ci-dessous du veilleur Ivan Rioufol exprime quelques vérités qu'il faudra inclure dans les prochaines réflexions...


LDS

 

Pour l'UMP, un mur à abattre


Par Ivan Rioufol


L'UMP prend de bonnes résolutions : elle dit vouloir être présente sur les grands débats de société. Très bien. Mais saura-t-elle, pour cela, se débarrasser du politiquement correct qu'elle a hérité de la gauche et qui l'empêche, sottement, de nommer les choses ? Cette chape de plomb, que ce blog a entrepris de briser (en y trouvant son succès), empêche de comprendre la complexité des problèmes posés par une démocratie ouverte. Comment débattre des sujets les plus délicats, comme la déculturation qu'apporte le multiculturalisme ou l'apparition d'une contre-société s'estimant déliée de la communauté nationale, si la droite s'interdit de prononcer les mots permettant d'équilibrer la seule version angélique du vivre-ensemble. Par exemple: néo-colonialisme, choc des cultures, fracture identitaire, islamisation, racisme anti-blanc, guerre civile, etc. Comment poser éventuellement des règles et des obligations en appliquant l'idéologie du bien-pensisme (si bien portée par l'obamania) qui glorifie les nouvelles minorités, récuse l'idée de conflit et n'a que le mot apaisement en bouche ?

"Nous devons nous projeter sur le long terme en nous emparant de tous les sujets qui traversent la société française (...) Notre horizon, c'est le prochain projet présidentiel", explique (Le Figaro, 31 juillet) Nathalie Kosciusko-Moriset, secrétaire d'Etat à la prospective et secrétaire générale ajointe de l'UMP. Hervé Mariton, député (UMP) de la Drôme, chargé par le président du groupe, Jean-François Copé, d'inventorier les sujets sensibles, est un peu plus précis et audacieux quand il déclare (Le Monde, 26-27 juillet) : "Avec le développement de l'islam lié à l'immigration récente, la question de l'articulation entre le religieux et le politique se pose à nouveau (...) La droite française s'interdit de véhiculer une vision globale de la société, qui mobiliserait des valeurs morales, de peur d'être taxée de réaction". La peur reste, effectivement, un des ressort de ce culte du Bien, qui affaiblit l'Etat en le rendant incapable de se libérer du prêt à penser (l'écologisme est le nouveau venu) pour affronter lucidement l'avenir.

C'est ce mur du conformisme qui reste à abattre. Aussi faut-il espérer que l'UMP va s'y employer, en ne craignant pas d'employer des mots jugés "réacs" comme : conservatisme, devoirs de l'homme, exigences, culture, etc. Il serait temps qu'elle s'aperçoive que la gauche des faux gentils s'est intellectuellement et moralement perdue, pour n'avoir rien voulu comprendre des réalités et des attentes des gens. Il suffit de lire les libres commentaires sur l'internet (ce blog en est un bon exemple) pour mesurer le gouffre qui sépare les dirigeants politiques des Français eux-mêmes. Une révolution des mentalités, excédées par les silences, les occultations et les trucages du discours dominant, est engagée. Le Medef de Laurence Parisot a d'ailleurs bien saisi cet air du temps, puisque l'un des débats de son Université d'été (2-4 septembre), auquel votre serviteur participera, se fera autour de la question : "Etre ou ne pas être politiquement correct ?" (1). Serait-ce le début d'une prise de conscience?

(1) Avec, également Jean-François Copé, Nelly Kaplan, Alain Minc, Denis Olivennes, Fadela Amara, Oliviero Toscani.

04.08.2009

A l'UMP, un coup à droite...enfin ?

A l'heure où Philippe de Villers rejoint le comité de liaison pour la majorité présidentielle, on lira avec intérêt l'article ci-dessous (certes orienté et à la vision étriquée...) sur l'un des conseillers les plus importants de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. patrick-buisson_le-conseiller-secret-et-dextreme-droite-de-nicoas-sarkozy-300x273.jpg Espérons que ces éléments annoncent enfin un coup de barre à droite de la part du Président...

 

Lu dans Libération :

Buisson, un conseiller très à droite

PORTRAIT / Par CHRISTOPHE FORCARI

Le proche du Président est un intime des milieux nationalistes.

Patrick Buisson, l’un des conseillers politique les plus influents auprès de Nicolas Sarkozy, ferait volontiers siennes les paroles de la chanson d’Edith Piaf Non, je ne regrette rien, chant de ralliement des soldats putschistes de l’Algérie française et des militants de l’OAS, dont il a d’ailleurs écrit une histoire. Il assume et revendique. Les racines, les origines familiales, la culture, les références et les valeurs : tout fait de l’actuel patron de la chaîne Histoire (filiale de TF1) un homme d’extrême droite, même s’il n’a jamais été vraiment encarté dans aucun des groupuscules de cette mouvance. S’il se présente de manière un brin provocatrice comme appartenant à «la génération Occident», il n’a jamais officiellement milité dans ce mouvement nationaliste. Il aura juste fait un bref passage à la Fédération nationale des étudiants de France (Fnef), lors de ses années estudiantines à Nanterre en 1968. Il y croisera, entre autres, Marie-France Stirbois et Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national qui n’entretient «aucune relation même à titre privé avec Patrick Buisson».

Partisan. Avant de devenir le conseiller de l’ombre du candidat à l’Elysée Nicolas Sarkozy, un peu avant 2005, Patrick Buisson aura toujours été un ardent partisan de l’union de toutes les droites. «Dès 1984, avant que ne se mette en place la stratégie du cordon sanitaire et du front républicain contre le Front national, il militait en faveur d’une alliance entre le parti de Jean-Marie Le Pen et les partis de droite classique», confie l’ami d’un homme qui n’en a guère. Il sera d’ailleurs l’une des chevilles ouvrières du rapprochement entre Bruno Mégret, alors à la tête des Comités d’action républicaine (CAR), et du leader du FN, avec lequel Patrick Buisson continue à entretenir des contacts réguliers. De 1986 à 1987, il dirige l’hebdomadaire Minute, puis dirige la rédaction de Valeurs actuelles, où il croisera le milliardaire anglais Jimmy Goldsmith et Philippe de Villiers, dont il va devenir très vite le conseiller (pour les européennes de 1994) jusqu’en début 2005.

Collaborateur. Alors qu’il officiait déjà pour Nicolas Sarkozy, «il téléphonait à Philippe de Villiers pour lui dire que tel ou tel mot, tel concept testé pour la campagne de Sarkozy fonctionnait plutôt bien. Et les sondages commandés étaient redressés dans un sens plutôt favorable à Philippe de Villiers», raconte un ex-membre de l’équipe de campagne présidentielle du président du conseil général de Vendée. «Patrick a toujours été dans la position qui est la sienne aujourd’hui, c’est-à-dire celle de go between, d’intermédiaire et de conseiller de l’ombre. C’est un solitaire qui fonctionne seul, pas en bande ni en réseau», explique un ancien journaliste de Minute.

Certains lui reprochent alors d’user de sa position influente à LCI et au sein du groupe TF1 pour mieux vendre ses sondages et ses conseils. En clair, refuser ses services revenait à se voir interdire de passage dans son émission politique. «Il est clair qu’aujourd’hui Patrick à de quoi vivre jusqu’à la fin de ses jours», confie un ancien collaborateur de Minute qui lui reconnaît «un indéniable talent et de grandes capacités d’analyse stratégique». En tout cas, grâce à ses conseils, Nicolas Sarkozy sera parvenu à siphonner une partie de l’électorat frontiste que Patrick Buisson connaît si bien.

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